JUS
Fils et élève ile Franz-Xaver Jim^wirth, rüNI (Isaac de), sculpteur à Valladolid au xvi' siècle
(Ec. Esp.).
Fils naturel de Juan de Jura, épousa Juana Martinez de Cuellar dont il eut plusieurs enfants. Doué de véritables dons artistiques, Isaac travailla avec son oère et avec Innocencio Berrusjuete. Le çrand nom de ion père le laissa toujours dans une ombre relative, irais il n’en fut pas moins un artiste de premier ordre. Il collabora au retable de la cathédrale du Bour" j’Osnia, et aux œuvres d’art des chapelles d’(Jsma, à Monda, à Santa Domingo de la Calzada de Valladolid.
I lUNI (Juan de), peintre et sciitpteur à ValtadoUd au xvi°siècte,mort dans cette ville le 19 avril 1.577 (Ec.Esp. ). Elève de Michel-.^-irgelo Buonarotti. II travailla surtout en Espagne, mais don Pedro Alvarez de Acosta, évêque d’Oporto. le fit venir à Rome pour construire Ile palais épiscopal. Auteur d’un retable dans la chapelle de Düha Francisca de Villafana. Dans l’église de Ste-Eulaiie se trouve un merveilleux retable qui fut longtemps attribué à Juair de Juni, mais aujourd’hui on croit que ce chef-d œuvre est dû à la collaboration de Berruguete et d’Esteban Jordan. Juni est l’auteur incontesté de V Adoration des Bois Mages qui se trouve à Valladolid dans l’église paroissiale de Santiago. La chapelle de l’évéque de Mondohedo et les statues qui la décorent sont de .luni et de Giralte, 1545. On cite encore de l'artiste : La Mise au tombeau, destinée à l'église St-François de Valladolid. — Un Christ étendu, au musée de Valladolid. Juan de Juni a laissé des traces de son art dans presque toutes les églises célèbres de son époque deTolèdeà Burgos, de Madrid à Aranda. à Soria, à Aranda, à Valladolid, à Sarragosse. Il laissa un fils naturel, Isaac Juni, son élève et son égal, qui fut son meilleur ami.
JUNIGE (Ernst), peintre de genre à Dresde, xix« si'ecte
(Ec. AIL).
On cite de lui : Le petit garçon en prière.
JUNIÜS (François), peintre, né à Heidetbcrg en 1589, mort à Windsor en 1677 (Ec. AIL).
Cet artiste qui lut également écrivain acquit une célébrité avec son ouvrage sur la peinture des maîtres anciens. Il vécut longtemps en Angleterre.
JUNIUS (Isaak), peintre de ba- \ taitles, xviD siècle (Ec. HoL). . y'^/^/vsT i a > Maître à Delft en 1640. Il pei- ' ' ^ 1
gnait dans la manière de Palamèdes. Le musée de Budapest conserve de lui un Combat de cavaliers. JÜNKA (?) peintre de marines (Ec. ?).
Le musée de Tournus mentionne une peinture de cet artiste ; Vaisseau naufragé.
lJUNKER (C. L.), dess inaieur et graveur amateur, mort en 1797 (Ec. ?)
JUNEER (Hermann) .peintre de genre et d'histoire, né à Francfort-sur-le-Mein le 18 seplembre 1838, mort en 1899 (Ec. AIL).
Elève de l’institut Stâdel dans l'atelier de Jacob Becker. Il travailla à Paris et dans les Pays-Bas. Exposa à Vienne et à Munich de 1868 à 1883.
JUNOT, peintre et cartographe à Neuch tel, xi.x® siècle
(Ec. Suis.).
JUPPIN (Jean-Baptiste), paysagiste, né à Namur le 25 novembre 1675. d’après Siret {167S) mort dans cette ville le 5 septembre 1729 (Ec. Flam.).
Il étudia à Bruxelles. Après des voyages d'études en Italie, il s’établit à Liège en 1717. Le musée de cette ville conserve de lui un Paysage montagneux. Plumier peignait les figures dans ses paysages.
JURADO y GARCIA (Manuel), peintre de genre, né à Cadix au xix= siéele (Ec. Esp.).
II obtint une médaille de bronze à Cadix en 1879. JURADO (Luis). sculpteur, né à Saviole, à Séville vers 1595 (Ec. Esp.).
JURAND [Jean), sculpteur à Besançonen 1628 (Ec. Fr.). JURGENS (Johann-'Wilhelm), paysagiste et graveur, né à Lübeck le 18 avril 1845 (Ec. AIL).
Elève, à l’Académie d’art de Weimar, de Wold. Friedrich et Th. Hagen. E.xposa à Berlin en 1886, à Munich et 1889.
JÜRIE (A), dessinateur et graveur, né à Lyon, xi.x= siècle
(Ec. Fr.).
Il a gravé à l’eau-forte et signé de ses initiales des paysages, notamment Le château de Charly en Lyonnais (1835).
JURIMY (Mlle), peintre de genre et de portraits du xix' siècle (Ec. Fr.).
Exposa au Salon de 1824 ; Fonts baptismaux de ta Métropole d’Aix,et à celui de 1831; La Folle de la Vallée et deux portraits.
JUROFF (G.-V.), peintre (Ec. Rus.).
La Galerie Tretiakoff conserve de cet article : Inté-
rieur de la Catherlrate de Brdlovskr/ , goittvTn>'menI de Jaroslaw.
JÜRSS Mulius), pnitdre de genre r'i Berlin (Ec. AIL).
Exposa .à Munich ou 18S9.
Piux. — Peintures. Lomuiu.s. V‘" 10 juin garnis ■ ,£27 6s.
JURY (Julius), peintre d'i grnre né à 30 /Ui/le/ 1821 (Ec. All.l,
II s’établit, en 1870, ,i Munich.
, XIX- siècle
I90:i : Bri- Koniluiw h-
JURY CWilhelm), peintre el iiraveur an burin à Berlin nu xix“ siècle (Ec. Ang.).
JUSARTE ou lusarte (Felipe), .serti pleur de Valla'lolid au XVI» siècle (Ec. Esp.).
Iravailla a la staliic de l’impér.ilrlce et \'ccut ipielques années à Madrid vers 1563.
JUSSERAND (Antoine-Louis), scntrilenr, né ri Issondnn en 18.38 (Ec, Fr.).
Elève de Dumont et de Bonnassieux. Expo-ui au Salon de 1848 à 1877, des st.itues et des busti',. Le musée de Châteauroux conserve de lui : Arnazine.
JUSTE (AniTé), sculpteur, tté en Italie, vers 1 187 (Ec. Fr.).
Frère d’Antoine et de Jean .lusle. Il vini, se fixer à Tours; naturalisé en l.jl3, il fut nommé sc.ul|)teur du roi. Il est vraisemiilabie ipi'il rroilaliora aux tra\'aux de ses frères et qu’il travailla avec ,lean Juste au loinbeau de Louis XI 1.
JUSTE (Antoine), scttlplertr, né à San ftlarlino, près de Florence, en 1479, rnttrl à Tours en 1.519 (Ec. Fr.
Il vint en France, vers 1504, avec ses frères Jean et André; il fit, en 1507, dans la cathédrale de Dol, eu Bretagne, le tombeau en pierre île Thomas James, évêque de Dol; ce monument existe encore aujourd’hui sur le mur du transept gauche, suele la statue de l’évècpie a disparu. Pour la cha|)elle du duàteau de Gaillou, il fit, en 1508 et 1509, douze statues d’apùires en albétre, et pour la galerie, un grand b is-rclief en marbre : la bataille de Gênes, puis un buste du cardinal d'.Vmboise. En 1,514, il se fixa è Tours, y fit amener des marbres de Carrare et travailla avec son frère Jean au tombeau de Louis XII, qu’il orna de magnifiques bas-reliefs et qui fut placé à Saint-Denis, en 1531. Le Louvre possède une tète de jeune guerrier, en marbre, provenant du château de Gaiilon et qu’on croit œuvre de notre artiste. JUSTE (Egmont). Voir Egmont.
JUSTE (Javier), peintre de genre, né à Valence au XIX» siècle (Ec. Esp.).
Il débuta à Valence en 1875.
JUSTE (Jean), sculpteur, né près de Florence en 1 185.
mort à Tours en 1549 (Ec. Fr.).
Frère d’Antoine Juste. Il termina le tombeau de l'évèque de Dol et se fixa à Tours; il y fut naturnli-.' en 1513 et reçut le titre de sculpteur du roi. II se rendit à Saint-Denis pour mettre en place le tombeau de Louis XII et de la reine Anne de Bretagne. Les statues du roi et de la reine agenouillés, ainsi que les deux gisants sont de sa main. Les statues des douze aiiôtre-i et les quatre Vertus qu’on a’oit aux angles sont de son neveu Juste de Juste, tandis que les bas-reliefs sont l’œuvre d’.Antoine Juste. De 1532 à 1539, sur l’ordre d’Hélène de Ilangest, il fit, pour la chapelle du château d’Oiron (Deux-Sèvres), le tombeau de son mari .Vrtus Goiiffier et celui de Philippe de Alontmorency, sa bellemère.
JUSTE (Jean II), sculpteur, de Tours, vivait au xvr siècle, mort vers 1579 (Ec. Fr.).
Fils de Jean Juste, il fit, en 1558. dans l’église d’Oiron (Deux-Sèvres), le tombeau de Claude Gouffier, grantl écuyer de France, précepteur d’Henri II et de sa première femme Jacqueline de la Trémoïlle, monument détruit en 1793 et dont il ne reste que la statue de Claude Gouffier. II aurait fait aussi à Oiron le tombeau de Guillaume Gouffier, connu sous le nom d’amiral Bonnivet, mort devant Pavie en 1525, et celui de Guy d’Espinay, dans l'ancienne collégiale de Champeaux, près de Vitré. En 1561, il éleva, sur la place de la Foirele-Roi, une fontaine de marbre et pierre dure ornée iLi bas-reliefs en bronze représentant des nymphes et des naïades. Il est possible rpi’il ait travaillé à .Avignon, car on cite dans cette ville un Jean Juste, de Tour.i. exécutant des travaux au .xvi» siècle.
JUSTE (Juste de), sculpteur, né à Tours en 1505, mort
à Tours en 1559 (Ec. Fl'.).
Fils d’Antoine et élève de Jean Juste, il prit part à l’exécution du monument de Louis XII, dont il fit les Apôtres et les Vertus. En 1529, il sculpta pour François I»' différents marbres, notamment un Hercule et une Léda. Nommé sculpteur du roi. en 1533. il travailla à la grande galerie du château de Fontainebleau de 1535 à 1536. Revenu à Tours, il y fit, eu 1538, une
DICT. DES PEIXXnES, T. II.