CURE
GAZON MÉLANGE POUR TERRAIN HUMIDE kilogr.
Ray-Grass (Lolium perenne L.)............. 40 Fétuque rouge (Festuca rubra L.).......... 20 Paturin des prés (Poa pratensis L.)......... 45 Paturin commun (Poa trivialis L.).......... 45
Agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera L.) 10 Cretelle des prés (Cynosurus cristatus L.).. 10
Trèfle blanc (Trifolium repens L.).......... 4 MÉLANGE POUR TERRAIN OMBRAGÉ kilogr Ray-Grass (Lolium perenne L.)............. 25 Fétuque hétérophylle (F. heterophylla Lamk) 145 Fétuque rouge (Festuca rubra L.).......... 10 Fétuque ovine (Festuca ovina L.)........... 10 Paturin des bois (Poa nemoralis L.)....... : 40 Paturin commun (Poa trivialis L.).......... 10
Flouve odorante(Anthozanthum odoratum L.) 5
Une fois que le semis est fait, et l’on ne saurait trop insister sur la nécessité qu’il y a de semer séparément les graines hétérogènes et notamment celle du Trèfle blanc, on doit recouvrir la graine avec du terreau de couche complètement décomposé ou, à son défaut, avec du terreau de compost passé à la claie. Dans tous les cas, cette couverture devra être répandue le plus uniformément possible et présenter une épaisseur d’un centimètre et demi environ. On fait suivre l’'épandage du terreau d'un roulage qui l’applique exactement sur le sol; puis, si le besoin s’en fait sentir, on arrose à la lance en répandant l’eau sous forme de pluie fine. La levée a lieu à des époques très différentes pour les diverses graines employées ; il faut avoir soin de veiller constamment, pendant tout le temps de la germination, à ce que la terre ne se dessèche pas, ce dont on s’apercevrait à la teinte plus claire que prend le terreau quand il est sec.
Quand le gazon couvre bien le sol et qu’il a environ une dizaine de centimètres de long, il convient de procéder au fauchage. Celui-ci doit toujours être fait, pour la première fois, à la faux et non à la tondeuse, qui arracherait en grande partie le jeune plant. Il est bon de ne pas ignorer que le fauchage s'exécutera avec d'autant plus de facilité que l'herbe sera plus humide ; il sera donc nécessaire, pour cette première opération, toujours difficile à effectuer, de la pratiquer le matin à la rosée ou bien peu de temps après un arrosage. Pour les semis d'automne, il est utile de faire un fauchage avant l'hiver ; il débarrassera le gazon d'herbes trop abondantes, qui jauniraient pendant l'hiver et pourraient provoquer la pourriture par places. Il n’y a pas lieu de s'inquiéter des mauvaises herbes dont les graines auraient pu être amenées par le terreau; annuelles pour la plupart, elles seront détruites par le premier fauchage. Aussitôt après le fauchage, on ramasse l'herbe à l’aide d'un râteau fin, et l’on peut avantageusement terminer l'opération en passant sur la pelouse un coup de balai de Bouleau. On termine l'opération par un roulage. Dès que le gazon a été fauché et roulé, il convient de le découper, c'est-à-dire, à l’aide de la bêche, de limiter exactement ses bords par des lignes régulières ; le découpage doit se faire un peu au-déssus du filet ; il sera pratiqué sur le pourtour du gazon, comme aussi sur les bords des corbeilles, des massifs de bois ou des plates-bandes.
Pendant toute la belle saison, les arrosages et. les fauchages devront être le plus fréquents possible. Pendant les chaleurs de l'été, on se trouve bien d’arrosages quotidiens, et même d'installation
sur les pelouses soit de tuyaux percés de place en
place, et qui projettent l’eau toute la journée, soit de tourniquets hydrauliques divers. Quant aux fauchages, on ne saurait les pratiquer trop fréquemment ; on peut, avec avantage, les faire tout les huit ou dix jours, mais, dans tous les cas, il ne faut pas
GAZON
laisser le temps aux Graminées de monter à fleur. Ces fauchages peuvent être pratiqués à la tondeuse, qui donne un bon travail à la condition de répéter le fauchage fréquemment. Une ou deux fois, dans le courant de la belle saison, il est utile de recommencer le travail du découpage, afin d'empêcher les herbes traçantes d’envahir les corbeilles ou les allées et d'en rendre les bords bien nets. S'il se trouve sur la pelouse de mauvaises herbes vivaces telles que Chardon ou Pissenlit, par exemple, il convient de pratiquer un sarclage.
On a longtemps préconisé l'emploi de plantes fleuries destinées à ornementer le gazon, telles que Pâquerettes, Crocus, Golchiques, etc. Cette pratique est complètement abandonnée de nos jours ; l’effet produit par un tapis vert sans mélange de couleur est bien plus agréable à l'œil et rehausse mieux la valeur des fleurs employées dans les corbeilles.
Toutes les fois qu'il s’agit d'obtenir un gazon qui produise tout de suite tout son effet, comme cela a lieu dans des expositions ou des concours, ou bien quand on veut gazonner des terrains très en pente, il est impossible d'employer le semis. On se sert alors du procédé par placage. I] consiste, après avoir bien préparé le sol et l’avoir complètement aplani, à y appliquer des plaques de gazon, que l’on découpe uniformément et que l’on fixe sur le sol pour produire un gazon continu et uniforme. On peut, dans bien des cas, lever ces plaques de gazon dans des prés ou le long des routes ; mais, toutes les fois qu'il s’agit d'établir un gazon à effet durable, il est préférable de créer préalablement un gazon sur un terrain plan et d’y lever, au moment du besoin, des plaques formées d’herbes choisies. La levée de ces plaques se fait le plus généralement à la bêche; on commence par pratiquer sur la surface des coupures régulières, faites soit à l’aide de cet instrument, soit au moyen de la roulette à gazon, qui est une sorte de disque tranchant sur ses bords et muni d’un manche solide sur lequel il est fixé par son centre. On trace ainsi des lignes longitudinales, puis transversales, de façon à limiter des parallélogrammes ayant environ 25 centimètres sur un sens et 40 centimètres sur l’autre ; puis, à l’aide de la bêche, que l’on passe en
dessous, on lies enlève en plaques avec un peu de
terre, et en leur donnant une épaisseur de 5 à 6 centimètres. En Angleterre, on établit des gazons provisoires en plaçant, à la profondeur qui vient d’être indiquée, une couche de menue paille ; il en résulte que la levée du gazon se fait avec la plus grande facilité, aussi la pratique-t-on souvent, non pas par plaques, mais par longues bandes que l’on roule sur le terrain pour les dérouler à l’endroit voulu.
Le placage se fait en appliquant sur le terrain côte à côte, les plaques ou les bandes, et en les battant à l’aide d’une batte plate, pour les faire adhérer au sol. Quand la pente est forte, il est utile de maintenir chaque plaque au moyen d’un piquet que l’on enfonce complètement, afin d'éviter qu'il ne gêne lors des fauchages ; aussitôt après l'application, on arrose fortement.
Fréquemment on se sert de gazon pour faire des bordures. On donne à celles-ci une largeur variable suivant l'importance du jardin ; mais, dans tous les cas, la largeur minimum est de 30 centimètres environ. Tout ce qui a été dit, au sujet de la création et de l'entretien du gazon, s'applique exactement aux bordures que l’on peut créer soit au moyen de semis, soit par placage.
Les gazons peuvent occuper le terrain plusieurs années sans qu'il soit besoin de les semer à nouveau; cependant, dans les petits jardins, où l'on tient à avoir des pelouses très uniformes, on fait le semis chaque année. Si le gazon est conservé plusieurs années, il convient de lui appliquer des soins divers, afin de l'avoir toujours en bon état. Souvent