‹ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs & graveurs de tous les temps et de tous les paysChapitre 3 sur 271 · DESSINATEURS, GRAVEURS & SCULPTEURS · texte numérisé non relu

DESSINATEURS, GRAVEURS & SCULPTEURS

T- Monogramme d'un graveur sur bois, cité par Brulliol comme auteur d'une gravure de La ^ Conversion de Si Paul.

A Monogramme cité par M. Ris Paquol comme celui d’un graveur inconnu ayant Iravailléd’ après les dessins de Frans Floris, vers 1599.

A. A., initiales d’un peintre ei graveur, cité par Bartsch et Defer.

On connaît une œuvre de lui : Le jeune et vieux Bacchant, copie en contre-partie de l’estampe de Marc- Antoine.

• » . Monogramme d’un graveur à l’eau-for e de la fin ^ du XVII® siècle, cité par Brulliol.

' On lui est redevable d’un feston de fleurs et de fruits, probablement à l’usage des orfèvres.

Monogramme d’un graveur sur bois, cité par Bartsch et Brulliol.

On connaît de lui deux œuvres: St Jérôme et Les Trois Grâces, d’ap. le Maître à l’oiseau.

AA (Dirk van der), peintre et décorateur, né à La Liage en 1731, mort en 1809 (Ec. Hol.).

Il fut d’abord élève de J.-H. Keller, puis de Gerrit Mes. Il possédait une remarquable facilité de composition et de travail, et de sérieuses qualités de coloriste et de dessinateur. C’était tout ce qu’il fallait pour taire un décorateur. Plus tard, il s’associa avec son ancien maître Gerrit Mes. La décoration des panneaux de voitures était alors fort à la mode ; les deux artistes se firent dans ce genre une grande réputation. On cite,

I parmi les décorations importantes de Van der Aa, une pièce dans la maison du baron de Heeckeren, à La Haye. On cite encore la décoration qu’il fit pour l’entrée I triomphale de Guillaume IV à La Haye, le 9 novembre ' 1768, dont la gravure e.xiste. Il réussissait particulière- • ment bien les groupes d’enfants. Van der Aa vint en France et résida à Paris pendant plusieurs années.

‘ Son caractère aimable y facilita sa réussite. On cite j parmi ses élèves son neveu Jacob Aa, Evert Morel,

1 Louis Moriz, Wolff.

I AA (Hillebrand), peintre du commencement du xviii®

I siècle, mort à Leyde le 4 janvier 1742 (Ec. Hol.).

I Parent, probablement, de Pietersz Boudewyn et I d’Hillebrand Van der Aa. Il fit son apprentissage dans le commerce de la librairie, mais il cultivait en même temps les beaux-arts, car il fut admis dans la corporation des peintres de Leyde le 28 septembre 1707. On croit qu’il convient de lui attribuer les dessins du titre gravé par J. Van Aveele, en 1724, pour une édition de Cicéron.

; AA (Hillebrand van der), sculpteur et graveur, né à Leyde en 1659 ou 160, mort vers 1722 (Ec. Hol.).

1 Son père, le sculpteur Boudewyn Pietersz Van der Aa,

! fit son éducation artistique. Il se maria deux fois, à peu d’intervalle, la première fois le 13 mai 1683 avec Maria Bodde, et la seconde, le 23 juin 1684. Comme graveur, il travailla surtout pour son frère Pieter Boudewin Van der Aa, libraire et imprimeur de la ville de Leyde, et produisit des estampes assez médiocres. Hillebrand visita les Indes, et en 1722 il résidait à Batavia. Daniel Stoopendael a gravé la statue d’ Erasme \ due au ciseau d’Hillebrand van der Aa.

AA (Jacob van der], peintre, né à La Haye dans la seconde moitié du xviii® siècle, mort dans la même ville en 1776

(Ec. Hol.).

I' fut l’élève de son oncle, le peintre décorateur Dirk Van der Aa. Il peignit le portrait et on le trouve inscrit en 1769 sur le registre de la corporation des peintres de La Haye. Il fit un voyage en Italie et y séjourna deux ans. 11 était fort jeune quand il mourut.

AA (Pieter Boudewyn Van der), graveur et éditeur, du commencement du xviii® siècle, établi à Leyde de 1700 à 1750 (Ec. Hol.).

Le Blanc dit que cet artiste-négociant publia plusieurs catalogues de son fonds, notamment un en 1715. Sa marque commerciale était un enfant sciant une pierre, avec ces mots : Tempere et Induslria. On cite de lui 218 planches, comprises dans les séries suivantes : Principum et lllustrum quorundam Virorum... imagium, suite de 97 gravures. — Habillements de plusieurs nations, suite de 119 numéros, plus le frontispice,— La ville de Londres, 1 planche.

Monogramme d’un graveur probablement /f of, allemand, mentionné par Brulliot. Ce / monogramme que l'on lit généralement

A. A. B. peut également être interprété comme M. B.

On cite de lui un cartouche tenu par deux aigles, surmonté d’une tête de bélier.

AACHEN (Johann von), ou Aach, peintre, . né à Cologne en 1552, mort à Prague le /Il LJ 6 janvier 16l6 (Ec. AU.). C J J ,

Cet artiste prit son nom de la ville d’Aachen (Aix-la- Chapelle), lieu d’origine de sa famille et où était né son père. Les remarquables dispositions dont, très jeune, il fit preuve pour le dessin, le firent placer à l’âge de 16 ans chez Jerrigh, peintre flamand, qui était venu s’établir à Cologne, et à qui son talent avait mérité une juste renommée. Pendant près de six ans, il travailla sous la direction de ce maître, étudiant particulièrement, diton, les œuvres de Bartholomaus Spronghen, alors dans toute sa gloire. Vers 1574 il se rendit à Venise. Ce fut Tintoretto dont les ouvrages le touchèrent le plus profondément et il imprégna son style de la manière du maître Vénitien. Etant venu à Rome, ses tableau.x fixèrent l’attention. Son premier ouvrage, un tableau d’autel représentant une Nativité, pour une chapelle de l’église des Jésuites ; puis le portrait de la célèbre musicienne Madonna Venusta, qu’il représenta jouant du luth, tandis qu’il se plaçait lui-même sur la toile, tenant un gobelet de vin ; enfin celui qu’il exécuta à Florence de la femme poète Madonna Laura, pour ne citer que ces œuvres principales, lui valurent une grande réputation. Après un séjour de quatre années en. Italie, en 1588, il se rendit à Munich où l’appelait Guillaume V, duc de Bavière. Aachen peignit dans cette ville une Résurrection, gravée par Raphaël Sadeler, et Hélène, mère de Constantin, trouvant la vraie croix. Le prince lui commanda également son portrait et ceux de sa famille. Guillaume témoigna sa satisfaction de ces différents travaux par des présents, notamment ur.a chaîne d’or et une médaille du même métal. L Empereur Rodolphe II, qui tenait alors sa cour à Prague, invita Aachen à venir Ty trouver; l’artiste peignit son tableau

DICT. DES PEINTRES

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