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2079. — Sarcophage de saint Calélric. D'après E. Le Blaiit, liecueil des inscrii>t. chrét. de la Gaule, l. i, pi. 22, n. 131).
connue, parle fait même se trouve déterminé l'emplacement du caveau ou marUjrium voisin.
VI. I^piGiiAPiiiE. — Ua tombe de saint (kilétric a été découverte trois fois. Une première fois, ù une époque dont la date n'est pas connue. Ce fait semble résulter des mots Ctirnoli, invcntio sancli Calclrici ipsins civitatis episcopi, ajoutés au texte d'Usuard (noiiis oclobris) dans l'édition donnée en 15(18 par Molanus, et d'un passage où Pintard' dit qu'en 1158 on trouva, dans une chasse du trésor de Notre-Dame de Chartres, des reliques de saint Calètric. Le même fait est connrmc par Rouillard ^, qui fixe toutefois l'ouverture de cette châsse à l'année 1587'.
Une deuxième fois, le 25 avril 1703, sous le principal autel de l'église de Saint-Nicolas, primitivement dédiée aux saints .Serge et Bacchus et qui, d'après ce qu'on est convenu d'appeler la « tradition », remonterait au iv- siècle*. Quoi qu'il en soit de cette opinion, la trouvaille offrait en elle-même un certain intérêt; le sarcophage de l'évêque était accompagne (le deux autres contenant, l'un, des ossements d'enfants,le second, les restes d'unhonune et d'une femme.
* Pintard, Ifislnire chronoïofjique de In nillc dp Chaiircs, p. 98, 100, nis. lU" la liibliothiVinc de l'.-Vrsenal. histoire. n. 269, in-folio. — - l'nrlhcnie, !"■ partie, p. ^O.") recto, p. 200 verso. — ^ E. I^e Blanl, Heciieil des inseriplions \ rfirétiennes de la Gaule, l.S.'jH, t. i, p. ;i05, noie 1. — * Kdrait i de l'Iiislnire maïuiscrite de Clutrtres par Soiiehet, iiiiijiiienléc de /ails liisloriqites jusqu'en /-T;. ms. cité par 1-*,. Le iîlant, »)/j. cit., p. 30."). — ' .\rchi\ es du département d*Kin'c-ct- Loir, fonds du chapitre; note manuscrite en\'oyée :\ I D. Robert Samuel, par M. Henand, chanoine de Notre- [ Dame de (Chartres, le 10 septembre 1711. — 'Ces traces j
tières gravées diversement. Le tout appliqué sur une couche de mortier tin ipii scelloit la tombe avec le tombeau ■'. » Ces incrustations on! coniplétcmenl disparu.
A peu près vide d'ossements, le sarcophage du saint évêque présentait «deux grands carreaux antiques de terre rouge cuite qui estoient posés debout ou de champ formant un angle au haut du tombeau pour contenir la tête. »
Les trois sépulcres contenaient, avec les restes humains, « beaucoup d'os de sangliers, de bœuf, de veau, de poulets et d'autres animaux qui se consomment dans les cuisines i°. » Ce mélange, dont l'abbé Estienne est tout près de se scandaliser et où il verrait volontiers une profanation accomplie lors de la première découverte, est une nouvelle preuve d'un usage fort répandu à l'époque mérovingienne ".
l'ne troisième fois, le tombeau de saint Calètric fut retrouvé en IH-tl, « dans l'ancien cimetière de .Saint-.Iérôme, <iui fait aujourd'hui jjartie du jardin l'évêché. Il est dépose dans l'ancienne salle capitu-
d'inccndie sont relevées par la note mentionnée ci-dessus et par une lettre de l'abbé Estienne, du 4 mai 1703. — 'Archi\es du département d'Enre-et-Loir. Lettre du 8 novembre 1703. — » .\rchivcs du département d'l-;ure-el- Loir. Lettre du S nov. 1703. — • Correspondance de Mabillon, t. I, p. 375. Lettre dn 1 mars 1703 (sic), et la découverte est du 2'> avril ! Il faut lire 1 mai. — '" Corresp. de .Muhilhn. t. V, p. 218. lellrc du 30 septemijre 1703; Bibliolh. nationale, ms. français, 19649. ■ — • " Troyon, Description des tombeaux de 13el-.lir, p. 14; Cochet, S'ormandie souterraine, p. 153, .328, .375.
CHARTRES
1 lire de la calhédrale', «écrivait Douillet du Boisthibault, en 1854, et deux ans plus tard, E. Le Blant disait en avoir copié l'inscription « dans une crypte de Notre-Dame de Chartres, où le vénérable monument gît oublié et brise. » M. Clerval nous apprend que ce sarcophage se trouve dans la chapelle de Saint- Martin, dans la crypte ^
L'état de dégradation du sarcophage s'explique par l'excès de vénération dont il fut l'objet en 1703. Les fidèles y accouraient en foule et en détachaient de petits fragments, qu'ils emportaient comme de précieuses reliques. On voit, en effet, que les angles de la pierre ont totalement disparu. La tombe est creusée dans un bloc de grès en forme d'auge, dont l'épaisseur est de (i7 millimétrés. La pierre servant de couvercle est taillée en forme de diamant à deux faces; l'épaisseur, prise sous l'arête, est de 228 millimètres. L'inscription, placée d'un seul côté, est en caractères romains :
HIC REQVIISCIT CHALETRICVS EPS CVIVS DVL-
|CIS MEWIORIA ipyiclie) NONAS OCTOBRIS VITAM TRANSPORTA-
|VIT IN CAELI(s)
Le commencement et la fin de la deuxième ligne manquent. Le mot octohris est une surcharge sous laquelle on lit encore nettement septcmbris; quant au mot priait', il a été enlevé au ciseau. Ces altérations s'expliquent par le désir de substituer,;! la date de la mort, celle de la translation et de la fête actuelle qui reculait d'un mois, le 7 octobre au lieu du 4 septembre^ (fig. 2679).
Calétric. mentionne dans la vie de son prédécesseur Léobin, dont il écrivit peul-èlre la biographie S assista au concile de Tours, en 567, et à celui qui fut tenu à Paris, entre 556 et 573. Fortunat composa en son honneur une épitaphe. L'objection qu'on pourrait soulever, du fait de l'existence d'une épitaphe sur la tombe et d'une autre conservée seulement dans les recueils, n'enlève pas ù cette dernière son titre épigraphique; le cinquième distique ne permet pas de douter qu'il s'agisse d'un liiulus réel, peint ou gravé sur la muraille de l'oratoire où reposait le saint.
ILLACRYMANT OCVLI QVATIVNTVR VISCERA
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NECTREMVLIDIGITISCRIBEREDVRAVALENT
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