DI AT H ETA VAS A
Matth., XXVI, 60, à partir de CiîT£pov-74; Jean, xviii, 26-27: Maltli., xxvi, 75.
Dans le ms. Mus. Brit. 18714, fol. 133 a, on lit celte note : « Ici finissent les leçons de la Passion, où l'on rapporte toutes les circonstances contenues dans les quatre évant;iles sur la Passion salutaire du .Sauveur; les (leçons) ont été colUgées avec le plus f<rand soin par l'ami de Dieu, le savant Rabban Daniel de Beith Bottin et par Isaac son disciple. Prions pour eux, par reconnaissance pour leur travail et à cause de l'utilité qu'on peut en retirer 1 » Ce Daniel est l'auteur du Diatrssnron des ms. Barberini, '"', 32; Brit. Mus., 1S714; Paris. SI; Valic, 26".
Avec le temps on se décida à détacher ces Diatessaron de l'oJlice de la Passion et à en composer un livre distinct. On lit dans le ms. Florence, Laurent., 3, de l'année 7.57, au jeudi saint : « Les matines de la lérie v, roffîce du vendredi et compiles du samedi, nous les avons écrits dans le M'kan'cho, heure par heure, très distinctement et avec beaucoup plus d'ordre. » Dans le ms. Paris, Bibl. nat. gr. 60 (olim Colb. 4631). on a relégué le Diatcssaron de la Passion à la lin du volume, toi. 398 b on Ut : • La sainte et grande férié v= (on lit les passages suivants) selon Matthieu. » Celui-ci ayant la bonne fortune de commencer la leçon, donne son nom à l'ensemble, ce qui est d'un usage constant dans les liturgies de l'Orient ; en réalité, tous les évangélistes collaborent.
X. Bibliographie. — Ampoulange, Les évangiles caiioniqiirs et le Dialessaron de Talien, dans Biillelin de l'Institut calhol. de Toulouse, 1894, 11= série, t. vi, p. 97-107, 138-148. — 1-. Arens, Studien zum Talion, dans Zcitschrilt f. deut'iehe Philologie. 1897, t. xxix, p. 63-73, 510-531. — I-'r. Baethgen, Evangelien fragmente des griechisehen Texls des Curelon' schen Syrers, in-8°, Leipzig, 1885. — F. C. Burkilt, SI Ephrœms quolations from Ihe Gospels, dans Texls and sludies, t. vu. fasc. 2. in-8'', Cambridge, 1901 ; et dans Chureh quarterly revieio, avril 1903. p. 143-171. — A. Ciasca, Taliani Evangeliorum harmoniœ arabice, nunc primum ex duplici codice edidil et Iranslalione lalina donavit, in-4°, Roniie, 1S8S. — R. H. ConnoUy. The Dialessaron in Ihe syriac acls oj John, -dans The journal of Iheologicnl sludies. 1907, t. viii p. 571-581; Jacob of Serug and Ihe Dialessaron. dans même revue, 1907, t. VIII. p. 581-590. — R. Duval, La lilléralare syriaque, in-12, Paris, 1900, p. 44-48. — A. Harnack. Talians Dialessaron und Marcion's Commenlar zum Evangelium bei Ephrsem Syrus, ein Berichl, dans Zeilschrift /ùr Kirchengeschichle, 1881, t. iv, p. 471-505. — J. R. Harris, The Dialessaron of Tatian, a prcliminary study, in-8">, London, 1890 : Tatian and Ihe (ourlh Gospel, dans Contemporary review, 1895, t. lxiv, p. 271 278; Fragments of the commenlary o/ Ephrsem Syrus upon the Dialessaron, in-8", London, 1895. — J. H. Hill, The earliest lije oj Christ ever compiled jrom the jour Gospels, being the Dialessaron of Tatian (cire. A-D. 160) lilerally Iranslaled from the arubic version and conlaining the four Gos/uls. woven inlo onc story, wilh an historical and critical introduction, notes and appendix, in-8'', F.dinburgh, 1894 ; A dissertation on the Gospel commenlary of the S. Ephrsem Ihe Syrian, Hdinburgh, 1896. — A. Hjelt, Die allsyrische Evangelientiberselzung und Talian's Dialessaron, in-8<>, Leipzig, 1901. — F. Jacquier, Le Nouveau Testament dans i Église chrétienne, in-12, Paris, 1911. t. i, p. 239-244. — M. J. Lagrange, dans Revue biblique. 1912, p. 284-294.
' La démonstration a été faite par W. Froehner, La verrerie antique. Description de ta collection Cliarvel. in-fol.. Le Pecq, 1.S70, p. 87 sq. Cf. G. D'.\dda, Ricerche suW cu-te e sulV induslria romana. Vasa vitrea diatrela. in-4°, Milano, 1870, p. 2.3; Schultz, dans Annali deU'Islil. di corrisp. archeologica, 1839, p. 96. — ' Winckclniann, Werke, in-S", Stutt-
DICT. D'ARCn. illKET.
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H. Leclf.rcq.
DIATRETA VASA. — Il n'y en a pas. Le plus qu'on puisse dire, c'est vasa pseudo-diatreta; mais il en faut parler cependant afin de ne pas paraître accréditer le mot injustifié et la chose qu'il suppose. Le vas diatretum est celui sur lequel un ouvrier a passé parfois sa vie entière à user l'intervalle entre deux couches de verre de façon à ce que la couche supérieure, çans cesser d'adhérer à la couche inférieure, figurât des sujets variés. 11 existe un représentant fameux de celte industrie, c'est le vase Portland conservé au Musée Britannique; il n'en existe aucun dans l'art chrétien, mais seulement d'habiles ouvrages qui ont trompé longtemps les antiquaires.
Parmi ces verres clirétiens s'en trouvaient plusieurs composés d'une coupe à panse ovoïde qu'un réseau de pâte vitreuse enveloppe de ses mailles gracieusement entrelacées. Entre le réseau, et de même entre l'inscription et le corps du vase, on a semé, derrière les filaments les plus ténus ou les plus essentiels à la décoration, des tenons qui assurent l'adhérence de la décoration avec le fond. Ce réseau qu'on croyait ménagé dans la masse avait donc, en réalité, été soude après coup '.
Le i)lus beau spécimen est conservé au Musée Trivalzio, à Milan, sous le litre de « Tasse de Xéron ». Il est d'une conservation parfaite et fut découvert en 725 dans la province de Novare. La panse est garnie d'une résille de couleur bleue; au-dessus, on lit dans un bandeau également en bleu sur le fond verdàtre -: