‹ Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeusesChapitre 49 sur 89 · TUL · texte numérisé non relu

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le caveau que des carcasses tellement pou ries ^ qu on n^osa pas encore y choisir les os de saint Tron. Ce ne fut qu'en 1 169 que l'abbé Wirîe découvrit et fit honorer un corps , auquel il donna le nom du saint. Les Liégeois y vont en pèlerinage pour la toux»

TUGAL ou TUGDW AL , — appelé aussi par les Bretons Pahut , évêque bas-breton du sixième siècle , patron de Tréguier, de Laval et de Château-Landon. Son corps, qui se perdit huit ou dix fois dans ses diverses translations y et qui fut brûlé par les huguenots , à Laval et à Château- Landon , après avoir été brûlé par les Nonnands ^ était pourtant au dernier siècle ^ à Tréguier , à Laval et à Chartres;

TULLIE. — Vers le milieu du seizième siècle ^ on découvrit un tombeau près de la voie Appîenne^ On y trouva le corps d'une jeune fille , nageant dans une liqueur inconnue ; elle avait les cheveux blonds , attachés avec une boucle d'or •, elle était aussi fraîche que si elle eût été en vie. Au pied de ce corps , il y avait Une lampe qui brûlait , et qui s'éteignit d'abord que l'air s'y fut introduit. On reconnut, à quelques inscriptions, que ce cadavre était là depuis quinze cents ans , et on conjectura que c'était le corps de Tullie , fille de Cicéron. On le transporta à Rome , on l'exposa au Capitole , où tout le monde courut en foulepour le voir. Comme le peuple imbécile eom^

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mençait à lui rendre les honneurs des saints , le pape qui avait cent moyens de soustraire cette précieuse antiquité à la vénération des idiots , et qui n'en vit aucun , la fit jeter dans le Tibre (i). »

UDALRIC ou ULRIÇ, — évêque d'Augsbourg, mort en 9^3. Cest le premier saint que les papes aient canonisé solennellement; et c'est depuis sa canonisation que cette cérémonie est e:[^clusiy/er ment réservée aux souverains pontifes.

Le corps de saint Ulric esta Augsbourgpùiln'a pas cessé de faire des merveilles. On dit que dans (oute la ville et dans tout le territoire qu'il protège , il ny a ni loirs ni rats. Mais çest un fait aussi fondé que le privilège de la tour sans, venin.

On prétend aussi que la poussière de son tombeau chasse les rats. Sans doute qu'pn y mêle quelque autre poussière.

n n y avait pas de rats non plus dans le territoire du monastère de Saint-Hubert des Ardennes, parce qu ony vénérait quelques ossemens de saint Ulric. On bénissait dans ce monastère de petits pains que Ton faisait toucher à la chasse du saint,, et que Ton distribuait aux fidèles comme des préservatifs contre les rats. Dans une instruction

(i) DUûonnairê infernal , au mot Ignorance.

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