‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 3)Chapitre 257 sur 423 · D VIVENTI M · texte numérisé non relu

D VIVENTI M

TITVLVM QVI VIXSIT ANNOS XLV MESIS V-DIES XXVIII -LIBER 5 RELIQVIT PILIATVM •

COIVS PIENTISS1MA FECIT MEMORIA QVATVOR FILIORVM MATER

Cette épitaphe était gravi et ivers d'une épitaphe

païenne, et la forme des caractères, l'incorrection de l'orthographe indiquent un ouvrage de basse époque. Viventius a, par testament (reliquit), laisse la I à un esclave Pittatus ou Piliatus. Nous connai d'autres exemples de cette générosité a l'époque chri tienne (Voir Affranchissement el Esclave), ' vrai que les païens affranchissaient par testament et le Digi sU contient un litre relatif a cet te mi mumissis teslamento . mais la rei seml

n. 509; K. Huebner, InscripL Hispan. chri

— ' D. Martin, .Religion des Gaulois, Urée ./, » plus pur,,

tources de Vantiquilé, in- 1 , Pans, 1727. t.n, p. 263; Gruter,

op. cit., p. 693, n. 1 ; Mural.» i. thés., n. mi i s nxii, 2

wood, p, 2 lu, n. :i; or.lli, n. 17.".:.: P. Mérimée, Vogagedam

I,- midi 'le lu France, p. 292; i h, i enormand, Insa

d'Autun, dans Cahier et Martin, Mélan

t.i\,l>. 125, note; E. Le Blant, L'épigraphie chrétienne en

GauleeldansVAfriqucromaine, 1890, p. I.noti

huer. Int., t. mu, n. 9. i • l' BuHeMn •'.- ta

Société archéologiqi

Lu colonne romaine de Béliers, p. 77; AJImer, ■

épigraphlque du Midi .'. lu France, 1879, p.

Blant, Nouveau r

■ i L'épigraphie chrétienne en Gaule etdans l'A/rlqi 1890, p. ". note, ■ Digeste, I. XL, lit. < .

FRANCE. — IV

cette inscription avec d'autres lilali chrétiens d'affranchissement incline à y voir un monument chrétien.

Il est peu commun de trouver sur les marbres chrétiens de la Gaule plus de deux lettres liées ensemble, comme on le voit souvent aux temps antiques et au moyen âge: rarement ils portent entre les mots des points superposés (:); la date par l'indiction ne figure pas sur les épitaphes des païens. Certaines mentions tendent à disparaître, par exemple, l'indication patronymique directe : un tel, fils d'un tel; celle de la patrie, de la condition sociale du défunt, de sa profession, de sa postérité dans la famille. Aux nomenclatures si précieuses d'autrefois succède le simple famulus Dei qui est plein de modestie, mais qui ne nous apprend rien. On lit sur les marbres païens la mention des survivants qui ont fait préparer la tombe. C'est pour les marbres chrétiens où elle figure une marque d'antiquité, car nous la voyons disparaître peu à peu. à mesure que le temps avance '.

III. Formation d'un nouveau type ÉPiGRAriu- QUE. — ■ La doctrine enseignée par le christianisme n'entraînait pas seulement l'abandon de formules jugées superflues ou incompatibles avec la foi nouvelle, elle amenait par voie d'élimination un remaniement complet du type épigraphique. Les enseignements de saint Paul ne furent pas indifférents à l'élaboration du nouveau type. Sa doctrine sur la félicite des âmes de ceux qui sont morts dans le Christ (I Thess.,iv, 12-16), contredisait formellement les perspectives moroses de l'Hadès païen. Dès lors, les fidèles se prirent à envisager la mort sous l'aspect de l'introduction dans la véritable vie et le bonheur sans fin; le jour de la mort devint la date bénie, celle qu'on fêtait, celle dont on transmettait la mémoire. La mention du jour de la mort sur une épitaphe est un des critères les plus sûrs du christianisme d'une inscription; toutefois cette mention mit longtemps avant de se faire accepter. Si la foi enseignait que le défunt avait passé à une vie meilleure, la nature se résignait difficilement à célébrer une date cruelle rappelant la disparition d'un être aimé. Ce fut progressivement que la répugnance céda devant la croyance, jusqu'à ce que l'habitude eût consacré le nouveau formulaire. Beaucoup de marbres en Gaule conservent le témoignage de cette antique répugnance à inscrire le jour de la mort du défunt, et ce ne sont pas tous des marbres appartenant à la période primitive de l'évangélisation de notre pays. A Magucloiine.pres de Montpellier, lin fragment ancien porte ces seuls mots -:

VERA IN PACE et un agneau couché (Voir Dictionn., I. i. col. 881, lig. 197). Ce monument parait être du me siècle, d'autres, a Vaison et à Arles ne sont pas moins concis 3 :

Page 1