‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 30 sur 89 · SER · texte numérisé non relu

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lau dÎQcàse ide';Vei*ceil, où'il faisaitila ^luAeet'lé •beau temps. : On le I promenait dans les nécessités ^publiques ; ■ et iVon assure qu'en 'i63o il délirra le^pays.de la peste ,icar îly aibeaueeupdepeâVes

dans les légendes ■ ( d) .

• ^RGE, —martyr en 'Syrie avec saint Bacchus, ivcrs la fin du troisième sièéle. H fttteujtetré dans lie 'bourg de ^Rasaj^ , où ses reliques attirèrent tant de dévots , que ce *bourg devint une tille qui porta le nom de Sergiopolis.

Justinien envoya au saint une rîqbe croix d'or 5 on 'lui fit de toutes parts des présens , en retour de ses miracles \ et , dès Fan 54o 9 Sergiopolis était une vill© métropolitaine.

Dix ans auparavant, Cosroès , roi de Perse, Fais^ant la guerre aux Romains , obligea les Sergiopolitains à lui donner les 4*ichesses de l'église dé saint Serge , et surtout la belle croix de Tustinien. On ne toucha point aux reliques du saint , qui étaient renfermées dans une grande châsse couverte d'argent.

Çosroè? ayant appris que le clergé y avait cac|ié 4ivei)5 pl?jet$ précieux vint mettre le siège devant la ville. Evagre raconte qu'il trouva les murailles g^rnj/e^ dp soldats , quoiqu'il n'y eût plu3 dans la ville que quelcpies vieillards \ qu'il

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(i) Voyçz V Histoire de Marseille , du sieur dcRuffi ^ liv.X, chap.i.

reconnut là dedans un effet de. la protection 4e saint oérge , et cjuil leva le siège. ^Mais Procope, ^î était contemporain , ne parle pas ^e ce p^ràfle. ' \ *

Çini^ante ans îiprès , ^Çosroès Ijl^ cli^s;sé 4p ses êtâts par son allié Baram , implora , ^guoique païen , le secours de saint Serge et lui promit une belle croix d'or , s'il le soulageait. ;I1 n'y avait pis un mois (!(u'il avait fait ce yœu y ^Iqirsqu'on lui ehvoya la tête ^e Baram.

Dès qi^' il eut repris son trj5ne, Cosroès fit offrir au saint la Croix quu lui avait promise, avec celle que Côsroès J*'. avait enlevée , ^t divers prîêsens magnifiques.

Saint Serse donnait aus^i des enfans aux femmes dont les maris ne pouvaient pas en iaire. 1^ favorisa d'un fiïs ce Cosroès II , qui éitait sans doute impuissant.

Saint Serge avait des reliques à ^Içx^ndrie (çn Egypte 5 à Ptolémaicje çii Phéniciie , à Constaptinbple , a Rome , à Paris , ^ Chartres , e^ d^ns ùnç in&n'ité d'églises , où il laisait des miracles depuis les temps les plus reculés.

Au commencement du sixième siècle , on avait un de ses doigts à Bordeaux ^ le généra^ j^umn^Q| ayant eu la témérité de rompre une partie de cette riéïiqÙe , dans 1 espoir qu'elle Jlùi ferait gagn^^ des' Batailles , deirint 4epuis si malhei^rçux , que Fredéffônde le fit mourir dans des tortures inouiesl SOUS prétexte qi^il estait sorcier.

Vers le mé^^e temps, on aék;tf it q^ç fljeu pu-

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nissait avec sévérité ceux qui volaient quelque chose de ce qu on avait donné à saint Serge. C^est pourquoi les propriétaires faibles mettaient leurs biens sous sa protection ^ ils avaient les prAres du saint pour seigneurs suzerains \ et le saint ne s'appauvrissait pas.

SERVAIS , — dernier évèque de Tongres et premier évèque de Maestricht , mort en 384- On ne sait pas son pays. H fut amené par un ange dans la ville de Tongi:es , qui n'avait pas d'évêque.

Il se montra très-zélé contre les hérétiques ; ce qui n'empêcha pas lliérésie de pénétrer dans son diocèse.

Il alla visiter les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul , à Rome , où saint Pierre lui révéla que la ville de Tongres allait être ravagée, qu'ainsi il se réfugiât à Maestricht , que Dieu épargnerait par considération pour lui.

Là dessus saint Pierre lui donna une petite croix d'argent , faite de la main d'un ange , laquelle se conserve encore , comme nous le dirons.

En s'en retournant , il fut pris par les barbares qui le mirent en prison *, mais une lumière éclatante , qui l'environna toute la nuit , engagea à le relâcher. On le garda quelques jours dans le camp. Pendant qu'il dormait , on vit un grand aigle se percher derrière lui , et lui faire de ses ailes une manière de parasol. Les barbares étonnés lui demandèrent sa bénédiction et le laissèrent aller.

Un jour qu'il étaït auprès de Worms , et qu'il

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Avait soif , il fit jaillir une fontsiine par «n signe de croix. Plusieurs furent guéris des fièvres en buvant Teau de cette fcmtaine , et quelques-uns eurent la piété d'enricftr saint Servais , par de magnifiques préseus qui témoignaient leur dévotion et leur reconnaissance.

Il quitta bientôt la ville de Tongi'es ^ son peuple lui fit la .conduite en pleurant ^ i^ÊÊÉk emportait avec l^i les reliques de la ville. ^^P

Lorsqu'il eut fait environ une ueue , sur la route de Maestricht ^ il eut envie de se reposer. La terre s'éleva incontinent et lui fit un siège 5 qu on appelle toujours la chaise de saint Servais ; les dévots vont s'y asseoir avec humilité.

Le saint mourut à Maestricht ^ où ses reliques firent bientôt des choses merveilleuses. On racome que lorsque les princes voulaient faire quelque tort aux moines de saint Servais ^ les bons pères s'allaient plaindre à la chasse de leur patron ^ qui faisait réparer l'injure. •

Outre le corps de Maestricht , Servais eu avait pourtant un second àQuedlinbourgy une troisième tête à Gosbir en basse Saxe , une quatrième mâchoire à Rome ^ et diverses pièces à Cologne où il a une église, et dans une infinité de pays chrétiens.

Cependant on ne croit pas que saint Servais ait jamais paru à Maestricht. Il y a même des critî-» que s qui prétendent que c'est un saint imaginé^ comme saint Denis , saint Gervais , et cinq oasix mille autres.

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