‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 2)Chapitre 324 sur 331 · DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE

2 S«Bibiane,v. m. (t362), S.

d., culte ancien, Egl. ù Rome au v s. Station.

4 S. Pierre Chrj'sologue, év.

docteur (t 451: ou 457) U.

S* Barbe, v- m. (i v s)> mém. ;

culte au vni ou ix' s.

5 S. Sabas,abbé(t533),m*m.

6 S. Nicolas, év. (t vers 324),

D.: culte ancien.

7 S. Ambroise, év. docteur

(t 397), D.; culte ancien.

S Immaculée Conception de Marie. D. !• cl.; f«c locale entre Ici x» et le xi" s.

Cependant la fête a été introduite seulement par Urbain VIII au xvn» s.

S. François Xavier, c. (t 1552), D. ma)., canonisé par Grégoire XV en 1622: fêle, par Alexandre VII au XVI' siècle.

VlKlIe de l'Immaculée Conception, établie par Pie IX au XIX" siècle.

Étendue A toute l'ÉglUc par Sixte-Quint en 147«, reçoit haut dojîré de solennité et octave, oprcs

Octave de l'Immaculée Conception, D. maj.

S. Melchiade ou Miltade, p. m. (t 314), mém.. S., d.; culte ancien.

S" Lucie, V. m. (t vers 304), D., Grégor., culte à Rome dès le IV' s.

S. Eusébe de Verceil, (t 370), S. d.

20 Vigile de S. Thomas, apô-

S. Thomas, apôtre (i" D. 1« cl., Grégor.

24 Vigile de Noël.

25 Noël, D. 1 cl.

S" Anastasie v. m. (f 304), mém.; égl. Station.

26 S. Etienne, diacre, 1" m.

(I" s.), D. 2 cl., Grégor.; reliques vénérées au V s.

Voir 3 août.

27 S. Jean, apôtre et évangé-

liste(fin I" s.), D. 2 cl., Grégor.

29 S. Thomas de Cantorbéry

év. m. (t 1 170), D., canonisé en 1173.

31 S. Silvestre p. (t 334), D., Grégor.; culte à Rome des le v s.

16° Bibliographie. — A. Baillet, Les vies des saints, 1707, Paris. — Benoît XIV, De festis D. N. J. C. et B. M. Y., dans Opéra omnio, Prali, 1843, t. IX, p. 251 sq. — A. Beugnot, Histoire de la destruction du paganisme en Occident, 2 vol., Paris, 1835. — Bingham, The anliquilies of the Christian Church, dans The ivorks of Bingham, Oxford, 1855, t. vii, p. 221 sq. — Dumaine, Dimanche, dans Dict. d'arch. chrét. et de lit., t. IV, col. 858 sq. — Dresser, De feslis christianoTum, judœorum et elhnicorum, Lipsioe, 1594. — F. A. Gasquet etBishop, The BosworthPsalter, iondon,1908. — Grctscr, De festis christianorum. Ineolstiidt, 1012. — Gueti, Iloerlologia, 1657. fol. — Hildebrand, De diebus festis libelliis, dansVolbeding,T/iMaurus commenlation., 1701, t. I, p. 29 sq. — Hospinianus, Festa christianorum, Tiguri, 1573. — C. Jullian, J'eriœ dans Dict. des Antiquités grecques et romaines. — K. H. Kellner, L'année ecclésiastique, trad. Bund, Paris, 1910. — Kricg, dans Kraus, Rcalencyclopùdie (Feste). — Mas- Latrie (Cte de) Trésor de chronologie, Paris, 1889. — J. G. Millier, Gesch. der christtichen Feste, Entwickclung. ihres Ursprung. ihrer Bedeuntung, Berlin, 1852. — Marlinov, Annus ecclesiasticus grwco-slavicus, Bruxcllis, 1863. — Nilles, Kalendarium manuale utriusque Fcclesiie, 2 vol., aîniponle, 1896. — P. Saintyvcs, Les saints successeurs des dieux, Paris, 1907, et noire article. Revue d" Apologétique, \" oct. 1907, p. 36-46, et Analecta Bollandiana. 1907. p. 454- 455. — Thomassin, Traité des /estes de l'Eglise, 1697.

Voir : Annonce des /êtes, t, i, col. 2230; Carfme, t. II, col. 2139; Jeûnes; Jours; Kaleiidaria; Mois; Octaves; Quatre-Temps; .'iaints; Semaine; Stations; Vigiles.

F. CAunoi..

I les deux basiliques, S. Pierre du Vatican et Saint l'iiulhors-lcs-Murs sont des églises statlonalcs.

FETIGNY

FÉTIGNY. — I. Description. II. Objets découverts : 1» Agrafes et fibules; 2° parure; 3" boucles et plaques de ceinturon; 4° armes; 5"> varia.

I. Description. — Fétigny est situé à quatre kilomètres au sud de la ville de Payerne, district de la Broyé, canton de Fribourg (Suisse). Non loin de là .se trouvait Avenches (Àvenlicum), qu'une voie romaine reliait au Valais et, par le grand Saint- Hernard, à l'Italie. L'existence d'une route romaine sur la rive gauche de la Broyé, passant près de Fétigny, *st certaine. Fétigny tire son nom de Festiniaciim, qui fut occupé par des édifices romains dont les traces ont été rencontrées à plusieurs reprises dans les environs et dans le village de Fétigny. Sur le plateau, occupé en partie par le cimetière burgonde, on a rencontré de même les restes d'un édifice romain; des fragments de grosse poterie et deux meules de moulin. Au sud-est du village se trouve le grand cimetière burgonde, situé à <îuelques centaines de niètresdes dernières maisons.

Vers 1862, un horloger de Payerne trouva des sépultures non apparentes et post-romaines dans lesquelles il découvrit une plaque de ceinturon en fer damasquiné d'argent, deux bagues, une fibule et une coupe en verre avec fragments de coutelas '. Pendant une période d'une vingtaine d'années on ne cessa d'explorer un peu à l'aventure, récoltant des pièces variées qui ont été dispersées. Des fouilles méthodiques entreprises en 1883 ne répondirent pas à l'attente, on se contenta d'acheter tous les objets principaux découverts avant ces fouilles, ils ont été déposés au musée cantonal de Fribourg. Ces objets et les renseignements donnés par les frères Goumaz, habitants de Fétigny, ont pennis la reconstitution d'un cimetière burgonde intéressant.

Le champ du cimetière est nettement triangulaire; les côtés mesurent 30, 33 et 52 mètres, ce qui donne une surface totale de 108 mètres carrés. On a découvert environ cent quatre-vingts tombeaux dont une quarantaine ont fourni des objets mobiliers, les autres ne contenaient que des ossements. Dans la partie centrale du champ et vers le milieu du côté qui longe le bord de la pente, les tombes se trouvaient à trois hauteurs différentes. Au cimetière de Bel-Air', près Cheseaux-sur-Lausanne, les tombes étaient sur deux couches superposées. A Fétigny, toutes les sépultures ■étaient orientées de l'ouest à l'est, les pieds tournés vers l'Orient. Ces sépultures étaient formées de pierres plus ou moins grosses juxtaposées, placées en cercle allongé de façon à entourer le cadavre; c'était, pour ainsi dire, une petite enceinte autour du corps. Un mortier grossier liait ces pierres qui, pour les gens d'humble condition, n'étaient guère plus grosses que des pavés ordinaires. Pour les tombes des guerriers, on faisait choix de pierres très grosses, d'un poids trop considérable pour être soulevées par un seul homme. Dans toutes les sépultures des pierres plus grosses que les autres étaient placées près de la tête et près des pieds. Le tombeau qui a fourni le plus grand nombre d'objets contenait une grande tuile romaine fixée dans la terre contre la tête et une autre tuile sous la tête. On peut rapprocher de cette forme de tombes, celles du cimetière d'Elisried (Berne) où on employa de même les pierres juxtaposées'. Ni sarcophages, ni cercueils de bois ou de métal n'ont été retrouvés à Fétigny, mais la rencontre d'un certain nombre de gros clous en fer, autorise à croire qu'on a usé de cercueils de bois.

' De Bonstetten, Carte archéologique du canton de Fribourg, 1878, p. 7. — ' F. Troyon, Description des tombeaux de Bel-Air, in-S°, Lausanne, 1341, p. 1. — ' E. von Fellenbcrg, Dos Crûberfeld bei Elisried. in-8", Ziirich, 1886, p. 4. — * ,I.-G. Kirsch, T.e cimetière burgonde de Fétigny

Un pavé antique a été découvert s'étendanl sur une longueur approximative de trois mètres, probablement le chemin donnant accès au cimetière. Quelques tombes ont été trouvées hors de la limite du cimetière, elles ne contenaient que des ossements.

Parmi les tombes contenant du mobilier funéraire, la plus riche est celle d'un guerrier avec lequel on a trouvé : 1° une broche en or, ornée d'une imitation de filigrane* ; 2° une broche en bronze représentant un chevalet soutenant une chaînette ep bronze' (sur la poitrine); 3° un anneau de bronze évidé (au doigt); 4° une grande boucle de fer inscrutée d'argent* et richement décorée; 5° une plaque quadrangulaire en fer, décorée de façon semblable et attachée par quatre clous argentés aux angles' (voir Fibules); G" une petite plaque en fer avec quelques traces de placage d'argent', ayant pu former l'extrémité du ceinturon; 7° fragment d'un scramasax dont la poignée en bois avait complètement disparu'; 8° une petite bielle en bronze, placée sur le sabre et cinq boutons de bronze trouvés près du scramasax.

Les armes qui ont été découvertes sont toutes des scramasax et des couteaux, à l'exception d'une seule épée. Absence complète de haches et d'umbos de Ijoucliers qui sont nombreuxdans les cimetières francs. La hache ne faisait, sans doute, pas partie de l'armement des Burgondes et leur bouclier ne possédait sans doute pas d'armature et de décoration métalliques. Plusieurs boucles en fer portent sur la partie supérieure des restes de tissus en partie décomposés mais parfaitement méconnaissables.

Aucune mention de vases de verre dans les notes du sieur Goumaz, mais comme on les rencontre dans d'autres cimetières burgondes, il devait s'en trouver à Fétigny, fêlés ou brisés, en sorte qu'on ne leur a accordé aucune attention.

On n'a relevé aucun indice chronologique précis, tout porte à croire que le cimetière de Fétigny est contemporain des autres cimetières burgondes, il aura été utilisé dans le courant du \i<^ au \ii« siècle. Les objets trouvés à Fétigny ne présentent pas d'autre symbole chrétien que la croix, qu'on voit sur plusieurs plaques, et peut-être le monogramme du Christ sur une sorte d'agrafe en bronze.

II. Objets découverts. — 1° Agrafes et fibules. — D'abord une fibule eh or. Une feuille d'or rabattue couvre la partie supérieure et les faces latérales du bijou. Le centre de la plaque supérieure est relevé en fonne de petite bosse arrondie dont le milieu est occupé par un morceau de verre rouge, enchâssé dans l'or. Un cercle de petits anneaux en filigrane soudés sur le fond d'or entoure cette partie centrale, renfenné lui-même dans un cordon de filigrane d'or.

Autre fibule en or analogue ù la précédente, mais d'un travail plus sobre. Les dimensions de ces deux objets diffèrent à peine. Pour le premier : longueur d'un extrémité arrondie de la croix à l'autre 0 m. 05: longueur d'une pointe entre les bras de la croix à l'autre pointe, 0 m. 045. Pour le deuxième : 0 m. 045 et 0 m. 04.

Agrafe en bronze de la forme usitée chez les Romains Elle se compose d'une plaque en bronze, longue de 0 m. 044 attachée au milieu d'une autre plaque cylindrique d'une longueur de 0 m. 02 et munie d'un trou au verso d'où sortait l'épingle fixée dans la cavité de la partie arrondie.

Agrafe en fer, seml)lal)le à la précédente, mais sans tête cylindrique.'

fcanton de Fribourg), dons Archives de la Société d'histoire du canton de Fribourg, 1899, t. vi, p. 491, pi. i, llg. 3. — ' .J. G. lijrsch, op. cit.. p. 491, pi. r, fig. 1. — ' Ibid., pi. i, ng. (i. — ' Ibid.. pi. i, ng. 5. — • Ibid., pi. i, Og. 8. — ' Ibid., pi. II, ng. 7.

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