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Bibl. — Fabri, Le sagre memorie, 1. 1, p. 65 ; Beltrami, // forestière istr.uito, 2e édit., 1791, p. 48; C. Spreti, op. cit., 1. 1, p. 271, n. 303; Corp. inscr. lat., t. xi,n. 331.
les bras tendus en avant. Au centre, le Christ debout, semble toucher d'une baguette un objet de forme allongée, posé à terre et que sa mutilation rend difficile
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à reconnaître (voir Dictionn., t. vi, col. 837, n. 164, flg. 5048).
3. Cornaline portant le mot IX0YC en lettres éparses YX0VC (voir Dictionn., t. vi, col. 819, n. 61, lig. 4951).
■î. Jaspe ovale à base octogone. Le bon Pasteur (voir Dictionn., t. vi, col. 833, n. 139, flg. 5024).
5. Cornaline rapprochant les deux symboles chrétiens les plus antiques : deux poissons nageant en sens inverse de chaque côté d'une ancre (voir Dictionn., t. vi, col. 826, n. 99, fig. 4988).
6. Camée et cornaline (voir Dictionn., t. xn, col. 2440, fig. 9132), sur lesquels on lit MNHMONEYE et MEMENTO, avec une main droite qui saisit entre deux doigts le lobe de l'oreille : Est in aure ima mémorise locus l. Dans un Catalogue d'une collection de gemmes antiques et modernes, intailles et camées, objets variés, vente du 16 avril 1923, p. 6, n. 72, on mentionnait un camée antique figurant une main tenant le lobe d'une oreille avec cette légende incrustée en or : CONSTANTIAE IN VTRAQVE MEMOR. Des textes nombreux témoignent de l'usage passé en proverbe de toucher, pour appeler l'attention, le bas de l'oreille de l'interlocuteur — geste familier de Napoléon; plusieurs se souviennent de. ce passage de Virgile * :
Cum canerem reges et prœlia, Cynthius aurem Veïlit et admonu.it.
liibl. — E. Le Blant, Une collection de pierres gravées à la bibliothèque de Ravenne, dans Mélanges d'archéol. et d'hist., t. m, 1883. p. 34-42, pi. i; Rev. archéol., 1883; 7-ïO inscript, de pierres gravées inédites ou peu connues, 1896; H. Leclercq, Manuel d'archéol. chrét., t. n. p. 383, flg. 297.
XLI. Ravenne au xvne siècle. — Une ville telle que Ravenne mériterait un traitement, disons mieux, un hommage particulier. Il appartiendrait à ceux qui vivent dans la familiarité quotidienne de ses monuments admirables de recueillir les impressions qu'ils ont faites aux visiteurs de tous les âges. Do m Mabillon n'en fut pas touché, ce qu'il a vu tient en deux lignes3. Dom Montfaucon fut moins concis, mais nous citerons ici le journal du jeune religieux bénédictin, dom Paul Briois, son compagnon de voyage en 1698 •. « Nous arrivâmes de bonne heure à Ravenne, le 2 septembre; c'est une ville assez grande, mal bâtie, mal peuplée et dont les habitants sont fort pauvres. Nous fûmes aussitôt à Saint-Vital 8, monastère de notre ordre... où nous fûmes fort bien reçus... Nous vîmes d'abord l'église, qui est considérable pour son antiquité; il y a dans le chœur une mosaïque fort curieuse. L'empereur Justinien y est représenté avec ses habits impériaux, le patriarche, accompagné de ses diacres et de ses autres officiers de l'autre côté; on y voit l'impératrice avec une partie de sa cour, tous avec les habits et marques de leur dignité. M. Ciampini avait fait copier ce mosaïque pour le donner au public. On voit dans la même église le puits où fut jeté le corps de saint Vital; dans le jardin il y a une petite église dédiée à saint Celse, où est le tombeau de Placidia et de deux de ses enfants Valentinien et Honorius; on voit dans celui de Placidia sa tête entière.
« Le 3 : nous fûmes voir le monastère de Saint-Romuald, dans la ville, où l'on voit plusieurs pièces de marbre et de porphyre; dans l'église des Théatins, la fenêtre par laquelle le Saint Esprit entra en forme de
1 Pline, Hist. nat., 1. VII, 103. — » Virgile. Eclog., VI, 3. — 3 Mabillon, Muséum it<dicum, 1685, t. i, p. 39. — '11. Omont, Voyage littéraire de Paris à Rome en 1608. Notes de D. Paul Priais, dans Revue des bibliothèques, t. xiv, 1904, p. 3 I. — 6 Montfaucon, Diarium italicum, p. 97; cf. Montfaucon à Bacchini, Ravenne, 6 sept. 1698, dans Valéry, Correspondance inédite, t. m, p. 34. — 'Diarium italicum.
colombe, les évêques étant assemblez pour une élection; et se vint placer sur la tète de celuy qui devoit être élu. Il y a, dans la même église, le batistère des Ariens. Nous fûmes à la place.... et à la cathédrale. C'est une église assez grande, mais mal ornée et qui n'a rien de digne d'une métropolitaine; l'abside est ornée d'une mosaïque fort belle. Il y a proche de la chaire une espèce de tribune de marbre blanc, fort ancienne et d'une forme particulière. On y lit 6 :
Hune purijum fecit.
« Il y a en relief quatre rangs d'animaux, des pigeons, des canards, des cerfs et des poissons '.
« De l'église nous fûmes aux chartriers, où on nous montra une charte accordée par Pascal II à l'Église de Ravenne; elle est sur de l'écorce, en caractères lombards 8. Il y a dans la chapelle ouest le Saint-Sacrement... Le soir, nous fûmes à l'église des chanoines de Saint- Jean-de-Latran... dans la sacristie, on conserve un gros vase de porphyre, qu'on dit avoir servi aux noces de Cana (voir Dictionn., t. vm, au mot Kefr- Kf.nna).
« Le 5. Le lendemain matin, nous retournâmes encore au chartrier de la métropole. Le soir, nous fûmes en carrosse... voir la rotonde. C'est un mausolée, de forme ronde, bâti de fort bonnes pierres par le commandement d'Amalasonte pour son père Théodoric; le corps de ce roy étoit dans une urne de porphyre, placée sur le haut et au milieu de ce petit dôme. Ce qui est de surprenant, c'est la pierre qui couvre cette chappelle, qui a trente-huit pieds de diamètre et 15 d'épaisseur; l'urne de porphyre est tombée et elle est présentement enchâssée dans le mur d'un ancien palais, qu'on dit être celui de Théodoric.
« Le 6. Nous fûmes voir ce qui nous restoit encore à voir; nous vîmes le baptistère des catholiques, qui est orné d'une fort belle mosaïque. C'est un bâtiment de forme presque ronde, on s'en sert encore; la cuve est fort large... Le soir nous fûmes en carrosse voir le fameux monastère de Classe* : c'est un lieu présentement abandonné : l'église est grande; la mosaïque de l'abside est d'une très belle conservation. Sous le grand autel est le corps de saint Apollinaire... 10 »
Et, cela fait, le lendemain, Montfaucon et son confrère partent pour Lorette.
Ceci n'est qu'une indication, notée au passage, et ce n'est pas la seule. En 1852, un archéologue à l'intelligence ouverte, l'abbé Crosnier, de Nevers, consigne des impressions et des remarques dans son « Avez-vous vu Ravenne? » " où tout n'est pas à négliger, sauf l'illustration qui est lamentable; mais cela même montre à ceux qui en douteraient que l'archéologie a cessé d'être un passe-temps pour devenir une science,
XLII. — Bibliographie. — Tomm. Tomai. Historia di Ravenna in-4°, Pesaro, 1574; in-4°, Ravenna. 1580. — Hieronym. Rubeus (Rossi), Historiarum Ravennatum libri decem, pet. in-fol., Venetiis, 1572; édit. altéra, Libro XI aucti et multiplici antiquitalis historia ampliss. locupl. ace. concilia antiqua Ravennatum et index archiepiscoporum Ravennatum. Venetiis. 1589; ibid., 1590; Italicarum et Ravennatum libri XI. in qui bus..., dans Gra'vius-Burmannus, Thesaur. antiq. hist. Rai., t. vu, 1722, lre part.. 7 f., 812 p. — Desiderio Spreti, De urbis Ravennœ ampliludine. vastatione et instaurattone libri très. fol.. Venezia. 15SS. dans Gravais, op. cit.. t. vu, lre part., I Î.-30; trad. ital. par
p. ion. - ' (."est l'ambon d'Agnellus. - • C'est une bulle du pape Pascal I" (819) encore aujourd'hui conservée à l'archevêché de Ravenne. Jaflé-Loewenfeld, Regesta pontif. rom., n. 2551. — » Cf. Mabillon, Muséum italicum, t. 1, p. Il . — 10 Rev. des bibl., t. xiv, 1901, p. 35-36. " Ravenne et ses monuments, dans Bulletin monumental, t. -\\\ . 1859, p. 51 i- 566, 665-891.