‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 16 sur 89 · BOM · texte numérisé non relu

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et ne iardaient pas de se trourer grossies , aprèi toutefois qu un honun^ avait aidé au miracle.

ROMAIN, — évêque de Rouen au septième siècle. Un dragon furieux ravageant la Normandie , Romain sortit de là viUe , avec un scélérat condamné à mprt, qu'il tira des prisons^ il prit le dragon par le cou avec son étole , le donna à conduire au criminel qui raccompagnait jet le dragon se laissa brûler tranquillement sur la place pu^ blique de Rouen. C'est en mémoire de-ce grand événement, que tous les an^> à F Ascension, on promenait en : procession l'image d'nft monstre que le peuple de Rouen appelait la Gargouillé (i). Le chapitre métropolitain , qui possède là fieffé ou châsse de saint Romain , avait autrefois' le pi^ vilège de délivrer ce jour là un .prisonnier €(^damné à moit. • ' ''■

On conte aussi qu'un jour la Seine s'étam débordée , Romain accourut avec la croix et la fît rentrer dans son lit.

Son corps, qui fut trouvé entier par l'archevêque Guillaume Bonne-Ame , A la fin du onzième siècle , était encore à Rouen à la révolution. *

Saint Romain , fondateur des monastères du Mont-Jura , et abbé de Saint-Oaude en Franche-

(i) « Dans une autre fête on porte aussi, trés-religieasement >» à Rouen Teffigie ct^un hareng ; mais je n^i pas encore de- » couvert rofigine de cette cërëmonie. » ( M. Cadet de G^iissi' «eurt F^pya^e €n ^IfornumeUe , tome II, Lettre 3«. ) '

Comte ^ aviùil im corps nu monastère de Baume ^ et un autr0 €orp^: â £¥ora .en Portugal.

Outre saint Romain , martyr de Césarée , qui était bègue et qui |)aç}^ lirès-iWîttement lorsqu'on lui eut coupe la langue > il y a plusieurs saints du nuème nom qui sont ^sset cél^res.^ mais dont iious ne connaissons pas ies reliques.

ROMARIC , — . fondateur de l'abbaye de Remiremont en I^rraitie , mort en 653* Son corps était à Rémirem<^t.

Un. [our que s^ moinesi ayaîenitsoif v et que le pot était Vtide^ Romaric pita y et.imasitàtle pot te remplit d^eau fratçbe. Ouoique les moines n'eus*^ sent 'pas fort admiré 4'abord ce miracle , ils en tirèrent parti par. la suite; car les malades qui bjuvaient 4^ .oe qui restait de cette eau qui ne tarissait point , recouvraient la sauDé.

. On ^t qu'une liemme lépreuse se trouva radicalenient guérie > pour s'être lavée dans un tonneau plein d'eau où le saint .s'était, baigné»

ROMtlAUp^ --T fondt^teur dé l'ordre de$: camaMules \ né à Rayenue.,\aU milieu du dixième siècle*. \ M •

jSergius, son père, s'était faitmoline comme ku« H s'en repentit au bout de quelques mois, et voulut retourner dans le monde. Romuald n'eut pas plus tôt appris cette nouvelle , qu'il songea à y mettre oi:4re. Mais les Catalans ^^ çhe^s^^fiui il demeurait alors, layant découvert qlie le ^aint. allait

quitter leur pays> délibérèretH «uf les moyens del'en empècter. Le meilleur qu'ils imaginèrent fut de le tuer, afin de profiter du moins de ses reliques, et des guéri sons et autres miracles qu'elle» opéreraient après sa mort.

La dévotion q%e les Catalans avaient pour lui ne plut point du tout à saint Romuald (i) ^ il «contrefit l'insensé, pour leur persuader qu'il n'était plus saint , et partit nu-{iieds , avec un bon bâton pour Ravenne,

Un bon fils doit aide» ses parens , c6iaime dît Ribadéneira. Saint Roi!nuald «nfeima son pè; dans tme petite celltde, lui liiit les fers a pieds, et le rossa si bien avec sén bàtoti , qu'il lui fit revenir la vocation monastique. Quelque temps après , il eut le plaisir d'apprendre que son père' était mort très-saintement.

Après avoir rempli de la sorte les devoirs de la piété filiale , Romuald se retira dans une solitude, où des moines à qui ses leçons moroses déplai-7 saient vinrent lui rendre tm soir les coups de bâton qu'il avait donnés a son père. Le saint assommé résolut de ne pliis se mêler du salut des autres ^ mais il rejeta bientôt celtft làchet4?, qu'il ' regarda comme une tentation du malin «

Il se réfugia d'abord dans 1^ marais dtt CUittm^ cbio pour se- rétablir : il ne pouvait choisir plui» mal : le mauvais air le rendit tout bouffi , enflé ;

Il ■ I i^i^M . > I ■ Ml . I , I ■ ■ I ■— — ^— — >— MW*WM<— — »

(i) Saiiit-Foii y to«ie n > pag« 354.

ses chereux et sa barbe tombèrent^ sa peau de-* vint jaune-sale comme celle des lézards.

Dans cet état de laideur , et ne sachant trop ce que Dieu voulait faire de lui, il alla au monastère de Classe , dont l'abbé venait de mourir, et il arriva tout juste pour le remplacert

Il fonda dans la suite l'ordre des camaldules , et mourut dans un âge avancé , à soixante-dix ans selon les uns, à cent vingt ans selon d'autres.

Son corps était révéré au Val-de-Castro, où il attirait une grande affly^nce de. pèlerins. En i48o, deux moines, ouvrirent son tombeau pour ^er le corps; on dit qu'au même instant lea chairs qui n'étaient que desséchées, tombèrent eti poussière. Les deux moines n'en furent point intimidés ; ils prirent les os dans un sac et les emportèrent à Jési , dans lai marche d'Âncône^ .

Le saint s'y déplut ; et au bout d'un an , les moines du Val-de-Castro vinrent le reprendre. Us étaient escortés des habitans de Fabriano , qui s'étaient mis en armes ; et malgré tous les efforts des moines qui voulaient reconduire le saint chez . eux , le mulet qui le portait alla droit à Fabriano où il fallut laisser les sainte^ reliques.

Il n'était resté à Jési qu'un bras qui fait sans doute encore des miracles. On transporta l'autre bras au couvent de Camaldoli.

Les reliques de saint Romuald dévinrent si fameuses, et il se signala par tant de prodiges, qu'au seizième siècle , on lui rendait plus d'honneurs qu'aux illustres saints Gervais et PiMJtais : le pape

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