DEO (IRATIAS, DEO LAUDES
. 11 est possible que ri;4iioiaiicc ait altéré la devise donatiste, ou bien qu'on ait eu le désir de la dissimuler sans y renoncer tout à fait; ce qui expliquerait la substitution de Domiims à Detis. A Vallis-Rùmic, en
Naturellement, les catholiques opposaient devise à devise : Deo grattas à Deo laudes; nous en avons la preuve sur d'autres monuments. Dans les ruines mêmes de Bagaï, l'une de", villes saintes du donatisme,
3712. — Linteau de Henchir-Nita Steha. D'après Bull, de la Soc. nal. de-i nnliq. de France, 1877. t. xxxviii, p. 20-1.
Tripolitaine, parmi des ruines d'édifice chrétien, on a pu lire ' :
dOm(Ni;a;VDES CAn ' Amiis
et sur un pilier, — mais ceci offre une moindre certitude, — les mots : Dei Domini justi [laudes canantus] -. Sur un claveau récemment découvert à Henchir- Bekkouche, dans le pays des Xemenchas, près du Djebel-Stiah, au sud de "Tébessa. Dans les ruines d'une chapelle on trouve cette inscription dédicatoire de la chapelle ou de l'abside, dont la forme du chrisme permet d'attribuer l'inscription à la fin du iv" ou au commencement du v« siècle ' :
A :f: Cû
MAXIMINVS CVM SVIS
VOTVM SOLVERVNT
LAVDE DMN
Maxirrtinus cum sais votum solverunt. Laude{s) D(o)m{i)n(o). « Ces documents, sans être franchement donatistes, trahissent une influence sectaire '. »
« De tous les monuments où figure le Deo laudes, le plus curieux est sans doute un linteau de porte trouvé i\ Sillègue (Novar...) en Sitifienne. On lit sur ce linteau l'inscription suivante, malheureusement incomplète ' :
DEO tAVDES SVPER AQVAS kNO[var{ensibus]]
« La formule super oçuas nous renseigne sur la destination du b.ltiment. Elle est empruntée à la Bible, soit à un verset de la Genèse : Spiritus Dei ferebalur super AQU.\s *, soit à un verset des Psaumes: Yox Domini SUPER AQUAS, Dominus super aqi'as multas '. Ce dernier verset a été fréquemment cité dans les polémiques africaines relatives au baptême et souvent gravé sur des bénitier» (voir ce mot). On ne peut douter que l'inscription du linteau de Sillégue ait été placée audessus de la porte d'un baptistère donatiste *. »
' Corpus inscript. latin., t. viii, n. 10969. — 'P. Monceaux, op. cil., t. IV, p. 441. — ' P. Monceaux, Inscriptions chrétiennes d'Algérie, dans Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1909, t. Lxix, p. 26S, n. 1. — 'P. Monceaux, Hisl. lut. Afriq. chrél., t. iv, p. 442. — ' Poulie, dans Recueil de la Soc. arcbéolog. de Constantinc, t. xxvi, p. 383, n. 77; Toutain, dans Mélang. d'arch. et d'hist., 1891, t. xi, p. 424, n. 13: De Rossi, Bull, di arch. crist., 1891, p. 71; Corfi. inscr. lat.t. viii, n. 20482. — • Gen., i, 2. ~ ' Psalm.,
où l'évèque Donatus et ses circoncell'ions osèrent tenir tête aux troupes d'un comte d'Afrique, oii. plus tard, les schismatiques se ruèrent si souvent sur leurs adversaires, dont un jour ils assommèrent l'évèque ', on a découvert un chapiteau avec cette devise '° :