‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les pays (volume 2)Chapitre 21 sur 305 · DEF · texte numérisé non relu

DEF

Prix. — Peinture. Paris. V‘= Vandermaren, 1849 : Tête de jeune fille ; 190 tr.— V'® X..., 1862 : Tête de jeune fille : 120 Ir. — V‘<= Nieuvenhuys, 1881 ; Jeune fille en busle : 205 fr. — V*« Drouvet, 3 avril 1909 : La Coquette ; La Pensive. Les deux ; 76 fr. — Jeune fille en toilette du matin (pastel) : 50 fr.

DEEBLE, graveur au burin au xix® siècle à Londres

(Ec. Ang.).

On cite de lui : Vign. pour ; Un Amor y una Expiacion.

DEEMER, peintre de genre, né en 1834, mort en 1862. Cité par Sirei (Ee. Flam.).

Graveur flamand dont le monogramme est relevé sur des épreuves sur cuivre et à Veau-forte exécutées dans la manière de van Vliei (Ec. ?).

DEFAINE, sculpteur à Bourges, au xviii® siècle (Ec.

Fr.).

Le musée de Bourges conserve de lui : Le Ramoneur et Le Marchand de plaisir.

DEFAUT (Mlle Amélie-M.), peintre à Paris au xix“ s.

(Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1889. Elle figura aux expositions de cette société.

DEPAUX (Alexandre), paysagiste, né à Bercy le 27 septembre 1826, mort en 1900 (Ec. Fr.).

Ce délicat artiste quia réussi avec autant de charme la peinture à l’huile que l’aquarelle, fut élève de Corot. Il débuta au Salon en 1859 avec une Vue de carriè’-e abandonnée. Il exposa régulièrement aux Salons de Paris jusqu’à sa mort. Médaille de 3® classe en 1874, médaille de 2® classe en 1879, d’or en 1900 (E. U.) et fut décoré de la Légion d’honneur en 1881. Il a peint surtout des paysages de Normandie, et des sites de la forêt de Fontainebleau. Doué d’un sentiment de la nature très affiné, Defaux a apporté dans ses tableaux un peu du charme pénétrant et des qualités de coloriste de son maître. Ses œuvres sont indiscutablement appelées à une plus-value prochaine et sont déjà fort recherchées des amateurs.

M. B. DE G

Peintures. — Musées de : (Caen) : Paysage. — ■ (Dieppe) ; Soir d’automne. — (Draguign,a.n) : Port de Pont-Aser. — (Louviers, Galerie Roussel) : Poules; — Appel à la promenade. — (Mulhouse) : Forêt de Fontainebleau;— Vue prise à Montigny. — (Rouen) ; Le plateau de Belle Croix; — Les bords de la Loire.— (St-Brieuc) : Gros temps. — -(St-Etienne) : Environs de Granville. — (Strasbourg) : Maison dans la forêt. — ■ (Toul) : Ch.-H. de Rarécourt de la Vallée de Pimodan. — (Liège) : L’île St-Ouen.

Prix. — Peinture. New-York. V*® Gibbs, 24, 25 et 26 février 1904 : Le printemps ; $ 170. — -V‘® Brown, 15 et 16 mars 1906 : Forêt de Fontainebleau : S 100. — Paris.’ V*® Borniche, 1883 : Paysage, effet de printemps : 185 fr. — -V‘® X..., 1887 : Intérieur de ferme : 800 fr. — V‘® X..., 1890 ; Paysage et basse-cour : 7-20 fr. — -V‘® X..., 25 avril 1895 : Cour de ferme : 170 fr. — V‘® M..., 9 juin 1900 ; Derrière l’église : 250 fr. — Le poulailler ; 100 fr. — ■ Le printemps : 150 fr. — -V‘® Binant, les 20 et 21 avril 1904 : Fleurs dans un vase : 57 fr. — Paysage avec poules : 125 fr. — Une basse-cour : 190 fr. — -V*® du 22 janvier 1904 : La vague : 235 fr. — V‘® Gerson, 25 et 26 avril 1910 : Sous bois : 131 fr. — V*® du 27 avril 1910 : Les bouleaux : 100 fr.

DEFER (Mme Félicie). Voir Tiger.

DEFER (Jean-Baptiste), sculpteur, né à Paris en 1674, on ignore la date de son décès (Ec. Fr.).

Il obtint le second prix de Rome en 1698 avec : la cojipe de Joseph trouvée dans le sac de Benjamin ; il eut un prix en 1699 pour sa : Vision de Jacob en Egypte en allant retrouver son fils Joseph. Il sculpta, à la chapelle du palais de Versailles, des enfants portant les attributs du culte catholique, pour la décoration des archivoltes des grandes fenêtres.

DEFER (Jean-Joseph-Jules ), peintre d'hislo re et paysagiste, né à Paris en 1803 (Ec. Fr.).

Elève de Bertin et de Hersent. Siret cite de lui : Vues d’Ecosse.

DEFERRARI ou De Ferrari (Gio-Andrea), peintre d’histoire, né en 1598, mort en 1669 (Ec. Gén.).

La galerie Rosso, à Gènes, conserve d'e lui : La Cène à Emmaüs et St Pierre délivré.

DEFEUILLE (Louis-Benjamin-Hubert), peintre de portraits, né à Paris au xix® siècle (Ec. Fr.).

Elève de M. Collignon, il débuta au Salon de 1874 avec une miniature. Sociétaire des Artistes Français depuis 1890.

DEFIZE (Alfred), paysagiste à Liège, xx® siècle (Ec. Bel.).

Participa à l’Exposition Universelle de Bruxelles en

DEFLUBÉ (Louis-Joseph), peintre de marines et paysagiste, né à Paris en 1797 (Ec. Fr.).

Siret cite de lui : Vue prise à Nicolosi en Sicile-, — ■ Vue du Puy-de-Dôme.

DEFONTE ( Edmond- Alp.), peintre à Fontenay-aux- Roses au xix® siècle (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1889. DEFORCADE (Jean-Baptiste-Etienne), peintre de portraits et paysagiste, né à Layrac au xix® siècle (Ec. Fr.).

Elève de M. .Jacquesson de la Chevreuse. Il débuta au Salon de 1868 avec un dessin d’après Antonello de Messine.

DEFOURNEAU, peintre, xviii® siècle (Ec. Fr.)

Il travaillait à Lyon en 1735-1737. Il a peint des portraits.

DEFRAINE (.Jean-Florent), dessinateur el graveur, né à Paris en 1754 (Ec. Fr.).

Elève de Lempereur.

Prix. — -Estampes. Paris. V‘® Sieurin, 1879 ; Scènes de l’assassinat de Gustave, roi de Suède : 10 fr. — -V‘® B..., Defraine et Duhamel, 1889 : Un lot de cent cinquante pièces, tirées du « Cabinet des modes » : 840 fr. DEFRANCE (Léonard), peintre d’histoire, de paysages, de fleurs et fruits, de décors de théâtre et d’ intérieurs, né à Liège le 5 novembre 173o [ou 1727), mort en

Vécut à Rome de 1753 à 1759, puis à Florence, Bologne, Venise, Padoue, Milan, resta longtemps en France à Montpellier et Toulouse et revint à Liège en 1764. Il fut professeur de dessin et étudia le paysage avec H. de Fassin. Pendant la Révolution, il contribua au gaspillage et à la destruction des \ieilles œuvres d’art.

Peintures. — -Musées de : (Liège) : Femmes buvant du café; — Hommes jouant aux cartes; — Visite à la manufacture de tabac; — La partie de cartes; — -Intérieur d’une fonderie; — -Portrait du peintre; — Intérieur d’une usine; — -Le militaire en permission; — ^Le Christ à la colonne; — ^Le Même sujet. — (St-Pétersbourg) ; Rixe d’hommes; — -Rixe de femmes.

Prix.- — -Peinture. La Haye. V‘® Winpersse, 1871 : Intérieur d’une fabrique de clous : 465 fr. — Visite à l’atelier du lamineur : 465 fr. — -Paris. V‘® X..., 10 janvier 1816 : Vue d’une place publique à Vienne : 200 fr. — ■V‘®Boitelle, 1867 : Le militaire en permission:4,00 fr. — Les racoleurs :500 fr. — -V*® Sabatier, 1883 : Réjouissance publique : 2.500 fr. — V“® X.... 8 mai 1897 : Un cabaret sous le Directoire : 920 fr. — -V‘® Schiff du 21 et 22 mars 1905 : Devant une boutique : 71 fr. — V‘® de M. Chavane, 17 décembre 1906 : Un coin de rue à l’époque de la Révolution : 1.010 fr.

DEFRANSURE-D’HEILLY (Mme Marie), peintre à Enghien au xix® siècle (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1902. Elle figura aux expositions de cette société. DEFREGGER (Franz de), peintre de genre et portraitiste, né à Stronach ( Tyrol) le 30 avril 1835 (Ec. Ail.). Elève de l’Académie de Munich et de Piloty.Ses débuts furent modestes (il avait gardé des troupeaux dans sa jeunesse), mais il se fit très vite une grande réputation comme peintre de scènes populaires. Il ne réussit pas moins bien dans l’histoire et son tableau La Dernière levée, montrant l’appel des vieillards contre Napoléon en 1809, a été reproduit un nombre considérable de fois. Cependant certains critiques le préfèrent comme peintre du peuple. Defregger fut anobli en 1883 et nommé professeur à l’Académie de Munich. Il obtint une médailie de 3® classe à l’Exposition Universelie de 1878. Membre du jury de l’Exposition Universelle de 1900.

Peintures. — Musées de : (Berlin) : Retour des Tyroliens; — -Paysage; — Le Tyrolien. — (Brême) : Jeune paysanne tyrolienne. — (Breslau) : Jeune fille. —

(Cologne) : Combat; — ^Jeune paysanne. — (Franc-

fort) : S. Fraudl, jeune Tyrolienne. — -(Konigsberg) : Tête d’homme; — Tête de femme; — Tyrolienne; — La dernière promenade d’André Hofer; — Chose défendue. — (Hambourg) : Le Gardien. — -(Leipzig) : Bénédicité, 1875. — -(Mayence) : Buste de femme. — (Munich) : L’assaut de la Tour Rouge; — -Matin de Noël, 1705; — La visite; — Un conseil de guerre 1809. — (Stuttgart): Le chasseur blessé, 1874. — (Vienne) : La dernière levée; — Le joueur de mandoline; — Portrait du Kronprinz et de la Kronprinzessinn. — (Bucarest, Mus. SiMu) : Tête d’enfant.

DICT. DE3 PEINTRES

T. II

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Prix. — Peinture. Berlin. V‘® Liebermann, 1894 : Portrait de fenmie : 10.000 tr. — V'® X..., 12 décembre 1899 : Portrait de jeune fille : 1.625 tr.- — V*® 19 avril

1909 : La lettre d’amour : 670 M. — Londres. V*® 27 mai

1910 : Proposition de Mariage : £ 1.008.- — New-York.

V‘® Runkle, 1883 : Jeune fille du Tyrol : 5.000 fr. — V‘® Daniel-W. Powers, 1899 : Portrait : 1.750 fr. — V‘® des 1®® et 2 février 1902 : Une idylle tyrolienne : S 1.200. — V‘® Kauffmami, 3 février 1905 : Amoureux : S 1.600. — V‘® Heber Bisliop, 19 janvier 1906 ; Un pédagogue bjivarois : S 825. — Paysan bavarois : $ 1.075. — V'®

Fishhof, 23 et 24 février 1906 ; Idylle : S 1.850. — V‘® Martin, 15 et 16 avril 1909 : Chanteurs italiens arnbul anls : S 3.350. — Paris. V‘® Narischkine. 1883 : La danse: 4 8.000 fr. — Vienne. V-® X..., 14 mai 1881 ; André Hofer : 2.226 fr.

ÛEFBÉMINCOUET (Mlle Blanche), peintre à Paris au XIX® siècle (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français dejiuis 1891. Elle prit part aux expositions de cette société.

DEFRENNE (Emile), peintre de genre, né à Lille en 1817 (Ec. Fr.).

Elève de Souchon. Le musée de Tourcoing conserve de lui ; Cérémonie de l' inauguration des Eaux de la Lys (1863).

DEFRIÈS (Mlle Lily), peintre de genre, née à Londres au XIX® siècle (Ec. Ang.).

Elève de Max Bolim. Elle obtint une mention honorable au Salon de 1900.

DEFROMONT (Pierre), sculpteur de Châteaudun, vivait au XVII' siècle (Ec. Fr.).

Il fut chargé, en 1621, de dfférents ouvrages dans l’église du prieuré de Saint-Valérien, à Châteaudun, notamment de décorer le maitre-autel au moyen de pyramides portant un Christ, une Madeleine et un saint Jean.

REGALASSE (Amélie), peintre de genre, née à Paris en 1821 (Ec. Fr.).

A exposé au Salon de 1844 à 1849.

DEGALLAIX (Louis), peintre en Seine-et-Marne au XIX® siècle (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1883. Il obtint une mention honorable en 1908.

Prix. — Peintures. Paris. V‘® X..., 1894 ; En forêt, temps de neige (2 aquarelles) : 31 fr.

DEGAND, sculpteur à Douai au xix® s. (Ec. Fr.).

Il fut professeur aux écoles de Douai; le musée de cette ville possède de cet artiste deux bustes. DEGAÎÎD (Eugène), peintre, né à Lille le 6 octobre 1829 (Ec. Fr.).

A exposé au Salon, de 1857 à 1868, des tableaux de genre, représentant généralement des sujets pris en Algérie et en Italie.

DEGAS (Hilaire-Germain-Edgar de Gas,

dit), peintre, pastelliste, graveur et lithographe, né à Paris le 19 juillet 1834 (Ec. Fr.).

On chercherait en vain parmi les plus illustres peintres une probité artistique plus consciente, une plus puissante originalité. Degas est le travailleur acliarné dont les œuvres réfléchies et définitives résisteront aux cliangements de la mode. Merveilleux harmoniste de la couleur, c’est aussi un dessinateur dont l’expression intense voisine parfois avec celles de Rembrandt et de Goya. Degas eut le bonheur de naître riche (il fit, du reste, le plus noble usage de sa fortune) et cela lui permit de développer son talent en dehors de toute préoccupation commerciale. Il entra à l’Ecole des Beaux-Arts en 1855, dans l’atelier de Lamothe, mais il ne laissa pas diminuer sa personnalité par l’enseignement officiel, et ce fut surtout au Louvre, parmi les vrais maîtres, qu'il apprit à peindre. Degas visita l’Italie, puis l’Amérique. Il y peignit différentes œuvres, entre autres V Intérieur d’un comptoir de coton à la Nouvelle-Orléans, tableau conservé au musée de Pau. Son premier envoi au Salon, en 1865, fut une tentative pseudo-romantique : Une scène de guerre au Moyen Age; mais il en resta là dans ce genre et se consacra désormais à la peinture de la Vie dans sa grandiose simplicité. Au Salon de 1866 parut de Degas une scène de steeple-chase, commençant la remarquable série de ses études de chevaux. En 1868, le portrait exposé de Mlle E. F... paraît être le point de départ d’une autre série d’œuvres dans lesquelles Degas s’affirma avec autant de maîtrise : la série des danseuses. Il convient de citer encore ses peintures de réalisme pur, comme les Dlanchisseuses, visiblement inspirées de Zola, et certains portraits d’une intensité de vie extraordinaire. Degas a vécu avec autant de noblesse que de simplicité sa belle carrière de grand

artiste, toujours éloigné des intrigues et des coteries. Il s’est beaucoup servi du pastel et ne s’est pas montré I moins intéressant comme graveur à l’eau-forte, à la 1 pointe sèche et comme lithographe. On lui doit notam- 1 ment plusieurs beaux iiortraits de Manet. Beraldi cite I encore ; Sortie de bain; — Jeune femme visitant le Lou- i vre;— Chanteuses de Café-Concert; — Danseuses. On cite aussi de lui un certain nombre de monotypes, pièces ' appelées à atteindre un jour les prix les plus considé- i râbles. e, pj.

Peintures. — Musées de : (Bayonne) : Portrait de I M. Albert Mélida;- — Portrait de M. Bonnat. — (Berlin) : I Conversation. — (Brême) : Danseuses. — (Luxembourg); j Danseuse sur la scène; — Un café faubourg Montmartre; ' — Femme au bain;— Danseuse nouant son brodequin; — Femme nue accroupie; — La figurante; — Danseuse. — (Pau) : Intérieur d’un comptoir de coton à la Nouvelle- Orléans.

Prix.- — ^Pastels. Cologne. V‘® Hans Werdensbusch, - 1900 ; Danseuses : 3.125 fr. — Danseuses : 10.687 fr. — Paysage rocheux : 1.825 fr.- — Elude de paysage : 2.500 fr.

- — Aquarelles. Glasgow. V‘® X..., 10 juin 1898 ; La toilette : 1.600 fr.- — Dessin ; A la barre, élude de danseuse : 380 tr. — Peinture. New-York. V® Milliken, 14 février 1902 : Loge des danseuses : $ 500.- — Les coulisses :

5 6.100.— Les courses : S 5.100. — V‘® Heber Bishop,

19 janvier 1906 : Les danseuses : S 800. — V‘® Cottier,

12 marsl909: La loge des danseuses: S 330. — V‘®21 janvier 1910 : Avant la course, 11.500 fr. ■ — ■ Paris. V‘® X..., 13 janvier 1874 : La tribune des courses à Longchamp : 1.100 fr. — V" May, 1890 : La leçon au foyer : 8.000 fr.- — V‘® Th. Duret, 1894 : Chevaux de courses montés : 7.100 fr.- — Danseuses à la barre et assises :

7.500 fr.— Danseuses : 1.800 fr. — V‘® de la Société d’Art Américain, 1895 : Le forgeron : 8.750 fr. — Les blanchisseuses : 11.000 fr. — V‘® Goupy, 1898 : Jeune femme aux i cheveux roux : 7.000 fr. — Avant la course : 8.200 fr. — Pastels. V‘® Lauzet, 1895 : Une femme : 510 fr.- — V‘® Aubry, 1897 : Les entreleneurs : 7.000 fr. — V‘® X..., ■ décembre 1898 : La chanteuse verte : 8.100 fr. — V‘® Tavernier, 1900 ; La sortie du bain : 6.800 fr. — Ballabile : 7.800 fr. — Les pointes : 11.600 fr.— Le ballet : 14.100 fr,

- — Arlequin et Colomb ine: 0.000 fr. — V‘® de M. Gaugain.

6 mai 1901 : Danseuse : 3.000 fr. — Danseuse assise : 1.900 fr. — V‘® du 29 novembre 1902: Danseuse, temps d’arrêt : 900 fr. — La Répétition au foyer : 3.400 fr. — Femme lisant: 4.000 fr.^ — V‘® Charpentier, avril 1907 :

La Précaution : 2.130 fr. — Aquarelles. V*® Vever, 1897 :

La toilette : 10.500 fr.- — Dessins. V‘® de Mme Veuve P...,

29 mai 1895 : Un dessin : 300 fr. — V'® X..., décembre 1898 : La femme au bandeau : 2.100 fr.- — Pastel. V® Georges Viau, 4 mars 1907 : Danseuse au foyer : 16.100 fr.

■ — Danseuse au châle rouge : 2.000 fr.- — La famille Mante:

22.500 fr. — Danseuse rose : 3.100 fr. — V'® du 23 juin 1910 : Le Coucher : 3.200 fr. — V‘® Maurice Masson, juin 1911 : Danseuses : 8.100 fr. — Estampes. V‘® du 5 avril 1910 : Sur la scène : 405 fr.

DEGAULT. peintre et miniaturiste de la première moitié du XIX® siècle (Ec. Fr.).

Cité par le D® Mireur.

Prix. — Peinture. Paris. V‘® Baron Roger, 1843 : Tabatière en or, d’ap. Greuze: 1.201 fr. — V‘® San-Donato, 1863 : Sujets mythologiques, sur boîte carrée en or : 680 fr.

DEGELLER (U.), paysagiste, xix® siècle (Ec. AH.).

Le Musée de Munich conserve de lui : Paysage. DEGEN (Daegen. Hans Konrad), peintre, travaillait à Bâle en 1695 (Ec. Suis.).

Fut reçu dans la confrérie appelée « Zum Rimmel» en 1695. Le D®Brun suppose qu’il quitta Bâle avant sa mort.

DEGEN (Johan-Philip-Caspar), peintre de portraits, né à Wolfenbütlel en 1738, mort à Copenhague en 1792 (Ec. Dan.). 1

Fils d’un maître de chapelle de Brunswick, il fut d’abord violoncelliste. A Copenhague, il cultiva en ^ même temps la peinture en miniature. Très apprécié comme peintre par la reine douairière, il peignit pour elle beaucoup de tableaux.

DEGENHARD (Hugo), graveur, xix® siècle (Ec. AU.).

Le Musée de South- Kensington possède de lui une gravure représentant un paysage.

DEGEORGE (Charles-Jean -Marie), sculpteur, né à Lyon en 1837, mort à Paris en 1889 (Ec. Fr.).

Elève de Duret, de Flandrin et de Jouffroy. Le musée de Lyon conserve de lui le buste de Bernardino Cenci. DEGEORGE (Christophe-Thomas), peintre d’histoire ' e de por raits, né à Blanzat (Puy-de-Dôme) le 8 octobre ' 1786, mort à Clermont le 21 novembre 1854 (Ec. Fr.). I Entré à l’école des Beaux-Arts, le 12 mars 1814, il '

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étudia avec Gault de St-Germain et David. II débuta au Salon de Paris en 1810. En 1837, son tableau : Bonchamp mourant demandant la grâce des prisonniers républicains ne tut pas admis dans la crainte d’éveiller les passions politiques. Dès ce moment, l’artiste cessa de prendre part aux Salons. Il se retira à Clermont et continua de se livrer à son art avec ardeur. Les plus remarquables de ses ouvrages sont : Le Christ au tombeau, église St-Jacques-du-Haut-Pas;- — Le Christ à la colonne, église St-François d’Assise; — Martyre de Saint- Jacques-le-Mineur , église St-Philippe du Roule;— -Le Christ au jardin des Oliviers, cathédrale de Sancerre. Au tribunal de commerce de Paris, Degeorge exécuta quatre grisailles représentant : la Fidélité, le Calcul, l’Ordre, ['Economie. En collaboration avec Vinchon, il fit les fresques de la chapelle St-Maurice dans l’église St-Sulpice. Il peignit de nombreux portraits.

DECrER (Edouardl, peintre d’histoire, né à Bockenheim en 1809 (Ec. Ail.).

Siret cite de lui : La Vierge et l’Enfant. — -La Résurrection. Peintures murales à Reimagen et au château de Stolzenfels.

DECrER (Ernst), peintre d’histoire, né à Bockenem le 15 avril 1809, mort à Düsseldorf le 27 janvier 1885

Il commença ses études à l’Académie de Berlin et les compléta à Düsseldorf sous la directon de Schadow. Plus tard, il devint membre de l’Académie de Berlin et de Munich.

Peintures. — Musées de : (Francfort) :.Tête de femme. — (Leipzig) : La chute du premier homme. —

; (Lille) : Etude pour un Entant Jésus.

Prix. — -Peinture. Paris. Steinbach de Lechemich, 1898 : Entrée de Jésus à Jérusalem : 13.625 fr. — Regina Cœli : 1.450 fr. — Mater dolorosa : 1.120 fr. DEGGELER (Hans-Kaspar),de Schaffhouse, né en 1699, mort en 1755 (Ec. Suis.).

LeD' Brun ne croit pas comme d’autres biographes ■ qu’il ait été élève de Johann Andréas Wolf, à Munich. DEGGELER (Hans-Leonhard), peintre, né à Schaffhouse en 1702, mort à Bruchsal en 1744 (Ec. Suis.).

On croit qu’il fut le maître de Johann Kaspar Heilmann.

DEGGELER (Johannes), graveur, né en 1751 mort à Schaffhouse en 1842 (Ec. Suis.).

Il tut professeur à Schaffhouse.

j DEGGELER (Ursula, depuis Mme Schenchzer), peintre, née à Schaffhouse, le 25 septembre 1795, morte en 1867 I (Ec. Suis.).

j Cette artiste, qui reçut des leçons de son mari le peintre Wilhelm Rudolf Schenchzer, peignit des miniatures et s’essaya aussi dans la peinture d’histoire et de genre, tels que : La Ste Famille-, — -Napolitaine avec enfant-, —Portrait d’un vieillard, etc. On suppose qu’elle fit des voyages en Italie. Elle habita tour à tour Munich et Zurich.

DEGLER (Franz), peintre d’histoire et de portraits, né à Klausen, dans le Tyrol, en 1705, mort à Frankforlsur-le-Mein en 1736 (Ec. AU.).

Il peignit les portraits de l’empereur Charles VII, celui de l’impératrice, ceux d’autres grands personnages qui se trouvaient à Frankfort-sur-le-Mein. On cite aussi de lui dix tableaux de la Passion pour l’église des Capucins de la même ville.

DEGLER (Johann), né à Lazfons, dans le Tyrol, vers 1800, mort à Bricen en 1829 (Ec. Aut.).

Elève de Denifle, il avait déjà donné les preuves d’un beau talent, lorsqu’il mourut à la fleur de l’âge. Le Ferdinandeum d’Innsbrück possède de lui deux peintures et une sanguine représentant la Résurrection de Lazare.

DEGMAIR (Philippe-August), graveur au burin, né à Augsbourg en 1711, mort en 1771 (Ec. AU.). DEGOTTI, peintre décorateur au xviii® siècle (Ec. Fr.).

Il fut décorateur de l’Opéra et maître de Daguerre. DEGRADY (Maximilien- Joseph), sculpteur, au Mans, en 1782 (Ec. Fr.).

DEGRAIN (Antonio Munoz), peintre de genre, xix® s.

(Ec. Esp.).

On cite de lui : Souvenirs de Granade-, L’ Inondation.

DEGRAVE (Jules-Alex Patrouillard), peintre de genre, né à St-Quentin au xix= siècle (Ec. Fr.).

Elève de Gérome. Sociétaire des Artistes Français depuis 1883, il prit part aux expositions de cette Société et obtint une mention honorable en 1883.

Prix.- — -Peinture. Paris. V‘® de la Société « Art et Amitié », 1882 : Silence : 850 fr. — Daniel W. Powers 1899 : Sortie d’école : 2.000 fr.

DEGRON, peintre de genre, xix' siècle (Ec. ?).

Cité par le D' Mireur.

Prix. — -Peinture. Paris. V‘“ X..., 20-21 décembre 1899 : La folle orientale : 1.100 fr.

DEGROSSI (Adelchi), peintre, du xix® siècle, né à Oneglia (Ec. Ital.).

S’est adonné surtout à rendre d’une façon précise les anciennes cou tumes de Rome; il a donné en peu de temps un grand nombre de toiles.

DEHAINE (Nicolas), sculpteur, vivait au xiv® siècle

(Ec. Fr.).

D’origine flamande, il travailla, en 1386, à Dijon, au tombeau de Philippe le Hardi, sous la direction de Jean de Marville. C’est peut-être le même qu’un artiste désigné sous le nom de Nicolas de Hans et que Philippe le Hardi fit venir à Dijon afin d’y e.xécuter des statues de pierre pour la Chartreuse de Champmol. DEHAISNE(Léon-B.) .peintre en Seine-et-Oise,duxix^ s. (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1888, il figura aux expositions de cette société.

DEHANE (Armand), sculpteur, vivait au xiv® siècle (Ec. Fr.).

D’origine flamande, il figurait parmi les artistes qui, sous la conduite de Jean de Marville, travaillèrent au tombeau de Philippe le Hardi à Dijon, de 1385 à 1387. Peut-être le même que Nicolas Dehaine qui travaillait à la même époque.

DEHANE (Liesîvia), sculpteur,- vivait au xiv« siècle (Ec. Fr.).

Frère d’Armand, il partagea ses travaux, de 1384 à 1388.

DEHARME (Mme), peintre, xix® siècle (Ec. Fr.).

Exposa au Salon de Paris de 1801 à 1824.

DEHARME (Mlle Elisa-Apollina), peintre portraitiste, miniaturiste et aquarelliste, née à Paris, xi.x» siècle

(Ec. Fr.).

Elève de Jacques, elle débuta au Salon en 1834. DEHAS (J. -F.), dessinateur et graveur à l’eau-forte, cité parle D' Mireur (Ec. ?).

Prix. — -Estampes. Paris. Camberlyn, 1865 :

Paysage avec figures : 3 fr.

DEHAUSSY (Mme Adèle, née| Douillet), peintre, née à Meaux le 13 décembre 1823 (Ec. Fr.].

Exposa au Salon de Paris, de 1848 à 1882, de nombreux dessins.

DEHAUSSY (Mlle Hélène), peintre du xix® siècle, née à Paris (Ec. Fr.).

Elève de Jules Dehaussy, elle exposa des dessins (têtes) au Salon à partir de 1878.

DEHAUSSY (Jules-Jean-Baptiste), peintre de portraits et d’histoire, né à Péronne Ze 11 juillet 1812, mort le 16 juillet 1891 (Ec. Fr.).

Il fut élève de Th. Fragonard. En 1836, il débuta- au Salon de Paris et obtint une médaille de 3® classe la même année. Il fit beaucoup de portraits. Parmi ses tableaux d’histoire, on cite : Les derniers moments de Rembrandt-, — Jeune fille turque à la fontaine; — -La lettre; — La nymphe Echo. Le musée de Versailles possède de lui le portrait de Pierre Pithon, jurisconsulte; le musée de Berlin : Atelier de peintre, et le musée du Havre; La lettre.

DEHAY (Philippe), peintre, né à Paris, mort en 1665 (Ec. Fr.).

Il tut pendant dix-sept ans peintre de la ville de Bordeaux.

DËHËRAIN (Mme Herminie, née Lerminier), peintre, née à Abbeville en 1798, morte à Paris, le 23 mai 1839

(Ec. Fr.).

Elle figura au Salon de 1827 à 1839. On mentionne parmi ses œuvres : Raphaël présenté au Pérugin par son père; — La toilette de Ninon; — Education de la Vierge;

Peintures. — Musées de : (Autun) : Ste Geneviève de Brabant. — (Douai) : Entrevue de Buckingham et d’.\nne d’Autriche. — (Versailles) ; Philippe IV le Bel; — Comte de Narbonne-Lara.

DEHIS (?), peintre, cité par Marolles, en France au XVII® siècle (Ec. Fr.).

DEHN (Georg), peintre d’architecture, né à Hanovre le 2 janvier 1843, mort en 1904 (Ec. AIL).

Etudia d’abord à Brunswick, puis à Munich, puis fut élève de Ramberg. Fixé à Munich, il a surtout e.xposé dans cette ville à partir de 1873. Le musée Simu, à Bucarest, conserve de lui : Rue de petite ville allemande. DEHNÉ (Johann-Christophe), graueur au 6«rin à Leipzig au XVIII® siècle (Ec. AIL).

On cite notamment de lui plusieurs portraits pour l’ouvrage : Icônes Bihliopolarum et Typographorum,

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publié à IVui’emberff de 1726 à 1742. On mentionne aussi de lui des sujets mythologiques.

I listes Français, il exposa régulièrement aux Salons de eette société.

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D EH 0 D ENCQ (Edme-A lexi Alfred), peintre, rté à Paris 1822, mort 1882 (Ec. Fr.).

Elève de LéAn Cogniét. Il voyagea longtemps en Espagne et en Algérie et débuta au Salon en 1844 avec Le Dante et Sainte Cécile. On cite encore de lui : Le Christ au tombeau (1848), Courses de taureaux (1851), Exécution d'une juive au Maroc (1861), Le liseur (1875). 3= médaille en 1846 et 1853; l'“ médaille en 1865; chevalier de la Légion d’honneur en 1870. Injustement délaissé après sa mort, Alfred Dehodencq a repris aujourd’hui une place méritée parmi les peintres en vogue et ses œuvres sont de plus en plus recherchées par les amateurs. Le musée du Louvre conserve de lui ; Son portrait et Arrestation de Charlotte Cordaij.

Prix. — Peinture. Paris. V‘« Th. G..., 25-26 mai 1894 ; Jeune Italienne : 130 fr. — Veuve Choquet, 1899 : Arabe assis : 110 fr. — L'enfant prodigue : 52 fr. — Marocain debout : 12 fr. — V" du 9 mai 1901 : Portrait d'une petite fille : 220 fr.

DEHODENCQ (Edmond), peinlre de genre, né à Cadix, de parents français, au xix® siècle (Ec. Fr.).

Fils et élève de Dehodencq (Edme-Altred-Alexis), il débuta au .Salon de 1873 avec : Oranges et Grenades. DEHONDT ou Dhondt, peintre d'histoire au xvii» siècle (Ec. Flam.).

Elève de Van der Meulen. Le musée de Dunkerque possède de lui : Choc de cavalerie.

DEHORS, sculpteur, vivait au xvi® siècle (Ec. Fr.).

Natif de Châtillon-sur-Seine, il y fit, en 1527, une mise au tombeau, ejui prit place dans l’église Saint- Vorles.

DEHOY (T.-J.). peintre d’histoire, né en 1843, cité par Sirei (Ec. Flam.).

DEI (Vincenzo), peintre d’histoire, né à Libourne en 1774, mort en 1838 (Ec. Ital.).

On cite de lui des travaux à Sienne.

DEIBL (Anton), ocinlre de genre à Munich, xix' siècle lEc. AU.).

DEICHMANN ( Jens-Christian), sculpteur et dessinateur né à Copenhague le 31 juillet 1832 (Ec. Dan.).

Elève de l’Académie de 1848 à 1857, il travailla en même temps comme sculpteur dans l’atelier de H.-V. Bissen. Il fréquenta l’académie de nouveau en 1865 pour étudier la peinture. Il a e.xposé un buste de son père en 1852. Comme dessinateur, il a travaillé pour les journaux lllustreret Tidende et pour Punch. On cite encorede \ui:Entrée desrois Frédéric V 1 let Charles XV, et une série de 40 feuilles coloriées, représentant des anciennes rues de Copenhague.

DEICHS (F.-Adolphe), peinlre de pansages, né à. Brunswick au xix“ siècle, cité par Siret (Ec. AU.). DEIKER (Johannes-Christian), peintre d’animaux, né à Welzlar le ‘Il mai 1822 (Ec. AU.).

Il est le fils du peintre Friedr. Deiker qui dirigea ses premières études. Il fut aussi élève de J. Becker à Francfort. Il étudia enfin à Anvers. Il a débuté vers

DEIKER (Karl-Friedrich), peintre d’animaux, né à Welzlar le 3 avril 1836, mort à Düsseldorf le 20 mars 1892 (Eo. AU.).

Il esl le frère du peintre Johannes, Deiker. Il fit ses études à Hanau et a Carlsruhe. On cite de lui : Dans l’embarras: Famille de renards-, La provocalion- Le moulin. Le musée de Düsseldorf possède de lui ; Chiens mordants et le musée de Cologne -.Chasse au sanglier.

Prix.' — Peinture. Berlin. V‘® 19 avril 1909 : Cerfs combattant : M. 600.

DEIN, graveur à l'eau-forte à Nuremberg, cité par Brulliol.

DEITERS (Heinrich), pagsagiste, né à Münsler le 5 sej)lembre 1840 (Ec. Ail.).

Il fit ses études fi l’Académie de Düsseldorf. Il a exposé en Hollande, en France, en Belgique.

Peintures.. — Musées de : (Berlin) : Daim in der Eifel.— (Coi.oc.ne) : Canal; — Paysage. — (Mayenne) ; Grand paysage de forêt.

DEJANS, peinlre, né en Belgique au xix« siècle (Ec. Bel.).

Il obtint une médaille de bronze à l'Exposition Universelle de 1889

DÉJABDINS (Julien-Adolphe), peinlre de genre, né à Valenciennes, mort en 1907 (Ec. Fr.).

Elève de MM. Cliigf t et Vayson. Sociétaire des Ar-

DEJAX (Benoît), peinl’-e, vivait à Brioude {Hte-Loire) au XVI' siècle (Ec. Fr.).

DEJAX (Jean), peintre, vivait à Brioude {Hle-Loire) au XVI' siècle (Ec. Fr.).

DEJEAN (Louis), sculpteur, ne à Paris, x.x' siècle (Ec.

Participa à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. et y obtint une médaille d’argent .

DEJOUX (Claude), sculpleur, né à Vadans [Jura], le 23 janvier 1732, mort à Paris le 18 octobre 1816 (Ec. Fr.).

Elève de Coustou, il fut agréé à l’Académie le 28 mars 1778, fut reçu académicien le 31 juillet 1779, sur St Sébastien, statue en marbre, l.e 7 juillet 1792, il fut nommé adjoint à professeur. En 1795, il fut nommé membre de l’Institut. Au musée du Louvre on voit de lui la statue de Câlinât, qui lui fut commandée par la République, et un cippe tumulaire. DEJOUX (Raoul) peinlre à Paris, mort en 1889 (Ec. Fr.;.

Sociétaire des Artistes Français, il figura aux expositions de cette société.

DEJUINNE (François-Louis), peintre, né à Paris en 1786, mort dans la même ville le 12 mars 1844(Ec. Fr.}. Elève de Girodet. il eut en 1808 le 2' prix au concours pour Rome et obtint une médaille de !'■' classe en 1819. En 1825 il fut décoré de la Légion d’honneur. Au Salon, il figura de 1819 à 1840. Ses principaux ouvrages sont ; Jésus-Christ guérissant des aveugles et des boiteux, à l’église St-Vincent-de-Paul; — St Fiacre refusant la couronne d’Ecosse, à l’église St-Sulpice; — S/e Geneviève, à l’église Notre-Dame-de-Lorette; — L’Eté, l’ Automne, l’Hiver, au Petit Trianon.

Peintures. — Musées df, : (Orléans) : St-Aignan.— (Roub.aix) : La famille de Priam pleurant la mort d’Llecto'-. — ;Versailles) : Simon, comte de Montfort; — Guy de 1 evis, seigneur de Mirepoix; — Jean IV de Montfort, duc de Bretagne; — Charles V, dit le Sage; — Clovis l'i, roi des Francs; — Baptême de Clovis, à Reims. — Raoul. — François, duc de Montmorency.

DEJUSSIEU (Henri-Blaise-François), peintre né à Mâcon le 10 janvier 1828 (Ec. Fr.).

Entré à l’école des Beaux-Arts le 6 avril 1854, il devint élève de Gleyre. Au Salon de Paris, il figura de 1859 à 1866.

DEKKER (Hendrik-Adriaan-Christian), peinlre, né à Amsterdam le 28 septembre 1836, mort à Laag Soeren le 11 mai 1905 (Ec. Ho!.).

Elève de Ch. Rochussen et de l’.Académie d’Amsterdam; le musée de cette ville conserve de lui : Une écurie.

DEKKERT (Eugen), peintre de genre, né à Sleltin le 21 août 1805 (Ec. AIL).

Vit h Glasgow. Travailla en Italie, Alunich et Glasgow. Le musée de Munich conserve de lui : Village de pêcheurs écossais.

Prix. — Peinture. New-York. V*® des 10 et 11 janvier 1907 : Le Village au bord du courant : S 130. DELAAGE (Pierre-Paul-Aug.), graveur, mort à Paris en 1898 (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français.

DELABARRE (Eugèoe-Louis-Marie), peinlre de genre, né à Rouen au xix' siècle (Ec. Fr.).

Elève de Gérome. Sociétaire des Artistes Français depuis 1905, il figura aux expositions de cotte société et obtint une mention honorable en 1898 et une autre à l’Exposition Universelle de 1900.

Prix. — Peinture. Paris. V*® X..., 24-25 avril 1900 : Pastorale : 410 fr.

DELABORDE, peinlre, xvii' siècle (Ec. Fr.).

On sait qu’il fut l’élève de Mignard. En 1683, il fut agréé à l’Académie.

DELABORDE (Henri, viçomte), peinlre, né à Rennes le 2 mai 1811, mort à Paris en 1899 (Ec. Fr.).

Cet artiste, qui en 1855 fut nommé conservateur du cabinet des estampes de la Bibliothèque impériale, était un élève de P. Delaroche. Il débuta au Salon de Paris en 1836 et continua à y exposer jusqu’en 1853. En 1837, il eut une médaille de 2® classe; en 1847, de 1’’® classe, et fut décoré de la Légion d’honneur en 1860. Delaborde devint membre libre de l’Institut en 1868. Ses œuvres les plus connues sont : Conversion de St Augustin, à l’église de Raisme (Nord); — Arrestation du comte Ugolin; — Apparition de Béalrix au Dante-,- — -Le Christ et la Madeleine, à la cathédrale d’Amiens; — Dante à la Verna, au palais de St-Cloud; — L’Agonie de Jésus, à la cathédrale d’Amiens. L’Etat

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possède trois tableaux de cet artiste : Le Christ acceptant sa passion; — St Augustin au lit de mort de sa sainte mère Monique; — Le Jour des morts. Le vicomte Delaborde fut un excellent critique d’art. Outre les notices et les discours qu’il composa, en sa qualité de secrétaire perpétuel de l’Académie, il donna des articles qui furent très remarqués, à la Revue des Deux-Mondes.

I II publia plusieurs ouvrages. Les plus importants sont :

I Ingres, sa vie, ses travaux, sa doctrine; — Lettres et pensées d’Hippolyte Flandrin; — Etudes sur les beaux-arts.

Peintures. — Musées de : (Calais) : Un guerrier recouvert d’une armure lleurdelisée. — (Orléans) : La commémoration des morts. — (Vfr s villes) : Les chevaliers de St-Jean rétablissant la religion en Arménie; — Prise d’Alexandrie en 1366; — Elisabeth Farnèse, reine d’Angleterre; — Cosme de Médicis; — Laurent P'' de Médicis; — Alexandre de Médicis. — Jean de Médicis dit Jean des Baudets noirs; — F'risede Damiette en 1219. DELABORDE (Mathurin), sculpteur et architecte, de Chartres, vivait au xvi® siècle (Ec. Fr.).

Il fut appelé, en 1530, à Dreux, pour y vdsiter les travaux de l’hôtel de ville. En 1535, il fut nommé maître de l’œuvre de l’église de la Ferté-Bernard, où il fit, de 1535 à 1544, les voûtes, les bas-reliefs sculptés des chapelles absidales et le bas-chœur méridional. On croit qu’il tit la porte sud du château de Courtenvaux et qu’il collabora à l’église de l’abbaye de Solesmes. DELABRE (Mlle Marie-Louise), peintre à Paris au XIX® siècle (Eo. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français depuis 1887, elle prit part aux expositions de cette société. DELABRIERRE (Paul-Edouard), sculpteur, né à Paris le 29 mars 1829 (Ec. Fr.).

Elève de Delestre, il exposa au Salon de 1848 à 1882. On doit à Delabrierre, au palais du Louvre, un fronton en pierre : L'équitation. I.e musée d’Amiens conserve de lui : Panthère de Vlnde et héron.

DELABROUE DE SAINT-AVIT {Mme), peintre de la fin du XIX® siècle (Ec. Fr.).

Le musée d’.\miens conserve son portrait peint par I elle-même.

I DELACAZETTE (Sophie-Clémence), peinfre, née à Lyon I en septembre 1774, morte à Paris, le 27 octobre 1854

(Ec. Fr.).

Elève de Régnault et d’Augustin, elle exposa à Paris de 1806 à 1838, des portraits et des miniatures. Elle est représentée au Louvre et au Musée de Lyon par des miniatures (portraits de femmes).

DELACHAUSSÉE (J. -P.), peintre au xviii® siècle

Prix.- — -Peinture. Paris. V" Walferdin, 1860 : Portrait de Mademoiselle Adélaïde, enfant ; 1.020 fr. DELACHAUX (Léon), peintre d’ intérieur et de genre, né en Amérique de parents suisses, xix®-xx*sièc/es (Ec.

Suis.).

Le musée -Rath, de Genève, conserve de cet artiste ; Intérieur d’une cuisine. Elève de Duez et de Dagnan Bouveret. Il obtint une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1889 et une autre à l’Exposition Universelle de 1900.

I Peintures. — Musées de ; (Bourges) : Pauline et

I Isabelle. — (Neuchâtel) : Une jeune fille.

- Prix.- — Peinture. New-York. V‘® Blanchart-Ste-

1 wart, Dr et 2 décembre 1904 : Dites toujours la vérité :

I 300.- — -Paris. V‘® S..., 17 mai 1895 : Le café noir ;

'■ 230 fr. — Confidences : 310 fr. — -Cuisinière ; 100 fr. —

! La fileuse : 580 fr.- — -Le Journal : 120 fr. — I.a leçon de I coulure : 300 fr. — V‘® Magnien, 23 et 24 mars 1905 : Préparatifs pour le bal : 95 fr.

! DELACHAUX (Théodore), paysagiste, xix® siècle (Ec.

I Fr.).

Le musée de Neuchâtel possède de lui : Le Sentier.

; DELACLUZE (Jean-Edme-Pascal-Martin),peiVUreci’/us- 1 toire et miniaturiste, né à Paris le 25 Juillet 1778, mort vers 1858 (Ec. Fr.).

I II eut pour maîtres David, Régnault et Aubry. En I 1810, il débuta au Salon, obtint une médaille de 2°classe I la même année, et continua à exposer jusqu’en 1852,

, presque toujours par des portraits, pour la plupart en miniature.

Peintures. — Musées de ; (Chartres) ; Portrait de J.-B.-T. Lesage. — (Rouen) : Portrait de Hyacinthe Langlois; — Portrait de M. Tasselin; — Trois portraits d’anonymes.

' DELACOMMUNE (Charles-Eugène), peintre, w.ort à : Paris en 1905 (Ec. Fr.).

Sociétaire des Artistes Français.

! DELACOUR (Mme Clémentine, née Buet), peintre de 1 genre, miniaturiste et aquarelliste, à Paris vers 1824 ' (Ec. Fr.).

Elève de R. Lefevre et de Mme Chardon. DELACOUR (Clovis), sculplew, né à Châlillon-sur- Seine, xix®-xx“ siècles (Ec. Fr.).

Elève de Millet, Moreau-Vauthier et Lanteri. Fixé â Paris. Sociétaire des Artistes Français depuis 1892. Il obtint une mention honorable en 1891 et une autre à l’Exposition Universelle de 1000.

DELACOUR (Denis-Albert), paysagiste du xix® siée'' (Ec. Fr.).

Elève de L. Davis et Fiers, exposa au Salon depuis

DELACOURT, sculpteur sur bois, vivait au xvii® siècle

(Ec. Fr.).

Il fit, en 1626, pour l’église Saint-Aspais, de Melun, un retable sur le modèle de celui qui figurait à l’église Saint-Martin des Champs, à Paris, et un jubé pareil à celui des Blancs-Manteaux.

DELACROIX (Auguste), peintre, né à Boulogne-sur- Mer, le ‘Il Janvier 1809, mort dans la même ville en novembre 1868 (Ec. Fr.L

De 1835 à 1865, il exposa au Salon de Paris. Les compositions de cet artiste sont intéressantes. Frappé de paralysie, il exécuta ses derniers ouvrages de la main gauche. Il obtint une médaille de 3® classe en 1839, de 2® classe en 1841. de D® classe en 1846. Cet artiste était doué d’un sentiment très juste.

Peintures. — Musées de • (C.-vlais) : Vue de Saint- Valéry. — (Cologne) : Marine. — (La Rochelle) ;

Femme juive d’Alger; — Femme de pêcheur. — (Pontoise) : Pêcheur et sa petite fille. — Femme et enfant de Boulogne-sur-Mer. — (Reims) : Prière à la Madone.

Prix. — Peinture. New-York. V*® Ichenhauser, 26 et 27 février 1903 : Paysage côtier : $ 210. — Paris. V‘® Comte de Pourtalès, 1865 : Paysage avec figures : 250 fr. — V*® Alexandre, 1875 : Une noce bretonne ; 1.030 fr. — Aquarelles. V‘® Comte d’Aquila, 1868 ; Bretonnes au lavoir : 250 fr.- — Prière à la madone ; 355 fr. — Femme du Maroc : 220 fr. — Marchande de fleurs : 200 fr. — Blanchisseuse bretonne : 115 fr.

DELACROIX ou Lacroix, dit aussi Lacroix de Marseille (Charles-F.), peintre de marines, né à Paris, à Avignon ou à Marseille, mort à Berlin en novembre 1782 (Ec. Fr.).

Les biographes ne sont point d’accord sur le lieu de naissance de cet artiste, dont la vie errante et fantaisiste échappe aux recherches. Pour ce qui concerne sa mort, on s’en tient à l’affirmation de Pahin de la Blancherie. Nous savons qu’il fut l’élève de Joseph Vernet. En 1754 il travaillait à Rome et était connu sous le nom de Délia Croce. N’appartenant pas à l’Académie royale de peinture, il ne figura qu’à l’exposition du Colisée en 1776 et au Salon de la Correspondance en 1780 et 1782. Ses marines, très nombreuses, eurent un légitime succès au xviii® siècle. Le Veau et Le Mire ont gravé d’après Charles-F. Delacroix. Elles figurent aux musées de Dijon, Angers, Toulon, Avignon, Rouen, Toulouse, Montauban, Orléans, St-Pétersbourg, Stockholm.

Prix. — Peinture. Paris. V*® Bellino, 1892 : Vue du port de Gênes.— Vue prise à Bacca. Ensemble : 2.600 fr. DELACROIX (Ferdinand-Victor-Eugène), peintre, graveur et lithographe, né à Cliarenton-Saint-Maurice, le 7 floréal, an VI (26 avril 1798), mort à Paris le 13 août 1863 (Ec. Fr.).

La vie de Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix fourmille d’incidents susceptibles d’agrémenter un récit

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romanesque. C’est d’abord son enfance marquée par de si graves dangers qu’il semble échapper par miracle à la mort : le feu prend à son berceau ou bien encore il tombe dans le port de Marseille, ou bien encore il manque d’être étranglé. Son père qui, sous la République, le Directoire et le Premier Empire, avait été successivement député, ministre des Affaires étrangères, préfet de Marseille et de Bordeaux, mourut laissant sa famille dans une situation peu fortunée. Delacroix dut, très jeune, lutter avec les difficultés de la vie. Il fit ses études au collège Louis-le-Grand. Rien alors ne faisait prévoir sa vocation; il écrivait bien à un ami, en 1815^

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qa'il voulait au sortir du lycée faire de la peinture pour acquérir un petit talent d'amateur. En 1814, il avait bien fait un essai de gravure à l’eau-forte sur un fond de casserole : un bossa, un profil de Bonaparte, un officier à cheval dont il existe une seule épreuve. On signale encore, la même année, un burin exécuté sur la plaque de cuivre ayant sei'vi à l’impression des en-têtes de lettres de Charles Delacroix lorsqu’il était préfet de Marseille; dès 1815,1e maître prenait encore l’habitude, qu’il conserva durantde longues années, de copier des gravures. Mais il songeait plutôt à se consacrer à la musique. En 1816 son choix est fait, motivé, on'partie, paraît-il, par son admiration d’une peinture de Goya : le beau portrait do M. Guillemardet, actuellement au Louvre; il entre dans l’atelier de Guérin, patronné par son oncle le peintre Reisener. La recommandation produisit peu d’effet, semble-t-il; on prête au classique Guérin ce dédaigneux jugement à propos des essais de son élève : Il vaut mieux qu'il fasse ça que des dettes. Durant ses premières années d’atelier, Delacroix fit des lithographies, des caricatures; il collabora au Nain Jaune et au Miroir, copia Raphaël et Rubens, peignit pour Géricault une Vierge au Sacré-Cœur destinée à un couvent de Nantes et débuta au Salon de 1822 par une éclatante manifestation de son génie : Dante et Virgile. Cette œuvre, qui, suivant nous, mérite d’être classée parmi les meilleures du maître, eut un retentissement considérable et provoqua contre son auteur un véritable débordement d’injures. On peut y voir, avec Le NaufragedelaMéduse,pavu au Salon de 1819, le point de départ du mouvement régénérateur de la peinture française par la glorieuse phalange des Maîtres de 1830. Delacroix fut le chef incontesté de cette élite. Comme toutes les personnalités puissantes et vraiment originales, il lut encore aux Salons suivants l’objet de critiques stupides, des attaques les moins justifiées; l’administration des Beaux-Arts, même, lui chercha noise. La Révolution de 1830 amenant au pouvoir quelques-uns de ses admirateurs améliora sa situation matérielle. Quant à ses détracteurs, ils continuèrent à faire preuve de la plus insigne mauvaise foi à son égard, comme le prouve l’anecdote suivante. Ingres, voyant au Salon de 1835 Le Prisonnier de Chitlon, ne cacha pas son admiration; la chaîne que le captif tend d’une façon si tragique lui paraissait admirable; quand il sut que le tableau était de Delacroix, il revint immédiatement sur ses éloges. Le Maître opposait le plus parfait dédain pour ces injustices. En 1832, Delacroix visita le Maroc, en compagnie du comte de Mornay, ambassadeur de France, puis poussa jusqu’à Alger. 11 rapporta de ce voyage des études, des souvenirs, qui tiennent une place considérable dans son œuvre. Elles attestent aussi la conscience qu’il apportait dans ses travaux : l’artiste, pour réaliser quelques toiles, a jugé nécessaire de s’assimiler le monde arabe dans ses moindres détails. A son retour, M. Thiers lui fit confier la décoration du « Salon du Roi » , au Palais-Bourbon (1833). Cette œuvre, comme celles qu’il exécuta à la Bibliothèque du même Palais (1844), à la Bibliothèque du Luxembourg (1845-1847), au plafond de la Galerie d’Apollon (1849j, au Salon de la Paix à l’ancien Hôtel de Ville (1849- 1853), permirent à Delacroix de mettre en lumière les ressources de sa puissante imagination, sa force de créateur de Beauté. 11 y reprit, dans une forme absolument personnelle, la grande tradition des plus illustres maîtres delà Renaissance et lorsque l’on étudie ces pages magistrales, beaucoup plus proches de Michel-Ange et de Raphaël que les productions les plus marquantes de l’école classique, — y compris V Apothéose d'Homère, de Ingres, — on est en droit de s’étonner de l’opinion de certains critiques qui ont contesté ou contestent encore à Delacroix ses admirables qualités ae dessinateur. L’effort nécessité par ce gigantesque labeur avait prématurément usé l’illustre Maître. L’Exposition Universelle de 1855 fut enfin l’occasion d’une manifestation d’admiration sans mélange. Delacroix occupait une salle entière avec 35 toiles choisies parmi ses envois les plus remarquables. Deux années plus tard, l’Institut l’admettait parmi ses membres. C’était justice, mais justice tardive. A partir de 1853, le maître est visiblement fatigué, et, à côté de ses constantes études affirmant sa haute probité artistique, on le voit reprendre fréquemment des sujets qu’il a déjà traités. Lemaître, d’ailleurs, ne se dissimulait pas son état. «Je rêve de grandes choses, disait-il à un ami, mais ma santé ne me les permet plus; à mon âge, il faut s’habituer aux privations. » Delacroix, malgré sa recherche du sujet, son souci du drame, la force des expressions, ne fut jamais peintre populaire : son extrême distinction déconcerta le grand public. Ce fut, par excellence, l’artiste aimé de l’élite et lorsque sa mort survint, en 1863, il était le maître vénéré des méconnus d’alors :

Manet, Fantin, Legros, Ribot, Whistler, Monet, pour ne citer que ceux-là, devenus maîtres à leur tour. Alfred Robaut, dans son beau travail l'Œuvre complet d’ Eugène Delacroix, évalue à 853 peintures, 1.505 pastels, aquarelles et lavis, 6.629 dessins, 24 gravures, | 109 lithographies, plus de 60 albums, soit environ 9.140 œuvres connues, l’ensemble des productions du I maître. Ce chiffre est très inférieur à la réalité. 11 a également réussi dans tous les genres. A côté de ses grandes compositions d’histoire, de ses tableaux de genre connus de tous, de ses magistrales toiles d’animaux, il s’est aussi montré portraitiste émérite, dél cieux peintre de fleurs et paysagiste d’une extrême sensibilité. Nous avons cru bon d’appeler l’attention des lecteurs sur les trois dernières formes de son talent, car il existe encore du maître nombre de peintures de ce genre non signées et non encore authentifiée dont la recherche promet les plus heureuses surprises aux amateurs. Donnons, pour finir, les Salons auxquels le ' maître prit part : 1822 : Dante et Virgile. — 1824 : Massacre de Scio-, — Tête de vieille femnœ (étude); — Jeune fille dans un cimetière (étude). — 1827 ; Portrait . du comte Palatiano; — Christ au Jardin des Oliviers', —

Le Doge Marino Faliero; — Deux chevaux de ferme : anglais-, — Jeune Turc caressant son cheval-, — Un Pâtre de la campagne de Rome-, — Tête indienne (étude); — Nature morte-, — Mort de Sardanapale; — Faust dans son cabinet; — Milton soigné par ses filles; — L'Empereur Justinien dictant ses lois. — 1831 : La Liberté;- — Le Cardinal de Richelieu dans sa chapelle; — Indien armé du gourda krée; — Cromwell au château de Windsor; — Raphaël dans son atelier; — Elude de deux figures; — Meurtre de l’Evêque de Liège; — Tour O’Santher; — Gulnare dans la prison de Conrad (aquarelle); — Une i feunefille près d’un pu;7s(aquar.); — Ecce 77omo(sépia). — 1833 : Intérieur d’appartement; — Portrait du docteur Desmaisons; — Portrait de M. Brown; — L’empereur Charles-Quint au monastère de Sainl-Just; — Intérieur d'uncorps de garde de soldats Maures (aquar.); — Costumes de l’Empire du Maroc (aquar.). — 1834: : Bataille de Nancy,

— Intérieur d'un couvent de Dominicains à Madrid; — ■ Une rue à Mekinez; — Femme d’Alger; — Portrait en pied de Rabelais. — 1835 : Le Christ; — Le Prisonnier de i Chillon; — Les Natchez; — Arabes d’Oran; — Portrait de M. Guillesnardel. — 1836 : St Sébastien secouru. — 1837: Bataille de Taillebourg. — 1838 : Médéë furieuse; — Les Convulsionnaires de Tanger; — Le Kaid marocain; — Intérieur d’une cour : soldats et chevaux marocains; — • Dernière scène de Don Juan. — 1839 : Cléopâtre et le paysan; — Hamlet et les fossoyeurs. — 1840 : Justice de Trajan. — 1841 : Prise de Constantinople par les Croisés;

■ — Un naufrage, ou la barque de Don Juan; — Noce ' juive dans le Maroc. — 1845 : La Madeleine dans le désert; — Dernières paroles de Marc-Aurèle; — Muleyadd-el-Bhamon et sa gard-'. — 1846 : Rébecca enlevée par le templier Bois-Guilbert; — Les adieux de Roméo et Juliette; — Marguerite à T Église; — Lion couché (aquar.). — 1847 : Le Christ en croix; — Exercices mititaires des • Marocains; — Corps de garde à Mekinez; — Musiciens juifs de Mogador; — Naufragés abandonnés dans un canot; — Une Odalisque couchée. — 1848 : Christ au tombeau;— Mort de Valentin; — Mort de Lara; — Comédiens ou bouffons arabes; — Lion dans son antre; — Lion dévo- rant une chèvre. — 1849 : Fleurs. — Fleurs; — Fleurs et fruits; — Fleurs et fruits; — Femmes d’ Alger (réduction et variante); — Othello et Desdemona; — Arabe Syrien avec son cheval. — 1850-1851 : Résurrection de Lazare; — Le Lever; — Le Giaour poursuivant les ravisseurs de sa maîtresse;— Lady Macbeth; — Le Bon Samaritain. — 1853 : Martyre de St Etienne; — Les Pèlerins d’ Emmaiis; — Pirates enlevant une femme. — 1855 : Exp. Un. (Œuvres inédites): Le Roi Jean à la Bataille de Poitiers; — Les Deux Foscari; — Le Tasse en prison; — Roméo; — La Famille arabe; — Chasse au lion; — Tête de vieille femme; — ■ Combat du Giaour et du pacha; — Boissy d' An glas. — I 1859 : La montée au Calvaire; — Le Christ descendu au ! tombeau; — St Sébastien secouru; — Ovide en exil chez les Scythes; — Herminie et les Bergers; — L’ Enlèvement de Rebecca; — Hamlet : «Qu’est-ce donci un rat» ; — Bords de fleuve Sebou. Delacroix fut membre du jury en 1848, , 1850, 1852. 1853, 1855. 1857, 1859. Il obtint une mé- j daille de U® classe en 1824, médaille l"'® classe 1848, i médaille d’honneur en 1855. Chevalier de la Légion d’honneur en 1831, officier en 1846, commandeur en | 1855. Comme graveur, il convient de citer particulièrement : Faust, suite de 17 lithographies (1827); Hamlet, suite de 16 lithographies (1834); Goetz de Berlichingen, suite de 7 lithographies (1836-1843). E. B. |

Peintures. — Musées de : (Amsterdam) : Le Christ I à Gethsémani. — (Bayonne) : Trois diables.-— Bor- | DEAUx) : Un lion; — Un Arabe; — La Grèce expirante; ! — La Chasse au lion;— La Convention nationale.— •

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(Béziers): Ste Martyr?. • — (Chantilly) : Prise de Constantinople;— Les deux Foscari; — ^Corps de ijarde; — St Louis. — (Copenhague) : La paix; — Deux, tf'tes de lion; — Etude de pivoines. — (Genève, Musée Rath) : Etude- pour le massacre de Ciliio. — (Grenobl.g) : Saint ; Georges. — (Londres, Wallace) : L’Exécution du

! Doge Marino Faliero; — Faust et Mépliistophélès. — (Louvre) : Le naufrage de Don Juan; — Prise de Constantinople;— Portrait de Delacroix; — Apollon vainqueur du serpent Pytlion: — Dante et Virgile; — Scène de massacre; — Femmes d’Alger; — Noce juive; — -L’Eiij lévement de Rébecca; — Ham.let et Horatio; — Médée; — Livine prête à s’élancer; — La fiancée d'Abydos; — La mort d’Ophélie; — Roger délivrant Angélique; — Le lion et le sanglier ; — Le lion au caïman; — Le lion au lapin; — Le Christ en croix. — (Lille) : Médée; — Mémesujet; — La Chaste Suzanne; — Fleurs. — (Lyon) : Derniers moments de l’empereur Marc Aurèle; — Odalisque couchée; — Mise au tombeau. — (Metz) : Le Calvaire. — (Montpellier) : Marocains courant la poudre (Fantasia); — Michel- ' Ange; — Une mulâtresse; — Femmes d’Alger; — -Daniel dans la fosse aux lions; — Orphée et Eurydice; — Portrait de M. A. Bruyas; — -L’Education d’Achille; — Mort de Caton. — (Morbz) : La femme du matelot. — (Mulhouse) : Fleurs.— (Nancy) ; Mort de Charles 1? ’Téméraire; — Chef arabe. — (Nice) ; Dernière misère. — îPoiïiers) : Vue d’Afrique; — Paysage d’.Ai'rique. — (Le Puy) ; Le Christ et la Samaritaine. — ;Rouen) : Femmes Orientales; — Lion dévorant une brebis; — Tobie et l’ange; — 2 personnages; — La justice de Trajan; — Combat de Saladin et du cavalier noir; — Muley- ; Abder-Phanan, sultan du Maroc; — Comédiens; — Après le naufrage; — Bataille de Taillebourg; — Hourville (Anne-Hüarion de Cotentini); — Prise de Constantinople, 1204. — (Amsterdam, musée municipal) : Medéa; — Turcs volant des femmes. — (La Haye, musée Mesdag): Portrait du peintre par lui-mème; — Le soir de la bataille ^ de Waterloo: — Descente de croix.

Prix. — Peinture. Anvers, V^= Musée Kums, 1898: : Passage du gué au Maroc : 84.000 fr. — Bruxelles. Vio Wolff, 1877 : Lion et serpent, tableau de chevalet : 20.000 fr. — Cologne. V‘® 30 octobre 1888 : Enlèvement des Sabines : M. 1.000.- — -Londres. V‘® du 28 novembre

1908 ; Une paysanne : £ 2 7 s. 6 d. — V‘« du 6 mars 1909 : Médée et Un lithographe : £ 18 18 s.- — V“o du 30 avril

1909 : Le sac du harem : £ 231. — New-York. V‘® Spencer, 1888 : Tigre se désaltérant : 30.500 fr. — Le Christ au tombeau : 53.000 fr.- — -V*® de l’Association d’Art Américain, 1892 : La chasse au lion : 65.000 fr. — -Cava-

! lier arabe attaqué par un lion : 31.700 fr.— Vi” de l’Association d’Art Américain, 1895 ; Un Arabe en prière ; 14.500 fr. — New-York. V*' du 5 février 1900 : Chef arabe : 8 375. — V‘® Milliken, 14 février 1902 : Le Gou- ' vernement de la reine ; S 2.700.- — -V‘® des 8 et 9 janvier 1903 : Combat entre un lion et un tigre (aquarelle) :

; $650. — La flagellation : 8 900. — Herminie et les ber- ' gers : S 7.200. — V‘“ du 10 février 1903 : L’ Enlèvement de Rébecca : 8 11.100. — V*= Colman, 25 mars 1903 ; Dante et Virgile traversant le Styx : S 850. — V‘® Kauffmann, 3 février 1905 : Une fantasia arabe : 8 2.100. — V‘® Henry S. Henry, 25 janvier 1907 : Lion attaqué :

8 4.400.- — -Tigre et serpent : S 6.700. — Arabe montant à cheval : S 7.200. — La délivrance de la princesse Olga ;

8 11.100. — -VI® du 2 avril 1909 : Entrée des chrétiens à Jérusalem : 8 700.- — -V*® du 26 février 1909 : Le tigre blessé : S 8.000. — V‘® de mai 1909 : L' enlèvement ; 8 175. — Philadelphie. V‘® des 26 et 27 janvier 1903 ; Un guerrier d’Albanie : 8 2.400. — Paris. V‘® Delacroix, 1864 : Attila suivi de ses hordes : 1.050 ît.— Esquisse du plafond de la galerie d’Apollon au Louvre : 5.450 fr. — Groupe de marguerites et de dahlias : 5.000 fr. — Une corbeille de fleurs: 7.550 fr.- — -Hortensia: 6.000 fr. — Une corbeille de fruits ; 7.000 fr. — Bataille de Taillebourg (Esquisse) : 7.500 fr.— V‘® Khalil-Bey, 1868 : Le Tasse dans la prison des fous : 16.500 fr. — St Sébastien secouru par les saintes femmes : 10.000 fr. — L’abreuvoir, souvenir du Maroc : 15.000 fr.- — -Massacre de l’évêque de Liège : 46.000 fr. — Lionne en arrêt : 6.700 fr. — V*' Marmontel, 1868 : La bataille de Poitiers : 28.000 fr. — Desdémone et Othello : 12.000 fr. — -V*® Bourruet-Aubertot, 1869 : Médée : 14.500 fr. — Mirabeau et le marquis de Dreux-Brézé : 22.100 fr. — V‘® Marquis du Lau, 1869 ; Les Convulsionnaires de Tanger : 48.o00 fr. — Chevaux sortant de l’eau : 16.000 fr. — V‘® San-Donato, 1870 ; Christoph Colomb au couvent de Sle-Marie de Robida :

38.000 fr. — Passage d’un gué au Maroc : 14.800 fr. — Un fantassin au Maroc : 13.900 fr. — V*® Edwards, 1870 ; L’amende honorable : 47.000 fr.- — -Les Convulsionnaires de Tanger : 49.000 fr. — Jésus endormi dans la barque sur le lac de Génézareth : 28.000 fr. — Enlèvement de Rébecca :

27.000 fr. — Hamlel et Oratio : 21.000 fr. — Chevaux sortant de l’abreuvoir : 14.500 fr. — Comba -de Gcelz de

Berlingen : 18.500 fr. — V*® Allou et Euler, 1872: Ophélie : 15.000 Ir.— Intérieur d’une écurie arabe : 17.000 fr. — -V‘® Baron Michel de Tretaigne, 1872 ; Arabes en voyage : 30.500 fr. — -Cavaliers arabes attaqués par un lion ;

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