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prêtre , qui le mangèrent dévotement (i). — Le corps de cette sainte eât toujours à Artonne. Mais il n'y fait plus de si belles choses.
WAAST , — • évèque d'Arras , mort vers l'an 546. Un jour qu'il errait dans un désert, un gros ours vint à lui pour le manger. Mais il ne savait pas qu'il s'adressait à un saint. Waast fit une petite prière et rendit son ours apprivoisé comme un chien. On lui attribue beaucoup d'autres miracles.
Ses reliques faisaient merveilles dans la fameuse abbaye de Saînt-Waast d'Arras , où l'ori possédait son corps entier , quoiqu^on Fait perdu plusieurs fois. On vénère à Lisbonne une seconde tête de saint Waast , et différentes reliques doubles à Beauvais , à Cambrai ,. S Bruges^ etc.
WALBURGE , — abbesse de Heidenheim , moi^teen 780 ; son corp6 est'à Aicbstat. Il dégouttait de ses os une%aile qui est iin remède souverain contre diverses maladies* Oh tliU[ii'ellecessait de couler Ibrsqu'il y avait quê^uès discordes parmi les religieuses qui IcB-gardai^aat. Aussi elle ne covâait pas tous leé jouré^ /
Sainte Walburge a un secQptid co^ps A Pi<É^e ,
(i) M. DiHatire , Description de VÀuuprgne , page 108 , 5. vol. des pfïhcîpànx lieux de Frtfrtce.
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.un troisième à Ypres, et une foule de reliques détachées dans deux églises d'Allemagne et des Pays-Bas. Elle donne , dit-on , la discrétion à ceux qui parlent trop.
' WANDRILLE, — abbé de Fontenelles au pajf de Caux. Il avait deux corps y l'un à Gand, l'autre à AbbeVille, Il en reste encore quelque chose, quoique les huguenots aient tout brûlé.
WILLIBRORD,— surnommé Clément , apôtre de la Frise,, et premier évêque d'Utrecht , mort vers Fan 'j^o. Son corps fut transporté à Epternach daivs le duché de Luxembourg, à quatre lieues de Trêves, où il devint le but d'un pèlerinage singulier.
Plusieurs princes y vinrent en cérémonie. Eu i5i2 l'empereur Maximilien F', offrit à siaiut Willibrord un cierge' qui pesait 353 livres. Ce cierge était encore dans le monastère d'Eptemach,
Le pèlerinage avait' lieu à la Pentecôte. Lorsqu'on était arrivé 6ur le territoire du saint, on l'honorait par uc^ gspècje de danse , où l'on avançait trois pas pôttfv en reculer deux. Les danseurs étaient obligés de.se ranger trois à trois. On dansait quelquefois pendant plus de deux heures.
On dit que ce pèlerinage commença peu de temps après la mort du saint ; en voici l'occasion. Toutes les bêtes du pays furent frappées d'une maladie qui les faisait sauter continuellement,
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jusqa'4 ce qu elles mourussent. Oii établit le pèlerittagiedaii^nt ; et aussitôt répidëmie cessa;(i). Ge pèlerinage a toujours lieu. La révolution' ne rainterrwnpu que quelques années.— Voye»
l'article Fit.
WINIFRIDE- — Le village de Holy-Inel , dans le pays de Galles en Angleterre , est remarquable parla fontaine de sainte Winifride, vierge qury fut martyrisée^ et dont les reliques paraissent perdues. On prétend qu'il sort de cette foiitaine un ruisseau c[ui'a quelque, ebose de sanglant, et que Dieu a fsât ce miracle pour rappeler le martyre de la sainte (^^
WOLFGANG ,— évoque de Ratisbonne, mort en 999. Son corps est à Ratisbonne. Son missel , que Ton garde comme une relique , guérit de la fièvre ceux qui le touchent.
WULFRAN , — évèque de Sens, mort en 721. n avait un premier eorp& à Gand , et un^e-' condà'AbbeviUe, dont il est le patron. -- -:
XISTE, -^que Von appelle maintenant Sixte II ,
(i) M. Éloi Johanaeau , dans la ^ssertation citée à Tartiele de saint f^it.
' (a) Thomas Corneille , Oictionnaif géographique:
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viiigt-tiil(Q[uième pape , qui soufirit le martyre en Fan d58. Sou eorps esC^ dii-on , toujours à Bopûte. U avait une seconde l£te et deux bras doi|Ue« dpis la chartreuse de Pettel , en Touraîne. — Vojrea aussi Tarticle Sixte.
YVES j — curé breton , <iui pkidûl les causes desmalheureut et des pauvres. U mourut efi i3o3. Les avocats Font pris pour leur patron.
U a un corps entier à Tréguier , un dèmi-oorps à Rome , dans Tégli^ qui porte son nom , et dt-^ verses reliques délacliées dans une inûoilé d'églises. — Voyez Tarticle Cfiats, dans les animaux.
ZACHÂRIE , — père ^ saint JoannSaptiste.
Son corps était à Constantinpple , quoiqu'on dise qu'il na pas quitté Jérusalem , -et qaoiqu on prétende avoir satëteà Rome^ dans Tég^se dte Saint* Jean-de-Latrooi.
On garde à Aix, en Provence, dans le trésor de la sacristie de saint Jean-Baptiste, un anneau d or, où est enchâssé un saphir. Les uns disent qu'il a été porté par Zaobarie , d'autites j^^sâot Jeafn- Baptiste. D'autres accordent tout, en disant qu'il a appartenu au fils apr^s avoir appartenu au père.
ZENOBE , — érêque de Florence , mort au
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commencement du cinquième siècle. Sa ehàsse à fait beaucoup de miracles - chez les Plôilentilis, Dans une procession, elfe toucha par hâsttrd ftu tronc d'iin arbre sec, qui poussa incohtineiiti'des fleurs et des fruits. On* révère; à Florênoe im crucifix qui a été feît du bois de cet arbre (i).
ZENON , — évèque de Vérime cfimafrtyr veus l'an 370. Il à un premier corp^ à' Vérone ,1111^ cond à Ulm , et un ti:oisième à Rômé dans Yé^ glisedeSaint-Pàul-dés^trôis^F^^iitaiM^; '
Ribadéneira conté qu'il y eut ïm'jour à Vérone^ un grand débordement pendant qu*on était à la messe dans Téglise de Saint-Zénon ; que Teau monta jusqu'au toit de l'église , et qu'elle n'entra pas dedans , quoique les portes fussent ouvertes. Tant il est vrai que la matière et les objets sans . raison respectent les reliques des saints et nous donnent bon exemple.
Malgré la longueur de ce dictionnaire, il s'en faut de lÉeaucoup qu'il présente toutes les reliques et toutes les images que l'on vénère. -Nous avons du nous borner à examiner les objets de culte les plus curieux 5 et nous prenons avoir rassemblé tout ce qu'il 7 a de plus digne d'attention , dans les reliques et dans les images des saints.
Mais quelques articles , découverts par l'aùtèur ou indiqués par des personnes instruites , pendant
(1) Misson, tome II y page 338.
TTI.