‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 19 sur 271 · AFF · texte numérisé non relu

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établi par un certain nombre d’œuvres connues, et lorsque celles-ci paraissent dans les ventes publiques, elles y font assez bonne figure. On cite notamment : Le Jugement de Paris-, Jésus dans le désert -, Actéon ; L» Prophète Elie -, L’ Adoration des mages -, Nuit de Noël ; La Tour de Babel ; Diane à la chasse ; Pgrame et Thisbé.

Prix. — Paris, 1862. Vente Weyer, Cologne : L'adoraiion des Mages : 431 fr.

AERTSZ (ou Aretszoon), Lambert Rycx, peintre à Anvers, au XVI® siècle (Ec. Flam.).

Il était maître libre de la corporation de Saint-Luc en;45.58, et épousa, la même année, l’arrière-petite-fille dutcélèbre Rogier Vander Weyden. Son nom est cité pour la dernière fois en 1561.

AERTTINGER (Karl-August), porlraiiiste et peintre militaire allemand, né à Munich, le 17 avril 1803, mort /e 30 aari7 1876 (Ee. Ail.).

11 acquit ses premières notions artistiques à l’école d’Augsbourg, avec Klemens Zimmermann, puis il fréquenta, de vingt à vingt-cinq ans, l’Académie de Munich; il travailla aussi à Paris, vers 1830. Il eut une certaine renommée comme portraitiste, mais il abandonna ce genre de peinture pour les scènes militaires.

AESGO, peintre, florissaii en Frise à la fin du xiv'sièc/e et au commencement du xv“ siècle (Ec. Hol.).

II était frère laïque de l’abbaye de Lidlum (Frise) et il y travailla aux peintures de l’autel entre 1386 et

AESSLINGER (Hans), sculpteur à Munich, vers le milieu du xvi® siècle (Ec. Bav.).

Il sculpta le tombeau de l’archevêque Michael de Salzburg, achevé en 1588. Il est connu comme ayant été le maître d’Arnhof, en 1571 ; son portrait se trouve dans la collection de l’archiduc Fernand, de Tyrol. AESSLINGER (Ulrich), peintre à Munich, travaillait vers l’an 1500 (Ec. Bav.).

Nagler lui attribue, à tort, le monogramme UNE, découvert en 1516. On croit qu’il appartient à la même famille que le peintre bavarois Hans Aesslinger et les sculpteurs Hans et Lienhardt Aesslinger.

Monogramme d’un graveur à l’eau-forle qui, selon Ch. Le Blanc, florissaii en Italie à la fin du XVI® siècle (Ec.îtal.).

I! a laissé 80 planches numérotées, représentant des vases.

AETHELWOLD, miniaturiste anglais, florissaii de 724 à 740 (Ec. Ang.).

Il était évêque de Lindisfarne et on le considère comme l’auteur des miniatures qui ornent la plus ancienne des Bibles anglaises (Durhambook), conservée au « British Muséum ».

AETHELWOOD, eccZèsi'asfigue du x« siècle (Ec. Ang.).

Cet évêque de Winchester, comme beaucoup de princes de l’Eglise, a dû être un artiste exécutant lui-même. Winchester fut le centre le plus important de l’art en Angleterre. Aethelwood en fut évêque de 963 à 984. La Bénédiction d' Aethelwood, en possession du duché de Devonshire, le chef-d’œuvre des miniatures du couvent de Newminster à Winchester, au x® siècle, est l’œuvre du moine Godemann.

AETHERIUS, peintre miniaturiste anglais (Ec. Ang.).

Sa mort est enregistrée au British muséum. D’après les caractères de son écriture, il faut mentionner cet artiste, qui fut moine de l’abbaye de Westminster, parmi les peintres miniaturistes anglais les plus importants des X® et xi® siècles.

AETION, peintre grec de la fin du iv® siècle cwant J.-C.

Pline a fait mention de lui et Lucien le cite, en même temps qu’Apello, |iarmi les peiinres les plus remarquables pour le mélange et l’emploi des couleurs. Un remaripiable tableau d’Aotioii, représentant le Mariage d' Alexandre- avec Boxane, fut exposé aux Jeux Olympiques et lui valut la main de la fille de Proxenidas. On rapiiortc que, d’après la seule description de ce tableau par Lucien, Raphaël exécuta pour la Villa Borghèse, à Rome, une fresque le reproduisant. AETTERLI (Etterli, Gylian), sculpteur, graveur sur pierre el architecte suisse, florissaii à Fribourg de 1498 à 1509 (Ec. Suis.).

Il travailla à la chapelle tombale de saint Nicolas (Fribourg) et sculpta en 150 les fonts baptismaux de l’église de Guin (canton de Fribourg).

AEXII. Voir Alexis.

Monogramme d’un graveur du com-

mencement du xvi® siècle, cité par ic-' Barlsch et Brulliot {Ec. Ital.).

* A J t)n connaît de lui La Poésie,

copie d’une planche de Raimondi, d'op. Raff. Sanzio, et V Enfanl ailé à cheval.

AFANASSJEFF, Afanassi, Aîanassjewitsch, graveur enll taille-douce, né le 16 février 1758, morl en 1800 (Ec.'l Rus.). il

Il étudia avec B.-L. Henriquez, à l’Académie de Saint-Pétersbourg, plus tard avec S.-F. Ivanoff. Sa pre-' mière œuvre fut La Fillette à la poupée, d'après i Greuze, en 1774. Après avoir quitté l’Académie il fut employé dans l’administration (1783-1784), et il finit' i par devenir laquais. |

AFANASS.JEFF (Aîanassii), ffcauetir en taille-douce, lra-\ vaillait entre 1809 et 1826, à Moscou (Ec. Rus.).

Il appartint à l’école des estampes de l’imprimeur et collectionneur moscovite, P.-P. Beketoff, et exécuta, sous la direction de J. Rosanoff, N. -Z. Sokoloff et A.-.J. Ossipoff, une série de portraits des Russes célèbres. Ces portraits,au nombre de 300, furent publiés entre 1821 et 1824, en trois volumes.

AFANASSJEFF (Alexandre-Gawrilowitsch), graveur en taille-douce, à Moscou (1816-1856) (Ec. Rus.).

II est l’auteur des portraits des 66 empereurs qui régnèrent de Rurick à Nicolas I'®, de celui du général Tormasoff, mort en 1819, et de 30 reproductions de paysages, d’après les maîtres étrangers, exécutées pour un journal, le Télégraphe de Moscou, 1825-1830. AFANASSJEFF (Konstantin-Jarovolewich), graveur, né à Saint-Pétersbourg, vers 1793, mort en 1857 (Ec. Rus). Afanassjeff fut le premier artiste russe qui grava sur acier et la netteté de sa taille, la sûreté de son burin lui méritèrent une place distinguée parmi les artistes de son pays. Il avait vingt ans quand il entra à l’Académie de Saint-Pétersbourg. Il y étudia sous Klauber et Utkin. Ses débuts paraissent avoir été difficiles ; cependant, i en 1818, durant un séjour qu’il fit au château de Pawlowsk, il grava plusieurs paysages pour l’album de l’impératrice douairière Maria Feodorowna et il obtint un très grand succès. A son retour à Saint-Pétersbourg, : les commandes lui vinrent en si grand nombre qu’il avait grand’peine à y satisfaire. Afanassjeff excellait dans les portraits. Il fut nommé membre de l’Académie , en 1839.

AFANASSJEFF (Peter), peintre russe, à Nijni- Novgorod, au xvii® siècle (Ec. Rus.).

Il fut appelé à Moscou, avec d’autres peintres, pour y décorer les murs de l’église du Rédempteur. A son retour, il aida Markoff à exécuter une série de figures ‘ de saints pour le patriarche d’Antioche, Markarius. AFANASSJEFF {Wassilii), peintre, travaillait à Moscou au XVII® siècle (Ec. Rus.).

Il fut chargé de la direction artistique des peintres religieux occupés aux décorations murales du couvent de Sarwinski ; en 1669, il remplit la même fonction au couvent de Kolomine, et exécuta ensuite plusieurs peintures décoratives dans les appartements du Tsar, à Moscou.

AFESA (Pietro), dit délia Basilicata, peintre, vivait à Naples vers le milieu du xvi® siècle (Ec. Ital.).

On ne sait pas quel fut son maître. Il vint à Naples et prit un rang honorable parmi les excellents peintres qui y vivaient alors. Il devait son surnom à sa provipce natale. Il fut chargé de décorations dans les édifices publics. On cite notamment, son Assomption dans la chapelle du couvent de Marsico Nuevo, tableau d’autel d’un grand mérite.

AFFANNI (Garibaldo), sculpteur, né en 1862, mort à Parme en 1891 (Ec. Ital.).

A peine âgé de quinze ans, il exposa deux statuettes qui furent très favorablement jugées par les critiques.

Il sculpta, au cimetière de Parme, en 1887, le tombeau d’Anette Ceresini, qu’il orna d’un beau portrait de la morte, exécuté en relief. Il mourut malheureusement avant sa trentième année.

AFFANNI (Ignazio), peintre, né à Parme, le 22 mars ' 1828, mort le 29 juilllet 1889. (Ec. Ital.).

Il fut l’élève de Callegari, de Gaibazzi et de Scara- : muzzo, et reçut le prix de Rome de l’Académie de Parme . pour son tableau ; Raphaël présenté par Ferrante au pape j Jules 11. Son art s’étend à tous les genres ; il est l’auteur de plus de 400 tableaux religieux, historiques ou allé- I ' goriques, dont plusieurs se trouvent dans les galeries : publiques. Après un séjour de plusieurs années à Milan, 1 1 il revint mourir près de sa ville natale, dans la «maison des pauvres » de Borgo Saint-Donnino. La Galerie I ■ antique et moderne de Florence conserve de lui un ' tableau : L'aumône secréte.

AFFEITA (ou Afîaita Isidore), dessinateur, vers 1657 , (Ec. Ital.).

Il passa la plus grande partie de sa vie en Pologne, où il prit part, comme ingénieur, aux guerres contre la Suède et la Russie. On a de lui un plan du siège dei! Cracovie par les Suédois (16571, conservé à Vienne. |

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FFELTRANGER (Jean), peintre, né le 22 avril 1874 à 7'oss, canton de Zurich (Suisse), travaillant à Winterthur au xx' siècle (Ec. Suis.)-

Aft'eltranger étudia chez le Prof. Léon Petna, à Win- :rthur et, à partir de 1899, travailla à 1 Académie de lunich. 11 exposa à Munich en 1909 une toile : Encoi- ■xure.

FFLECTK (Edouard-Louis), peintre et graveur, né à Agr (Ecosse), en 1874 (Ec. Eeos.).

Elève de Jules Lefebvre et de Tony Robert-Fleury, exposé au Salon de 1905, à Paris, une toile: Vieux imarades, et deux eaux-fortes : Monireuil-sur-Mer

I L'Oratoire, à Paris. S’adonne surtout à la gravure, il produit notamment des vues d’Edimbourg, de Paris, e Rome, de Venise; cette dernière cité paraît l’avoir articulièrement retenu. On cite parmi ses eaux fortes : ■e château d’ Edimbourg; Notre-Dame de Paris; La alhédrale de Beauvais; Le château Saint-Ange, à Rome; ,e tombeau des Scaligers; Intérieur de Si-Marc; Grand ■ anal; L’église St-Marc; L’église de la Salute, sur le quai es Esclavons, à Venise. M. Andrew Affleck a pris part

' l’Exposition de Bruxelles avec trois eaux-fortes. Le I rusée Simu, à Bucharest, conserve de lui une épreuve ' e son estampe : Cathédrale de Beauvais.

■ iFFLECK (William), peintre et aquarelliste anglais,

) travaillant à Londres aux xix'-xx® siècles (Ec. Ang.).

I II exposa d’abord à Londres, en 1890, à la Royal nstitution, ensuite à la Royal Academy, de nomreuses aquarelles représentant, en général, des payrges de printemps et d’automne ou des fleurs. M. W’ilam Affleck peint aussi des scènes de genre, comme le rouve son tableau de la Royal Academy, en 1908; dglle d’été, et celui de l’Exposition de Derby, en 1909 : ’,n attendant le train.

Prix. — Paris. Vente 13 février 1909 : Homme bêlant des pommes de terre : £18 18s.

FFONSO (Jorge), peintre portugais, florissait vers 1508

(Ec. Port.).

II fut peintre à la cour du roi Manoel en 1508 et, vers jl29, à la cour du roi Joao III. Il vécut à Saint-Do-

lingue et fut le beau-frère du peintre Francesco Hen- ‘ ques.

. FFONSO (Laurenço), sculpteur portugais, du xiv® siècle (Ec. Port.).

Il travaillait, vers 1399, à la construction du couvent es Carmélites de Lisbonne, pour le compte du connéible Pereira et jouissait d’une certaine célébrité. FFRE (Paul), peintre de portrait, travaillant à Paris au XX® siècle (Ec. Fr.).

A exposé un Portrait de jeune femme aux Amis des rts de Versailles, en 1908.

IFFRY (Adèle d’), (duchesse de Castiglione-Colonna, dite Marcello), née à Fribourg (Suisse), le 6 juillet 1836, morte à Castellamore, en 1879 (Ec. Ital.).

Cette artiste séjourna longtemps en Italie et à Nice, ù elle étudia le dessin chez Fricero. Pour la sculpture, lie reçut les conseils d’Imhof, artiste suisse établi à tome. A Paris, elle travailla dans l’atelier de Madame

I.efèvre-Deumier. Ses premières œuvres, exposées au alon de 1863, furent très admirées. Entre autres, n cite une statuette du compositeur Liszt, les bustes e l’impératrice Eugénie, de Thiers, de l’impératrice Jizabeth d’Autriche, et plusieurs œuvres vues en 1865, 869 et 1870, notamment une Gorgone, une Bacchante I itiguée et une Pythie.

iFFRY (Louis- Auguste- Augustin, comte d’), graveur et diplomate, né à Versailles le 28 août 1713, mort le 10 juin 1793 (Ec. Fr.).

Le comte d’Affry a buriné de petites estampes repréentant des paysages.

iFDJGER (Bernhard), sculpteur né à Nuremberg, le 6 mai 1813, mort à Berlin, le 25 décembre 1882 (Ec. AIL). ^

Fils d’un pauvre artisan, il dut, dès son jeune âge, et ■lalgré ses aspirations artistiques, exercer avec son père métier de tisseur. Traversant son pays, en qualité (ouvrier, après quatre années d’apprentissage, il parrnt à se faire admettre dans une fabrique d’argenterie e Nuremberg: il en profita pour fréquenter l’école d’art e cette ville et travailla d’après les modèles du moyen ge. Enfin, lorsque Rauch vint à Berlin, en 1840, il evint son élève et, sous sa direction, se perfectionna 1 empiètement. Sa première œuvre notoire fut un grand hrist de pierre, exécuté en 1842 pour l’église de Dinelsbühl, mais on admire surtout sa statuette de l’ac- .'ice Rachel, commandée par Guillaume II pour l’île du aon, près Potsdam.

IFDîGER (Nikolaus), graveur en taille-douce, né à Nuremberg, le 20 décembre 1818, mort le 10 octobre 1852

(Ec. AU.).

Frère de Bernhard Afinger. Il fournit les illustra-

tions deplusieurs ouvrages, mais ses œuvres n’ont qu’une importance secondaire On croit que le graveur N. Afinger, dont la présence est mentionnée à New-York en 1850, n’est autre que lui. Il mourut, tué par un de ses parents.

APOLTER (Gustsiv), lithographe, né à Sololhurn le 27 février 1817, mort le 29 novembre 1851 (Ec. Suis.). On cite de iui une planclie, portrait de Martin Disteli, d’après Ziegler, dans la collection de gravures à l’Institution polytechnique de Solothurn.

AFRIAN. Voir Alîiau oii Arîian.

AFRIN (Bartolomeo), peintre italien du xvii® siècle (Ec. Ital.).

Membre de la corporation des peintres de Padoue.

Monogramme d’un graveur ou édileur italien, cité par Brulliot (Ec. Ital.].

On suppose que cet artiste était élève de M. .\. Raimondi; on cite do lui : La Vierge, tenant l’Enfant Jésus, et couronnée par deux anges.

AGABITO AGALUTÏ (Pietro-Paolo), peintre, sculpteur et architecte, né à Sassoferrato, florissait de 1511 à 1540, mort à Cupramonte (Ec. Ital.).

Cet artiste alla s’instruire à l’école des grands Vénitiens. On ne sait pas s’il fut l’élève de Lorenzo Lotto, mais il est certain qu’il s’inspira de la conception artistique de ce maître. Les églises de sa ville natale sont décorées de nombreuses peintures d’Agobito. Santa Maria del Pano possède La Vierge entre sainte Catherine cl saint Jean-Baptiste et une autre peinture signée Petrus Paulus Agalité di Sassoferrato MDXV IIP. Cependant le tableau d’autel représentant La Vierge et l’ Enfant Jésus, qu’il peignit à l’église du Padri Reformati, près de Jesi, est considéré comme son chefd’œuvre.

AGABITO ou Agapito Veit (Vitto), peintre d’Italie ou de Dalmatie, vers 1731-1740 (Ec. Ital.).

Auteur d’unepeinture de la galerie du cardinal Fesch; L’ Adoration des bergers, datée de Rome en 1732. AGACHE (Alfred-Pierre), peintre,

né à Lille le 29 août 1843 (Ec. At'-ACHL'.

Agache fut destiné par sa famille à l’industrie, mais sa vocation pour les Arts lui fit abandonner cette voie. Il se consacra d’abord à des études musicales assez approfondies. Un voyage en Italie lui donna le goût delà peinture. Il s’enthousiasma pour les grands classiques italiens et commença ses études que vinrent interrompre les événements de 1870. Il rentra en France et fit toute la guerre sous les ordres de Charrette. Il partit ensuite pour l’Egypte et de là gagna les Indes et le Japon, travaillant sans cesse à perfectionner sa manière. Rentré en France, il fut élève de Pluchart puis de Colas à l’Académie de Lille. Mais ses études, en Italie lui semblaient incomplètes, il revint dans les Musées de la Péninsule copier les maîtres de la grande époque classique. Enfin, sûr de lui, après treize années d’études il donna en 1880 son premier tableau : Paysage dans les Flandres. Mais il s’orienta bientôt vers la peinture décorative qui lui valut très vite une réputation avantageuse. Ce qu’il faut louer chez Agache, c’est à la fois l’ampleur de conception de ses toiles, toujours très philosophiques, et l’exactitude de son dessin. Nui plus que lui ne mérite de se voir appliquer le mot de « probité artistique » dont parlait le maître Ingres. Ses œuvres principales sont : Les parques (ment, hon., 1882); Elude de femmes (Musée DE V.xLENCiENNEs); Sibylle; La Fortune (3® méd., 1885 ; Musée de Lille); Enigme (Musée de Rouen); L’ Annonciation; Vanité; Le Vieux conquérant (Musée du Luxembourg); L' Epée; Le secret, etc. (Médaille argent, Exp. Univ., 1889); La Loi; La Justice défendant le monde; La Loi, Exposition de Bruxelles, 1910.

M. Bouciieny de Grandval.

AGAMEMNONE di Francesco, peintre pérugien, du XV® siècle (Ec. Ital.).

Mentionné pour avoit fait partie de la corporation des peintres de la Pérouse.

AGAPIC (ou Gapic), peintre, né vers 1540 dans Vile de Cherso (Ec. Ital.).

Il vivait à Rome vers 1562-1576. On a de lui un grand Saint Jérome, daté de 1563, peint pour le collège illyrique.

AGAR (Miss), peintre aquarelliste, travaillant à Londres au XX® siècle (Ec. Ang.).

A pris part à l’exposition de Derby en 1909 avec : Le vallon des rhododendrons à Kew, aquarelle.

AGAR (Charles d’), pein ire français, né à Paris en 1669, mort au mois de mai 1723 (Ec. Fr.).

Il était fils de Jacques d’Agar ; il passa sa jeunesse en Angleterre et ce furent des graveurs anglais ; J. Simon, John Smith, et George White, qui reproduisirent les

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nombreux portraits peints par lui, notamment ; Le comie de Slrafforl; Anne, comtesse de Sunderland, Simon sc.; François Cornaro-, Besseij, comtesse de Bochefori; Olivier Sanson-, Anne Walson, Smith, sc. AGAR (Jacques d’), peintre, né à Paris en lé40, mort

à Copenhague en 1715 (Ec. Fr.).

11 fut l’élève de Simon Vouet et débuta comme peintre d’histoire. Soit que les commandes de ce genre fussent rares ou que le jeune artiste préférât le portrait, il ne tarda pas à abandonner la grande peinture pour ce dernier genre. Son succès y fut très grand. En 1675, il était admis à l’Académie et, peu après, le brevet de peintre du roi lui était accordé. La plus brillante carrière semblait s’ouvrir devant ce bon peintre : la Révocation do l’Edit de Nantes vint tout remettre en question. Agar étant protestant fut e.xclu de l’Académie, son emploi à la Cour lui fut retiré et il dut quitter la France sans esprit de retour. Il trouva un asile et un accueil chaleureux à la Cour de Danemark, où le roi Christian V l’avait invité. Agar fit dans la suite un voyage en Angleterre et fut non moins bien reçu par la reine Anne. Les portraits qu’il exécuta des personnages les plus éminents obtinrent un grand succès. Le portrait de l’artiste, exécuté par lui-même sur l’ordre du roi de Danemark, est à la galerie de Florence. Hubert Schaten a gravé d’après lui le portrait de Christian V , roi de Danemark. E.B.

AGAR (John-Samuel), peintre et graveur anglais, flo-

rissait au commencement du xix® siècle et vivait

encore en 1835 (Ec. Ang.).

Il peignait le portrait et prit part aux expositions de la Royal Academy de 1796 à 1806. Il fut président de la société des graveurs anglais.

Œuvre gravé. — Lord Wyndharn Grenville, d’ap. Orven. — Costumes de Dames (Collection de 489 pl. gravées en couleurs, d’ap. les dessins de T. Uwins). — La princesse Amélia, d’ap. Mrs Mee. — Francis, 5' Duc de Bedford, d’ap. Richard Westraacott. — Caroline, Duchesse de Marlborough, d’ap. Reynolds. — Frances Anne. Marquise Camden d’ap. Reynolds. — Anne, Comtesse de Charlemont, d’ap. Mrs Mee (pointillé).— Charlotte, princesse de Galles, d’ap Charlotte Jones. — .Mrs Duff, d’ap. Cosway, au pointillé. — Sir Astlejj Plaslon Cooper, au pointillé, d’ap. Wivel. — Ladg Catherine Heaihcote, au pointillé, d’ap. Anne Mee. — Elisa O’Niel en Bohémienne avec un enfant, d’ap. Cosway. — Sir Francis Page, burin, par C. Vertue. — Francis, comtesse Talbot, d’ap. Robertson. — La Laitière, d’ap. Cosway, au pointillé. — Euliole H.-L., nu burin, d’ap. Lawrence. — Première rencontre de Henri VI II avec Anne Boleijn, d’ap. Uwins. — Ladg Ilamilton, d’ap. Mée. — George IV, duc de Alarlborough, d’ap. Cosway. — Le roi et la reine de Suède (en couleurs).

Prix. — Londres. Vente du 21 décembre 1908. Gravures (en couleurs) : Une dame eti laitière: S.I. — Une dame en bohémienne : £9 19s. 6d. — Georges IV, duc de Malborough : £1 15s. — V‘« du 2 mars 1909 : Qu’esi-ce que c’est. Mère : £8 8s. — V' du 14 juin 1910 ; Mrs Buff (en couleurs) ; £43. — Mrs. Undg (par Bartolozzi) : George I V, duc de Malboroug, d’ap. Cosway : £5 5s. — Ladg Cocherell en Bohémienne. — Une Dame en laitière, d'ap. Cosway : £11 Us. — Ladg Heatchote : £10 lOs. — Mrs Merrg, par Cardon. — Airs O’ Neill en mendiante, d|ap. Cosway : £3 13s. Gd. — La Princesse de Galles, d’ap. Joncs. — Vénus et Enée, d’ap. Kauffman, par Ryder. — Musidora, d’a|). Ilamilton. — Dorothée, d’ap. Clarke, par Say ; £3 13s. Gd. — Pari;, 1897. Vente Sieurin : Louis XVI et sa famille : 20 fr. — 1894. V‘® X..., II janvier : Airs Duff : 19 fr.

AGARD (Charles), peintre français, né à Nonlron

(Dordogne), xi.x'-xx' siècles (Ec. Fr.).

Ses tableaux, exposés aux Indépendants en 1900, 1901, 1907 et 1909, possèdent de remarquables qualités de luniière et dénotent une personnalité marquée. On men lionne de lui : Soleil d’automne et Le petit village de Bennecourl. On cite encore : Les pommes (Salon 1906) et Les frais ombrages (Salon 1910).

AGAS, graveur, probablement anglais (Ec. Ang.).

On le cite pour un Portrait de John Alalhieu, gravé par lui.

AGASIAS I, sculpteur grec.

l'ils de Dositheos d’Ephèse, connu par deux inscriplions dont l’une est lisible sur une statue d’athlète, luamtenanl au Louvre, trouvée à Antiuin au conimen- ■ emeiit du xvn” siècle.

AGASIAS II, sculpteur grec, ii“ siècle av. J.-C.

On le croit [tarent d’Agasias l” (car il était aussi habilaiil, d’Lphèse), et fils de Ménophilas. Quatre inscriptions, découvertes â Délos, indiquent qu’il travailla à l 'exécution de trois monuments élevés à la gloire d’Agara de Délos.

AGASSE (Jacques-Laurent), peintre et graveur, né Genève le 24 mars 1767, mort à Londres le 27 dé' cembre 1849 (Ec. Suis.). j

D’après l’excellente biographie que M. Daniel Baud Bovy a donnée de lui, Agasse appartenait à une richP famille bourgeoise d’origine écossaise; il eut toute facii lité pour développer dans les conditions les meilleure ses goûts artistiques. L’étude des animaux l’occup.j tout particulièrement. Sa rencontre avec le peintr A. W. Topffer et le lithographe F. Massot lui permit d' donner plus de sérieux à ses efforts et il vint à Pari’ compléter son éducation. Le registre de l’Académi' F Royale de peinture mentionne son entrée dans l’ateliei de David à la date du 5 septembre 1787. Il travail!; aussi sous la direction d’IIorace Vernet II était encor à Paris en 1798. Des revers de fortune le décidèrent • accepter les offres d’un riche Anglais, qui l’emmena Londres à la fin d’octobre 1800. 11 vécut d’une exis tence modeste dans la métropole anglaise, se consacran à son art sans se préoccuper de satisfaire le goût di' ' jour. Ce ne fut qu’après un séjour de près de vingt an dans la grande cité anglaise qu’Agasse fut présenté aij Régent. Tout en s’attachant surtout à la représenta tioii . des animaux, genre dans lequel il atteignit à uni ; remarquable habileté, Agasse fit aussi des portraits e ; même de la peinture d’histoire. M. Baud-Bovy cil' entre autres œuvres : Adonis tué par un sanglier Alexandre domptant Bucéphale-, Bomulus et Bemu allaités par une louve; Androclés et son lion. Ses œuvre sont pour la plupart dans des collections anglaises. Oi cite dans d’autres genres : Le moi difficile; Le march' de Smilhfield; Le départ pour la chasse; Un intérieui d’écurie (1826); Cour de maquignon. Un grand nombr, , des ouvrages d’Agasse ont été reproduits par la gravur • et la lithographie, notamment un important recuef .■ d’animaux, dû à la pointe de Schenck. M ntionnon i encore deux planches originales ; Moulons, pour u;: ? ouvrage de Ch. Pictet sur les mérinos. E.B 1

Peintures. — Musées de : (Rath, Genève) : Etud ‘1 de cheval bai brun; — Le lieu de récréation; — Chieil de chasse couché; — Etude de cheval blanc;-l t La forge de Lausanne; — Halte devant une ferme;— 1 Marché aux chevaux. — (Genève, Ariana) : Chien dij chasse brun en arrêt; — Chien de chasse couché; — Re j nard en fuite; — Portrait d’une négresse assise sur ui| | rocher; — Ane blanc et âne brun; — Chien terrier couch i dans un bois; — Cheval et chien; — Cheval blanc et soi i cavalier en manteau rouge. — (Bucharest, muséA SiMu) ; Tète de cheval; — Tête de brebis; — Cheval e > liberté. I

AGASSE-LAFONT (Léon), peintre de genre, né à Alt (Tarn), travaille à Paris vers 1907 (Ec. Fr.).

A exposé au Salon d’Automne, en 1907 ; Etud (dessin) et, la même année, envoyait six toiles à l’Expo sition des « Indépendants ».

AGASSIS (Edouard-Louis), graveur, né à Paris (El ' Fr.).

Elève de M. L. Dautrey. A exposé au Salon de 190 ■ une eau-forte ; Octobre, d’ap. Ch.-E. Dubois.

AGASSIS (Joseph-Marius), dessinateur, né à Lyon i 30 janvier 1811, mort à Lyon le 9 juiri 1889 (Ec. Fr.l [ Après avoir pris quelques leçons de dessin de Trimole;H J. Agassis entra dans une étude de notaire. Il dessin j d’abord au crayon de nombreux portraits d’artiste;* lyonnais, puis commença, vers 1864, à faire des paysage, s au fusain qu’il exposa à Lyon depuis 1873, à Pari!* depuis 1874. Il avait réuni une importante collection I de gravures et dessins qui fut vendue à Lyon en ne^ vembre 1891.

AGASSIS (Mlle Louise). Voir Collomb-Agassis, Mme. i AGATA (Antonio dell), aquafortiste, florissait au xvin siècle, probablement à Venise (Ec. Ital.).

Il tut l’élève de Balestras. On cite de lui deu eaux-fortes; La Charité, d’après Balestras, et Vénus c, Cupidon. j

AGATA (Bonaventura dell), peirüre, travaillait à Arezz, au xviH siècle (Ec. Itil.). i

Mentionné par Zani comme peintre et comme abb de Saint-Clément.

AGATE [Alfred T.), peintre, né après 1807 (Ec. Am.'i Ses portraits miniatures lui valurent un certain re nom. Il était membre de l’Académie de New-York. AGATE (Frédérick-S.), peintre, né à Sparta (Etats-Unis en 1807, mort vers 1835 (Ec. Am.).

Frère aîné d’Alfred Agate. Il fut un des premier, membres de l’Académie des Arts de New-York. Il esii connu comme peintre religieux et d’histoire. Ses ta bleaux : Assomption ; Pieta ; Christophe Colomb et V œu] sont de fort belles œuvres, qui valurent une grande répe tation à leur auteur. • . i

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