‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 23 sur 89 · SAM · texte numérisé non relu

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de saint Supère se mirent à opérer les plus beaux miracles (i).

SAMARITAINE. — L'église a rendu un culte à la Samaritaine , que Jésus convertit au puks de Jacob , prèis^^ de la ville de Sicbar ou Sicbem. Quelques-uns Thonorent sous lie ttoni dé' s^itite Pkotine. Sa tète est à Rome daHs f église de- Saint-Paul.

On avait bâti ntie église, aujourd'hui ruinée y sur le puits de la Samaritaine , et Ton disait la messe dans le puits même. On n'en voit plus que les restes en mauvais état.

« L'illustre auteut» dfe Thiistoire sôôlàstîque remai^que cjue ce puits est le centre dé la téirré habitable , à causé que tous les ans , un certain jour dé l'été , à midi , lé soleil y plpttge pët^ehdiculairemeht , sans faire à l'entoUr aucune ombre (2). »

SAMSON. — On éonserve , dans plusieurs couVeus grecs et latins, la niachoire d'âne aVec laquelle Samson tua mille Philistins.

On dit qu'après sa victoire, Samson, ayant soif, pria le Seigneur^ qu^l soi'tit aussitôt de la mâchoire une fontaine abondahte^ et que cette fontaine continua de couler.

• ( I ) . Eibadéoeira , a6 j uin.

(3} Cité dans le P...Goqion , Histoire et y&yflgt: en Terre- Sainte , chap. g6. .

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On prétend même qu'elle sul)si$te toujours ^ près de Tibériade selon les uns , près du torrent de Cédron selon d'autres , près d'Éleuthéropolîs selon Gliças. On l'appelle la fontaine de la Mâchoire (i).

Les carmes de Nazareth conservaient la grosse dent qui tomba de cette mâchoire pour laisser passage à la fontaine. Cette dent donnerait à croire que la mâchoire d'âne de Samson était de bonne taille ; et il le fallait bien pour tuer mille hommes sans doute armés.

SAMSON , — abbé de Dol en Bretagne , mort, au sixième siècle. Il avait un demi-corps à Orléans , un demi-corps à Dol , et un demi-corps à Paris , sans parler de divers ossemens que l'on distribua dans plusieurs églises. Les reliques d^Orléans furent brûlées par les huguenots , et celles de Paris par les républicains de 1793.

Sauvai rapporte que les reliques de saint Samson, de saint Magloire et dç quelques autres saints, ayant été exposées dans la salle du palais à Paris, le maitre-d'hôtel de Hugues-le-Grand s'avisa de les toucher d'un air de mépris avec le bout de son bâton , et qu'aussitôt il devînt fou furieux (2), pour montrer la révérence que nous devons aux saintes chasses.

SAMUEL. — Les Juifs le regardent comme

(i) Sans doute qu^elIe Qe jaillit plus de la mâchoire. (2) Antiquités de Paris , livre 7 , page 5.

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leur plus grand, prophète après Moïse. On sait que son tombeau recevait un culte distingué depuis que la pythonisse d'Endor avait fait apparaître son spectre devant Saûl.

.On retrouva, au cinquième siècle, le corps de Samuel , que Ton porta à Constantinople , et qui est peut-être perdu aujourdliui. On vénère toujours auprès de Ramatha , en Palestine , son tombeau , auprès duquel une fontaine sacrée guérit toutes sortes de maladies.

SANÉ.— Saint Sahé , que quelques-uns nom- * ment aussi saint Sidoine , n'est guère connu que des Bretons. H reçoit un grand culte à cause de ses miracles , dans le Finistère.

L'eau de sa Ipntaine procurait , pendant vingtquatre heures, des vents favorables aux navigateurs (jui en emportaient avec fo^qui^lques bouteilles dans leur vaisseau*

Le collier de fer que saint Sané portait à son cou servait aux épreuves judiciaires : il étranglait sur-le-champ les parjures et les fourbes.

• De petits cailloux olivâtres , que Ton trouvait dans le tombeau du. saint, préservaient de la peste et des naufir«ge8:(r): ^ :.

SANG.' — Les behiârdines de la rue de Vaugirard , à Paris , gardaient une fiole de sang sorti

(i) M. Cambry , Voyage dans le Finistère , tome I# p. I73.

lia SAT

d*iiii crucilix de bob frappé par un Juif. Ou avait mitMil df» reliques semblables. — - Voyez les ar-« ùcl«s Ormcif!x , Notre-Dame , Jésus^ Christ , Jan^ %wr^ etc., etc. , etc.

SAllA. —<- Ou apporta de la Palesljaie à liome^ ri ensuite de Rome à Pavie, dans Ip hiiitième ^ùècle I le corps dWe sai^te $arfi; mais jies sava^ ne pQuve^f; décider h fc'içsit ]fL ^^eiUe Sara , femme d'Abraham , ou la jeune S^ar^^ femme de Tobîe ^ en huitièmes noce^

Des incrédules prétendent que ce n^est pas la seconde , et que ce ne peut pas ^tre la première ^ qui est toujours dans son tombeaii près de Ca^' riath-Arbé.

SATURNIN. -^ Bàrbftfe , étâttl%6uyerliettr de Sârdaigne , tua de sa main saint Saturnin À Cagliïiri (i) , où Fon'i^onserve 8<Hi corpé.

Mais on croit que ce saint a'étë'iîiiagïné , et que c'est le néme ^ue saint Saturnin de Toulouse ^ tboiclyrîâé vers le même temps , à la fin du troisiè^ me siècle. Le prezûier fut tué par un païen (vl-^ tieux , le seeomi par un taureau qu'on, làcba sur lui. Son eofps esta TquJDùse.

On fait un troisième saint Satmiûttf martyr à Rome au commencement du quatrième siècle ,

çt fpiija ^Qu|; }.>ir d'ê^iff m^PV^ \p^^P^^ V^^ 1^ ' ^gpt^tpiUQ)!?^. Vuj^ sçji^vfètés le 29

de novembre.

(i) Baillet, So bctobre.

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