‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 81 sur 477 · SIMAE-ET-AMA 5 N-TIS-SIME · texte numérisé non relu

SIMAE-ET-AMA 5 N-TIS-SIME

BENEME-RENTi Ce n'est plus tout à fait ici le type priscillien, ce qui semble obliger à rajeunir l'inscription, mais la différence consiste en ce que le p est fermé, la haste médiane de l'E est moins allongée, le crochet du G est oblique et non vertical et les caractères sont trop étroits pour leur hauteur, la proportion manque. On retrouve ce type de lettres sur le couvercle d'un sarcophage trouvé dans une des plus anciennes galeries de notre cimetière (voir Dictionn., t. xiv, col. 1361, fig. 10442, et Manuel, t. n, p. 267, fig. 228).

ATINIAE PAVLINAE QVAN-XXVII COC-VICTOR P-ETAT COC-LVIDVS FR-FLOR-CANDIDA-ET VARIVS ROMANVS-FILI HEREDES POSVE

5 7-VNT-EROGANTE VLPINGENVO curam coRPORIS EIVS

Ligne 2 : Cocceius Victor, pater et Alinius Cocceius Lucidus I rater...

« A Atinia Paulina, qui vécut 27 ans, Cocceius Victor, son père, et Atinius Cocceius Lucidus, son frère, et Floridia Candida et Varius Roinanus, ses enfants, ont fait placer le sarcophage par les soins d'Ulpius Ingenuus, chargé de l'ensevelissement de son corps. » On remarque la mention du père, du frère, des deux enfants, mais il n'est pas question du mari.

Le gentilice Atinius est ancien et n'a pas été rencontré ailleurs, croyons-nous, dans l'épigraphie chrétienne des catacombes. Ce nom reporte à l'époque de Trajan et d'Hadrien, ce qui concorde avec l'âge probable de la galerie dans laquelle a été trouvé ce sarcophage.

L'épitaphe d'Ulpia Helias, comme celle de Kosmia est fixée sur la paroi gauche de la chambre E. De nombreux fragments épars sur le sol de cette chapelle et' encore inédits portent des acclamations telles que : AGAPE IN pacc, ou encore èv G€Cù.

L'état de délabrement dans lequel ont été trouvées différentes pièces de l'atrium ne permet d'établir, pour déterminer l'ordre chronologique suivant lequel elles ont été utilisées, que les conclusions suivantes :

1° A, B, G, lors de la construction de l'atrium, c'està-dire au commencement du IIe siècle, furent décorés de fresques et de stuc et réservés au culte et aux sépultures;— 2° l'adaptation de Faux mêmes fins eut lieu plus tard, mais, semble-t-il. encore au ne siècle; — 3° de la chapelle E, nous savons que l'on y a enseveli, au IIe siècle, des membres de la famille d'un Aurelius Lucius, et que sa forme primitive a subi des changements essentiels au temps de la paix; — 4° la chambre N fut construite au iiic siècle, elle n'avait d'autre décoration qu'une double couche de stuc; — 5° les pièces C et H nous sont parvenues toutes ravagées ; dans K et D, on a trouvé deux épitaphes qui témoignent del'emploi qu'on en a fait au mesiècle; — 6°les galeries Let M existaient déjà avant la construction de l'atrium: la première servait de lieu de sépulture, la seconde de piscine ; plus tard, celle-ci changea de destination et toute cette partie fut adjointe aux autres dépendances de l'église cimétériale.

« Il y eut sans doute des restaurations ultérieures; on est conduit à le penser en examinant les murs de

— «De Rossi, op. cit., 1886, p. 155, n. 215; Wilpert, op. cit., p. 88, fig. 13. — 5De Rossi, op. cit., 1886, p. 155, n. 213; Wilpert. op. cit., p. 88, fig. 14. — " De Rossi, op. cit., p. 64, n. 63. — ' Wilpert, op. cit., p. 90, fig. 15.

PRISCILLE (CIMETIÈRE DE

renforcement de l'escalier Q, devant la niche G, et d'autres murs semblables construits aux entrées des chambres E et F; quant à l'époque de leur construction, l'état des fouilles ne permet pas delà préciser; non plus que celle où les galeries du second étage furent réunies à l'atrium. De même il n'a été trouvé aucune communication régulière entre l'église cimétériale et les galerie des régions voisines de la catacombe. Les deux communications connues sont dues à des brèches pratiquées probablement par ceux qui, après la mortdeBosio, fouillèrent les catacombes à l'effet d'en exhumer des reliques l.» A la description des peintures de la capella greca nous n'ajouterons rien à ce qui a été dit (voir Dictionn., t. il, col. 2084-2101). Seulement nous rappellerons deux inscriptions grecques peintes au minium dans l'abri de la niche m; elles furent recouvertes d'un

« Obrimus à la mémoire de sa bienheureuse et très tendre épouse Nestoriane. »

Terminons par un graffite tracé dans la frise à console de la partie droite de la capella 3 :

NAVIGI VIVAS IN >jt

C'est encore sur une inscription provenant de la capella greca qu'on a lu cette inscription qui mentionne des martyrs : (voir Dictionn., t. xn, col. 1629) :

vixij ANNIS XVIII

NOTARIO cuN MAPTVRIBVS

XI. La région de l'arénaire. — Après avoir parcouru l'atrium et la capella greca nous allons nous

10533. — Plan du niveau supérieur du cimetière de Priscille et de la capelta greca. D'après De Rossi, Bull, di arch. crist., 1881-1885, pi. vii-vm.

enduit de plâtre qui est tombé. Il est impossible d'imposer une explication raisonnable à ce badigeonnage. Était-ce pour remplacer ces épitaphes par des marbres gravés soigneusement ou bien pour abolir la mention d'une attribution erronée? Voici les deux textes 2 :

OBPIMOC riAAAAAIGÙ TAYKYTATCO ANCYIGO CYNCXOAACTH MNHMHC XAPIN

OBPIMOC -NCCTOPIANH MAKAPIA TAYKYTATH CYNBIGO MNHMHC XApiv

« Obrimus à la mémoire de très tendre cousin et condisciple Palladius. »

engager dans le terrain qui en est proche et passer d'une galerie dans la galerie suivante, sauf à revenir parfois sur nos pas en notant au passage tout ce qui vaut la peine d'être mentionné. L'énumération des textes épigraphiques se fera dans l'ordre de leur rencontre (fig. 10533).

1° Galerie C. — En sortant de la capella on s'engage dans ce corridor ou galerie et c'est ici que commencent les inscriptions tracées en rouge, caractéristiques de l'épigraphie priscillicnnc. A gauche on lit : oNCCI- MOC; A€PIC; CELSV5: à droite : MARINA, et à l'extrémité de cette galerie, sur une petite paroi de

1 Wilpert, op. cit.

crisi., 1886. p. l.">3,

p. 38. — " De Rossi, liull. <1i archcol. 3 Wilpert, op. cit., p. 1'.).

PRISCILLE (CIMETIÈRE DE

fond, une inscription porte ce nom en caractères plus grands que le type priscillien ordinaire :

nGTPOC Celle-ci rappelle un tout petit enfant qui portait le nom de Paul :

LVCRETIO PAV/o /nFANTI DVLCIS SIMO QVI BIXITA/iNO VNO MENS Hl DIES XVI LVCRETIVS EVTYCHES ET LVCRETIA MAXIMILLA PARENTES Ligne 3 : corr. Hl en VI- Les caractères sont bien du type priscillien; on remarquera à cette date le nom Paulus imposé comme cognomen, assez probablement en mémoire de l'apôtre Paul ' :

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