ET IN PACE VEX XIIII KL NOVENBRIS VE XX P C BASILI V C C INE VI III
In hoc tumulo requiescit in parc bonc memoria Libéria innox, quœ vixil annos plus minus quindecim, obiil in pace...? xivkal. novembris....' XX, post consul. Basili v. c. c, indlcliont nona.
Nous trouvons également à Vienne, au musée, un fragment d'inscription découvert >lans les fouilles de Salnt-Gervais. Les irrégularités de la pierre ont contraint le graveur a couper le texte par de larges Intervalles, particularité qui n'est pas sans exemple". Si l'on Buppose l'indiction comptée a partir du 1" janvier la < 1 : 1 1 nie; le- trente-troisième consulai de
d'après la méthode victorienne i
1 De Hossi, Xnscrlpt. christ, urb, Romw, t. i. n. 97JJ,
prolefr, p. ■ ; Mariai, / papiri diplomatie! raceolti cl tllu-
ttratl, in-Iol., H. .ma, 1805, p. 261 ". 308*. - ■ Le Blant
f.,n lo;, „. >/6(d.,n.466a,467.- ' Ibtd.,
//.../., n. 117. ' l..- Blant, Inscript., t. i, p. 195.
Journal de Vienne etde Vïsère, L853; Moniteur uniper-
Tournal général de Vtnstructton publique,
. 791; i >.- l'ossi, InserlpL christ., t. i,i>. xi.vni; Le
Blant, InserlpL, n, 149, pi. 321. — *Le Blant, InserlpL,
a. r," ' !.<• Blant, Nouveau recueil, n. 120 </, 128, l 17.
il ! li' \li. il. . lle.i !
pond en effet a la sixième indiction, année 573 ' ( fie. •1685).
omni
BVS DOLVM QAE VIXIT ANNVS SEPTEM ET MENSIS PLVS MEN'X OBIIT IN PACE SVB DIE CDS 5 SEPTEMBRIS XXXIII PC BASILI VC CON INDIC SEXTA
Enfin nous en trouvons encore un autre exemple à Vienne *.
Le nombre des inscriptions qui supputent avec le début de l'année au mois de janvier est donc exceptionnel; mais il faut noter que l'indiction est notée parfois après le consulat •, parfois avant ">, parfois avant la date royale ". Cependant, d'une façon raie, l'indiction est plus ordinairement notée par le nom des consuls.
Nous possédons, pour la Gaule, environ deux cent cinquante inscriptions à date certaine, consulaire ou
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4685. — Inscription de Salnt-Gervais.
D'après E. Le Blant, Recueil, t. a, pi. 55, n. 321.
royale. La plus ancienne est perdue et nous ne la connaissons que par la lecture donnée en 17.il par le Journal de Trévoux. Elle 'avait été trouvée avec quelques autres marbres sur la montagne .le Saint-Irénée à Lyon; Us caractères, nous dit-on, en étaient ■ mal formés et peu compassés. ■ Cet ail l'épitaphe d'une chrétienne nommée Silenliosa, inhumée le i ' février 334, sous le règne de Constantin le Grand " :
OPTATO ET PAVLINO CON
SVLIBVS KAL
FEBRARIS DEPOS
SELENTIOSES
Le second monument par date d'antiquité certaine esl conseï \ é dans un coin du cimi Just,
a Valcabrère i Novempopulanie);il se distingue autant par sa forme que par ses dimensions, 1 in. 70 de longueur sur ii m. :;". de haul la double taplie <le Valeria Severa el .lu pn lus, gravée
160, 162, 194, ' i ■ Blant, Nouveau recueil, n. '•.<:., i IL'. 164, 169, 180, 182. ; Le Blant, Nouocau recueil, n. 238, 309. Journal de Trévoux, 1731, p. 1612; MaffeL Gai-
lia anttqutlates aueedam *electœ,u\-4 , Veronic, t7.;i, p. 91 ; Hluratori, Noous thésaurus veterum tnscrlpUonuin, Ln-foL, Mediolani, I739,p, 375, n. ~. Clinton, Fastt romani, "» ' . Oxford, 1845-1840, i. n. p. 196; De Bolasleu, Inserti antiques ./.• Lyon, m i , Lyon, 1846-1854, p Blant, Inscriptions chrétiennes ./•■ la Gaule ... i m siècle, t. i. p. 138, n. 82.
FRANCE
sur le cintre d'arcades en saillie; le champ évidé avait reçu une décoration en applique, peut-être une mosaïque, mais dont il ne reste plus de trace Ce dernier détail et les dimensions du marbre prouvent que celuici provient d'un monument important ' (fig. 4686). D'après la copie de Dumège :
VAL- SEVERA VICIT ANNOS XXX RECISSIT NON IVL RVFINO
[ET EVSEBIO CONSS PACPATROCLVSPRAESBYTER SIBI IN PACE >|>
et d'après l'estampage :
Val. Severa. egil annos XXX recessil m non jul Ruflno et Eusebio conss.
Pac Palroclus prœsbyter sibi in pace.
Sur une inscription gravée sur marbre blanc, incomplète, retirée du mur d'enceinte d'une propriété située près de Narbonne et provenant suivant toute apparence du cimetière de l'ancienne église de Saint-
royale, l'année du régne n'est pas toujours marquée après Findiction. Dans ce cas, la présence de l'A qui suit le chiffre XV s'expliquerait facilement, car il pourrait se relier à ce nombre et le groupe XVA représenterait le mot quinta décima, comme nous lisons sur d'autres inscriptions de la Gaule : DIAE Vl°, ANNOV", et encore : XMO KAL NOVEMBRIS; et INDICTIONE XMA2. Ce point admis, il serait tentant de voir dans le trait final de la première ligne la haste d'un R et de lire INDI XVA regN\ LEOVILDI REGES3.
V. Age des diverses formules. — Nous avons déjà rappelé et transcrit les plus caractérisées de nos anciennes formules. Celles de Marseille et d'Aubagne qui ne se distinguent du paganisme qu'à la condition d'y apporter une attention bien avertie; celles de Sivaux et de Vaison dont la brièveté montre une brusque rupture avec la prolixité du formulaire païen, celles
!" Il
4686. — ■ Épitaphe de Yaleria Severa et de Patroclus. D'après E. Le Blant, Recueil, p. 330, n. 297.
Félix, voisine du lieu de la découverte, on lit la date du règne de Leovigild:
S INd"lXVAI-- NI LEOVILdIR EGES
La lecture de cette inscription est rendue difficile par la disparition d'un très petit nombre de lettres à la fin de sa première ligne et par l'incertitude de ce que pouvait être son dernier caractère qu'arase la cassure.
Faut-il y voir un I ou la haste d'une lettre coupée par le milieu, lettre qui ne semble pas pouvoir être la première du mot domïNI, attendu que dans le reste du texte, la lettre D à la forme onciale d. Il ne peut donc être procédé ici que par voie de conjecture. Si l'A qui vient après le chiffre XV est l'abréviation du mot an/io, il devrait être suivi d'un X et non d'un |, car lorsque s'écoulait la XVe indiction Leovigilde était dans la quatorzième année de son règne. Il n'y aurait pas toutefois là une difficulté absolue dans le cas où, comme nous 1" voyons assez fréquemment sur les marbres, le chiffre Xllll aurait été tracé à rebours, c'est-à-dire si le graveur avait écrit IIIIX au lieu de Xllll. On n'aurait alors qu'à supposer un D terminant la ligne pour avoir la formule INDI XVA (nno) iiiiX f/NI LEOVILDI REGES. Une autre lecture est toutefois, possible car, dans les inscriptions à date
1 Dumège, Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, t. lv;Morel, Essa i historique et pittoresque sur Saint- Bertrand de Comminges, in-8% Toulouse, 1852, p. 126;Cenac- Moncaut, Histoire des États pyrénéens, in-8", Paris, 1860, t. v, p. 401 ; De Rossi, Inscript, christ, urb. Ronuc, t. I, p. 61 ; E. LeBlant, Inscript., t. u, p. 416, n. 596, pi. 80, n. 489; DeFrancetted'Agos, Monographie île la basilique de Saint- Just, p. 40; Barry, Inscriptions inédites des Pyrénées, p. 38;
qui progressivement expulsent les éléments de détermination du défunt par le nom, la filiation, la profession. Quelques rares inscriptions datées jalonnent le groupe des marbres dont la date ne peut être fixée que d'après le dépouillement plus ou moins complet du défunt de tout ce qui l'a distingué en ce monde, et ces
/DEPO-ri"TlOADÉn pf Pf DVol"£ D cfK\ 1<?T]2
4687. — Inscription du musée de Bordeaux. D'après E. Le Blant, Inscriptions, t. n, pi. 80, n. 4S5.
inscriptions à date certaine sont rédigées d'après le même formulaire. L'épitaphe chrétienne est en voie d'élaboration et Une faut pas se montrer trop rigoureux à l'égard de certaines survivances qui rappellent le style antique. Par exempte une inscription déposée autrefois au cimetière de Saint-Pierre-l'Étrier à
Ramé, dans Revue des Sociétés savantes, 1875, p. 593; De Rossi, Basilica di Santo Ste/ano rotondo, p. 23; De Laurière, Compte rendu du congrès tenu à Toulouse, en 1874, p. 78; Bull, monum., 1874, t. xi., p. 778; Nouvelle inscription chrétienne dans l'église de Valcabrère, dans Bulletin monumental, 1887; E. Le Blant, Nouveau recueil, p. 330, n. .297. — '- Le Blant, Inscript., n. 5S6 a : Nouveau recueil, n. 164, 300. — 3 Le Blant, dans Bull, archéol. du Comité, 1893, p. i.xxx.
FRANI I
Autan, débute par ces mots: mémorise alterna sont incontestablement païens, mais il faut remarquer que se lisant au ck-but de l'inscription, ils ont fort bien pu être gravés d'avance sur le marbre, de même que de nos jours nous trouvons des dizaines de monuments funéraires emmagasinés chez les marbriers et qui, mis en vente et entièrement lisses portent déjà les lettres II. I. P. à la base, lettres au sujet desquelles, pas un acquéreur sur mille ne songera à réclamer. L'inscription d'Autun est datée de l'année 378 et ainsi conçue ' :
MEMORIAE AETERNAE QVIETAE QVAE VIXIT ANNIDIII