HAITI
d’en faire une variété particulière, car dans le livre généalogique (Stud-Book), dernièrement établi sous leur influence, il n’est question, comme populations chevalines de leur pays, que de la variété Flamande de la race Frisonne et de la variété Brabançonne de la race Belge.
C’est en effet à cette dernière race qu’appartiennent les chevaux du Hainaut, et vraiment les différences entre eux et les Brabançons ne se laissent apercevoir souvent qu'avec beaucoup de difficulté. Toutefois il y a, dans l’ensemble de la population chevaline du Hainaut, moins d’uniformité que dans celle du Brabant. La taille et la corpulence y varient davantage. Parmi les Brabancçons, il n'ya guère, sinon pas du tout, de sujets qui ne soient point trop lourds pour être convenablement utilisés à l'allure du trot. Dans le Borinage, au contraire, ces sujets-là sont communs. Ils le deviennent de plus en plus à mesure qu’on se rapproche du sud de la province de Namur. Pour établir la distinction, on pourrait dire que la variété du Hainaut est en moyenne moins lourde que la Brabançonne.
Mais les gros chevaux de cette variété, dont la taille se maintient entre 1,59 et 1",64, ont comme tous ceux de la race Belge, du reste (voy. BELGE), l'encolure courte et fortement musclée, le poitrail large, les épaules épaisses, le dos court, les côtes bien arquées et la croupe arrondie. Leur défaut fréquent est que les articulations des membres manquent de développement et par conséquent de solidité. Il n’en est pas aussi souvent de même pour ceux qui atteignent un moindre poids. La disproportion entre le corps et les membres est chez ces derniers beaucoup moins ordinaire. On en voit, des uns et des autres, de toute robe et aucune ne semble prédominante.
Ces chevaux du Hainaut sont de puissants travailleurs, surtout à l’allure du pas, comme chevaux de gros trait, selon l'expression consacrée par l'usage. Ils sont capables de déployer de grands efforts de traction. Dans leur pays, on les emploie de bonne heure à la culture des champs, et plus tard, quand ils sont adultes ou tout près de le devenir, ils font le service des carrières, des charbonnages et des brasseries, des omnibus et des messageries. C'est pour l’accomplissement des mêmes services qu'on les introduit dans le grand-duché de Luxembourg et jusque de l’autre côté du Rhin, en Prusse rhénane et dans le Palatinat. Le commerce les conduit jusqu'en Bavière, où ils sont fort estimés, et où nous avons eu l’occasion d’en voir plusieurs remplissant les fonctions d’étalons pour les juments de la prétendue race Norique de ce pays. AS:
HAÏTI (géographie). — Grande île des Antilles (voy. ce mot). — Favorisée par le climat et l’abondance des eaux, la production du sol est la principale ressource de cette île, quoiqu’elle y soit très négligée, sauf dans les petites cultures potagères. L'instabilité politique est la principale cause qui s'oppose au développement des grandes entreprises agricoles, naguère prospères. La Canne à sucre n’est cultivée que pour la fabrication du rhum, du tafia et des mélasses dont on se sert comme sucre. Le Caféier donne des produits excellents, mais souvent mal préparés ; le café est néanmoins la principale denrée d'exportation. La culture du Cotonnier n’a pas pu lutter contre celle des Etats- Unis. L’exportation du cacao, provenant surtout des plantations naturelles de la partie occidentale de l'ile, est assez importante.
HALDORSEN (biographie). — Bjœrn Haldorsen, né à Vogsose (Islande) en 1724, mort en 1794, pasteur, s’efforça de contribuer par son exemple et par ses écrits aux progrès de l’agriculture. On lui doit trois petits ouvrages sur l’économie rurale, à l'usage des paysans islandais. Ho,
HÂLE (méleorologie). — Voy. VENTS.
HALES (biographie). — Etienne Hales, né à Bec-