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Fig. 82. — Haïe vive palissée en losanges.
gauche, donnent à la charpente l’aspect d’un treillage. On peut, en attachant un peu fortement les pousses à leur point de jonction avec du très petit fil de fer, provoquer la soudure d’un grand nombre de tiges. Les haies qui ont été ainsi disposées sont très défensives' et elles ont l'avantage de ne pas avoir une grande largeur.
Le Paliure, le Buisson ardent, l’Ajonc marin, etc., se propagent par semis opérés à demeure. Le Grenadier, l’Atriplex, le Saule, le Tamarix, la Vigne vierge se multiplient de boutures ; le Houblon, etc., par éclat de pieds.
Soins d’entretien.— Les haies qu’on n’élague pas exigent peu de soins annuels lorsqu'elles ont été bien établies. Suivant les essences qui les composent et les usages locaux, on recèpe les haies défensives et forestières toutes les cinq ou six années. Ce recépage a lieu à la fin de l’automne ou en février, selon les localités. Dans diverses contrées, cette opération est faite à quelques centimètres audessus du sol; dans d’autres, les haies sont rabattues sur elles-mêmes à un mètre environ de hauteur. Le bois qui provient de ce recépage est utilisé comme combustible. Lorsque les haies vives sont sur le bord d’un fossé, on profite de cette opération pour curer la douve ou fossé, recharger de terre l’ados ou le terrier et garnir de plant les endroits vides, ou brèches, ou bouchures qui servent souvent de passage. Chaque année, s’il y a lieu, on arrache les accrus ou plants provenant de racines traçantes.
Les haies qui ne doivent avoir qu’une faible élévation et qui se composent d’Epine blanche, d’Epicéa, ete., sont tondues chaque année avec des cisailles ou au croissant sur leur sommet et sur leurs deux faces latérales. Cette tonte a lieu géné-