VI. kal jan., S. Johannis evangelistîe
V kal. jan., SS. Innocentum.
IVALENDAmUM ANTIQUUM GREGORIANUM.
Septembris,
VI id., Nativitas S. Mariae.
III id., SS. Proti et Hyacinthi.
xvni kal. oct., SS. Cornelii et Cypriani. Exaltatio S.
Crucis.
xvii kal. oct.. Natale S.
Nicomedis.
XVI kal. oct.. Natale S.
Euphemiaj et SS. Lucia: et Geminiani.
V kal. oct. SS. Cosma; et Damiani.
III kal., oct., Dedicatiobasilicœ S. angeli Michaelis.
Oclobris.
Nonis, S. Marci papîe.
Pridie id. , Natale S. Callisti papae.
Xovembris
Kal., S. Caesarii.
VI id. , SS. quatuor Coronatorum.
V id.. Natale S. Thcodori.
III id.. Natale S. Mcnna-.
S. Martini episcopi.
X kal. dec, S. Cseciliœ.
IX kal. dec, S. démentis.
Item S. Felicitatis.
VIII kal. dec, S. Chrysogoni.
m kal. dec, S. Saturnin!.
XV kal. sept., S. Agapiti.
XI kal. sept., S. Timothei,
kal. sept., S. Ilcrmetis.
V kal. sept., S. Snbinx-
III kal. sepl., SS. l'ellcis et Aduuitl.
Pridie liai. dec, S. .\ndrcai^ apostoli.
Decembris.
Ibid., S. Lucia;.
VIII kal. jan., Nativitas Domini.
VII kal. jan.. Natale S. Stephani.
VI kal. jan., S. Johannis evangelista'.
V kal. jan., SS. Innocciitum.
Pridie kal. jan., S. Silvestri papa.
XIV. Multiplication i;t diminution du nombiie DES FÊTES. — On résume d'ordinaire celle question en disant, qu'à l'origine, les fêles chrélleiincs L'taicnt fort rares, puis le nombre alla se multipliant, puis la nuiltiplicalion entraîna des inconvtnieiils cl un mouvement se produisit, ù partir surtout du .mv siOcle pour la diminution des fdles qui amena la suppression d'un bon nombre d'entre elles.
Ainsi présentée cette thèse n'est pas fondée, comme le prouve, pensons-nous, l'exposition des faits qui précède. Tout à l'origine, dans la communauté de .lérusalem, d'après le texte des Actes, ii, 46-47, cité col. 1101, tous les jours étalent jours de fêle, de syuaxe et de liturgie. L^et état de choses ne pouvait durer. I.e jour où riigllse sortit de .lérusalem et où le nombre des lldèles augmenta, il fallut compter avec les nécessiUs de la vie. En dehors du dimanche, on ne garda comme jours liturgiques et par conséquent jours de fête, que le mercredi et le vendredi. Dans bien des contrées, h; siimedl garda aussi sa solennité
iMéme après ces dlminullons, le iKiiulire des jours
FÊTES CIIRÉTIEXNES (LES)
fériés pour les chrétiens restait considérable et Tertullien ne craignait pas de dire, même sans compter les mercredi et vendredi, que les jours de fêle des chrétiens étaient bien plus nombreux que ceux des païens. Pâque et la Pentecôte, faisait-il remarquer, n'étaient qu'une fête qui ne durait pas moins de cinquante jours.
La vérité c'est donc que jamais les fêtes ne furent plus nombreuses qu'à l'origine de l'Église et dans les trois premiers siècles. Ce qui est vrai, c'est que les fêtes anniversaires étaient alors très peu nombreuses. En dehors de Pâque et de la Pentecôte, et une fête au 6 janvier, il n'y eut guère, aux trois premiers siècles que les fêtes des martyrs locaux, et quelques autres fêtes locales. Noël, l'Epiphanie, les fêtes non locales, et les dédicaces ne datent guère que du iv« siècle. A partir de ce moment, et surtout au v^ siècle, les fêtes se multiplient rapidement. Les translations de rehques, les emprunts que se font les églises de leurs martyrs, de leurs confesseurs et de leurs autres fêtes ne firent qu'accélérer ce mouvement. On a pu en suivre, dans notre article, les étapes successives par les listes et les calendriers que nous avons cités. Au xin^ siècle, le propre du temps est déjà presque absorbé par la multiplication des fêtes. C'est au xiv« siècle, surtout, que se produit la réaction. Car cette multipUcation des fêtes avait ses inconvénients. Jean Gerson, au concile provincial de Reims, en 1408, demandait qu'on s'arrêtât dans cette voie '.
Un peu plus tard, Nicolas de Clemangis, écrivait un discours dans le même sens. De novis feslivilatibus non instituendis publié en 1413 =. Le concile de Trêves, en 1549 réduisit à une trentaine les fêtes d'obligation (c. 10). Le Concile de Cambrai invite aussi les cvêques à opérer les suppressions nécessaires (c. 11). Thomassin, dans un chapitre sur la diminution du nombre des fêtes, dit qu'il pourrait citer un grand nombre de conciles et d'ordonnances synodales qui ont diminué le nombre des fêtes et cite en particulier celle de Sens en 1524 '. Le cardinal d'Ossat insiste dans une lettre à Clément VIII pour la diminution du nombre des fêtes. Urbain VIII dans une bulle de 1642, où il dit que de nombreux évêques lui ont écrit en ce sens, réduit le nombre des fêtes aux suivantes : Dominicos scilicel dies lolius anni. Xativitatis Domini noslri Jesu Christi, Circumcisionis, Epiphaniss, Resurreclionis, cum duabus sequentibus feriis, Ascensionis, Penlecostes cum duabus sequentibus, sanctissiniœ Trinitalis, solemnitatis Corporis Christi et inventionis sanclse Cruels; née non /estivitatum Purificationis, Annunciationis Assumptionis et Nativitatis Deiparœ Virginis, Dedicationis sancti Michaelis archangeli, Xativitatis sancti Joannis Baptistse, sanctorum Pétri et Pauli, sancti Andreie, sancti Jacobi, sancti Joannis, sancti Thomse, sanctorum Philippi et Jacobi, sancti Bartholomsei, sancti Matthœi, sanctorum Simonis et Judœ, sancti Matthiœ, Christi Domini aposlolorum. Item sancti Stephani proto-martyr is, sanctorum Jnnocentium, sancti Laurentii martyris, sancti Sylvestri papœ et confessoris, sancti Joseph etiam confessoris, et sanctœ Artna", solemnitatis omnium sanctorum atque unius ex principalioribus Patronis in quocumque regno, sive provincia, et alterius pariter principalioris in quacumque civitate
• Gerson, Opéra, t. il, p. 630, 631 . — = Édité à I lelmstadst, 1703.^ ' Traité des testes de l' Église, Paris, lëdl , p. 144 sq. — * Constitntio. Uniuersa per orbem, 24 sept. 1642. — ^ Ces brefs sont publiés par Dximont, Sanimlung Kirchliclier Er^ lasse fur die Erzdiocese Koln, Cf. aussi J. Fessier, Ueber die abgeschafjlen Feiertage, dans Archiv fur Kirclienrecht, 1S60, p. 194. — 'II. Kellner, L'année ecclésiastique cl les fêtes des sainLi, trad. Bund, Paris, 1910, publie, p. 48, un tableau des fêtes actuellement en vigueur dans les diflércnts pays chrétiens. — ' Muratori, MoUiplicita di'' giorni /estiid dans
oppido vel pago ubi hos patrones habcre ac venerari contigerit '.
Il conjurait les cvêques de ne plus instituer de fêtes nouvelles.
Le même mouvement se continue au siècle suivant. A la suite du concile de Tarragone de 1727, Benoît XIII accorde une nouvelle réduction de fêtes pour une partie de l'Espagne. En 1748, une mesure analogue fut étendue par Benoît XIV à Xaples et à la Sicile; puis, en 1754, à l'Autriche. En 1771, Clément XIV pubhe aussi un bref de réduction des fêtes qui, appliqué d'abord à l'Autriche, fut étendu peu à peu à d'autres régions. Le bullaire de Pie VI et celui de Léon XII contiennent plusieurs bulles ou brefs qui ont le même but *.
En France, la Révolution abolit le calendrier chrétien, qui ne fut restitué que par le Concordat, lequel ne maintint que quatre fêtes chômées : Noël, l'Ascension, l'Assomption et la Toussaint '.
Des savants comme Muratori, Gerbert, Thiers écrivaient des dissertations ou des ouvrages dans le même esprit '.
Dans les textes qui précédent il n'est guère question que des fêtes chômées dont la mulliphcation excessive apportait de sérieuses difficultés dans le domaine de l'économie domestique des différents pays. Les mêmes raisons économiques ne s'opposaient pas à la multiplication des fêtes dont la célébration n'intéressait guère que les clercs et les reUgieux soumis à la récitation du bréviaire. Aussi les décrets que nous avons cités ne s'appliquaient pas au calendrier ecclésiastique sur lequel les nouveaux saints ont continué à s'ajouter jusqu'à nos jours, dans une progression qui a presque fait disparaître les offices du propre du temps. C'est ce qu'on pourra voir dans l'Histoire du Bréviaire de DomBâumer qui note au fur et à mesure ces additions '. Le calendrier des fêtes des saints que nous donnonsau § lO"^ permettra aussi de comparer l'état actuel avec celui du xii= siècle. C'est à peine si, de nos jours, une faible réaction a commencé à se dessiner parmi les liturgistes pour réclamer en faveur du Propre du Temps.
XV. Influences étrangères sur les fêtes chrétiennes. — En somme, on a pu voir par ce qui précède que l'institution des fêtes dans l'Église s'est développée sous l'influence de circonstances à peu prés exclusivement chrétiennes au moirrs dans les premiers siècles. En dehors de Pâque et de la Pentecôte, du samedi et peut-être des Quatre-Temps de septembre, les fêtes chrétiennes ne coïncident pas avec des fêtes juives. Aucune des grandes fêtes juives, ni celle des Tabernacles, ni celle des Pourim, pas plus que les sacrifices, les expiations et les lustrations quotidiennes, mensuelles ou annuelles n'ont laissé de traces dans le culte chrétien '.
Il en faut dire autant des fêtes païennes. Aucune des grandes fêtes des Grecs et des Romains n'a été franchement acceptée par l'Église. Certaines fêtes chrétiennes furent fixées au même jour que des fêtes païennes, soit par pure coïncidence, soit surtout en guise de protestation, et pour elTacer les dernières traces de paganisme.
Ce qui est vrai et ce qui a parfois donné le change, c'est que le peuple, dan» ses habitudes indéracinables,
Scritli inedili, Bologna, 1872; Gerbert, De dierum /rslonini numéro minuendo, celebritate augenda, typis san. Blastanis, 1765; Thiers, De /estnrum dierum inuiiinutione, Lu',idinii, 1668, et Parisiis, 1670. Cf. aussi Benoit, xiv, De synodo diœcesana, 1. XIII, c. xviii, n. 10. — ' llislnire du bréviaire, éd. Bâunier-Biron, Pans, 1903. — ' [1 faut mettre hors de compte les nombreuses allusions au culte mosaïque que l'on trouve dans les livres liturgiques ciiréticns, notamment dans le rontifical, qui sont de date postérieure et la plupart (lu temps d'inspiration purement littéraire.
FÊTES CHRÉTIENNES (LES
a souvent conservé le souvenir des fêtes païennes, au 1" janvier, par exemple, à la saint Jean. Ces survivances sont plutôt du domaine du folk-lore i. La semaine telle qu'elle est constituée chez les chrétiens dès le II" siècle, avec le dimanche comme pivot, le mercredi et le vendredi anniversaires de la passion, est franchement chrétienne. Le samedi, en souvenir du sabbat, n'a pu se maintenir qu'avec peine dans certaines provinces. Les fêtes qui s'ajoutèrent à Pâque et à la Pentecôte, sont aussi de caractère et d'origine exclusivement chrétiens. Quant aux fêtes des martyrs la question sera traité au mot Martyrs (Culle des).
XVL CALENDRIER DES FÊTES DANS LA LITURGIE AC- TUELLE. — Le but de ce tableau est de mettre sous les yeux les accroissements qu'ont pris dans l'Église romaine les fêtes des saints, surtout à partir du xii= siècle. La ligne de démarcation est tracée par la Constitution d'.\lexandre III en 1170; ce pontife réserva au Saint-Siège le droit de prononcer en dernier ressort sur la canonisation des saints et le culte à leur rendre dans l'Église. Avant lui, la vénération des fidèles, la décision des évêques statuant soit chacun pour son diocèse, soit dans les conciles provinciaux, contribuaient à former le consentement universel de l'Église par lequel était introduit le culte de tel ou tel saint personnage : après 1170, il fallut pour cela une décision du Saint-Siège et la canonisation d'un saint par le pape marqua, quoique non pas toujours nécessairement, l'introduction de son culte dans l'Église universelle; voilà pourquoi on trouvera mentionnés pour certains saints des temps plus rapprochés de nous l'acte de canonisation, et l'acte d'introduction du culte. .\prês 1170, on vit aussi paraître un plus grand nombre d'oiTices doubles : on remarquera ([ue les saints de la première colonne sont presque tous du rit simple ou semi-double; aussi ont-ils été réduits à n'avoir plus qu'une mémoire, quand il se rencontre un saint du rit double dans la deuxième colonne -. Nous ne marquons pas les fêtes principales qui ont été indiquées au § 4' et suiv.
J.WVIEIi 2 Octave de S. lîticnne, m.
'.i Octave lie S. Jean apôtre,
4 Octave <lcs SS. Innocents,
ô Vigile de l'Epiphanie; S.
Telesphore, p. m. (t 139)
raém.
.S. IlyKin, p. m. (t 112), niém .
' Encore faut-il ajouter que sur plus d'un point certaines thèses qui avaient été acceptées longtemps ont Uû Être abandonnées. Voir plus haut la note au sujet de la Purincation et des lupercales. .Sur toute cette question, voir notre artiolo Fétex chrétiennes et files paiennes à Rome ilii IV nu VU" siècle dans Semaine d'ethnologie religieuse du I.ouvain, Paris, 1914, p. 37û sq. et Paganisme et i.rri'nGiE.
-" Abréviations employées :
c. indique confesseur
14 S. Hilaire, év. docteur (t 368), D. ; culte dès le VI" siècle.
S. Félix de Noie (t vers 256), S. d., Grégor.
10 S. Paul. 1" ermite (Î342).
D.; culte ancien.
S. Maur, abbé (t 584), niém.
16 S. Marcel), p. m. (t 310), S.
d., Grégor.; une église à Rome. Stat.
17 S. Antoine, abbé (f 356).
D.; culte ancien.
18 S« Prisque, v. m. (f 270),
mém., Grégor.. culte au iv s. Église à Rome. Stat.
19 SS. Marins, Marthe, etc.,
mm. (t 270) S. dans martjTologes du ix» s.
20 S. Fabien, p. m. (t250) et
Sébastien, m. (t288). D.. Grégor.; culte au iv= s.
Église à Rome. Stat.
21 S= Agnès, V. m. (t304 ou
311). D. Grégor.; culte au iV s. Églises à Rome, une stat.
22 S. Vincent, m. (1304). S. d.
Grégor. S. Anastase, m.
(t 628), ajouté au précédent.
23 S» Émérentienne, v. m.
(t 304 ou 311) mém., culte avant le vu'' s.
Chaire de S. Pierre, k Rome; D. maj.; fête apparaît dans les Gaules au VIII» s., à Rome plus tard.
S. Canut, roi m. (t 1086).
mém., fête introduite par Clément X au xvn's.
olllcc double.
Dmaj.
oincc double majc
ur.
D. 2. cl.
• double de 2"
classe.
D. 1 cl.
• double de 1'
' classe
• semi-double.
■ simple.
martyr.
S. Raymond de Pennafort c. (11275 ou 1279). S. d.; fête introduite par Clément X au xvii" s.
24 S. Timothéc.cv. m. (t 97).
n. fête fixée ù cette date par Pie IX, au xix* s.
25 Conversion de S. Paul. D.
maj. ; Grégor. Primitivement une translation. Le mot " Conversion » an xj" s.
26 S. Polycarpe.év. m.(t 166),
D.; culte ancien.
27 S. Jean Chrysostome, év..
docteur (t 407) D. La mort au 14 sept. On le trouve au 27 janvier dés le v s.
28 S' Agnès, v. m. 2do (ou de
Nativitale). S. Grégor.
29 S. François de .Sales, év.
docteur (f 1622). D.
Mort le28déc.;f6to ûxéc ;) cette date par Alexandre VII, en 1G:.5.
30 S'Martine. v.m.(t228). S.
d.; morte le 1 janvier, fête fixée A cette date par Urbain V III en 1634.
31 S. Pierre Noiasque, c. (t
1256). D.; tête introduite par .\lcxandrc VU, au xvir- s.
mm. in(li«iue martyrs.
mém. » office dont on fait mémoire.
v. ■ vierge.
év. " évéqup.
Les ehiflres entre parenthèses et précédés d'une croix, indiquent la date de la mort. Cette date pour les saints dos premiers siècles est parfois indécise, ou simplement approximative.
Grégor. indifpie qu'on trouve les noms et des fornudes liturgiques dans les documents tels qu'ils étaient nu ix' siècle c.-ù-.d. les recueils grégoriens plus ou moins mêlés il'éléments gallicans, p. ex. le grégorien d'Adrien.
Stat. ou .Station, indique que l'église ronudnr (dacée sous le vocable d'un saint était un lieu de Stnlioii ponr les rérics de Curêmc, les litanies ou processions, ou les vigiles.
FÊTES CHRÉTIENNES (LES