Legendum vicesimo tertio [dominico
Matth., V, 43-48 : Audistisq. dictuni est antiquis.
151. Legendum vicesimo quarto [dominico]. Matth., x\Tii, 23-xix, 2 : Simile... régi qui voluit
rationem ponere.
151 bis. Alium.
Matth., \i, 19-29 : Noiite thesaurizare... in terra.
Voici quelques remarques sur ce document (Beissel, p. 75-78). Le récit de la Passion lu le jeudi et le samedi de la Semaine sainte (n. 61 et 63), et la péricope quarto de sanctis (n. 95) font supposer l'existence d'une harmonie évangélique, dans le genre du Diatessaron deTatien. Ce récit, harmonisé de la passion, diffère de celui que l'on trouve dans le missel deBobbio (n. 22) et dans le lectionnaire de Luxeuil (n. 36-40).
Le samedi saint et le jour de Pâques (n. 65-66), on lit le récit de la résurrection d'après saint Matthieu; le lundi de Pâques (n. 67), d'après saint Marc; le mardi et le mercredi (n. 68-69), d'après saint Luc; le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche (n. 70-73), d'après saint Jean. Or, cette série coïncide à peu près exactement avec celle que saint .\ugustin devait suivre, telle du moins que nous la connaissons parles essais de reconstitution d'après les données dessermons.
En plusieurs endroits du Comicus, on relève des traces de lectio continua du texte évangélique. Ainsi, du samedi saint au samedi in albis (n. 64-73), les péricopes se succèdent dans l'ordre suivant :
.Matth., x.x\-in, 10-19, 1-7, 8-20;
Luc, X.XIV, 13-35, 1-12;
Joa., XX, 1-9, 11-18, XXI, 1-14; xx, 19-31.
Au début du carême, le cas est bien plus nettement apparent :
N. 22-25 : Joa., I, 1-14,15-29,29-34,35-51;
N. 30-31, 34-37 : Joa., v, 31-37, 39-M, 2, 5-14, 1.5-23, 24-29,30-35;
Les péricopes des dimanches de carême se présentent aussi dans l'ordre des chapitres :
1" dimanche : n. 27 : Joa.,iv, 5-42, la Samaritaine;
2" - n. 33 : Joa., IX, 1-38, l' aveugle-né;
4" - n. 47 : Joa., xi, 1-52, résurrection
de Lazare;
Rameaux, n. 55 : Joa., xi, 55-xii, 13 : .Marie oint les pieds de Jésus.
EVANGILES
Les péricopes de la série intitulée de dominicis qiiotidianos (n. 128-151 bis) sont rangées manifestement dans l'ordre normal des évangiles : 6 de saint Matthieu, puis 4 de saint Marc, puis 11 de saint Luc. Dans l'intérieur de cliacun de ces groupes, les péricopes se succèdent, au moins pour Marc et Luc, selon l'ordre des chapitres : Marc, i, v, x: Luc, iv, v, vi, \u, XV, x\i, xvu, XVIII.
11" srSTÈME GALLlCAS. — Les types de ce système sont, comme pour la série épistolaire, le lectionnaire de Luxeuil et le missel de Bobbio.
Le lectionnaire de Luxeuil (voir col. 273) présente des lacunes considérables que dom !Morin a pu combler, du moins en partie, grâce à un manuscrit des Évangiles datant du vn« siècle, que l'on croit pouvoir rattacher à l'Église de Paris, et qui, au xv^ siècle, appartenait encore à l'abbaye de Saint-Denis'. C'est actuellement le ms. lai. 256 de la Bibl. Xat. de Paris. Les indications fournies par ce ms. sont insérées ci-dessous à la suite du texte du lectionnaire de Luxeuil; les numéros renvoient aux lacunes du ms. de Luxeuil et permettent de le compléter, en admettant toutefois que les séries de l'un et de l'autre fussent identiques.
Sur le missel de Bobbio, voir ci-dessus (col. 273).
D'une étude nouvelle de la partie palimpseste de ce manuscrit se dégagent les conclusions suivantes : 1 Le missel de Bobbio est... un ouvrage ou, si l'on aime mieux, la copie d'un ouvrage composé, compilé par et pour des Irlandais... Il renferme peu d'éléments proprement insulaires, il en renferme une proportion sensiblement moindre que d'éléments gallicans et mozarabes: mais l'assemblage est tout juste ce que nous pouvons attendre d'Irlandais vivant sur le continent, puisant à toutes les sources '. »
A ces deux témoins de l'ancien usage gallican, dom D. de Bruyne vient d'en ajouter un troisième : c'est le ms. 134 de la bibliothèque capitulaire de Trêves ^ Il parait dater du vni= siècle et contient le texte des quatre Évangiles accompagné d'un grand nombre d'annotations liturgiques qui permettent de reconstituer la série des péricopes dans l'ordre de l'année liturgique. « Bien que la distribution des péricopes ne soit pas entièrement identique à celles du lectionnaire de Luxeuil ou du missel de Bobbio, elle présente cependant avec celles-là des ressemblances assez caractéristiques pour nous permettre d'y retrouver un fonds commun diversifié par des particularités locales. Nous croyons donc que ces annotations se rattachent à la liturgie gallicane*. »
Ce ms. est mutilé au début, puis après le ch. VT de saint Luc et après le ch. iv de saint Jean. Les 119 indications qui restent, une fois rangées dans l'ordre de l'année liturgique, donnent le tableau que l'on trouvera ci-dessous, après le missel de Bobbio (L = lectionnaire de Luxeuil; B = missel de Bobbio; SD — évangéliaire de Saint-Denis)'.
Lectionnaire de Luxeuil.
/'. y,., t. Lx.xii, col. 171-211).