‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 255 sur 423 · I. \\\ . 1X.XX, H · texte numérisé non relu

I. \\\ . 1X.XX, H

chrétiens, il y a non pas certitude, mais une présomption plus ou mon jjie qu'on se trouve ei

sence d'indices dissimulés du christianisme. 0. 1 lu chfeld, admettait ainsi le christianisme possible de

ces deux épOUX, niai-. E. I.e Blant, a rrail. dl 01

ru recueil toutes les inscriptions de Trion.

I m- autre inscription provenant du même lieu esL ainsi libellée :

ET MEMORIAE AETERNAE CL-AGATHYRSI /lOMINISSANC

TISSIMI QVIVIXITANNIS LXXMVDX- SINEMACVLA SEDATIVS-AGA THONICVSFILI VSPATRIDVLCIS SIMOPOSVITET

SVBASC-DEO- EVSEBI J0^ VALE

iiiirsi.

La nécropole <!>■ / rion

et le Contemporain, 15 avril 1887, p. 013; P. Ulard,

dans /

berichti

lercq. Mon ■ 1 .Minier, dans Ml /,,. rfi

ixxx, i. xxv, n. 26; Poidebard, op. cil., p i nbrol cl :

FRANCE

hominis sanclissimi </ui vixil annis LXX, mcnsibus v iliebus x, sine macula, Sedatius Agathonicus, filius patri dulcissimo posuit cl sab ascia dedicavil. Easebi vale!

Ici encore Allmer estime « qu'il ne serait pas impossible que Claudius ait été chrétien » et on peut ajouter que ce serai l même vraisemblable, si on tient compte de de ce sine macula appliqué à la vie entière et qui semble inspiré par une réminiscence des Livres saints.

Une inscription conservée au musée d'Arles, offre si peu de signes chrétiens que Séguier dans son Index l'a rangé parmi les païennes, Mafîei et Orelli de même et cependant il est impossible de douter que Pascasia ne fût chrétienne, l'ascasia n'était d'ailleurs qu'un surnom et avait sans aucun doute été imposé au bap-

tenue par deux génies nus et ailés et de, chaque côte, les symboles suivants en haut-relief :

1° Adam et Eve chassés du paradis; aux pieds d'Eve se voit un mouton, à côté d'elle un personnage vêtu, jeune, portant de longs cheveux, pose sa main sur l'épaule de la première femme, il est probable qu'on a voulu représenter le Christ, ainsi que nous le voyons, sur un sarcophage du musée de Latran. — 2° Daniel entre les lions, à sa droite l'ange; à sa gauche, Habacuc portant le pain incisé en croix. — 3° La barque d'où fut jeté Jonas, sur le devant le monstre marin qui engloutit le prophète.

Une inscription de Lyon offre des marques de christianisme qui ne sont pas assez évidentes pour per-

^ICCONDnV5dÈNESlV5WJVIXrrANNISX(^

INMATKtMOIICOJ^VCTIONEfv/ITANMSXVlI 0VHXCÊT1NMATMROOSITVDI5T1TVTV5-

TAMEN5VPERSTLTIBV50MNIBVSHIÏSSVI5

AB^VBVXOFvEDEfECIItîfVtVMCVMAETERNETATE

:AbOVEOB5EQ^tNTIS5IMADIDICAVlT

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4683. — Inscription de Trêves.

D'après F. X. Kraus, Die altchrisil. Inschriften der Rheinlande, 1890, pi. xvi, n. 5.

tême à Optatina Reticia comme l'indique l'emploi de sive; en outre Pascasia semble une allusion à la solennité au cours de laquelle cette chrétienne fut baptisée. Ce qui achève la démonstration c'est que l'épitaphe est gravée sur un sarcophage chrétien ' (fig. 4682) :

Oplalinœ Relicise sive Paschasise conjugi amantissimœ Ennius Fillerius sive Pompeius, marilus, posuil sepulcrum cum qua vixil annis octo, mcnsibus novem et diebus duo bus.

Le mari et la femme étaient donc deux convertis qui avaient pris au baptême un nom nouveau. Eunius Philterius lit sculpter un sarcophage dans l'atelier de sa ville et la face antérieure est conservée aux deux tiers, elle nous l'ait voir d'abord la tessère sou-

1 Manuscrit de la Méjanes à Aix, n. 547, p. 165; n. 814, p. 70; Bibl. nat., ms. Peiresc, n. 6012, fol. 33 r°; Gruter, Corpus inscriptionum, 1707, p. 813, n. 9; Kcinesius, Sgnlagma inscriptionum antiquarum, in-fol., Lipsiœ, 1682, p. 37, note; Bouche, Chronographie de Provence, in-£ol., Aix, 166 1, p 311 ; Lancelot, Remarques sur quelques inscriptions, dans Mira, de l'Acad, des JnscripL, t. VII ,p. 249; Mafîei; Galliœ antiqultates quœdum selectte, in-4», Ycronœ,173 1, p. l'.i ; Ai tis crilicœ lapidariœqiuc exstant, dans Donati, p. 368; Hultmann, Miscellaneorum epigraphicorum liber singularis, in-8, Zutphanlae, 1758, p. 194; Dumont, Recueil de fautes les inscriptions d'Arles antérieures au FUI' siècle de l'ire chrétienne, in-4» Arles. 1787, n. 158; Millin.

mettre de la ranger parmi les inscriptions chrétiennes :

BONAE MEMORIAE ET SPEI AETERNAE SPIRITV QVOQVE INCOMPARABILI FE LICIAE MINAE FEMINAE R AR I S S I MAE CASTITATIS EXEMPLI ADFECTIONIS PLE 5 NAE ERGA OMNES HOMINES IVLIVS PRI MITIVS DEC CCC AVG LVG CONIVGI INCOM PARABILI QVAE VIXIT ANN XXXIII MENS V DIES llll SINE VLLA ÇVERELLA SIBIQVE VIVVS FECIT ET SVB ASCIA DEDICAVIT

On rencontre l'épithète caslissima sur certaines inscriptions païennes, mais cette insistance rarissimes castitatis, rapprochée de la spes alterna et de l'adfectio jdena erga omnes homincs, semblent assez imprévues

Voyage dans les départements du midi de la France, in-S", Paris! 1811, t. m, p. 532, pi. us, n. 10; Orelli, Inscriptionum latinarumselectarumamplissima collcctio, in-S°, Turici. 1828, n. 2771; Estrangin, Description de la ville d'Arles. in-8, Aix. 1895, p. 211; Lersch, Centralmuseum rheinlandischer Inschriften, in-8". Bonn, 1839-1842, lasc. 3. p. 15; De Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, in-4°, Lyon. 1846-1851, p. 150, note 3; Cavedoni, Cimiteri cristiani delta citla du Chiusi, in-8", Modena, 1853, p. 68; Cahier, S'auvcaux mélanges d'archéologie, p. 93; E. Le Blanl. Inscript, l.ll.n. 525, pi. I \S; Sarcophages d'Arles, p. 34, n.27 pi. xx.- : D'e Boissieu, Inscriptions antiques de Lyon, p. 151 sq.

FRANCE. IV

sur une épitaphe païenne, du moins dans leur groupement et leur précision. L'expression même semble beaucoup plus voisine du tangage chrétien que de la langue païenne. Colonia, rapporte cette inscription au commencement du m1 siècle, et ceux qui l'ont pu voir avant sa disparition, s'accordent à dire qu'on trouvait grave s, en caractères très altères par le temps quelques mois grecs inexplicables : a gauche T7CNTAAI à droite YTEIAINE AOYPI (d'ap i) ou AOT-

roroi (d'après Bellièvre;. ("est tout bonnement

j-fefaive pour ôviaivs ayant le sens du souhait latin

■ tuant au deuxième mot, qui a été probablement

mal déchiffré, autant vaut in cer a conjecturer sur

sou compte.

Citons encore un exemple a Trêves ■ (flg. 16 La formule dedicaml est exceptionnelle sur les inscriptions chrétiennes en prose, mais la présence de deux colombes et du vase figurés au bas du marbre ermel pas même une hésitation, Genesius fut un fidèle de l'Église de Trêves; sa pierre funéraire, a laquelle sa femme promettait de ne pas périr, qui est en effet, échappée à bien des chances de destruction, est conservée aujourd'hui au musée de Mannheim; elle est en marbre blanc, mesurant Om. '■'•-■< surO m. 625. Certaines inscriptions n'offrent pas un sj mbole aussi facile a interpréter. Une pierre trouvée dans le cimede saint Marcel, eveque de Taris, au IVe siècle, porte une épitaphe de basse époque, peut-être chrétienne

MEMORIA FECIT VRSINA COIVGI SVO VRSI NIANO VETERANO 5 DE MENAPIS , VIXXI ANNOS .XXXXXXXV

Le vétéran t'rsinianus appartenait au cor] Metiapii, troupe auxiliaire connue par il' a titres textes3. Son épitaphe offre une pain..- qui n'est pas un symbole

indiscutable, mais très probable, de christianisme, surtout à l'époque où l'inscription semble avoir étégra vée et qui parait être le iv" siècle. La façon de chiffrer du défunt se retrouve sur différer chré-

tiennes notamment en Espagne et même en Gaule4. dalle qui recouvrait une tombe bi aucoup moins ancienne qu'elle, enfouie à un mètre de profondeur entre les quatre piliers de la tour Saint-Marcel, est aujourd'hui déposée au musée Carnavalet.

!.. Le Riant n'hésite pas à reléguer parmi les ins- Criptions païennes un certain nombre d'epil aphes

• pu, a coup sûr, appartiennent à cette cati gorie, celles par exemple qui contiennent le pompeux étalai cursus honorum, ou bien les stries v et Q graves devant

les noms propies pour distinguer entre les moi l el les surviva: > ineiiliua iti ■■, mesures du

1 Aci'i Aca tdoro-Palalinte, Mannheim, t. in,

l>. 42; Kopp, Palseographia crltica, Mannheim, isit, t. i. i». 105; Graff, Dm grossherzôgliche Antlquarium in Mann- 'i. tlm, M.innlieiiii, is:;7, p, 29, n. 19 1 Rettberg, Klrchengesehichle Deutschlands, ln-8", Eirtlngen, isn.. t. i, p. 176; steiner, Inscriptlones Danublt et RAenMn-8 , Sellgenstadt, 1851, n. lT'.io. Sammlung altchrtsIUcher Inschrilten, in-&°, Sellgoiitad, 1853, p. 19, n. 10; Haug, Die rômischen Déniait tne (n Mannheim, istt, p. i", n. 19;] . Le Blant, Inscrip,, 1. 1. i>. 364, n. 2">7, pL d 166; I. \. Kraus, Die alichrùtL Inschri/ten des Rhelnlande, ts'io. p. 105, n.201, pL xvi.n. 5. \.ii. di r. Journal officiel, 28 octobre 1S7::,

:; Comptes rendus de VAcadimie des in triplions, isT.'t, p. 2XS;lt. Mowat, dans Bulletin épigraphlque de la Gaule, 1882, p. .". i . t . Le Blant, Nouveau recueil, n. li".. ' Corp. huer, loi., t. m, p. *'■'■, Notliia imperil, Orient, c vu, Occld., c. v. ■Le Blant, inserlpt., n. 219,

tombeau en largeur et en profondeur. Sur ce dernier point, nous serons moins affirmatifs a propos d'une inscription de N'arbonne que sa formule avait fait classer comme chrétienne 5 :

LAGGE FILI

BENE QVIESCAS

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