Deux feuillets d'ivoire,haut.0"335,larg
a. Jeux du cirque. Gladiateurs combattant des Uons. Au sommet, un homme vu de lace, l'épieu en arrêt, frappe ;\ la poitrine un lion à crinière opulente qui se jette sur lui et mord la hampe de l'épieu. Au-dessous, un autre lion gît à terre, un épieu brisé dans la gueule, un autre fragment de l'arme entre les pattes. Audessous, deux lionnes ont déjà mordu la poussière, l'une d'elles garde l'épieu dans l'épaule. — Au milieu, un homme vigoureux, solidement campé, l'épieu en arrêt, reçoit le choc d'une lionne qui jette sa griffe sur le bras du gladiateur. — .\u-dessous, un autre lutteur perce de son épieu une lionne fort curieusement dessinée. Près d'elle, un lion sans crinière, un épieu dans le ventre, agonise. Tout en bas, un gladiateur vu de face, le bras droit levé, regarde un lion renversé sur le dos, vu de profil, un épieu dans la poitrine. Le costume des gladiateurs se compose d'une tuni(]ue ceinte à la taiUe et relevée sur les cuisses, avec une fibule sur l'épaule droite. Un plastron garni d'une manche protège le bras gauche et la partie gauche du buste. Sur
la poitrine et dans le dos une broderie carrée. Ce plastron est retenu par une première courroie au-dessus de l'épaule droite. Sur leurs jambes nues, les hommes portent des genouillères et de hauts brodequins dégageant le talon et les orteils.
Bordure de pirouettes.
b. Jeux du cirque. Identique au précédent, sauf d'insignifiants détails dans la physionomie des gladiateurs. L'indication du pelage des lions à crinière e.st supprimée.
Le revers est légèrement creusé pour recevoir la cire que maintenait un filet de bordure, le long duquel la dépression est plus grande. Des stries irréguhères étaient destinées à retenir la cire.
Travail latin, iv«-v' siècles. Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg {olim, collection Basilewsky).
Bibl. — A. Darcel et A. Basilewsky, Collection Basilemsky. Catalogue raisonné précédé d'un essai sur les arts industriels du i" au xvj' siècle, in-l", Paris, 1874, p. 11, n. 45, pi. VI ; E. Molinier, op. cit., t. i, p. 41, n. 52, qui l'attribue aux v-vi» siècles; Ch. Diehl, Jusiinien, 1901, p. 453, fig. 151 (feuillet b).
53. [4»] Deux feuillets d'ivoire, haut. 0'>'273, larg. 0"115.
a. Sous un édicule à fronton triangulaire, supporté par deux colonnes à chapiteaux ornés de feuillages et à fûts historiés, est représentée Rome, sous les traits d'une femme debout, casquée, portant dans la main gauche le globe surmonté d'une Victoire, appuyée de la droite sur une haste.
b. Même architecture. Constantinople debout, couronnée, la corne d'abondance dans la main gauche, une palme dans la droite. Génie ailé près de l'épaule droite. Le haut de chacun des feuillets forme un angle obtus. Bordure décorée d'oves.
Deux inscriptions tracées à l'encre, vers le ix* siècle, que Gori déchiffra : Joannes (Flavianus), consul en 538, et Fauslilas. E. Molinier a lu « clairement » : Tcmperancia et Castitas.
Vienne. Cabinet des antiques, vi" siècle.
Bibl. — Gori, op. cit., t. ii, pi. m. pi. ix: R. von Schneider, Album auserlesener Gegenslûnde der Antiken-Sammlung, pi. xlix: Pulszky, op. cit., p. 28; Wieseler, op. cit., p. 26; W. Meyer, op. cit., p. 21, 43, 81, n. 54; E. Molinier, t. i, p. 41, n. 53.