I-'ol. 124. Alphabet grec
A. mia. I. .ilplia. —
B. dia. II. bêla...
Fol. 124 v". Figures géométriques.
l'ol. 125. De consequentia vel dissidcntia cordaruin diapentc, et Conclusioncs vel principia tonorum (48 vers).
109 (43). S. Auyustini opuscula, fin du ix' siècle (olim Saint-Père).
Fol. 33. Litanies.
110 (58). Opuscula varia (olim Saint-Père).
I''ol. 93. Sacremientum Judœorum contra christianos. Formule magique, xi' s.
Fol. 97. Formule magique, xi' s.
111 (59). S. Ilieronymi commenlarias in Danielem, IX'' s. (olim Chapitre), rappelle l'école calligr. de Tours.
Fol. 92. Vers médicaux; à la suite, prière. A l'intérieur de la couverture de tête, on lit ceci : .\d sanguiurm strinyendum porw has lilteras super peclus pacientis S P.I.X.I.B.C.P.O.H.O.A.U.Q. .\men ('?).
117 (89). Ilcycsippi historiarnm libri V, x'-xi" s. (olim Saint-Père).
Fol. 137 V. Hic est liber sancti Pétri Carnoli; qui eum fraudaveril, morte moriatur cum Anna el Chaifa
CHARTRES
130 (148). Ouvrages et extraits divers sur la nuisique, ix" ou x'' siècle (o/ini S:iint-Père).
Fol. 50 et ult. Proses notées en neumes, écrites au X' ou XI' siècle.
138 (151). Leclionarium, xii= siècle (olim Chapitre).
152 (105). S. Aui/iistini de Trinilate libri XV, x= siècle (otim Saint-Père).
Fol. 1. Titre en capitales enlacées et conjointes, assez remarquable.
A la Tin :
EXnAHKHG AHBEP XV
ct)EAHKH0EP Âfi rPA KHAC AWIEN *HNHO AMAA BEPTOC ME *E KH0
OHNIC 1C0A TAOAI OM MAPNOM • Ë
Explicil liber xv. Feliciler. Deo grattas. Amen. Finit. — Amalhertns me jecit. — Finis ista gaudium magmim est.
155 (61). S. .\iigusti'ni De civitale Dei libri XII, ix" ou x° s. (o/(m Sainl-Père).
Fol. 3. Ilic liber est saneti Pctri Carnotensis. Si guis eum fiirattis fuerit vel folium absliilerit. non babeal hèreditalem cum eivibiis Jérusalem eii'itatis celcslis. Amen.
On lit à la fin du volume : [Ilic est liber saneti Pétri Carnotani eenobii]. Si guis eum furatus fuerit l'el si abslulerit, ejus eivitatis Dei non sit.
Les mots entre crochets ont été ajoutés dans un blanc ménagé à dessein, le reste de la phrase est de la même main que le corps du volume.
156 (158). .S. Augustini opuseuUi. xii'' s. (olim .S iint-Pcre).
Fol. 1. Hic est liber yancti Pétri Carnotensis. Qui eum dejraudaverit, morte moriatur impiorum. Amen.
162 (155). Recueil de sermons en l'honneur de la Vierge. xii« s. {olim Chapitre).
l"ol. 1. Canon de la messe.
198 (179). Rituel d'une aljbaye bénédictine, probablement Saint-Père. xn« s. {olim Saint-Père).
239 (18 l). Leclionarium ad iisum ecclesiie Carnotensis, xir' s. {olim Cliapitre).
2'40 (187). Psalterium, xii'î s. {olin} Chapitre). Calendrier en têtedu volume, doit être consulté.
262 (299). Glossarium lutinum, ix'-x' s. {olim Saint- Père). \o\ez le Corpus glossariorum latinorum de MM. Gœtz et Gurdermann, vol. I.
380 (401). Comme feuillet de garde, au comm. du volume, est un fragment de sacramentaire du x" ou XI' s. Cf. Schulte, Iter gallicanum, n. cclxvi.
577 (4). Sacramentaire, xi^ s. {olim Saint-Père). Volume sur parcliemn; 2:j5 feuillets, ii"'2-!S8 :< 0'°215.
Fo\. l.Contemplatio. In spiritu humilitatis et in anima contrito...
Fol. 1 v°. Missa pro iter agentibus..., etc.
Fol. 2. Missa in translationc sine commemorationc sanctorum Diomjsii, Rustici et Eleutherii. Omnipotens sempiterne Deus...
Fol. 3 V. Missa eommunis.
Fol. 5. Missa in ini'cntione saneti Slephani.
Fol. 5 V. Kat. saneti Xieholai.
Fol. 6. In nomine Domini. Incipit liber sacramentorum, de circulo anni r.rpositus a sancto Gregorio papa romano editus, e.v aull]entico libro bibliothecx cubieuli scripliis, gualiter missa romano celebratur, hoc est in prinjis introitus, qiudis fuerit stidutis tiiniiuribus sivediebus festisseu cotidianis.deinile XYPIH AHICON, item dieitur Gloria in cvcelsis Deo, si episeopus fuerit, Itmlummodo die dominico seu diebus festis,a presbileris autem minime diccdur, nisi tantum in Pasclia; quando
vero la'tania agitur, neque Gloria in exeelsis Deo ncqne alléluia ctmcdur; postea vero dicatur oratio, deinde sequitur apostolus, inde gradcde seu (dleluia, post modum legitur egvangeliurn {sic), deinde offertorium et oratio super oblata, deinde dieit eirelsa voce : Per onmia...
Fol. 6-7. Christ en croix et Vere dignum. Préface et canon de la messe.
Fol. 8. Te igitur, grossièrement peint.
Fol. 11 v». Oraisons des messes du propre du temps à partir de la veille de Noël. Le fol. 38 a été refait au xii^^ siècle.
Fol. 102 v". Missa pro comilissa Legardi et pro aliis feminis fcwiitiaribus nostris.
Fol. 110. Oraisons des messes du propre des saints, à partir du 31 décembre : /; kalcndas fanuarii, nidale saneti Sih'estri papœ.
Fol. 169 V". Oraisons des messes du commun. La première rubrique est ainsi conçue : In vigilia unius aposloli sive martyris vel confessoris.
Fol. 174. Oraisons de diverses messes. Première rubrique : Item missa cotidiana ad poseenda suffragia omnium sanctorum.
Fol. 190. Recueil de bénédictions. Ineipiunl benedictiones episeopales. Deo grattas.
Fol. 202 Épîtres et évangiles de quelques messes.
L. Delisle, Mémoire sur d'anciens sacramentcnres dans les Mém. de l'Aead. des inseript., t. xxxii, p. 182, ajoute à la description du manuscrit les observations qui suivent: un cahier de 6 feuillets, qui a été ajouté en tête,contient diverses pièces, en caractères du xr' et du xii^ siècle, notamment les oraisons des messes pour la fête de saint Gilles et pour la translation de saint Denys. Fol. 1 v» : Kidendis septembris, saneti Egidii abbidis. — Fol. 2 : Missa in translatione sive eonimemorcdione scmetorum Dionysii, Pustici et Eleutherii. Deux autres cahiers, correspondant aux folios 04- 109, ont été intercalés au xif siècle, pour recevoir les oraisons de différentes messes : Missa de sanela Trinilate, Missa in honore sancise Crucis, Missa in honore semctœ Mariœ... — L'une de ces messes est ainsi intitulée (fol. 102 \"')/. Missa pro comilissa Legardi et pro aliis feminis familiaribus nostris. La comtesse Leiitgarde, femme de Thibaud le Tricheur, était une insigne bienfaitrice de l'abbaye de Saint-Père de Chartres. Cf. B. Guérard, Cartulaire de Saint-Père de Chartres, t. I, p. 61. On s'explique aisément qu'elle ait été l'objet d'une commémoration spéciale dans ce monastère.
La rubrique qui vient d'être relevée justifie bien l'attribution du sacramentaire à l'abbaye de Saint- Père de Chartres. Cette attribution est, d'ailleurs, surabondamment confirmée par une note en caractères du xi« siècle, à moitié effacés, qui se lit au verso du premier feuillet de garde : Frotbcddus episeopus, Thcodericus episeopus, Arnulfus abbas, Lcmdricus abbas. Il s'agit là de deux évêques de Chartres et de deux abbés de Saint-Père qui ont vécu au K" et au XI'' siècle.
L'exécution du livre est assez médiocre. La décoration des folios 6 v", 7 et 8 mérite seule d'être signalée. Sur le fol. 6 v, image très barbare du crucifiement.— Sur les folios 7 et 8, grandes initiales a entrelacs, V et TE, présentant une forme dégénérée des mêmes lettres, telles qu'on les voit dans les beaux sacramcntaires du ix« siècle. Voir Dietionn., au mot Aruéviations. t. I, col. 155. Les lettres ERE, renfermées dans le grand V du folio 7, sont formées de traits rectangulaires terminés en fers de flèche.
578 (9). Evangelia per annum, xi= s. {olim Chapitre).
Fol. 161. Expliciunt dominicales per totum annum cum suis feriis... Incipit de sollempnitatibns •sanctorum. en capitales et en ligr.eî alteiralivcn'.e;>t rouges et vertes.
CHARTRES — CHARTREUX (LITURGIE DES
579 (121). Breriariuni, xn« s. (o/i'm Saint-Père), incomplet tlu cammcncement.
1037 (H. I. 52). Obituairc de Saint-Père, xii» s. (olim S;iint-Père).
Fol. 3-68. Martyrologe d'Usard, sans la préface.
Fol. 89-107. Évangiles de l'année.
H. Ll!C[.ERCr).
CHARTREUX (LITURGIE DES). — I. Lesorigines : 1'' sources et ])rincipales particularités du missel; 2» sources et principales particularités de l'antiphonaire; 3" calendrier; 4" oflice pour les défunts. II. Période d'évolution (vers 1142-1259): l" développement du calendrier et des messes conventuelles; 2° rite de la messe et usages divers. III. Dernière période du moyen âge (1259-1581) : 1° le calendrier et les accroissements de l'oflice; 2° les tirmiinitioms de la Uible; 3" le cérémonial. IV. Période moderne (de 1581 à nos jours) : l" revision des livres litur^.iques; 2° admission de nombreuses fêtes nouvelles.V. Le chant chez les chartreux : 1" le chant à l'origine de l'ordre; 2° la rccordalio et le chant par cœur; . ' les canlorcs liiori et le De modo canlandi et psn'lendi; 4° le chant dans les trois derniers siècles.
I. Les origines. — • /. souiicES et p[iim:ipai.es PAnTicELAniTÉfi DU MISSEL. — Lcs Consiieliidines CartusiR', composées vers 1127 -par duigues, cinc|uiéme prieur de la Chartreuse, sont le plus ancien document, liturgique en même temps que lisciplinaire, (]ue l'on trouve dans l'ordre cartusien'. C'est par la liturgie que s'ouvre ce recueil : a di'jniori parle, o/fteio videlieel divinn, sumenles exordiuin, nous dit l'auteur'. D'après une tradition généralement admise, c'est principalement de l'Église de Lyon que les char" Ireux ont reçu et leurs livres liturgiques et la plupart de leurs rites, du moins ceux qui Uf sont pas de provenance monasti([ue : Credantiir euim Cartiisiiini ipsi iih illa l'clListissima Lufidunensi Ecdesia, primate Gallianim, exemplaria dcsiimpsisse *. Toutefois, comme aucun (les auteurs, auxquels nous veimns de renvoyer, n'est antérieur au xyi"" siècle, il est nécessaire de remonter plus haut pour se former une opinion fondée.
Connuençons par le missel '. L'ne piemière remarque générale, c'est l'absence de compositions de style ecclésiastique, à part de très rares exceptioa~. Guignes admit de ce chef les principes émis par Agobard, et l'ordre des chartreux les garda avec plus de ténacité que l'Église de Lyon. A Lyon, aussi bien qu'à la Chartreuse, la Pentecôte a son octave, dont l'oiïice est le même que celui de la fête. Il s'ensuit que la série des olFices dominicaux qui vient après la Pentecôte est en retanl d'un dimanclic sur la série correspondante de l'ollice romain. Ceci posé, on sait quelles di\ergences
* Le Couteulx, Annales nrdiniti Ctirlitsiensis, in-4°, Monstrolii, t. I, p. .'fO^. — '^ Guigonis, Carlliusiie majorit priorix ilitinti fonsueludines, P, L., t. ci.iii, col. fi;il-760. — ' Consuet., l'rologtis, P. L., t. CLiii, col. 639. — 'P. Sutor,De vita Cartiisiana, in-12, Coloniie Agrippinv, 1609, I. II, tr. iv, c. m. Cf. N, ÎMolin, Ilistoria Cartusianii, in-4°, Tornaci, 1903, t. i, p. 82; Le Couteulx, Ann., t. u. p. 527, et t. i, p. 309. où il cite Swertius, ChronoL /lis/, arch. t.uiid., •m\ nnuuiu 1126; l'iV- de saint llntno, tondateur de l'tirdre dea chartreux, par un reliijienx rltarlrciix. in-8'', IMnntrcuil, 1,S98, p. 278 sq. — ' Avec l'ouvrage de Marchesi, /.<i tilnrfjie ijallieane dans les huit premiers sicetes de V f\ijlise, in-S". Lyon, 1,869, nous utilisons, pour cette étude, un nianus(.rit lyonnais assez rapproché des origincseai lusieiuu's, le codex liarberini SS'J de la \'aticane, tpii se place entre les années 1173 et 1223. iîainiister. C.atal. Sarnm. Espn. Gre(j., p. 42, n. 106. t'ne reprodiiclion photographique de ce docunient nous a été gracieusement <'(nnniuM <iuée par les PP. bénédictins de Solesnies. Conmu' nia:uiscriti cartusieos du xir' siècle, nous avims spécialcnieoi iia sacrainentairc de la (irande-Charlreuse, nis. C 7. 7.5/, un gratluel-épistolier de Grenoble, ms. .V^. un hrév-inire de Paris, nihiiolh. nat.. fonds hitin, nis. ^;,"'. et lui graduel de la ClKU'treuse
existent entre les manuscrits, touchant les répons graduels et plus encore les versets alléhiiatiques de ces ofhces. Il est donc intéressant de comparer le répertoire de l'Église de Lyon avec celui de la Chartreuse. Or, le manuscrit cartusien le mieux placé pour nous renseigner à ce sujet, parce que sa rédaction est antérieure aux premiers remaniements de la liturgie au xii« siècle, a été si bien gratté et corrigé que, le plus souvent, il est impossible de reconnaître la version primitive '. Cependant, ces corrections ellesmêmes, qui portent à peu près sur tous les répons et sur les versets alléluiatiqucs du temps après la Pentecôte, et même, pour ces derniers, sur les offices depuis Pâques, ne sont pas sans nous éclairer. De fait, partout où nous pouvons retrouver, sous le grattage, le texte primitif, nous constatons qu'il était conforme à celui du missel lyonnais, et les interpolations ont toujours pour effet d'introduire un texte non lyonnais. D'autres constatations relatives à la série des évangiles, depuis le IV" dimanche jusqu'au XXIIP,nous montrent les missels lyonnais et cartusien d'accord entre eux là précisément où ils se séparent du missel romain. De même encore, dans les deux premiers, c'est l'office Si iniquitates qui termine la série du temps après la Pentecôte, tandis que dans le missel romain, c'est la messe Dicil Dominas. Si nous ne devions nous borner, il faudrait énumérer aussi lesparticularitésde la bénéi diction des cierges, des cendres et des rameaux, celles des offices du vendredi et du samedi de la semaine sainte, ainsi que du samedi avant la Pentecôte, l'emploi du verset Pone, Domine, custodiam ori mco avant la confession, à la messe', la récitation de la prière £)c lalere Domini nostri Jesu Clirisli au moment où l'on met l'eau dans le calice ', certaines variantes dans le texte du canon, etc., toutes choses qui accusent une parenté d'origine.
Tout en nous occupantde la liturgie lyonnaise dans ses rapports avec celle des chartreux, nous ne perdons pas de vue que d'autres liturgies, spécialement celles de Vienne et de Grenoble, doivent avoir aussi des points de contact avec cette dernière, et leur étude détaillée nous ouvrirait sans doute de nouveaux horizons '.
(Complétons la description du missel cartusien en y faisant entrer quelques particularités qui n'ont point trouvé place dans notre étude comparative. La confession avant la messe est mentionnée dans les Consuetudines '° et décrite un peu plus tard, dans ses grandes lignes, dansles Constitutions de Basile,dont la composition ne peut être postérieure à l'année 1173 : Sacerdos... dicta oratione ad dexlrum cornu altaris,ad sinislrum casula induitur, et inclinalns pncmitlit, antc
de Parkminster (.\ngleterre), ms. A. 33, ancien J. Roscnthal, Bibliolli. cathol. Iheol. cat. xiv, n. 158. La Paléographie musicale, t. i, a emprunté ses planches xii. xin et xiv à ce dernier manuscrit, dont elle donne une description sommaire p. 142-145. — 'Il s'agit du manuscrit .4. 33 de Parkminster, mentionné plus haut. Depuis la publication du premier volume de la Palèograptiie musicale, ce graduel a été étudie de plus prés par les bénédictins de Solesmes, et ils ont constaté que la notation qu'ils avaient crue italienne, sur un premier examen trop rapide, était évidemment dérivée d'un type primitif lyonnais connu par certaines particularités bien caractéristiques. C'est à leur perspicacité et tout particulièrement àcelledcD. Beyssac.que ntms tievons d'a\'oir pu retrouver un fond lyonnais primitif sous les grattages postérieurs. La notation de ce manuscrit a été également décrite dans P. Wagner, Seumenkunde, Paliiographie des gregorianischen Gesanges. Freiburg, 1905, p. 26. 176. L'auteur la fait provenir, lui aussi, comme l'avait fait la Palengraphie musicale, du nord de l'Italie. — ' Marchesi, up. ci/., p. 481. — • Ibid.,p. 483. — " Cf. Le Couteulx, .Annales ordinis Cnrthusiensis. t. ii, p. .527-545. — "Consuel., iv, 7 et 17, P. L., t. c.liii, col. 641, 6i:t.
CHARTREUX (LITURGIE DES
con/cssionrm.precem: Ponc, Domine, riixlodiamori meo. Confessionem aiitem. si prœsens sit. facit episcoims- Qiia fada, subilit sncerdos aliam prceem : Adjiitorium iwximm in nominc Doniini ^. Relevons en passant deux variantes dans des piùces importantes; ce sont, au Gloria in excelsis. les mots propter ylôriam tiiam magnam. et, dans le Credo, la finale et vilam fatiiri sa'culi -. A la messe de la vigile de Xoél ainsi qu'aux trois messes de la fête, l'épitre est immédiatement lircccdée d'une leçon empruntée à Isaie. C'est un reste de ec <pii se pratiquait aux premiers siècles, où une li'Von iirophétiquc précédait généralement la lecture (le l'épîlre^. De mC'me, la messe gallicane avait toujours deux leçons, outre l'évangile, et la première était empruntée à l'Ancien Testanrent <. Les préfaces sont au nombre de neuf, à savoir pour Xoël. l'Epiphanie, le Carême, Pâques.rAscension. la Pentecôte, les tètes de la sainte Vierge et les Apôtres, plus la préface commune *.
Guignes désigne, parmi les objets servant au culte, le chalumeau pour prendre le précieux Sang ". La messe s'achève naturellement sur les paroles du d iacre : lie missa est ou Bcncdicamns Domino, sans bénédiction. Le Placeal ne fera son apparition que plus tard.
L'office du sous-diacre n'existe pas dans la messe cartusienne; le diacre seul assiste le prêtre à l'autel, l'n moine quitte sa stallepour se rendre au lectoire au moment de l'épitre, qu'il chante sans aucun signe extérieur de son ofRce. Celui du diacre, également assez simple, est toutefois plus important. Les Constitutions de Basile nous apprennent que le diacre chante l'évangile avec l'étolemise comme il suit : ponil slolam super humeriun sinistrum, el per dextrum lalits receplam involvil pro manipulo in sinislra manu. Il prépare le pain et le vin pendant le Credo, ou, s'il ne se chante pas, pendant les collectes. Pour l'encensement k l'oftertoire. il fait tout le tour de l'autel. Il communie le dimanche avec l'hostie réservée la semaine précédente pour le viatique des malades, et qui est remplacée par une hostie nouvellement consacrée. .\ux principales fêtes sur s'jmaine.il reçoit la troisième partie de l'hostie du saint sacrifice '. Le diacre communiait alors sous les deux espèces. Bien que cette pratique ne soit pas attestée par Guignes, elle résulte de la défense qui en fut portée plus tard, au milieu du xiii" siècle, et qui suppose son existence.
Le luminaire est des plus modestes : généralement, pour les messes, un seul cierge renfermé dans une lanterne. .\ certains jours, assez rares d'ailleurs, qui ont plus de solennité, deux cierges brident sur l'autel *.
Le cérémonial de la bénédiction et de l'aspersion de l'eau, le dimanche avant la messe, est décrit dans les Consuetiidines '. Quant au texte des prières, il est à peu prés le même que celui du missel romain, avec
' Le Couteulx, Ann.,t. il, p. 387 ; Item, Dijon, ms. 616 (364 ), f" 43. — = Cf. Burn, Facsimites o/ the creeds /roni enrlij mantiscripts, grand in-4°, H. Bradshaw Society, London, 1909, t. XXXVI. p. 17, pi. XII et XIII. — 'Cf. Duchesne, Origines du eulte chrétien, 3' édit., in-S", p. 167 sq. — * Op. cit., p. 195. — ^ Saint Bruno a été; considéré comme étant l'auteur de la préface de la sainte ^■ierge. Cette opinion est exposée et discutée longuement par les boUandistes. ,-lc/a sanctorum, octobr t. ni, Cominentarius prœvius, n. 59G sq. Disons seulement ici que cette préface, sous sa forme actuelle, qui est celle que nous trouvons déjà dans le sacramentaire de la Grande-Chartreuse, et, à quelques variantes prés, celle du missel romain, n'est [qu'une réduction d'une préface plus étendue et certainement antérieure à saint Bruno. Voir, par exemple, dans P. /.., t. lxxviii, col. 133, la préface de l'.\ssomption, où le texte, plus développé que celui du missel moderne, en contient tous les éléments. Voir également Pamelius, Lititrgicon Ecclesiie latinœ, in-4°, Colonia; .\grippinte, 1571, t. ii, p. 603; Muratori, Opère. in-4°, .\rezzo, 1772, t. .xui, part. 2' (t. -xviii), col. 1017;.\,WlIson, Themissel o) Robert o/ Jumieges, gr,in-8».
quelquesvariantes parmi lesquelles nous relevons les suivantes : dans l'oraison Deiis qui ad salulcm.lea mots crealura mijslerii lui libi serviens; dans l'oraison £)pi;.siiu'irlœ rirlulis, le mot more au lieu de rorc; enfin, chose plus importante, la rubrique Hic mitlilur sal in aquam. Bcnedictio salis et aquœ. qui deviendra au xvii= siècle, conformément au missel de saint PieV, la formule debénédiction Commixtio salis el aquse pariler pal in nominc Palris el Filii cl Spirilus Sancli. Pendant que le chœur chante l'an tienne .A s/jcrjesme.le prêtre as|)erge le sanctuaireen faisant le tour de l'autel,|)uis les moines qui viennent défiler devant lui. et en dernier lieu les laïques à la porte du chœur.
La profession des novices, dont le détail se trouve dans les Consueludines^'. est, pour le fond, telle que la décrit saint Benoit ", mais avec un ordre différent. En Chartreuse, la profession ne vient qu'après le chant du verset .Suscipe, la recommandation du novice aux prières des moines et la bénédiction de la cuculle. En outre, c'est immédiatement après l'offertoire qu'elle a lieu, tandis qu'ailleurs elle se faisait soit avant l'introït, soit de suite après l'évangile '-. Des deux oraisons qui sont lécitées.l'unc sur la cucullepourla bénir, l'autre sur le novice, la première. Domine Jesu Clirisle, qui legimcn. parait avoir été d'un usage peu fréquent; toutefois elle figur,; dans l'ancien ordinaire du .Mont- Cassin ",
;/. soinrE.'^ et j'ft/.Y<;;>.u.ts i-MiTiirLAturK.'- ur L'Asril'tioy.\tnE. — Les chartreux adoptèrent dés l'origine roflîce monastique, du moins dans ses grandes lignes ; a digniori parle, officio vidclicel divino, siimenles exordium. in quo cum avleris monachis mullum, maxime in psalmodia regulari, concordes inveniamur (al., invcnimur)^'. Guigucs imita ce qui était assez fréquent alors et se mit à composerlui-même l'antiphonaire à l'usage de sa maison, en s'inspirant des principes émis trois siècles plus tôt par Agobard, le célèbre évêque de Lyon. Nous avons, de l'auteur des Consuctudincs, le prologue même qu'il mit en tête de son antiphonaire. Citons le passage principalde ce document que Le Couteulx nous a transmis '=, et que l'on trouveaussi dans un antiphonaire du xi^ siècle, provenant de la Chartreuse du Liget'^ Xous donnons ici le texte de ce manuscrit, qui nous parait meilleur que celui de Le Couteulx : Quiedam de antiphonario auferenda seu abbrevianda pulavimus. quse scilicel ex parle maxima aui super flua erant, aul incongruenler composila pel inlerposiia vcl apposita.aut pravx auclorilalis, aul (unbigua', aut rmllius. aul leuilalis, aul imperilice, aul mendacilalis criminis rca. Porro quœ emendala videntur esse vcl addila, ulrum rcclc se habeant ignorare non poleril quisquis dit'inam .Scripluram, velus vidclicel Tislamenlum el novum, studio seperlegerit. En se reportant au traitéDe correctione antiphonarii d'Ago-
H. BradshawS:ciety, London, 1896, t. xi. p. 201,— «Consitet., XL, 1. P. L., t. CLiii. col 717. — ' Constitutions de Basile, Dijon, ms. 616 (364), l- 42. — • Consuef., iv, 28, 31; VIII, 1, 2, P. L., t. CLiii, col. 645, 651, .\ vrai dire, les Consuetudines ne mentionnent ni l'unique cierge pour la messe ni la lanterne; mais leur emploi est attesté par un texte de peu postérieur que nous aurons à rapporter plus loin. Il s'est même conservé jusqu'à nos jours un vestige de cet usage; car aujourd'liui encore yOrdinariiim prescrit que l'unique cierge qui brille sur l'autel pendant la bénédiction qui précède la messe, au jour de la Purification, soit renfermé dans une lanterne. Ordinarium Cartasiense, c. xLvi, 12, in-18, Gratianopoli, 1S69, p. 516. — » Consiiet., vil, 5, P. L., t. cLiii. col. 649. — " Consuet., xxiii, XXIV, P. L., t. CLiii, col. 685-692. — " Begult, iviii. P. L., t. LXvi, col. 805. — '=Martène, De antiqiiis monachoriim ritibus, 1. V, c. iv, n. 67, in-f°, Antverpia>, 1764, t. IV, p. 230. — " Martène. op. cit., n. 7, p. 224.
— " Consuetudines, Prologus, 4, P. L., t. CLiii, col. 639,
— " Annales ordinis Cartusiensis, 1. 1, p, 308, — " Loches, ms. 3, £" 9.
CHARTREUX (LITURGIE DES
bard •, on constate que Guignes lui u emprunte iiini seulement ses principes, mais parfois même ses propres expressions. Quant à la valeur du critère sur lequel ils s'appuient l'un et l'autre pour distinguer ce qui est authentique de ce qui ne l'est i)as, nous n'avons pas à la discuter ici, d'autres l'ont fait, plus autorisés et mieux placés que nous pour en juger avec impartialité -. II favit bien avouer que Guignes, malgré tous les égards qui lui sont dus par ailleurs, ne saurait échapper aux reproches que s'est attirés le fougueux évêque. Son excuse se trouve dans l'autorité dont jouissait encore de son temps la célèbre Église de Lyon.
Mais dans tout ceci, nous n'avons que le principe éliminatif qui a présidé à la constitution de l'antiplionaire. Sur quel fond Guigues a~t-il travaillé en appliquant ce principe d'élimination, et où a-t-il pris les pièces de l'antiphonaire qu'il substitua à celles qu'il supprimait comme non authentiques? Nous devons avouer de suite ([ue nous ne saurions rien affirmer de certain à ce sujet, tant les remaniements paraissent avoir été opérés sur une grande échelle. Le fond de l'antiphonaire est certainement romain avec quelques particularités gallicanes. Disons tout d'abord qu'une étude comparative faite sur l'antiphonaire du bienheureux Hirtkerde S lint-Gall' conduit à rejeter aussitôt toute idée de parente entre le recueil cartusien et celui de la célèbre abbaye. .\près ce que nous avons constaté pour le missel, il était tout naturel de se tourner du côté des livres lyonnais. Nous avons pu en consulter deux, dont l'un est contemporain, ou à peu près, de la centonisation opérée par Guigues : c'est le manuscrit 4i7 (fonds Dolandine) de la bibliothèque de Lyon'. L'autre, nuins ancien, est un bréviaire noté, écrit entre les années 1320 et 1325 ]iour la collégiale Saint-Jean '. Or, les rapprochements sont trop peu caractéristiques et les divergences trop nombreuses, pour qu'il soit permis de conclure à une parenté d'origine avec les livres cartusiens. 11 faut donc réserver ses conclusions sur ce point.
Laissant de côté cette question d'origine, montrons brièvement les principaux aspects de l'antiphonaire. Le vursiis adopté est conforme, avons nous dit, à celui qui est décrit dans la règle de saint Benoit, avec les ofllees de douze et de trois leçons, et, pendant l'été, d'une seule leçon, et les nocturnes de six psaumes. Un psaume en chant directanc vient innnédiatement après le Deiis in (idjnlurium des matines et des laudes. Toutes les heures se terndnent par une litanie suivie de prcces qui sont à peu [)rès celles qu'a publiées Marlène ". Le Pater à laudes et à vêpres est récité A haute voix. L'enq)loi des |)elits répons est limité à laudes et à vêpres pendant toute l'année, sauf en certaines solennités, et au premier nocturne pendant l'été, alors que l'olBce férial n'a qu'une seule leçon. Par contre, toutes les fois que l'ollice de matines ouvre une série spéciale de répons, on en chante un aux premières vêpres, à la place du petit répons, et c'est généralement le second '. En outre, quelques rares fêtes ont aussi un grand répons aux secondes vêpres.
L'ollice cartusien, à l'origine, s'écarte de l'ofTicc
'P. /.., t. civ,col. 329 sq. — = Cf. Dic(ionn.,t. i, col. 971, .■\GOD.\Ki>; D. Guéranger. /nsfi/«/ionx liturgiques, 2'-' tdit., 1. 1, p. 24() sq. — ^ Paléoiinipliic musicale, li'' série, t. i. — * Cf. Dclisle, Mémoire sur iVanciens sacramentaires, n. cxm. — ''11 appartient à j\I. Cliappée tlu Mans. C'est d'ai>rès une copie très fidèle de ce doeuineiit, prise par les l'I'. bénédictins de Solesmes, que nous avons fait notre étude comparative. — '^ De nntiquis mtnuwhorum ritibus, 1. 1, c. m, n. 15, 19, in-fol., Antverpi.T. 17('>l, t. iv, p. 11 sq. Cf. Dictionnaire, au mol .Vi.(,i.amai toN, t. i, eol. 2ô'> sij. — ■ Consuel., \ II, ;.î, /'. /.., l. ij.iii, cul. GIT. — ' .Marcliesi, | op. (i7., p. 495. .Vyobaid a\ait iléjà tIiL : licucrenU^i cuiu-ilia
bénédictin en ce qu'il n'admet pas les hymnes. Celle l)ratique était aussi celle de l'Église de Lyon '.Cependant, la lilurgie cartusienne s'est vite départie de cette rigueur. Parmi les décrets du chapitre -général de l'an 1143, se lit celui-ci : Post Veniie canlctur .Elern'>. rcnim condilor; ad laudes, Spkndor paleniœ gloriif; ad vespcras, Deits crcalor; ad complelorium, Chrisle qui lux es'. Le bréviiire de Paris" ajoute encore quelques hymnes dès l'année 1182.
L'ofTice de r.\vent débute par le répons Aspiciebiun, qui prend ainsi la place du célèbre répons Aspieiens a longe. Les antiennes O, admises par l'une des rares dérogations au principe d'Agobard, sont réduites à sept. L'ofTice de N'oël est à peu près exclusivement consacré àNotre-Seigneur, à part deux antiennes qui ont pour objet direct la sainte Vierge. Durant les trois derniers jours de la semaine sainte, on laisse le rite monastique pour adoptera peu près l'ofTice romain : Tntisque his tribus dicbus... totum fere ofjieium juxta clerieonim morem exscquimw ". En cela Guigues se sépare de ce qu'avait déterminésaint Benoit, pour se rallier à ce qui était devenu dèslors la pratique générale des églises monastiques '-. Quant au répons Tcnebrœ facto: sunt rendu célèbre par les anathèmes d'Agobard", il figure dans l'ottice du vendredi saint après la 9' leçon; mais son texte est tel qu'il ne saurait donner prise à la critique. La cérémonie du Mandatum n'offre rien de spécial. Les antiennes qu'on y chante sont au nombre de huit et elles sont d'ailleurs connues. Dés les premières vêpres de Pâques, le rite monastique reprend tous ses droits.
.\u sanctoral, le nombre des offices propres est extrêmement réduit, comme du reste le sanctoral lui-même. En dehors des fêtes de Xotre-Seigneur et de la sainte Vierge, il n'y a d'office propre que pour saint Etienne, saint Jean, les saints Innocents, les saints Philippe et Jacques en partie seulement, la Nativité de saint Jean- Baptiste, les saints Pierre et Paul, saint .Michel et la Toussaint.
Les leçons, pour les jours fériaux, sont prises, à part de très rares exceptions, de l'Écriture sainte, qu'on lit en entier chaque année. Quant aux fêtes de douze leçons, si l'on excepte quelques solennités où les leçons du premier nocturne sont aussi de l'Écriture sainte, c'est des écrits des sa nts Pères qu'elles sont exclusivement tirées.
Des processions, nous n'avons qu'un mot à dir.-; la liturgie cartusienne les rejette :d)solunient : et hoc sciendun\ quod in nulla solenuiilate procestionein jacinuts^'. Les belles processions de la Purification et même des Rameaux ne trouveront pas grâce dans l'application de ce principe.
Pour l'heure des matines, l'urdre se conforme à ce qui est détermine dans la règle de saint Benoît, c'est-à-dire que les matines et les laudes se chantent sur le matin, précédant iinniédiatement le lever du soleil". Le sommeil des moines n'était donc pas interrompu comme aujourd'hui : <«/ lectus auteni post nudutiniis nullo redilur lempore ". Mais Guigues a soin de mieux préciser ce que la règle de saint Benoît laisse dans un certain vague : Caiitatis noclurnis.
Patrum dccernuni nihil poetîce composiium in divinis faudibus usurpandum, P. L..t. civ, col 327. — 'Le Couleulx, ,lnn., l. ii,p.24. — >»F°' 1 IG-llS. ^ " Consi/c/., rv, 19. 27, /'. /.., t. CLiii, col. G13, 615. — ' = Cf. Paléograpliic musicale, l. i.v, introduction, p. 33. — "Liber de correclione antiplionarii, vm, /■. L.. t. civ, col. 332, 333. — "Consuet., VI, /'. L., t. ci.iii, eol. G47. Telle parait avoir été également la pratitiuc des premiers cislcrcieiis, d'après Marléne. De antiquis nwnachorunt ritibus, I. fil, c. xix, n. 25, in-ful., .\iilverpi;e, 17GI, t. n, p. 15G. — '' Jieijutu, viii, /'. /.., t. i.xvi, col. 2U9 sq. — " Coiisuet., .x.xi.x, 3, 1'. L. l. CLiii, cul. G99.
CHARTREUX (LITURGIE DES
hrct'c /nrimus in(cri'ullum, qiwd ad plus septcin psalmos pœnilcnliales ccipere valeat. Srquuntur deindc malutinie laudes, quas a kalendis octobris usque ad l'iischa lux terminât, exindc inchoat^. Eu donnant à l'ollice d'alors une moyenne de deux heures et demie à trois lieures, il est facile de déduire à quel moment commençaient les nocturnes pour chaque saison -. C'était toujours bien après l'heure de minuit, surtout en hiver.
I'ne remarque importante : Gcneraliter autem in ecelesia malutinas et vesperas, in cellis vero semper eonipletorium dicimus. Alias enim, nisi festiins diebus aut vigiliis aul anniversariis, ad ecclesiam non venimus'. La vie cartusienne est avant tout ércmitique; saint Bruno n'y a mêle l'élément cénobitique que dans une certaine mesure qui nous est donnée ici.
///. CAi.EyuitiEit. — Il y eut dés l'origine quatre degrés pour les fêtes : celles de trois leçons, celles de douze leçons simples, celles de douze leçons avec chapitre, ainsi appelées parce qu'en ces jours on tient chapitre, et les solennités qui se distinguent des simples fêtes de chapitre par un peu plus de pompe, et particulièrement en ce qu'on y allume deux cierges à la messe, à vêpres et à laudes, d'où le nom de festa eandelarum. par lequel nous les voyoiis désignées à partir du xiirsiècle *. Dans l'exposé que nous allons faire, les solennités sont indiquées en lettres italiques, et les fêtes de chapitre marquées de la lettre c. Voici donc, d'après les documents contemporains, quel était au xir" siècle le calendrier cartusien ^
.\ii 1. c.
.xii 1. c.
XII I
XII I, II 1, c.
1 Circiimcisio Doniini.
6 Epiphania Duniini.
10 Pauli primi ereniit:e.
13 Octave Epiphania".
14 Felicis in Pincis coiifess-^ris.
l(i Marcelli pap?e et martyris.
17 Antonii abbatis et cuntessoris.
18 Priscse virginis et martyris.
20 Fabiani et Sébastian! martyrum.
21 Agnctis virginis et martyris.
22 Vincent ii martyris.
25 Conversio sancti Pauli.
26 Polycarpi episcopi et martyris.
28 Agnetis secundo.
FEBRU.\RII
2 Ypnpanti Domini.
5 Agatlîîe virginis et martyri^.
14 Valentini martyris.
22 Cathedra sancti Pctri.
24 Matliiœ apostoli.
12 Gregorii papïe.
21 Benedicti abbatis.
25 Anniinciatio Domini.
4 Ambrosii episcopi et confessorls.
14 Tiburtii, Valcriani et Maxinii martyrum, 23 Georgii martyris. 25 Litania major. Marci evangelistie, 28 Vitalis martyris.
1 Philippi et ,Jacobi apostolorum. xii I. c.
3 Inventio sancta; Crucis. .\lexandri, Eventii et Theodoli
martyrum. •
10 Gordiani et Epimachi martyrum.
' Consuet., xxix, 3, P. L., t, clui, col. 697 sq. — = Cette durée pour les jours fériaux variait considérablement, selon le temps de l'année, comme nous le verrons plus loin; mais l'heure du lever restait sensiblement la même àtoutes les saisons; ce qui variait, c'était celle de la fin de l'office, puisqu'elle se réglait sur l'apparition du soleil. — ' Consuet., xxix, 6, P. /.., t. r.Liii, col. 701. — ' Consticl., iV, 31; vm, 1, 7, P, L., t. cliii, col. 645, 651. — ^Nous
XII I
XII I
XII 1. c.
XII 1. c.
12 Ncrei et .Vchillci atque Pancratii maHyruc 25 Urbani pap^ et martyris.
JINII
.Marcellini et Pétri martyrum.
Primi et Feliciani martyrum.
Barnab;e apostoli.
Basilidis, Cirini et N'aboris martyrum.
Cirici et Julitae martyrum,
.Marci et Marcelliani martyrum,
Gervasii et Protasii martyrum.
Vigilia sancti Joannis Baptistœ.
Xaiivilas ejusdem. xii I. c,
.loannis et Pauli murtyrum,
Vigilia apostolorum Pétri et Pauli. Leonis papfe.
Xalalis corumdeni. xii I, c.
Conmiemoratio sancti Pauli. xii I.