‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 209 sur 423 · F0SS0YE1 RS · texte numérisé non relu

F0SS0YE1 RS

EGO TIBERIVS... NVS CONPARABI...1* Exu PE-

RANTIVM FOssore... MVM DEPOSITA E...' A^CO : EGNATIVS CAPRIOLVS SE VIVO HVNC

LO II CVM A SEMPA'

NDER SE BIBV.. locum BESOMVM CON- PARayi/ ; a fossore. ..VTIONE 3 EMETSIBI LEOIl/l'u» locum ABACILLINE FOSSORE'

de Calliste se trouve dans la première région ecclésiastique qui comprend l'Aventin : il est plus probable qu'il existait une équipe de fossores par cimi que par région. Chaque cimetière se développait dans

son uren sans aller rejoindre le cimetière voisin, par fois tout proche, ce qui serait arrive si plusieurs cimetières, avaient été gères par une même société. Pour

locum

TNMeSTAREfoDTv*

f (UNcAtIU.S'QN//

1612. — Inscription de Rome. D'après De Rossi, Inscriptiones christ., t. i, p. 2S7, n. 662.

EGO TIBERIVS Sabi? Il NVS CVMPARABi II PER AN- TIVM FOssorem biso MVM DEPOSITA -Ll s

SABINVS ! A MVLIA LO CVEMET '

MAVRA SI VIBA CVPARABI A...V EOSVRE Ml K II SETEBRIS 7

SERBVLVS EMIT BISOMV A LEONTIV FOSSORE 8 161 I. n. I).

Le P. Marclii a suggéré que chaque cimetière avait sa compagnie de fossores. On Irons e dans le Liber pontificulis la mention par régions de diacres, de notaires, de cimetières, mais rien sur les /ossores Bol-

P CC DD NN VALENT1N1ANI V ET ANATOU DIE XV KA ^ENDAS MA1AS CONSTANj lius DEP0S1TVS IN PACE QVJ ,.„.-- -"'

VIXIT ANNIS Li* MENyWto

^0 CVS CONSTANT! ARClTÉCJ'i

QVI fviT j

4613. — Inscription de Rome.

D'après De Rossi, Inscript. christ., 1. 1, p.

detti a public, avec sa négligence routuiuière, l'épi-

d'un fossor nomme Junius el qualil

IVNIVS FOSSOR AVENTINVS FStdl il dit l'avoir rencontrée au cimetière

liste, tantôt dans celui de Pontien, La pn ition esl plus vraisemblable puisque le cimetière

Manicchl, Epigrafla crUttana. 1910, p 320, n 390.

. butlttt., 1905, p. 17. n. I. ' Unit., p. 60, n. 28.

QuartaUchrlft, Ih:i2, p. 31, D. 27. - ' Notiztc

1889, p. JUi, Nuovo bullett., 1904, p. 108, n 65.

butlétt., 1905, p. 19, n. 5 Ibld., 1904, p. 108,

Marucchl, / monument!, pi. i in,n. 24. 'Boldclll

mer. D iftCH. cnnfiT.

abréger et passer de l'un dans l'autre, on aurait mis leurs galeries extrêmes en communication. De plus le type paléographique particulier a un cimetière ne se retrouve pas dans le cimetière voisin, lue épitaphe mentionne un contrat passé devant omnes /ossores, non tous ceux d'une région, mais tous ceux d'un cimetière, le cimetière de CommodiUe 10 :

Conslantius et Sosaiwa se vivi locum sibi emerunt priesenlis ornais /ossores (lig. 161 I. n. 13).

11 existait des diacres régionnaires cl ceux ci exerçaient leur autorité sur tous les cimetières de leur région, mais chaque cimetière avait son équipe de /ossores. Quant à l'organisation et a l'administration de cette équipe on voit que les textes epigraphiques ne nous apprennent que des noms. On ne peut rien tirer d'une inscription du Piémont qui parle des chrisliani /ossores puisqu'elle est fausse ".

Et voici encore une série de (ossores " :

1° FRIGIANVS ET HERCVLEVS FOS

SORES RVFIO FOSSORI BENE QVE SCENTI-LEGITIMA FRATRI Km RISSIMO POSVIT-VIXIT ANNO XXXVI CVM PACE

2" FELIX FOSSARIVS IN P(ace) ,a

3° VS FELIX FOSSOR

IXIT ANNIS LXIII

TVS XII-KAL-IANVARIAS

• • X IN PACE (lig. 161 1,1) "

4° TERENTIVSFOSSOR PRIMITIVECOIVCI ET-SIVI (lig. H'1 I. ii. 2)

5" LEO FOSSOR FECIT SIBI ET VIR GINIAE SVAL

LVCILIO FOSSOR MAXIMINVS FRATER POSVIT QVI BIXIT AXXXX IN PACE ,:

ii m, p, 61 . B2, 6 i . Muratori, ' n i. ■ Marucchl, / momirnenlf, pi. un,n. 26. - "Corp.

! il., t. V, n. S'il *. Mur. il. .ri. / (.. raitf

p. L968, n. 8. " Mur n. • ./.. . >i . i 1969, n. •

» //n.'.. p. 1970, n. ■ Ibld., p 1069, n. .'..

p. 1970, n. ;s. Ibld., p i960; n. '..

FOSSOYEURS

7° PATERNO FOSSORI BENEMERENTI BIXIT A-P-M-XXXVI QVIESCIT IN PACE '

Les fossores, cela va sans dire, étaient mariés, comme nous le voyons par cette épitaphe 2:

VICTORINE FOSSOR PERDVCAT TE VSOR TVA---

Enfin nous donnerons cette épitaphe de l'année 141 qui mentionne un fossor d'un rang plus relevé, une sorte de contremaître ou d'ingénieur qualifié archilectus, mais dont l'épitaphe donne à ce mot son vrai sens, puisqu'on y a représenté une bêche (voir ce mot). Constantius aura probablement dirigé le percement de galeries tout en maniant l'ascia et la bêche 3 (fig. 4613).

VI. Laïcisation des fossomes. — A Constantinople, Constantin créa un corps de neuf cent cinquante leclicarii et decani consacrés gratuitement au soin des funérailles, et principalement de celles des pauvres '. Ils remplaçaient les sandapilarii de Rome antique qui transportaient les bières, sandapilee, aux puticoli et aux autres champs de repos. Dès l'origine, les chrétiens avaient en horreur cette sépulture en fosse commune et s'étaient abstenus de recourir à la corporation des sandapilarii, clercs et fidèles avaient pris à leur charge l'ensevelissement et l'inhumation de ceux de leur religion. Les jurisconsultes, les historiens et les archéologues sont tous d'accord pour voir dans les leclicarii et les decani de Constantin l'institution analogue à celle des copialse ou laborantes, c'étaient en réalité des fossores. Mais les copialœ de Constantinople n'avaient pas la même organisation et n'appartenaient pas au clergé. Les decani byzantins ont été en quelque façon des huissiers, des massiers 5, qui escortaient le convoi funèbre comme on le voit faire par les confréries modernes qui existent encore dans beaucoup de localités. Ce n'étaient plus les terrassiers, les fossoyeurs, les gardiens de cimetières que nous avons vu à Rome, mais des porteurs de corps ou des « pénitents ». Sous l'empereur Anastase, leur nombre fut porté à onze cents *. Selon la volonté de Constantin, les /ec/i'carn et les decani étaient en un certain sens des volontaires réquisitionnés, s'il est possible de rapprocher ces deux mots et ces deux idées; ils devaient être fournis à l'Église de Constantinople ex diversis corporibus urbis et cette disposition est confirmée par Honorius et Théodose en 409 : Non plures quam nongenti quinquaginla decani sacrosanctœ hujus amplissimse urbis deputentur ecclesiœ ; nulli alii corporatorum praster prœdiclum numerum, immunitale concessa ». C'étaient des laïques choisis dans tous les corps de métiers; on leur accordait l'exemption d'impôts, afin que, sine mercede, facerent dejunctorum exequias. Cette institution ne se retrouve ni à Rome ni dans aucune autre ville.

A mesure que les conditions nouvelles créées par la paix de l'Église faisaient entrer les foules dans le christianisme, il devenait matériellement impossible aux anciennes corporations ou équipes de fossores cimétériaux de Rome de suffire à la charge écrasante des inhumations. Les cimetières à ciel ouvert se multipliaient et exigeaient sans doute moins de labeur puisqu'il n'était plus nécessaire de creuser des galeries mais seulement des fosses, cependant il fallut recourir a une organisation nouvelle car les

1 Muratori, op. cit., p. 1969, n. 7. — = Marucchi, Êpigra/ia cristiana, p. 434, n. 465. — * De Rossi, Inscript, christ., t. i, p. 308, n, 706. — ' Code Justinien, Novell. XLI1I et LIX ; Tillemont, Hist. des empereurs, t. iv, p. 235. — 'J Valois, ad Ajnm. Marcellin, l, XXVI, t. V ; Godefroy, ad Cod. Theod.,\. VI, tit. xxxn, 1. 1. — ' CodeJuslinien, Nov6ll.,LlX. — ' CodeJuslinien,]. 1, til. n, 1. 4. — 8 Code

catacombes ne furent pas délaissées tout de suite.

Les fossores devinrent trop nombreux pour être choisis avec le soin qu'on pouvait y apporter jadis, au temps où ils appartenaient au clergé. Dans le récit des émeutes qui signalèrent l'élection du pape Damase, les fossores sont nommés avec les arenarii, les quadrigarii, c'est-à-dire le bas personnel du cirque et de l'amphithéâtre parmi les fauteurs de la sédition et des violences qui l'accompagnèrent. Les lois de Constance réglementent avec une attention particulière à Rome et en Italie l'immunité du tribut quinquennal (lustralis collatio)des clerici qui copiatœ appellantur 8. Il y en avait d'autres dès lors, et ceux-ci simples laïques qu'on verra transformer l'office des fossores en un commerce.

Avant d'en parler, il suffira de dire un mot de ceux qu'un papyrus célèbre, la lettre de Psenosiris. nomme les bons et fidèles fossoyeurs. ..toïç xaXoî; y.aî XLaTOtç è; a'jTÛv rôiv vey.porâçcov... Ces nécrotaphes de l'oasis de Kysis étaient une vieille corporation païenne et n'avaient de commun que leur funèbre fonction avec les fossores des catacombes romaines ou les y.<.o~ii-x.i orientaux '.

Une épitaphe métrique trouvée, en 1792, au cimetière de Calliste (on se rappelle qu'on donnait ce nom à toutes les nécropoles indistinctement situées sur la voie Appienne et sur la voie Ardéatine) parle des fatigues d'un fossor et de sa rétribution (fig.4G14. n. 15). Il est bien possible que cette inscription vienne vraiment du cimetière de Calliste qui était sous la dépendance directe du pape, auquel s'appliquerait bien ce solennel début : Salvo episcopo. Il ne subsiste malheureusement qu'un tiers environ, assez néanmoins pour permettre à J.-B. De Rossi de rétablir au moins le sens général de la pièce. Il a cru pouvoir s' accorder quelquesunes des libertés que l'auteur avait dû prendre certainement avec la prosodie, à en juger par la partie restante. Nous avons ici un dialogue entre le lecteur du poème et le fossor Innocentius.Voici ce texte, conjectural en ce qui concerne les paroles, vraisemblable en ce qui regarde le sens 10 .

SALBO EPISCOPO

HIC LABOR EST GRA'hs loca condere proximasanctis QVORVM SVFF RAff'is fas sit conscendere cadum QVOD NVMQAM Veslris meritis posselis adiré IPSORVM HOC DONum namque ultro agnoscimus HIC INNOCENTI LABor est qui dulce cubile [omnes ET POPVLIS PRO VOTo fecit et ipse sepulcrum CONSTITVIT SVVm loco sanctis propiore HAEC TIBI SIT FOSSor merces condigna laboris CERTE MEVS LABOR hoc meruit quare cave lector NE SVB FRAVDE JVa hic velis deponere membra ALTERVM LOCVS hic corpus non recipit

' La paléographie de cette inscription nous reporte vers la limite du ive ou du v« siècle. A cette date les fossores étaient devenus comme les maîtres des cimetières et pour se récompenser de leur peine, ils se réservaient une place ambitionnée entre toutes, la sépulture adsanctos (voir 1. 1, col. 479). Les fossores firent plus que de se réserver une place privilégiée, ils en trafiquèrent et certains contrats passés par leurs mains furent homologués par les prêtres du titre dont dépendait le cimetière. Settele a remarque justement que les témoins épigraphiques de ces transactions ne sont pas antiques ". et J.-B. De Rossi ne les

Théodosien, 1. XIIT, tit. i, !. 1; 1. XV, tit. n. 1. 15. — • S. Petrides, La lettre de Psenosiris dans Echos d'Orient, 1904, t. vu, p. 20. — " De Rossi, Roma sotterranea, in-fol. ltomn. 1877, t. m, p. 543 ; O. Marucchi, / monumenti del museo Pio Lateranense, in-fol. Roma,, 1911, pi. xuv, n. 9. — ll Settele, dans Atti délia ponlificia accademia di archelogia, t u, p. Q7 sq.

ysmiXfCtfSoF»

//x1tann1slx1u , itvs'Xii kauanvarjas [txwpàce

TERENTSVSfOSOR; PRÏMITIVECOIVGI ET'SIVI

fl0CV55lWŒSBip

VEtoVIMEM/J/lFO SSofêJUMiWoMV,

fessfliWVNVSD

SIBIBVCVNPaPAC

fo55oR£a5lBI

fEUXFASTINlAN |

yifAAiT5)6|ETvx

INBALBWlSEA5Hi

ffivâagp

£ CAÏOCVMSVBTE C1ATA5EV1BVM

ShblNl BISO

FECITSIB/jA/oAAf

IEWUAtl»KBffNÀE

INCJW/aNoSA?-

coc

t=^JpSoRE

' HTNS

;s"okiîd;5C

INDENTl&l)

YENCENT1V5QVIVI

&< PI'lD'IDLANfi- STHH)CON[-VOCOS

Page 1