SAINT-JEAX-DE VAST-LA-PORTE-LA T1NE. — Église
très ancienne qui fut restaurée par le pape Hadrien Ier (772-795) : ecclesiam B. lannis Baptistœ sitam juxta portam Latinam ruinis prœvenlam... noviter restauravil. Le fait du supplice de S. Jean est affirmé par Tertullien, De prœscripl., t. xxxvi, mais la localisation est postérieure, car la Porte latine n'existait pas au Ier siècle.
Bibl. : LTgonio, Slazioni, p. 293; Panciroli, lre éd., p. 360; 2" éd., p. 667; Martinelli, p. 127; Bruti, vol. xvn (t. xvi), fol. 132-136 (ital.); vol. xn (t. xi), fol. 103-105 (lat.); Nibby, p. 269; G.-M. Crescimbeni, L'istoria délia chiesa di S. Giovanni avanli porta Lalina, titolo cardinalizio, Roma, 1716; Forcella, t. xi, p. 157- 165; Armellini, lre éd., p. 272; 2e éd., p. 520; H. Marucchi, p. 170-172; D. Angeli, p. 188; P. Kehr, Ital. pontif., t. i, p. 108; P. Styger, dans Sludi Romani, 1914, p. 26; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 274, n. 26; [R. Krautheimer, An oriental basilica in Rome, San Giovanni a Porta Latina, dans American Journal of Archœology, 1936, p. 485-495; Kirsch, Titelkirchen, p. 94-96; R. Krautheimer, Corpus basilicarum, t. i, s. v.].
a. uaiatte-balbine. — Titre très ancien qu'on rencontre parmi les souscriptions du concile romain de 595 et dans les notices de Léon III (795-816) et de Grégoire IV (827-844). Le nom de Balbine avait été donné à un cimetière (voir Dictionn., t. n, col. 137- 157) situé entre la voie Appienne et la voie Ardéatine, près du Domine quo vadis, au-desjus duquel il y eut une petite basilique, construite par le pape S. Marc et un cimetière à ciel ouvert. L'église de l'Aventin dut être, de bonne heure, en relations avec celle du cimetière, mais on n'en trouve pas la mention comme « titre » avant S. Grégoire le Grand (590-604). On voit un Gregorius archipresbyter tit. Balbinœ qui souscrit à une bulle de Paul Ier, en 761, pour Saint-Silvestre in capite.
Bibl. : Panciroli, Ve éd., p. 230; 2* éd., p. 679; Martinelli, p. 76; Bruti, vol. xn (tom. xi), fol. 99- 103 (lat.); vol. xvn (tom. xvi), fol. 128-132 (ital.); ! Nibby, p. 118; Forcella, t. vi, p. 327-332; Armellini, j lre éd., p. 146; 2e éd., p. 590; De Rossi, Roma sott., I t. m, 515; Duchesne, au Lib. pont., t. u, p. 43, note 76; j G. Cangiano, Cenni storici del titolo di S. Balbina, j Benevento, 1901; Angeli, p. 60; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 203-204, n. 1; [P. Maranget, La basilique de Sainle-Balbine, Paris, 1931; A. Mufioz, dans Capitolium, 1931, p. 34].
6. saijvtsabas. — Église et monastère très anciens qui se rattachent à l'oratoire de Ste Sylvie, mère de S. Grégoire le Grand. Jean Diacre ( Vita S. Gregorii, 1. I, c. ix, P. L., t. lxxv. col. 66) dit qu'elle demeurait au lieudit Cella nova, quo hactenus famosum s. Sabœ monasterium... constitutum videtur. Le pape Lucius II dans une bulle pour Cluny, du 15 janvier 1145
(P. L., t. clxxix, col. 931 et dans JafFé-Lœwenfeld, Reg., u. 8707), dit que le monastère fut a lemporibus beatissimi papse Gregorii in religione et honeslale fundatum alque magnis et amplissimis possessionibus ditatum. Les moines grecs qui vinrent remplir ce monastère venaient peut-être du couvent de Saint- Sabas à Jérusalem, appelé Laura nova, et donnèrent le nom de Cella nova pour cette raison à leur nouveau monastère. Ce nom de Cella nova ne se retrouve que dans les notices d'Etienne III (768-772), d'Hadrien Ier (772-795) : monasterium s. Sabe qui appellatur Cella nova, et de Grégoire IV (827-844). Le catalogue des vingt abbayes l'appelle S. SabseCetlse novse. Du monastère dépendait une église dont on a découvert quelques vestiges, plus petite que l'église actuelle et décorée en partie au vic ou au vne siècle, qui fut détruite lors de l'invasion normande en 1084. Cette église primitive, dont on a retrouvé l'abside, n'avait qu'une nef et se trouvait à un niveau inférieur de 1 m. 40 environ. Des peintures, entremêlées d'inscriptions grecques et latines, recouvraient entièrement les murs de cette église; dans l'abside, en particulier, on distingue les pieds de dix-huit personnages debout, à droite et à gauche d'une double colline, que deux autres personnages commencent à gravir. Au centre de ce groupe se voyait une niche dans laquelle devait être conservé quelque objet vénéré, peut-être une pierre apportée de la montagne de l'Ascension qui semble avoir fait l'objet de cette peinture. La partie supérieure de l'abside était occupée par un buste, plus grand que nature, du Sauveur entre deux saints. H. Grisar établissait un rapprochement entre cette décoration et celle de l'oratoire de Saint-Venance au Latran et y voit une œuvre du vic ou du vne siècle. Sur la paroi de gauche, on voit un moine au travail avec ces mots : Martinus monachus mag(ister).
Bibl. : Panciroli, 1™ éd., p. 734; 2« éd., p. 682; Severano, Sette chiese, p. 378; Martinelli, p. 295; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 122-128 (ital.), vol. xn (tom. xi), fol. 93-99 (lat.); Lubin, p. 329; Nibby, p. 688; Forcella, t. xn, p. 131-136; Armellini, lre éd., p. 581; 2" éd., p. 589; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 118; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 176- 179. A. Bacci, Iscrizioni sepolcrali nell'oralorio detto di S. Silvia in S. Saba, dans Nuovo butl. di arch. crist., 1907, p. 15-53; Le même, Altre iscrizioni sepolcrali rinvenute nella chiesa di S. Saba, ibid., 1907, p. 313; Bachofen, dans Studien und Mittheilungen aus dem Benedict. und dem Cisterc. Orden, t. xix, 1898, p. 462; M. E. Cannizzaro, Roma, Nuove scoperte. Reg. XII. S. Saba, dans Nolizie degli scavi, 1901, p. 10-14; M. E. Cannizaro et J. C. Gavini, Nuove scoperte avvenule nella chiesa di S. Saba sul falso Avenlino, ibid., 1902, p. 270-273, 465-466; M. E. Cannizzaro, L'oratorio primilivo di S. Saba, dans Atti del Congresso internazionale di scienze storiche, Roma, 1-9 avril 1903, vu, Storia dell' arte, p. 177-192; H. Grisar, S. Saba sull' Avenlino, L'oratorio di S. Silvia. Le origini del monastero « Cella nova » a S. Saba, dans Civiltà cattolica, 1901, série XVIII, vol. 2, p. 589; vol. 3, p. 719-724; vol. 5, p. 194; S. Pesarini, La « Schola canlorum » di S. Saba, dans Rassegna gregoriana, 23 mai 1907, p. 227-236; Steinhuber, Gesch. der Colleg. Germ. Hung., t. i, p. 104; A. de Waal, dans Rômische Quartalschrift, 1901, p. 70 et 368; J. Wilpert, Le pitture dell' oratorio di S. Silvia, dans Mél. d'arch. et d'hist., 1906, p. 14-26; E. Wùscher-Becchi, Die griechischen Wandmalereien in S. Saba, dans Rom. Quartalschr., 1903, p. 54-69; M. E. Cannizaro et Carini, dans Bollettino d'arte, 1915, p. 129-135; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 429-430, n. 1; J. Lestoquoy, Notes sur l'église de Saint-Sab<t. dans Riv. di arch. crist., t. v, 1929, p. 313-357.
ROME. LES EGLISES AU MOYEN AGE
7. HAINTE-PRISQUE. -- (Voir Dictionn., t. xiv, à ce nom.) Le plus ancien souvenir de cette basilique est une épitaphe d'un certain Adeodatus preesb. lit. Prisai' conservée à Saint-Paul-hors-les-Murs, qui remonte au ve siècle 1. On trouve la mention des prêtres de Sainte-Prisque dans les souscriptions des conciles romains de •199 et de 595. Mention dans la notice d'Hadrien Ier (772-795) : lectum tituli b. Priscse quod iam casurum erat... noviter fecit, et dans la liste des dons faits par Léon III, en 806, sous cette forme : titulus bealis(simorum) Aquile et Prisca. Sur les souvenirs historiques qui se rattachent à ce titre, nous croyons avoir dit le nécessaire, t. xiv, col. 1877.
Bibl. : D. Angeli, p. 516; Armellini, 1« éd., p. 560; 2e éd., p. 577; Bachofen, dans Studien und Mittheil. aus dem Ben. und. Cist. Ord., t. xix, 1898, p. 467; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 114-122 (ital.); vol. xii (tom. xi), p. 86-93 (lat.); I. Carini, Sul titolo prcsbitcrale di S. Prisca, in-8°, Palermo, 1885; P. Casella. Discorso intorno l'antichità délie chiesa titolare di S. Prisca, dans Ms. délia bibl. Brancacciana à Naples, 4, B, 4 [4. D. 28]; Crescimbeni, L'istoria di S. Maria in Cosmedin, p. 368; L. Duchesne, Notes topographiques, dans Mél. d'arch. et d'hist., t. vu, 1887, p. 226; t. x, 1890; [A. Ferrua, II mitreo sotto la chiese, dans Civillù catiolica, 1940, i, p. 298-308]; Forcella, t. xi, p. 167-174; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 424, n. 24; Kehr, Ital. pont., t. i, p. 117; J.-P. Kirsch, Die rômischen Titelkirchen, p. 101-101; Lubin, p. 343; G. Lugari, L'Aventin et les origines païennes et chrétiennes de Rome, in-4°, Paris, 1896; Le même, L'Aventino e le origini pagane et cristiane, in-4°. Borna, 1896; Martinelli, p. 288; Le même, Primo trojeo, p. 18; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 180-194; A. Merlin, L'Aventin dans l'antiquité, in-8°, Paris, 1906, p. 378: Nibby, p. 675: Panciroli, lre éd., p. 707; 2e éd., p. 683; Piazza, p. 437; J.-B. de Bossi. Dell' anlico oratorio scopcrto nell scorso secolo presso S. Prisca, dans Bull, di arch. crist., 1867, p. 48; Severano, Selte chiese, p. 376; Torrigio, Sacri trofei, p. 17; Ugonio, Stazioni, fol. 303.
8. SAINTE-SABINE. — La basilique actuelle date du ve siècle, elle fut commencée par un prêtre illyrien nommé Pierre, sous le pape Célestin Ier (422- 432), et terminée sous son successeur Sixte III (432- 440) : Hujus lemporibus fecit Pclrus basilicam in urbe Roma snnctse Savinse ubi et fontem conslruxil. Ici, de même qu'à Sainte-Marie-Majeure, on eut recours à des matériaux de remploi pris dans d'anciens édifices et on se trouva amené à utiliser non seulement colonnes et moellons, mais encore à s'accommoder du plan primitif. Ce fut ainsi qu'on décida l'orientation par celle des bâtiments qu'on remplaçait et par la direction des rues qu'on ne pouvait changer. A Sainte-Marie-Majeure, le célébrant faisait face au sud-est : à Sainte-Sabine, il regardait le nord-ouest. La basilique était précédée par un atrium carré qui a été réduit depuis aux dimensions d'un simple portique. Les colonnes qui entrèrent dans la construction de Sainte-Sabine, et qui subsistent encore, avaient pu appartenir au temple de Junon Beine, voisin de l'Aventin. Sur l'une d'elles, on a pu lire à la base le mot RVFEN0 et, par une rencontre intéressante, on a lu RVFINVS sur des colonnes en marbre blanc de Paros à Sainte- Marie-Majeure. Ce Bufinus devait être ou le possesseur de la carrière ou l'entrepreneur des deux temples. Les colonnes de Sainte-Sabine ont des cannelures profondes et délicates, celles de Sainte-Marie-Majeure sont lisses; les chapiteaux portent la retombée d'arcs
1 Margarini, Inscripliones basiliciv sancti Pauli, p. 12, n. 16.">; (i. Marrhi, Monumenti primitivi dcl crist., in-4",
très élevés dont le briquetage est recouvert de plaques de marbre multicolore (fig. 10651). Sur ces incrustations, on a mis, selon le goût du ve siècle, des figures et des orrfements. de caractère profane, généralement surmontés de petites croix de même travail, suivant la mode artistique qui voulait tout sanctifier par la croix. Cette décoration, bien conservée, forme aujourd'hui une des curiosités de l'église. Les grands ornements en marbre coloré, semblables à des miroirs montés sur pied, se répètent au-dessus de chaque colonne; cependant la figure à droite de notre dessin, celle qui n'a pas la croix, ne se trouve que deux fois sur le mur de droite et deux fois sur celui de gauche; au centre de la nef, en vis-à-vis, tous les autres ornements ont la croix, qui rappelle, par sa forme godronnée, les croix romaines du ve siècle. Ce travail était, autrefois, d'un usage fréquent dans les basiliques. On pouvait observer la même décoration dans d'autres parties de l'église, notamment au portique "-.
Ce procédé d'ornementation — opus sectile — qui touche de près à la mosaïque nous amène à parler de celle-ci. Le goût romain ne se tenait pas pour
arjLiij^g|luLj~:^g]CCCt^naaTl
10651. — Revêtement de marbre
des parois de Sainte-Sabine.
D'après H. (Irisar, Histoire de Rome et des papes,
t. i, p. 382, fig. 103.
satisfait par les déploiements de scènes et les théories de personnages, il se plaisait dans les inscriptions monumentales, les noms des fondateurs ou restaurateurs. A Sainte-Marie-Majeure, Sixte III mit la dédicace de la nouvelle église (nova tccla) à l'intérieur du mur d'entrée. A Sainte-Sabine, nous pouvons encore aujourd'hui voir sur la paroi intérieure du mur d'entrée la grande dédicace en mosaïque qui nous conserve en lettres bleues sur fond d'or ces utiles détails (voir Dictionn., t. xn, col. 287, fig. 8536) :
CVLMEN APOSTOLICVM CVM CAELESTINVS HABERET PRIMVS ET IN T0T0 FVLCERET EPISC0PVS ORBE HAEC QVAE MIRARIS FVNOAVIT PRESBYTER VRBIS ILLYRICA DE CENTE PETRVS VIR N0M1NE TANT0 DICNVS AB EX0RTV CHRIST1 NVTRITVS IN AVLA PAVPERIBVS L0CVPLES SIBI PAVPER QVI BONA VITAE PRAESENTIS FVCIENS MERVIT SPERARE FVTVRAM
i Au temps où Célestin possédait le siège apostolique et qu'il brillait sur le premier trône épjscopal du monde, ces constructions que vous admirez furent fondées par un prêtre de la ville, Pierre, illyrien de naissance, bien digne d'un si grand nom. •
De chaque côté de l'inscription, il ne s'est conservé de la mosaïque que lieux nobles ligures féminines qui personnifient ECLESIA EX CIRCVMCISIONE et ECLESIA EX CENTIBVS (voir Dictionn.. t. iv, col. 2227, fig. 3977; col. 2228, lig 3977). Au-dessus, on voyait encore au x\w siècle, les fondateurs de l'Église de
Roma, 1844, p. 26.
papes, t. i, p. 382.
: II. Grisar, Histoire île Rome et des
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Rome, Pierre et Paul. Une main divine perçait la nuée et donnait à Pierre le livre de la Loi nouvelle, tandis que Paul était représenté prêchant la parole divine. A un niveau supérieur, on trouvait les symboles des quatre évangélistes.
L'arc triomphal offrait encore au xvne siècle des restes importants d'un revêtement en mosaïque de style antique. Le cintre était orné de bustes en forme de médaillons (imago clypeata) : au centre, le Christ avec un nimbe crucifère, à gauche et à droite des bustes virils sans attributs de la sainteté; aux deux extrémités la représentation habituelle des villes de Jérusalem et de Bethléem, symboles du judaïsme et du paganisme convertis.
On ignore en quoi consistait la décoration de la conque absidale. L'église avait un baptistère particulier, en dehors de l'église, mais elle n'avait pas de transept. La schola cantorum se trouvait dans la nef centrale, avec les ambons. Plus tard, ces dispositions furent rajeunies et remplacées par d'autres. Les barrières du chœur furent restaurées sous le pape Eugène II, qui fit placer une pergula devant l'autel. Celui-ci et la confessio sont modernes. Les débris de l'ambon ancien retrouvés vers la fin du xixe siècle dans le dallage ont été dégagés et fixés aux parois de l'église. Le plus rare trésor archéologique de Sainte-Sabine est sa fameuse porte de bois sculpté que nous avons décrite dans le détail et dout nous avons figuré tous les panneaux couverts de bas-reliefs historiques encadrés dans des bordures magnifiquement sculptées, en bois de cèdre. La porte est contemporaine de la construction de la basilique et forme un des joyaux de l'art chrétien primitif. Le crucifiement du Sauveur entre les deux larrons est un des morceaux les plus précieux de cet art (voir Dictionn., t. xiv, au mot Porte).
La récolte épigraphique à Sainte-Sabine n'est pas considérable ni importante; on ne peut toutefois omettre l'inscription suivante entrée au musée de Saint-Paul-hors-les-Murs :
LOCVS PRESBYTERI BASILI TITVLI SABINE 2
Bibl. : S. d'Agincourt, Hist. de l'art, II, Sculpture, p. 182; Sommaire, pi. xxn; D. Angeli, p. 533; M. Armellini, lre éd., p. 582; 2e éd., p. 581; J.-J. Berthier, La porte de Sainte- Sabine à Rome. Étude archéologique, in-8°, Fribourg, 1892; Le même, L'Église de Sainte-Sabine, Rome, 1910; Le même, Les anciennes fouilles archéologiques à Sainte-Sabine à Rome, dans Rôm. Quartalschr., 1895, p. 106-111; A. Bertram, Die Thùren von S. Sabina in Rom, das Vorbild der Bernwardslhùren am Dom zu Hildesheim, in-8°, Freiburg im Br., 1892; Le même, Beschreibung der Sladl Rom, t. in, part. I, p. 415; Crowe et Cavalcaselle, Studi délia pitlura in Italia, t. i, p. 82; Ch. Descemet, Mémoire sur les fouilles exécutées à Sainte-Sabine en 1855-1857, in-8», Paris, 1863; Dobbert, dans Jahrbuch derkgl. preuss. Kunslsamml., t. i, p. 80; Alb. Dufourcq, Les Gesla martgrum romains, p. 164; Ehrard, Die altchristliche Prachllhiire der Basilica Santa Sabina, dans Der Katholik, 1892, p. 444, 538; Le même, -Die Santa Sabina-Thùre, dans Ephemeris Spalatensis, 1894, p. 9; P. Felici, La prima stazione di Roma e la chiesa di S. Sabina, in-4°, Bimini, 1568; Forcella, t. vu, p. 289-326; Forrer et Mueller, Kreuz und Kreuzigung, 1894; R. Garrucci, Sloria dell'arte cristiana, t. vi, p. 178, pi. ccccxix; H. Grisar, Kreuz und Kreuzigung auf der allchristlichen Thùre von S. Sabina in Rom, dans Rôm. Quartalschr., 1894; Le même, Analecta Romana, in-8°, Roma, 1899, p. 427; Bull, di arch. crist., 1891, p. 31; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 630, n. 2; J. P. Kirsch, Die romischen Titelkirchen, p. 96-100; K. Kondakof,
DICT. D'ARCH. CHRÉT
La porte de Sainte-Sabine, dans Revue archéol., 1877, p. 361; Mamachi, Annal, ord. prœd., t. i, p. 569; Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 184-196; C. Maes, L'arancio di S. Domenico nel convento di S. Sabina suit' Aventino, dans 77 Cracas, 17 septembre 1893; H.-I. Marrou, Sur les origines du titre romain de Sainte-Sabine, dans Archivum Fratrum Prœdicatorum, t. n, 1932, p. 316-325; A. Merlin, L'Aventin dans l'Antiquité, 1906, p. 435; Mufioz, dans Studi romani, t. n, p. 329-342; Le même, Dissertaz. dell' Accad. pontif., série II, t. xm, 1918, p. 119 sq. ; Nibby, p. 688; Odescalchi et Visconti, dans Giornale accad., t. iv, 1836, p. 363-365; A. Pératé, L' archéol. chrét., 1892, p. 332; C. Rodocanachi, Una cronaca de S. Sabina sull' Aventino, in-8°, Torino, 1898; J.-B. de Rossi, Musaici cristiani, fasc. 3, p. 1, note 5; Le même, Scavi nell' orto di S. Sabina sull' Aventino, dans Bull, dell' Istit. di corrisp. archéol., 1855, n. 11, 12; Rumohr, liai. Forsch., i, p. 273; Schnaese, Gesch. d. bild. Kunst, t. vu, p. 251 ; J. Strzygowski, Das Berliner Moses Relief und die Thùren von Santa Sabina in Rom, dans Jahrbuch der kônigl. preuss. Kunslsamml., t. xiv, 1893; [I. Taurisano, S. Sabina ail' Aventino (coll. Le chiese di Roma illustrate, n. 11]; J. Wiegand, Das altchristliche Hauptporstal an der Kirche der heiligen Sabina in Rom, in-12, Trier, 1900.
9. saint-alexis. — Église et monastère très anciens dédiés d'abord au martyr Boniface, mais sans remonter toutefois jusqu'au vie siècle. Dans la notice de Léon III (795-816) au Liber pont., on trouve la mention de la diaconia sancti Bonifacii. Autour de S. Boniface s'est développé un récit légendaire aujourd'hui généralement repoussé. Ce Boniface aurait été le serviteur et l'amant de la matrone Aglaé qui se convertit avec elle et fut envoyé chercher, en Orient, des reliques de martyrs de la persécution de Dioclétien, en vue de leur consacrer une église sur l'Aventin, où elle demeurait. Arrivé à Tarse en Cilicie, Boniface fut dénoncé, mis en prison et exécuté comme chrétien. Son corps fut rapporté à Aglaé, déposé sur la voie Latine par ses soins en attendant la translation de ses reliques. Ce récit entraîne de grandes difficultés; on y lit qu'Aglaé fit déposer le corps de Boniface sur la voie Latine à cinq stades de Rome, c'est bien proche; la tombe n'a pas été retrouvée, les Itineraria n'en soufflent mot et on ne saurait croire qu'on procédât à une translation de corps saint sous le règne de Constantin. Si on s'en rapporte au Liber pontif., à la notice de Sixte III, on lit que Sainte-Sabine se trouve iuxta monasterium S. Bonifacii in quo S. Alexius iacel, d'où il résulterait qu'au vie siècle il existait sur ce point un monastère placé sous le vocable de saint Boniface où on vénérait un martyr Alexis. On a invoqué en faveur de la tradition le catalogue des huiles de Monza (voir Dictionn., t. xi, à ce nom), mais le Boniface qui s'y trouve mentionné est un autre martyr qui était enterré sur la voie Salaire et que Y Itinerarium Salisburgense nomme Bonifacianus.
Quant à la légende dite de S. Alexis, elle apparaît au ixe siècle et ne saurait retenir notre attention; son titre apparaît seulement au xe siècle, lorsque Benoît VII l'accorde au métropolite Serge, en 977.
Bibl. : D. Angeli, p. 23; M. Armellini, lre éd., p. 108; 2e éd., p. 585; R. Artioli, La chiesa sotterranea di S. Alessio in Roma e il suo encolpion del ix secolo, dans Fanfulla délia Domenica, 15 nov. 1903; A. Bachofen, dans Stud. u. Mitth. aus dem Ben. u. dem Cist. Ord., t. xix, 1898, p. 648; Bruti, vol. xvn (t. xvi), fol. 101-108 (ital.); vol. xn (t. xi), fol. 75 v- 82 (lat.); N. Caimi, Délia vita di S. Alessio patrizio romano libri II, in-4°, Roma, 1772; Crescimbeni, L'istoria di S. Maria in Cosmedin, p. 376; L. Du-
H 0 M 1 . . LES EGLISES A L MOYEN AGE
chesne, dans Hull. crit., 1889, p. 263; Le même, Les légendes chrétiennes de l'Avcntin, dans Mél. d'arch. et d'hist., t. x, 1890, p. 227 sq.; Alb. Dufourcq, Étude sur les Gesta martyrum romains; Forcella, t. vu, p. 355-372; P. Franchi de Cavalieri, Dove fu scritta la leggenda di S. Bonifazio, dans Nuovo bull. di arch. crist, 1900, p. 205-234; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 171, n. 18; P. Kehr, liai, pont, t. i, p. 115; [R. Krautheimer, Corpus basilicarum, t. i, s. v.]j Lubin, p. 328; G.-B. Lugari, Bonifacio et S. Alessio siill' Aventino, dans Atti délia pontif. Accad. rom. di arch., série II, t. v, 1893, p. 1-50; Martinelli, p. 54; H. Marucehi, Bas. et égl. de Rome, p. 196-200; A. Monaci, Regesto dcll' abbaziadi S. Alessio dall' Aventino, dans Archiv. délia r. soc. rom. di stor. patria, t. xxvn, 1904, p. 351-398; t. xxvm, 1905, p. 151-200; F. Nerini, De templo el cenobio sanclorum Bonifacii et Alexii historica monumcnla, in-4°, Romae, 1753; Nibby, p. 59 sq. ; Panciroli, lrc éd., p. 185; 2e éd., p. 641; Piazza, p. 666; Severano, Sette chiese, p. 368; S. Zakrzewski, Opactwo ss. Bonifacego i Aleksego nu Awentynie wlalach, 1902; [Z. Zambarelli, SS. Bonifacio e Alessio sull' Aventino (coll. Le chiese di Roma illustrale, n. 9)J.
XXI. Églises de la IIe région. — Cette région comprenait le Celius, le Forum, le Palatin; elle était traversée par le Clivus Scauri et par le Viens capilis Ajrictp qui tirait son nom d'un buste de l'Afrique romaine. Sur le Celius se trouvait le Macellum magnum, sur l'Esquilin le Macellum Liviœ. Dans ce quartier se trouvait la demeure des Valcrii, incendiée par Alaric, en 410, où il a pu s'élever au ive siècle un oratoire chrétien. C'est là qu'on a recueilli la lampe en forme de vaisseau aujourd'hui à Florence (voir Diclionn., t. vin, col. 1201, fig. 6734). Au vu0 siècle, cette maison était devenue un monastère grec, peut-être dès le vie siècle l.
1. saints-jean-KT-pavl. — (Voir Dictiotin., t. n, col. 2832 sq.). Église très ancienne, de la fin du ivc siècle qu'on trouve désignée au ve et depuis sous les noms de titulus Pammachii et de titulus Bizantis. Souvent mentionnée dans le Liber pontiftcalis, bâtie sur les ruines de ce qu'on croyait être l'habitation des deux martyrs.
Bibl. : P. Allard. La maison des martyrs Jean et Paul, dans Études d'hist. el d'arch., in-12, Paris, 1899, p. 159 sq. et in-16, Rome, 1907, p. 77; D. Angeli, p. 191; M. Armellini, lre éd., p. 276; 2e éd., p. 506; Baring-Gould, dans Newberry House Magaz., 1889, p. 165-176; 287-292; P. Batiffol, dans Bull, crit., 1887, p. 476; Bull, délia Comm. arch. comunale di Roma, 1887, p. 151-321; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 182-192 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 136-142 (lat.); Chronachetta di archeologia d' Armellini, 1888, p. 17- 24, 178-1811; 889, p. 49-54, 65-74, 81-86; Daily Graphie, 14 octobre 1890; L. Duchesne, dans Lib. pont., t. i, p. 262, 510; t. n, p. 9, 20, 32, 77; Le même, Notes topographiques, dans Mélang. d'arch. et d'hist., t. vu, p. 221 sq. ; Forcella, t. x, p. 1-32; P. Franchi de Cavalieri, Le reliquie dei marliri Scillitani, dans Rom. Quartalschr., 1903, p. 209-221 (repousse l'opinion qui soutient que ces reliques soient conservées dans l'église des Saints- Jean-et-Paul); Frothingham, dans The amer, journal of archaeology, t. ni, p. 401 ; t. iv, p. 115; [V.-E. Gasdia, La casa pagano-cristiana del Celio (Titulus Byzantis sive Pammachii), Rome, 1937]; P. Germano di San Stanislas, Das Haus der hh. Màrlyrer Johannes and Paulus, dans Rom. Quartalschr., .1888. p. 137, 322 (cf. P. Allard, dans La science catholique, t. n. 1888, p. 177-184); Le même. Malerei
des m. Jahrhunderts in dem Hause der hh. Johannes und Paulus auf dem Cœlius, dans Rom. Quartalschr., 1890, p. 377-380; Le même, Die jùnqsten Entdeckungen im Hause der hh. J. u. P. auj dem C., ibid., 1891, p. 290-298; Le même, Di due iscrizioni metriche damasiane al « Martyrium » dei SS. Giovanni e Paolo sut Celio, ibid., 1892, p. 58-66; Le même, La casa Celimontana dei SS. martiri G. et P., in-8°, Roma, 1894; Le même, La memoria dei SS. G. e. P. martiri romani délia persecuzione di Giuliano, rivendicata alla sloria conlro gli attachi di alcui odierni crilici, in-8°, Roma, 1907; H. Grisar, dans Zeitschr. fur kathol. Theol., t. xu, p. 382; Le même, La casa dei SS. Giovanni e Paolo, dans Civiltà caitolica, série XVI, t. t, p. 211; Chr. Huelsen, dans Miltheil. des k. deul. arch. Inslit., 1887- 1889; Le même, Le chiese, p. 277, n. 30; P. Kehr, liai, pont., t. i, p. 107; J.-P. Kirsch, Neue Funde in SS. Giovanni e Paolo in Rom, dans Rom. Quart., 1889, p. 70-72; Le même, Die Ausgrabungen in SS. G. e. P., ibid., 1889, p. 390-391; Le même, Die rômischen Titelkirchen, p. 26-33; R. Lanciani, dans Journal of the bril. and amer, archeol. Soc. uf Rome, 1902, p. 149; II. Marucehi, Bas. el égl. de Rome, p. 203-212; Nibby, p. 266; Le même, Motizie degli scavi, 1887, p. 533; 1889, p. 79; 1890, p. 200; 1891. p. 161; Martinelli, p. 128, 278; E. Le Blant, Église des Saints- Jean-el-Paul au Celius. dans Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 1887-1889, passim; A. Lury, L'antique maison des suints martyrs Jean et Paul sur le Celius, dans Bull, de la Soc. d'arch. et d'hist. de Tarnet-Garonne, t. xv, 1887, p. 203-211; Panciroli, lre éd., p. 370; 2e éd., p. 697; Piazza, p. 519; H. de Ragnau, Maison de Saints-Jcan-et-Paul à Rome, dans Controverse et Contemporain, t. xm, 1888, p. 450-471; Ph. Rondini, De SS. martyribus Johanne et Paulo eorumque basilica in urbe Roma vêlera monimenla libri duo, in-4°, Bonne, 1707; J.-B. de Rossi, Anforc vinaria con seyni cristiani trovale nella casa dei SS. G. e. P. sul Celio, dans Bull, di arch. crist., 1890, p. 29-47 (cf. ibid., 1887, p. 39; 1888-1889, p. 68, 89. 142; 1890, p. 27; 1891, p. 28); P. Serafmo, Cronolassi dei Cardinali tilolari del litolo di Pammachio, in-8°. Tournai, 1885. Souvenir de maison des saints martyrs Jean et Paul el de leur ancienne basilique au mont Celius, in-16, Rome, 1907; Ugonio, p. 21; .1. Vetter, La maison des SS. Jean et Paul au Celius, dans Revue cathol. d'Alsace, t. ix, 1890, p. 454-464: t. x, 1891, p. 468-469; G. Wilpert, Mosaiken und Malereien, t. n. p. 631-652.
2. aAIXT-QRÉQOIRE. — Église et monastère très anciens fondés par S. Grégoire le Grand en l'honneur de l'apôtre S. André dans sa propre maison vers 580. Ce nom de S. André se lit encore dans la notice de Léon III (795-816) et dans celle de Grégoire IV (827-844). L'église actuelle fut construite au vnr siècle par Grégoire II et rétablit le monastère délaissé après la mort de Grégoire le Grand.
Bibl. : D. Angeli, p. 203; Armellini. I™ éd., p. 290; 2e éd., p. 513; Bruti, vol. iv (tom. m), fol. 177-17'.'; vol. xvn (tom. xvi), fol. 154-179 (ital).: vol. xu (tom. xi), folio 121-134 (lat.); I. Carini. Cronichetta inedila del monastero di S. Andréa ad Clivum Scauri. dans // Muralori, t. n, 1893; G. Cascioli, La casa di S. Gregorio Magno sulla collina di Scauro in Roma ed i suoi monumenti. Conferenza tenuta in Arcadia nel 5 maggi 1904, Roma, 1904; Fr. Cristofori, Memorie archeologiche c storico-criliche délia ehiesa dei SS. Andréa e Gregorio al Clivo di Scauro sul monte Celio e sue adiacenze illustrate con document i inediti, dans Mise, di stor. rom., t. i, m, iv, 1888; Forcella, t. u,
1 Liber pontificalis, édit. L. Duchesne, t. i, p. 347, note 6; J.-B. De Uossi, La basitica di S. Slefano rotondo, il monas-
tero di S. ICrasmo e la casa dei Valerii sul Celio, in-8", Roma, 18S6.
ROM H LES EGLISES AU MOYEN AGE
p. 95-144, 539; t. xn, p. 494; Giaccone, Isloria mile quale si traita esser vera la liberazione dell' anima di Traiano imperatore dalle pêne dell' inferno per le preghiere di S. Gregorio papa, in-4°, Siena, 1595; Alb. Gibelli, Memorie storiche ed artistiche dell' antichissima chiesa abbaziale dei SS. Andréa e Gregorio al Clivo di Seauro sul monte Celio, Siena, 1888; Le même, L'anlico monastero dei SS. Andréa e Gregorio, al Clivo Seauro sul monte Celio; isole, abati, castelli e chiese dipendenti délia medesima, in-8°, Faenza, 1892; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 256, n. 7; O. Jozzi, La veneranda antiche chiesa di S. Andréa e Gregorio al Celio, Roma, 1902; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 103; Lubiu, p. 329; G. Marini, Notizie sul regesto dell' antichissimo munastero di S. Andréa ad Clivum Scauri, dans Ms. Vat. 9033, c. 217; Martinelli, p. 107; F. Martinelli, Index jasciculi de rébus S. Grcgorii in Clivo Scauri Romœ, dans ins. Vat. 6883, c. 162-208: H. Marucchi, lias, et égl. de Rome, p. 212-215; Memorie storiche délia chiesa ed abbazia dei SS. Andréa e Gregorio al Clivo di Seauro sul Monte Celio, dans .Ms. Vallicell. Q. 74, c. 114; Mittarelli, Ann. Camaldul., 1755, t. i, p. 68; Le même, // monastero di S. Gregorio Magno al Celio, dans Civiltà callolica, série XVI IL I. vi, 1902; H.-l. Marron, dans Mél. d'archcol. et d'hist.. 1. xlviii, 1931, p. 124-169: [V. Moschini, San Gregorio al Celio (coll. Le chiese di Roma illustrate, n. 17)]; Nibby, p. 279; Le même, Notizie sul pavimento di S. Gregorio al monte Celio e su detta chiesa, dans Ms. Vat. Cappon. 236; G.-L. Oderico, Dissertalioncs et adnotationes in aliquot ineditas veterum inscriptioms et numismata; accedunt inscriptiones et monumenta quse exlant in bibliotheca monachorum Camaldulensium S. Gregorii in monte Ccelio explicationibus illuslrata, in-4°, Rome, 1765; Panciroli, t™ éd., p. 393; 2e éd., p. 686; P. Uccelli, Délia messe Gregoriano, dell' altarc Gregoriano e dell' ottavario solenne dei morti, délia chiesa dei SS. Andréa apostolo, e Gregorio Papa al monte Celio, in-8°, Napoli, 1878; E. Wuescher Becchi, Sulla ricostruzione di tre dipinti descrilti da Giovanni Diacone ed esistenti al suo tempo (sec. M ) nel convenlo di S. Andréa ad Clivum Scauri, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1900, p. 235-251.
3. SAINTE-MARIE IN DOMNICA. — (Voir Diclionn., t. x, col. 2084-2091, fig. 7730). Diaconie très ancienne qui est mentionnée dans les notices de Léon III (795-816) et de Pascal I" (817-820). Ce n'est qu'au xvie siècle qu'on lui a donné le nom délia navicella, d'après une petite nef antique placée sur la place voisine de l'église et provenant peut-être d'un édicule voisin de Iuppiter redux in caslris peregrinis.
Bibl. : D. Angeli, p. 302; M. Armellini, 1™ éd., p. 398; 2' éd., p. 501; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 194-199 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 143 v.- 146 (lat.); vol. iv (tom. m), fol. 201-209; Forcella, t. ix, p. 171-179; Ch. Huelsen, Le chiese, p. 331, n. 46; Martinelli, p. 214; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 217-219; Nibby, p. 371; Panciroli, lrc éd., p. 492; 2e éd., p. 122.
4. SAINT-THOMAS IN FORM/8. — Petite église, sur le Célius près de l'arc de Dolabella; son nom lui vient des aqueducs (forma?) près desquels elle est bâtie. Monument du xie siècle.
Bibl. : Adinolfi, t. n, p. 348; M. Armellini, 1™ éd., p. 647; 2e éd., p. 504; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 192 V.-194 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 142- 143 (lat.); vol. iv (tom. m), fol. 198-200 v.; Forcella, t. vu, p. 189-194; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 491, n. 7; Martinelli, p. 312; Nibby, p. 739.
5. SAINT-ÉTIENNE-Lli-BOND. — Cette église, très ancienne, est située au Celius, in Celio monte, et le Liber ponliflealis nous apprend qu'elle fut consacrée
par le pape Simplicius : Hic dedicavil basilicam sancli Slephani in Celio monte. On a longtemps discuté la question de son origine : temple païen, mausolée, nymphée. Vers la fin du xixe siècle, on [paraissait] d'accord entre archéologues touchant la forme et la destination de cette rotonde, pourvue d'une double colonnade concentrique : [on y voyait] un bâtiment profane de l'époque classique. Il existe une médaille de Néron portant un édifice semblable avec les mots MACELLVM AVC- ; peut-être a-t-on reconstruit sur le même plan le Macellum magnum de la IIe région qui était alors le marché ou la « grande boucherie » du Celius. Au premier aspect, [il semblait que] celte rotonde, avec ses larges ouvertures (fig. 10652), était bien adaptée à cet usage.
(Mais une étude plusa ttentive du monument, due à Pcsarini et surtout à Krautheimer (voir ci-dessous, Bibliographie), paraît bien avoir établi qu'il s'agit
10632. — Saint-Étienne le Rond.
D'après H. Grisar, op. cit., t. i, p. 398, fig. 115.
d'un édifice entièrement construit par le pape Simplicius (468-482); il a subi postérieurement quelques transformations qui ont altéré son aspect sans porter atteinte au gros œuvre. Un tel plan circulaire, adopté pour une église, s'explique par l'influence de la rotonde du Saint-Sépulcre de Jérusalem dont S. -Etienne reproduit non seulement l'ordonnance générale, mais jusqu'aux dimensions].
L'entrée actuelle avec sa colonnade ajoutée après coup est en E, en haut à gauche, l'ancienne en C, en bas. Elle fut encore assez longtemps en usage après la translation dans cette églises des SS. Prime et Félicien et après la construction, à l'extrémité opposée de l'axe, de la petite niche qui abrite aujourd'hui le maître autel. Il ne semble pas qu'il y eût jadis un autel au centre de la rotonde. L'église actuelle ne comprend, indépendamment de la niche de l'autel et de ses accessoires, que les deux anneaux concentriques. En dehors de ce mur d'enceinte se trouvaient autrefois les trois espaces ouverts CCC (quatre même en y comptant celui du maître autel) et les quatre espaces DE séparés par des murs antiques. On reconnaît encore en A et B les piliers primitifs.
ROME. LES ÉGLISES AU MOYEN AGE
Pour la mosaïque, voir Diclionn., t. m, col. 3081, flg. 3381.
Bibl. : Adinolfi, t. i, p. 336; D. Angeli, p. 573; M. Armellini, lre éd., p. 631; 2e éd., p. 119; F. Antonelli, Le più anliche chiese di Roma dedicate al protomartyr San Stefano, dans Rivista di archeol. crist., 1935, p. 173-174; Bruti, vol. xvn (tom. xvi), fol. 27-33 (ital.); vol. xn (tom. xi), fol. 27-28 (lat.); J. Ciampini, Vêlera monumenta, t. n, p. 109; Forcella, t. vin, p. 307-311; Ant. Gallonius, Sanctorum martyrum certamina prout in templo S. Slepheni in Cœlio Monte visuntur expressa, in-4°, Romœ, 1591; G. Gatti, Del « Caput Africœ », dans Annali dell' Istituto di corrisp. archeol., 1882, p. 200; Hùbsch, Die altchrisll. Kirchen, p. 36; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 484, n. 92; P. Kehr, Ital. pont., 1. 1, p. 113; [R. Krautheimer, Santo Stefano rotondo a Roma e la chiesa del Sanlo Sepolcro a Gerusalemme, dans Riv. di arch. crist., 1935, p. 51-102]; H. Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 219-223; Ém. Mâle, La mosaïque de l'église de San Stefano Rotondo à Rome, dans Scritti in onore di Bart. Nogara, Roma, 1937, p. 257-262; [Rome et ses vieilles églises, Paris, 1942, p. 91-101]; J. Marangoni, Dissertatio de inventione corporum SS. MM. Primi et Feliciani in basilica S. Slephani in Cœlio Monte, dans Ms. Vat. lat. 9456 et Ms. Vat. Ottob. 1736; Nibby, p. 483; Panciroli, 1« éd. p. 777; 2e éd., p. 631 ; [Pesarini, dans Nuovo Bull, di arch. crist., t. xxvni, 1922, p. 71 sq.]; Piazza, p. 553; Relazione (Distinta) dell' invenzione e traslazione dei Sacri Corpi dei SS. martiri Primo et Feliciano nella basilica di S. Stefano Rotondo nel monte Celio in Roma, in-4°, Roma, 1736; J. Roscius, Triumphus martyrum in templo D. Slephani Ceelii monlis expressus Julio Roscio Horlino auctore. Opère et industria J.-B. de Cavalleriis, Romœ, 1578; Le même, Emblemata sacra S. Slephani Cœlio Monte in ecclesia inter columniis affixa, Romœ, 1589; J.-B. de Rossi, // monastero di S. Erasmo prcsso S. Stefano Rotondo nella casa dei Valerii sul Celio, in-8°, Roma, 1886; Le même, La basilica di S. Stefano Rotondo ed il monastero di S. Erasmo. Saggio unico dell' opéra di Gregorio Terribilini intorno alla chiese di Roma edilo ed illustralo, dans Studi e documenti di sloria e dirillo, t. vu, 1886, p. 217-253; Le même, La casa dei Valerii sul Celio e il monastero di S. Erasmo, ibid., t. vu, 1886, p. 235-243; Severano, Setle chiese, p. 336; P. Fedele, dans Arch. soc. romana, t. xxvi, 1903, p. 526 sq.
6. les QVATRE-couRONyÉs. — (Voir Diclionn., t. xiv, col. 2009-2014.) Nous avons étudié ce morceau mi-historique mi -légendaire; il n'est question ici que de leur sanctuaire. Le manuscrit de Berne du martyrologe hiéronymien mentionne au VIe des ides de novembre : Romœ ad Celio monte, Simproniani, Claudii, Castoris, Nicostrati; les autres manuscrits ne donnent pas l'indication du lieu. L'église des Quatre-Couronnés au Cclius est attribuée par le Liber pontifîcalis au pape Honorius Ier et avant cela, il est question du « titre » SS. Quatuor Coronatorum à l'occasion d'un synode romain, en 595. Honorius le restaura donc et le pape S. Léon IV (847-855), qui passa du titre des Quatre-Couronnés sur le siège apostolique, fit rebâtir, depuis les fondations, cette église et y transféra de nombreuses reliques dont le Liber donne le catalogue suivant : SS. martyrum 1 1 II Coronatorum... corpora, cum Claudio, Nicoslralo, Simphroniano atque Castorio et Simplicio, nec non Severo, Severiano, Carpophoro et Victorino, IIII fralribus, verumtamen Marius, etc.
On conserve la partie gauche de l'inscription composée par le pape Damase pour les martyrs Prote et Hyacinthe enterrés au cimetière d'Hermès (voir Diclionn., t. iv, col. 188, n. 49; t. vi, col. 2326, flg. 5692).
Bibl. : Adinolfi, t. i, p. 327; D. Angeli, p. 524; M. Armellini, lre éd. p. 571; 2e éd., p. 497; Bruti, vol. xvi (tom. xv), fol. 4-11 (ital.); vol. xi (tom. x), fol. 5-9 (lat.); A. Dufourcq, Études sur les Gesta martyrum romains, i, p. 153-160; Erbes, dans Zeilschr. fur Kirchengesch., 1882, p. 466; Forcella, t. vin, p. 287-296; J. Guiraud, Le titre des Saints Quatre Couronnés au Moyen Age, dans Études d'hist. du Moyen Age dédiées à Gabriel Monod, in-8°, Paris, 1896, p. 235-252; Chr. Huelsen, Le chiese, p. 428, n. 6; R. Kanzler, // « cantharus » dei SS. Quattro Coronati, dans Nuovo bull. di arch. crist., 1899, p. 257-260; P. Kehr, Ital. pont., t. i, p. 40; Lubin, p. 343; G. P. Lucatelli, Notizie istoriche concernenti la testa di S. Sebastiano martire che si custodisce e si venera nella chiesa dei SS. Quattro Coronati di Roma, Roma, 1757; Marucchi, Bas. et égl. de Rome, p. 223-229; D. Memmolo, Délia vita chiesa e reliquie dei SS. Quattro Coronati, Roma, 1757; Panciroli, lre éd., n. 721; 2e éd., p. 179; Passio sanctorum Quatuor Coronatorum, herausgegeb. von \V. Wattenbach mit Bemerkungen von O. Benndorf und M. Bùdinger, dans Bùdinger, Unlersuch. zur rôm. Kaisergesch., t. in, 1870; Piazza, p. 556; Ragguaglio (brève) del martirio dei Santi Quattro Coronati ed altri protetlori dei scarpelbini, in-12, Roma, 1834; J.-B. de Rossi, / santi Quattro Coronati e la loro chiesa nel Celio, dans Bull, di arch. crist., 1879, p. 45-90; F. Ugonio, p. 214; Wattenbach, dans Sitzungsberichte der Wien Akad., 1853; J.-P. Kirsch, Die rômischen Titelkirchen, p. 33-35; A. Munoz, // restauro délia chiesa e del chiostro dei SS. Quattro Coronati, Roma, 1914; J. Wilpert, Mosaiken und Malereien, t. n, p. 1008-1016.