‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 135 sur 251 · SI ME AMAS-VENI · texte numérisé non relu

SI ME AMAS-VENI

emprunt probable au Cantique des Cantiques.

Les devises ont parfois une allure plus turbulente, notamment le Dco laudes, véritable cri de guerre du parti donatiste et qui sonne comme le prélude des violences |(voir Diitionn., t. m, col. 652). Non seulement on la peut lire sur des morceaux architectoniques, Unteaux, pilastres, claveaux, clefs de voûte, mais même sur des anneaux de bronze, conservés à Constantine, qui ont peut-être servi de bagues et de cachets à des évêques donatistes.

Une de ces bagues, trouvée dans le Fcrdjouna, entre Milev et Cuicul, porte en deux lignes, sur un chaton carré, ces mots '* :

DEOL AVDES

.\ulre bague, provenance incertaine, avec la même devise abrégée " :

D(e,lO LAVDk'IS

Mém. de la Soc. nat. des antiq. de France, 1888, t. XLIX, p. 19-31. — "Casslodore, Variar.. 1. VIII, c. xxvi. — "Corp, inscr. lat., t. ix, n. 0090*. — " ]"icoroni. Gemme aniichi litcrate, in-8'', Koma-, 1757, pi. i, n. 14; cf. Maxe-Wcriy, Ciilleclinn des monuments épigrapliiqucs du Barrais, 1SS3, p. 55. — " Parentcau, Catalogue de l'ejcposition de Nantes, n. 73; cf. Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1872, p. 139. — "Bcsnicr et Blanchet, Collection Farges, p. 65, n. 36; Corp. inscr. lat., t. viii, n. 22653". — " 'Vars, dans liecueil de la Société archéologique de Conslanline, 1898, t. XXXII, p. 352, n. 207; P. Monceaux, Ilist. litl. de l'A/r. chrét., t. IV, p. 440.

DEVISE — DÉVUTION (Formules de)

Qu'il y ait eu des devises non écrites mais exprimées par des symboles, on n'en peut douter. Beaucoup de gemmes et de chatons ancpigraphes font partie de cette catégorie. Un poisson, une colombe afirontée au monogramme du Clirist, une barque, un pêcheur levant sa ligne, autant de symboles que résumerait une devise si on avait pris le soin de la graver, mais nous ne parlons ici que des devises écrites. Il n'est pas tou-

372G. — Pierres gravées.

D'après Le Bhint, IbO inscriptions de pierres précieuses

gravées, inédites, 11896, n. 325, 317, 319, 321.

.jours aisé de déterminer l'origine chrétienne ou iiaïenne des petits monuments sur lesquels on lit, sans ])lus, ces mots: AVE, VIVAS, VINCAS, EYTYXI, FELICITER, ou même rafïeclueusc salutation DVLCIS ANIMA rencontrée sur les marbres païens comme sur ceux des catacombes romaines ', souhaits qui peuvent avoir été adressés à des chrétiens aussi bien qu'il des païens. Les invocations BOHGCI (voir ce mot), GAeiHCON et même eiC GGOC, qu'à première vue on croirait chrétiennes, ont été employées par les tenants des deux cultes. Par contre, aucun doute lorsqu'on rencontre IX0YC; mais, ici encore, cette devise est goûtée d'un grand nombre, on se l'approprie, et elle perd toute valeur d'appartenance individuelle.

Cornaline à inscription rétrograde, vue au musée du Vatican (ng. 3726 b) = :

IX0YC

Nous ne pouvons songer à répéter ce mot indéliniment en cataloguant plus de cinquante anneaux, gemmes, encolpia, etc., etc., qui portent cette devise'.

Parmi les pierres chrétiennes rassemblées ou publiées par Edmond Le Bhuit ou tro\ive quelques devises assez rares sinon uniques ' :

Jaspe rouge, le Bon Pasteur portant la brebis sur les épaules (Tig. 3726 c) ' ;

XPICTOAOYAOC

Sardoine portant la hgurc d'un personnage étendu dans l'attitude d'un cadavre couché au tombeau, un voile retombe de chaque côté de la tète, les bras sont collés au corps lequel est enveloppé de bandelettes: à droite une palme. Peut-être le Christ mort (iV siècle). La devise (fig. 3726 d) » :

SALVS RESTITVTA

se lit également, mais avec seulement une pahne sur une pierre publiée par Kicoroni ' et ceci semble nous acheminer vers les devises d'amulettes (voir ce mot) telles que : Os non cominuctis exco (voir Dictionn.,t.. i, col. 1817, fig. 483) ou encore F.l vcrbiim caro larlum est '.

' De Rossi, Roma soilerranca, t. m, p. 322. — ' E. Le Blant, 750 inscriptions de pierres gravées inédites ou peu connues, 1896, p. 122, n. 316. — = J. Dôlaer, Das Fischsymhol in Irùhchrisllicher Zeit. Roni, 1910, p. 318 sq., n. 45 à 79. — • K. Le Blant, op. cit., p. 121-133. — ' Ibid., p. 123, n. 319, pi. II, n. 319. — ' Ibid., p. 123, n. 321, pi. ii, n. 321. — ' Gemmœ antiquœ titleralic, in-1 ", Homa'. 1757, pi. m, DICT. D'aRCU. CHRÉT.

Parmi les devises il s'en trouve aussi qui sont destinées aux défunts. Buonarotti dit avoir eu sous les yeux la cornaline d'un anneau portant ces mots * :

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