‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie (volume 4)Chapitre 202 sur 251 · CA · texte numérisé non relu

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Puis ACO ANTONINI; enfin, après quelques noms difficiles à déchiffrer, ces mots : ut commendc[nt nos] Dô. Les vestiges de lettres qu'on retrouve dans cette série de noms donnent lieu de croire qu'il s'agit de saint Philastre, de saint Gaudence de Brescia, de saint Anathalon de Milan, en grande vénération à Brescia, et donneraient à penser que le diptyque appartenait à cette dernière église depuis une époque très reculée.

Les noms étaient tracés sur deux colonnes et, malgré les traits légers marqués sur l'ivoire pour guider le scribe, on voit qu'il avait apporté à son travail peu de régularité et quelque négligence.

A l'époque où le diptyque changea une deuxième fois de destination, passant de l'usage des défunts à celui des vivants, le sens des règles anciennes concernant les diptyques était assez oublié et on ne se préoccupa guère des peintures spéciales aux défunts qui ornaient les deux feuillets. On traça alors ce texte relatif à la commémoration des vivants :

-I- MEMENTO DNÊ OMNIVM ORTHODOXORVM PONTIFI CVM DN IMP-VEL OMNIVM X P I A N 0"R VM PRECIPVE 5 ofJerenttaMSn MISSARVM solemnilas IN COMMENDA lionem eorum Mémento dne VITONI-PB-

Ce mémento n'est pas antérieur à l'an 800, mais les peintures sont certainement plus anciennes et peuvent être attribuées au début du vii« siècle. L'ne observation sommaire des deux petits cadres évoque le souvenir des miniatures célèbres du manuscrit de Rossano et du fragment d'évangéliaire de Sinope, deux produits de l'art de l'Asie Mineure qui auront ainsi influencé l'Occident au point de faire sentir celte influence jusqu'à des villes comme Brescia, en admettant que le diptyque y ait été peint. Le dernier éditeur du diptyque, M. Muiioz, a insisté, avec raison, sur les points de contact frappants qui existent entre la scène de la résurrection de Lazare sur l'ivoire de Brescia et les représentations de cette scène d'inspiration orientale. La miniature se délaclie sur fond vert tendre tirant sur l'azur. I^azare sort d'un édicule de couleur cendrée, surmonté d'un tympan triangulaire et d'un toit à écailles. Un serviteur, vêtu de rose clair, tient le couvercle du sarcophage et se bouche le nez de la main droite; ;^ droite, deux juifs en tunique blanche et pivnula de couleur marron; le iiremier fait un geste de surprise. Le Christ porte la tunique blanche, le manteau brun, les sandales, il a la barbe et de longs cheveux noirs. Dans la main gauche il tient un volumen et lève la main droite. Marie, dans un manteau violet, est agenouillée, elle tend les mains vers le maître. Derrière Jésus se tient un apôtre en tunique et patlium blancs, sandales, cheveux noirs ; il se bouche le nez de la main gauche. Toutes les couleurs sont fort affaiblies. Les trois doctcui-s se détachent sur fond verdiUrc.

Musée de Brescia.

Bibl. — llagenbuch. De diptijcho Brixiann Boelhii consulis epislola epigraphica, in-fol.. Turici, 1749; Gori, Thésaurus vcterum dipti/chorum, in-fol., Florcnlia;, 1759, t. I, p. 182-189, pi. iv-v. Gori a réimprimé la disser-

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DIPTYQUES (ARCHEOLOGIE

tation de H. I.eich, In diplijchon Bocthii consulis diatribes, p. 137-144; les observations de Cl. de Boze, p. 145-147; du président Bouhier, p. 148-151; de Mazocchl, p. 154-160; de J. G. Hagenbuch, p. 161-164, et enfin il l'a étudié à son tour, p. 165-199; Odorici, Antichilà cristiane di Brescia, in-l", Brescia, 1844, p. 65, pi. XII ; Sala, Illastrazione di monumcnli anlichi dcUa bibliol. Qaeriniana di Brescia, in-8°, Milano, 1843, p. 21 ; Fr. Pulszky, Catalogue o/ the Fcjérvâry ivorics in thc Muséum of Joseph Mayer preceded by an essay on ■antique ivories, in-S", Liverpool, 1856, p. 9; O. Wetwood, A descriptive catalogue of the fictile ii'orics in the South Kensington Muséum, In-So, London, 1876, p. 47, 48; W. Meyer, Zivei antike Elfenbeintafeln der Staats- Bibliothek in Miinchcn, dans Abhandlungen der philos, philol. Klasse Bayer. Akad. d. Wissenschaften, 1879, in-8°, Mûnchen, 1881, t xv, p. 11, 16, 18, 64, n. 5; R. Garrucci, Storia deliarte cristiana, in-fol., Prato, 1873-1880, t. III, pi. CLvi, p. 92-96; Corp. inscr. lat., t. V, n. 8120, n. 1; G. Bloch, Diptychon, dans Saglio, Dictionn. des antig. grecq. et rom., t. i, flg. 1913; E. Molinier. Histoire générale des arts appliqués à l' industrie, in-fol., Paris, 1896, t. i, p. 18, n. 5, fig. 5; G. Rohault de Fleury, La misse. Étude archéologique sur ses monuments, in-8'>, Paris, 1888, t. vi, p. 116-118, pi. cdlxxxvi; A. Venturi, Storia dell'arte italiana, in-8°, Milano, 1901, t. I, p. 415, 490, fig. 3313; A. Mufioz, Le pitture del dittico di Boezio nel museo cristiano de Brescia, dans Nuodo ballettino di archsologia cristiana, 1907, t. xiii, p. 5-14, pi. i; H. Leclercq, dans Dictionn., t. ii, col. 1146-1149, fig. 1622, 1623; O. Dalton, Byzantine art and archseology, in-8», O.Kford, 1911, p. 17, fig. 8.

6. Diptyque de Sividius, 4S8. — ■ Deux feuillets d'ivoire, hauteur O^SSO, largeur 0™107.

a. Midaillon circulaire bordé d'un large rang de feuilles plutôt indiquées que sculptées; au centre, l'inscription :

RVFIVS ACHILIVS SIVIDIVS VC ET INL EX PRAEF 5 VRBIS

De ce midaillon central se djtachent, haut et bas, deux groupes symitriques de rinceaux terminés par des palmettes; aux angles, bordés d'une moulure, quatre rosaces à feuillages en hélice Inscrivant une rosette

6. Même décoration, avec l'inscription : Patricius iterum prief[eclus\ Urbis consul ordinarius.

Bibliothèque nationale (olim. Séminaire de Gerunda, en Valais). Feuillet b perdu.

Bibl. — De Levis, D^ Hutii \ich. Sividii prxfectara et consulatu 'epistola, in-4°, Taurini, 1809; Gazzera, dans Memorie delta R. Accademia di Torino, 1834, t. xx.xviii, p. 228; B. Borghesi, Anna/; dell'Instituto di corrispondenza archeologica, 1849, p. 345; Mommsen, Inscript, conf. Helvet. latinse, n. 344, 1 ; De Rossi! Inscript, christ, urb. Romœ, 18Gl,t. i, p. lxviii, et dans Annali dell'Instituto di corrispondenza archeologica, 1849, p. 345; Rahn. Geschichte der bildcnde Kilnste in der Schiviz, p. 110; W. Meyer, op. cit.. p. 64. 65. •n. 6: Bull, de la Soc. nat. des antiq. de France, 1880. p. 190; A. Héron de Villefosse, Feuille de diptyque consulaire conservée au Musée du Louvre, dans Gazette archéologique, 1884, p. 118, n, 5; A. Chabouillet, Catalogue... de la collection des deniers mérovingiens des v7/« et VIII' siècles, 1890, p. xr; E. Molinier, Histoire générale des arts appliques à l'industrie, 1896, t. i, p. 19-20, n. 6, fig. 6.

7. Diptyque D'.\RÉOBmDus, 506. — Feuillet d'ivoire, hauteur 0"380, largeur O^Uô (fig. 3760,.

Le consul FI. Aréobindus Dagalaiphus présidant aux jeux du cirque, i^e consul est assis, de face, tète nue, vêtu d'une robe à manches ajustées garnies d'orfrois au poignet; par-dessus ce vêtement, il porte une tunique d'étofl'e brochée. Une Uu-ge écharpe, également d'étoile

\-t oit ~ "^ [ * >'^

3760. Diptyque d'.\ieûbindu>.

D'après une photographie.

brochée et garnie d'un orfroi sur le bord, est posée pardessus. Ses pieds, chaussés de brodequins il bandelettes, posent sur un escabeau. Le consul tient la main droite levée avec la mappa circcnsis, dans la main gauche il lient un sceptre court surmonté d'un aigle dans une

DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE

couronne de lauriers que surmontent deux figures drapées, assises. Le siège est un pliant à pieds et à mufles de lions soutenant une tablette rectangulaire ornée. De chaque côté de la banquette se voit une figurine de femme en robe talalre. Victoires non ailées, tenant élevé au-dessus de leur tète un buste dans un disque. Le sac brodé sur lequel devrait être assis le consul semble repoussé en arriére.

A droite et à gauche du consul, deux personnages de sa suite, tète nue, celui de gauche a les cheveux crépus, celui de droite les a ondes et tous deux portent un manteau agrafé sur l'épaule droite. Au-dessus, deux chapiteaux corinthiens et un arc semblent supporter une longue tablette recouvrant l'architrave et sur laquelle on lit :

FL-AREOB-DAGAL-AREOBINDVS VI

Flavius Areobindus Dagalaiphus Areobindus vir Hhislris.

Au-dessous de l'escabeau, qui porte sur un arc de maçonnerie, apparaissent en buste dix personnages, tète nue, assis derrière le podium d'un cirque où se livre un combat entre les gladiateurs et les ours. Ces dix personnages portent les cheveux courts, ou ras, ou bouclés, deux sont chauves avec une mèche sur le sommet de la tète. Le combat auquel ils assistent se divise en quatre épisodes.

1° Au sommet, à gauche, un homme spécialement vêtu d'une sorte de jupe attachée à la ceinture et tombant jusqu'à mi-jambes, est debout, tenant de ses deux mains les montants de panneaux à jour qui rayonnent autour d'un axe; en somme, un tourniquet. Un ours se rue contre cet obstacle. 2" Un personnage entr'ouvre une porte percée d'une ouverture garnie de persiennes, un ours s'en échappe et s'élance sur un homme qui, vêtu, lui aussi, de la jupe, prend son élan à l'aide d'une perche et saute par-dessus l'assaillant. L'U homme fait un geste et semble crier peur effrayer l'ours. Un objet carré inexpliqué, une palme occupent le fond, ainsi qu'une sorte de disque; il est possible que ces objets figurent des projectiles lancés des galeries dans l'arène. .3" Dans le bas, à gauche, deux hommes nus agacent un ours, l'un est grimpé sur une barre transversale fi.xée à deux poteaux, et il s'appuie sur une barre plus élevée; son compagnon est à terre, mais il tient de la main droite la barre la plus élevée et va y faire un rétablissement. 4° Au centre, deux hommes, assis chacun dans une corbeille plantée sur un bâton vertical, tiennent à deux mains un pieu vertical au pied duquel s'appuient les supports des corbeilles. Lin ours s'élance vers eux, les pattes de devant appuyées au pieu. Derrière, à droite, un homme vêtu d'une tunique sort d'une porte grillagée au miUeu.

LIne moulure plate entoure le feuillet et encadre les scènes.

Bibl. — Le feuillet qui vient d'être décrit faisait partie de la collection Basilewsky avec laquelle il est entré au Musée de Saint-Pétersbourg. A. DarccI et liasilewsky, Collection Basilewsky. Catalogue raisonné, in-4", Paris, 187-1, p. 11, n. 16, pi. vu. La deuxième feuille de ce diptyque a dû apparicnir jadis à la collection du comte du Tilliot, à Dijon, où .MonI faucon la fit dessiner pour le publier dans le Siiiiiilémrnt au livre de V Antiquité expliquée représentée en figures, in-fol., Paris, \Ti\. t. m, p. 2.32-210, pL i.xxxiv, il attribue ce feuillet à SlJlicon d'après l'inscription : EXC ■ SAC • STAB ■ ETM • M- POR- EXC • C • OR. qu'il développe: ex comité sacri sldbuli et magister mililitc pcr orientem exeon- .■iii/e consul ordinarius. Gori, Thésaurus veterum diplgclmrum, t. i, p. 121-128, pi. i, a naturellement adopté l'opinion de Montfaucon et mis le diptyque sous le nom de Stillcon, et encore Ferrer, Iteallexieon der priihislorisch. klass. und jrahclir. Altcrtum, VJOH, p. 178,

fig. 49. Mais l'attribution est fixée par le feuillet Basilewsky. 11 y a peu de difierences entre ces deux feuillets. Sur le deuxième, le sceptre du consul est surmonté d'une statuette d'homme; il y a huit assistants aux jeux. La scène des jeux est diflérente. Trois ours dont un reçoit en plein ventre la ruade d'un cheval, un Uon dévore un taureau, quatre hommes et un mannequin de paille. J. Labarte, Hist. des arts industriels. 1864, t. I, p. 200; O. Westwood, op. cit., p. 403; W. Rleyer, op. cit., p. 65, 66, n. 8; A. Héron de Villefosse, dans- Gazette archéologique, 1884, p. 118, n. 7; E. Molinicr, Histoire générale des arts appliqués à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. i, p. 20, n. 8; Ch. DiehI. Justinien et la civiliscUion bi/zantine au 17« siècle, in-8", Paris, 1901, p. 453, fig. ]'50.

Il existe huit diptyques du consul Areobindus.

[!"] Celui que nous venons de citer.

8. [2"] Autre, mêmes dispositions et mêmes représentations, même inscription aussi; à la partie inférieure, combat de lions moins compliqué que celui qui vient d'être décrit. Le deuxième feuillet semblable au premier, mais en bas un combat d'ours, inscription identique, comme texte et abréviations, à celle citée plus haut : EXC ■ SAC • etc. Conservé au Musée national suisse de Zurich, haut. Û^SG, larg. 0'"13.

Bibl. — Hagenbuch, op. cit., p. 232; Gori, Thésaurus, t. I, pi. VII, p. 208-218; Voegelin, dans Mittheilungert der anl. Gesellschajt in Zurieh,lS51, t. xi, 4» cahier, p. 79; Rahn, Gcschichte der bildenden Kunste in der Schweiz, p. 109 (I^t juillet); Zurich und dus z'reizerische Muséum, 1890, pi. xxx; Mommsen, Inscript. Ilelvel., p. 342, n. 2; Pulszky, op. cit., p. 11 ; O. Westwood, p. 53, 486; W. Meyer, op. cit., p. 12, 19, 21, 65, n. 7; A. de Villefosse, dans Gazette archéologique, 1884, p. 118, n. 6; E. Molinier, op. cit., t. i, p. 20, n. 7.

9. [3°] Autre, mêmes dispositions et même représentation du consul, même inscription, combat de gladiateurs. Un seul feuillet. Musée de Besancon, haut. 0">37, larg. 0'>'126.

Bibl. — Coste, dans le Magasin encyclopédique rie Millin, 1912, t. iv, p. 445; Millin, Monuments antiques inédits ou nouvellement expliqués, t. i, p. 380. jd. xxxviii; W. Meyer, op. cit., p. 65, 66, n. 9; A. Héron de Villefosse, dans Garette archéologique, 1884, p. 118, n. 8; E. Mohnier, op. cit., t. i, p. 21, n. 9, fia. 9.

10. [4"] Autre (?). Feuillet presque semblable à celui de Zurich, il pourrait bien être le complément de celui de Besançon. Mêmes dispositions, même ligure, même inscription que précédemment ; EXC- SAC- etc. A signaler, au-dessus de la ligure du consul entre les deux colonnes, un arc en maçonnerie. Paris, musée de (;iuny [olim cabinet Baudot, à Dijon), haut. 0'"37, largeur 0"'13.

Bibl. — Montfaucon, op. cit. Suppl.. t. m, p. 240 (attribué par erreur à Stilicon); (lori. Thésaurus, t. i, pi. i; CcUalogue de la collection de jeu M. II. Baudot, in-8'', Dijon, 1891, n. 309; W. Meyer, op. cit., p. 65, 66, n. 10; A. Héron de Villefosse, op. cit..p. 118, n. 9; E. Molinier, op. cit., t. i, p. 21, n. 10; Forrer, lieallexicon der priihistor. klass. und /riihchristl. Alterlimm, 1908, p. 178, fig. 49, l'attribue par erreur à Stilicon.

11. [5"1 Autre. Deux feuillets d'ivoire, haut. 0"'31, larg. 0'"125. Chacun des feuillets est orné de deux grandes cornes d'abondance croisées par leur parue médiane, entourées d'une guirlande de lierre et remplies de fruits; des cornes s'échappent deux tiges végétales plusieurs fois recourbées, rappelant également par leur forme les feuilles de lierre. Au-dessous des cornes d'abondance, une corbcdie on vannerie remplie de fruits, l-jilrc les cornes, sculpté en relief, le inoixigramme Areobindus, surmonté d'une croix. Deux cartouches plpcés k la i)artie supérieure de chacun des feuillets portent, gravés en creux, les noms cl titres du

DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE

consul, identiques comme texte et abréviations à ce que nous avons déjà vu.

Lucques, Bibliothèque du chapitre.

Bibl. — S. Donati, De' diltici degli anlichi profani e sacri tibri III. in-4-', Lucca, p. 149-188, pi. iv; Gori, Thésaurus, t. i, pi. viii, p. 219-228; Puiszky, op. cit., p. 11; O. Westwood, op. cil., n. 31, 32; W. Meyer, op. <!/., p. 65, 6G. n. 11; A. de Villefosse, op. cit., n. 10; E. Molinier, op. cil., t. i, p. 21-22, n. 11; A. Venturi, Storia delV arle italiana, t. i, p. 365, fig. 337; Guidi, La liste inédile des diptyques de la liturgie de Lucques à l'époque lombarde, dans Revue bénédictine, 1907, t. XXIV, p. 119-123. On trouvera ci-dessus, col. 1085, la liste des noms correspondant au Communicantes du Canon romain.

12. [6»] .\utre. Deux feuillets d'ivoire, haut. 0°'34, larg. O^ll. Le centre de chacun des feuillets, absolument semblable, est occupé par un médaillon circulaire, environné de deux grands rinceaux, d'une sculpture très sommaire, dont les extrémités sont réunies au haut et au bas de l'ivoire par des bagues. Dans le médaillon central est figuré le consul à mi-corp.s, imberbe, le buste avec sceptre et mappa. .^u-dessus et au-dessous du médaillon, deux monogrammes semblables donnent le développement : APEOBINAOC.

Milan. Collection Trivulzio (olim, cabinets Settala et Possenti de Fabriano).

Bibl. — Gori, op. cit., t. ii, p. 259-266, pi. xi; L'art, 1882, t. XXVIII, p. 249; Puiszky, op. cil., p. 21; Corp. inscr. latin., t. v, n. 8120, n. 8: W. Meyer, op. cit., p. 65, 66. n. 12; H. Grœven, Enstellle consulardiptychon, dans Mittheilangen des kais. deut. nrchœologischen Ins- Utuls, 1892, t. vu: E. Molinier, op. cit., t. i, p. 22, n. 12.

13. [7°] Autre. Feuillet d'ivoire unique, hauteur O^Sâ, largeur O^ll. La face principale est semblable à celle décrite au numéro précédent. Le revers présente sept registres superposés appartenant tous à un sujet unique : le Paradis terrestre, o. .\dam et Eve tentés par le serpent; b. un centaure et une centauresse avec deux sirènes à corps d'oiseaux; e. des satyres et des hommes nus à tètes d'animaux; d. un griffon, une lionne, un lion, une licorne; e. un cerf, un bélier, un taureau, un bouc; /. un cheval, une jument ('?), un chameau, un sangUer, un ours; g. un éléphant et un animal impossible à déterminer. L^ne large bordure entoure tous ces sujets : elle est décorée de tiges de feuillages dépourvus de symétrie au milieu desquels se jouent des oiseaux et de petits quadrupèdes. Ce basrelief a dû être exécuté très peu de temps après la sculpture du diptyque consulaire lui-même, mais incontestablement par un artiste encore très habile et surtout plus habile que celui qui avait représenté le consul.

Musée du Louvre (olim à Milan, coll. Settala; coll. Trivulzio).

Bibl. — Carlo Torre, // rilratto di Milano, in-l", Milano, 1714. p. 34-36; A. Gori, Thésaurus, 1759. t. n, pi. xviii, p. 110, cf. p. 105; G. Allegranza, Opuscoli eraditi latini ed ilaliani. raccolti e pubblieali dal P. D. I. Blanchi, 111-4°, Cremona, 1781, p. 15; De diplycho consulari Cremonensi: Mommsen, Corp. inscr. lat., t. v, n. 8120, 8; Fr.Pulszky, Catalogue, p. 21, n. 5; W. Meyer, ■op. cit., n. 12; Rapport de M. le comte de \ iew.verkcrke sur la situation des musées pendant le régne de Napoléon III (lS.i-1-lS69).i,. 43; A. Héron de Villefosse, Feuille de diptyque consulaire conservée au Musée du Louvre, dans Gazelle archéologique, 1884, p. 117-128, pi. XVI, XVII ; H. GrEeven, Enstellle consulardiptychon, •dans Mitlheilungen des kais. dculsch. archœologischen Instituts, 1892, t. vu, p. 205-206; E. Molinier, Histoire générale des arts appliqués à l'industrie, in-fol., Paris, 1896, t. I, p. 22, n. 13, pi. m; Ch. Dichl, Justinien et la ■civilisation byzantine au vi' siècle, in-8°, Paris, 1901, p. 554, flg. 177. Voir Diclionn., au mot Eve.

14. [8°] Autre. Deux feuillets d'ivoire, semblables l'un à l'autre et au type décrit n. 6, n. 7, médaillon central, etc., mais au lieu des monogrammes on voit deux rosaces. •< Je classe ce diptyque, bien que dépourvu de toute inscription et de tout monogramme, parmi les diptyques d'Aréobindus, à la suite du feuillet possédé aujourd'hui par le Musée du Louvre, • écrit E. Molinier. Cette assimilation est absolument justifiée, le style et la disposition des ornements étant les mêmes dans les deux monuments; après un examen consciencieux, il paraît évident que les deux diptyques sont sortis du même atelier, à la même époque; on pourrait presque ajouter qu'ils ont été sculptés par la même main.

Bologne, Museo Civico (olim trésor de San Gaudenzlo, à Novare).

Bibl. — A. Gori, Thésaurus, t. n, p. 183-200, pi. v; la pi. IV reproduit le catalogue de soixante-neuf évèques de Novare, à partir de saint Gaudence, et à ce propos il donne, d'après un diptyque d'Amiens de 1120, resté en usage, au dire de Salig, jusqu'au xve siècle, le mémento suivant : Mémento etiam. Domine, et eorum nempe Firmini confessoris. Honorait, Salvii, Berhundi, Leodardi, Audoeni, Berte/ridi, Dadonis, Beati, Deodati, Ursimani, Dominici, Christiani, Rumberti, Abelsi, Georgii, Jesse, Sigeardi, Raginœri, Hermeradi. Geroldi, Ogerii, Deraldi, Ramboldi, Teurbodi, Almanni, Gudcsmanni, Fulcunis, Widonis, Ratdulft, Reryonis, Gcrvini, qui nos prœcesserunt cum signo fidei et dormiunl in sommo pacis (p. 197) ; ensuite, d'après Schannat, Vindemiœ litterariœ, il donne, d'après un diptyque de Fulda, une liste de noms de rois et d'évêques (p. 198); enfin un diptyque d'Arles, édité par Mabillon, Analecla, édit. Paris, p. 250, à la suite du canon de la messe se trouvait une liste des évèques d'.\rles sans aucun étranger au siège (p. 198-199). Dans le 1. 1. en reproduisant la dissertation de A. Wiltheim sur le Diptychon Leodiensc, il avait déjà donné une liste analogue écrite sur parchemin inséré dans un diptyque et commençant par Othon le Grand et une série de personnages importants. Ce diptyque était alors conservé à Saint-Maximin de Trêves (Wiltheim, p. 29-31 ; Gori, t. i, p. 46-47) ; il est entre depuis dans la collection Bateman, à Youlgrave. Il a fait rol)jet d'une étude approfondie de F. X. Kraus, Fin Diptychon der Abtei St. Maximin bel Trier, dans Westdcutsche Zeitschrifl fur Geschichle und Kunst, Trier, 1885, t. iv, p. 138-157, et une planche en héliogravure. Malgré son intérêt, ce diptyque est trop postérieur à nos études pour être autrement mentionné ici que par cette référence; O. \Vest\vood, op. cit., p. 363; W. Meyer, op. cit., p. 5, 31, 76, n. 35; A. Héron de Villefosse, op. cit., n. 12; E. .Molinier, op. cit., t. i, p. 23, n. 14.

15. Diptyque de Clementinus, 513. • — Deux feuillets d'ivoire.

a. Consul assis sur un siège muni d'un coussin, à pieds ornés de griffes et de mufles de lions portant des anneaux dans leur gueule. Le consul est imberbe et tient les insignes accoutumés, le sceptre terminé par un buste ilupérial et la mappa dans sa main droite abaissée. En arrière, deux femmes debout, le casque en tête; l'une tient de la main gauche un sceptre terminé par une boule ou une haste, de la main droite, un petit objet circulaire, peut-être une tessèrc; l'autre, un étendard sur lequel est représenté un personnage, en buste. Tout à fait au dernier plan, doux colonnes réunies par une arcature interrompue par un large médaillon circulaire, sur lequel est gravée une étoile à huit branches dont chaque Uranche est terminée par une des lettres du mot KACMHNTY. .\u-dessous de la figure du consul, deux personnages imberbes, vêtus de tuniques, versent les pièces de monnaie contenues dans les sacs qu'ils portent sur leurs épaules: ;\ terre sont figurés des pièces de monnaie et des diptyques. Axx-

DIPTYQUES (ARCHÉOLOGIE

dessus de la figure du consul, un cartouche portant gravés les noms du magistrat; puis tout en haut, dans deux médaillons circulaires séparés par une croix, les portraits de l'empereur et de l'impératrice à mi-corps. Inscription sur deux lignes : Fl{avius) Tauras Clementinas Armonius Clementinus.

b. Décoration semblable à celle du feuillet précédent. .Suite de l'inscription : V{ir) I(n)l{iistris) Com{cs) sacr{arum) larrj{itionum') ex Cons(ulc) Patric{ius) et Cons{ul) ordin(ariiis).

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