DEP
PHELO
NICEN
Tl ■ X • KAL
5 MAIAS
Celle-ci, tracée à l'encre noire dans la cilla devant un arcosolinm,inis de la cliaire pontificale, reste énigniatique. Qui sont ces Cœsiiresl De Rossi propose d'en faire Iratira, Cavedoni demande à liisciiire lu qui^linne inrlrci.ia ' :
NERANIO FELICIANO
CAESARES FECERVNT
BENE MERENTI
Une sépulture, contenant encore des ossements, un vase de terre et un autre vase avec des ossements mélangés à la terre, fut tenue pour une tombe de martyre. Ce qui n'est pas douteux, c'est que c'était la tombe d'une femme tendrement aimée. Après trente années de mariage, le mari survivant lui prodiguait encore le petit diminutif amical imaginé iirobablement au début de liur union ' :
D tï M
NERANIAE iVLIA
NENI • CONIVGl
CVM QVA PER ANN ■' OS XXX • IVCVNDAM
VITAM EXSEGI
QVOELIVS • SO
ZOMENVS ■ IVIA
RITVS • BENEME 10 RENTl POSVIT
Vers le iif-iv- siècle, c'était une mignardise ideine de tendresse d'ajouter cette désinence eni qu'on rencontre plusieurs fois sur les èpitaphes : FADIAE VA- RIANENl, lil-on à Florence '; déjà sous le règne de Claude on rencontre ZOSIMENI ' et même sous Auguste: AVGENl.Cavedoni.s'antorisant des deux noms <iue portait un jeune homme de dix-sept ans.Qiiœlius Julianus, ne doute pas qu'il soit fils des précédents : Quœlius et .Iuliana. Le jeune homme avait reçu le surnom li'Aclnu lus ou Eburius; cet usage des surnoms se vulgarisa beaucoup sous l'empire et la manière d'introduire ces sobriquets sur une épitajdie était, comme nous le voyons ici, la formule siuc que nous rencontrons sur d'autres inscriptions chrétiennes, comme celle de Oplatina Helicia siue Pascasiti. Dans la tombe du jeune homme on trouva quelques ossements d'un adulte, quatre gros clous à pointe recourbée en forme de crochets, une lampe en terre cuite timbrée au signe de la croix et, tout au fond du locuhis, une fossette pleine de terre et un fragment d'os ".
' Cavedoni, ïtaggimyliu, ilaiis Ment, di relin, ISÔl, t. xvi, p. 327; Corp. inscr. lai., t. xi, n. 2537. — = Bartolini, £)i\seilaz.,p. 26; Cavedoni, p. 329, n. 2; Livcrnni. Spicil . p. 775; Cudii-, p. 87: Corp. in.wr. lat., t. xi. n. 2.545. — 'Baitolini, p. 2 le; Cnvedcnii, p. 32», n. 3: I.iverani, Spicil . p. 775; CaUic, p. 83; Corp. inscr. lat., l. xi, n. 2542. — ♦Bartolini, p. 27 i;; (:ave(li>ni, p. 331, n. 4: Liveraiii, Spicil . p. 733; Calac, p. 140; Corp. inscr. lai , t. xi, n. 2543. — ^ A. Gori, Inscripl. luiliq. Einir., t. m, p. 352. — " Momnisen, Vntcrilal. Uiai, p. 87. — -Cavedoni, p. 3,33, n. 5. Il est remarquable, dans la supi)utalion de la vie du défunt, qu'un a oublié les mois et on a et>nipie 17 ims et 34 jours. La fmniulc finale : qiloil ille parenlilnis jarere dclniil.a été déjA expliquée. Voir Uicliuim., t. ii, Bonté cubétienne, col. 1031 sq.Bartoliiii, p. 20c; Liverani, .Spici/.p. 773;Cu(ac , p. 130; Corp. inscr. Int., t. xi, n. 2535; .\rmellini, / cimitcri cristiuni di Roma d'Ilalia, in-S», Renia, 1893, p, 657.
D [S Wl
QVAELIO IVLIA NO SIVE AEBVR lO • OVI . VIXIS ■ ANI 5 S N XVI ■ ET . DIES XXXllIl • BENEMEREN Tl ■ PARENTES FECERVM QVOD EIL • LE PARENTIBVS FACERE DEBVIT [5
Ainsi qu'on doit s'\ attendre, on retrouve à Sainte- Catherine la plupart des formules qu'on rencontre à Santa Mustiola, notamment DEPOSITIO », BENE MERENTI POSVIT et ses variantes' et surtout le signe D. M. avec une feuille de lierre entre les deux lettres ". Il est bien certain que ce sigle était gravé d'avance chez le marbrier, c'est ce qui explique que. sur l'épitaphe du jeune Capelio, on ait gravé le mémorial au-dessus du sigle, et sur l'épitaphe d'L'lpia Victoria on a inséré une croix gammée " :
D C5*a M VLPIAE VI CTORIAE CONIVGl LA ,':. VDABILISSI ME ATILIVS I VSTVS POSVIT
Cette tombe était intacte lorsqu'elle fut ouverte le 11 juin 185'2, on y trouva un clou oxydé, une ampoule de verre placée près de l'épaule gauche du squelette. Le crâne, au lieu de se trou ver .à sa place, et ait placé près des pieds, ce qui parait pouvoir être interprété dans le sens du martyre par la décapitation '^
l'arini les formules notables citons : LAVDABILI MEMORIA INFAS ": les autres sont communes.
La i)lus remarquable de toutes les inscriptions de Sainte-Catherine est celle-ci " :
.VEIIITV.V UABE
OPTET YIBERE V.V VlXn STE
niits calucn.i^ cAV 5 (lenlius beneMERiTVS A.v nis Lxxii mess Viii diebiis sv.vEno deNis mente oculisqve sEnEXis
flli SEPTESOVE SV\ 10
posuenini c.MiriBMSQ.
ccreis funus duxenvyr
HIC L FONTEIA coxconiii.i vxoit
SIEXI CklJJCnATIS GA VDEXrl POr^lTA
5 n.TïA flLlVM voir
GROXIVM CASTA l'VDlCA SAP!
ENS VNO roxTExrfi.
MARiro NEfoTES 10 ;v,vrsn- DE QVIBVS
I ILlOf VIDII VIXIT A.vNOS LXX QV/ M ScM/'/R CIVES MA TREM APPELLAVE 15 /irNT ADovE CE reis CAi/r/Bis funus DVXEltVXI j I .lOXTEix COXConUlAE I 11.1 XEPIES ET LIBERll EE-
\ [r.Envxr
I » Corp. inscr. lut, t. xi, n. 2536, 2537, 2545. — ' Ibid., t. XI, n. 2533, 2534, 2538n, 2542, 2543. — '» Ibid., t. xi, n. 2533, 2534, 2535, 2536, 2537, 2538a, 253Sfr, 2538 c, 2539, 2510, 2541, 2543, 2544. 2546, 2547. — " Bartolini, Disserfaxione, p. 23 d;Cavedcini, linrinuaçilio, p. 335, n. 6; Liverani, Spicil , p. 773;Co(ac., p. 115; Corp. inscr. lat., t. xr, n. 25i7. — I *• Processo verbale rcl. a reperizianc délie rcliquic crédule di \ Qainlo \'elio (jialiano c compaf/no ntarliri, dans Bartolini, I Visserlazione, p. 45; Ueereto, p. 53. — "Corp. inscr. lat., t. .XI, n. 2534. — *' Li\-erani, Spicil., p. 776;Co/ac., p. 170; Corp. inscr. lat , t. xi, n. 2538: Cal)n>l et Leelercq, Moniinienla Ecclesiiv lilurtiica, 1901, t. I, p. CLViii. On lit, (Unis It's Acla proconsalaria de saint Cypricn, que le corps du martyr fut i)cr nocleni sublalum ctini ccreis et scolacibus. L ■ scolax cîit une mèche lortillée et enduite de cire; le texte de rinscription, s'il poite calicibus, dnit s'entendre scolacibus.
CHIUSI
L. Fonteia Conconlia était veuve, ne s'était mariée qu'une fois, uno contenta marilo, ses enfants et ses neveux lui élevèrent un tombeau auprès de son enfant Polyclironius. Le détail relatif à ses funérailles est précieux à retenir.
Les deux cimetières de Chiusi forment un groupe inséparable. Tous deux ont été creuses à l'époque des persécutions et il est possible qu'on ait continué à y enterrer jusqu'au iv« siècle avancé, puisqu'on y a trouvé une inscription datée de 338. et l'épitaphe d'Aurelius Melitius peut s'appliquer aux années 354. 365 ou même 376. Cependant, la plus grande partie des tombes appartiennent à une époque antérieure à la paix de l'Église et il est possible que dans le nombre il se trouve des martyrs. Lors de la découverte et de l'exploration du cimetière de Sainte-Catherine, on fit quelques trouvailles dans des tombes encore inviolées qui parurent autoriser la conclusion favorable au martyre de plusieurs personnages. Bartolini prit feu et flammes; Cavedoni — ceci était autrement sérieux — sembla convaincu; Liverani, au milieu d'un flot de paroles, était, somme toute, du même avis. Les deux indices sur lesquels on se fondait pour proclamer le martyre de Qu;clius Juliaiius et d'Ulpia Victoria sont loin de s'imposer avec évidence : ce sont les ampoules dites de sang et les instruments de martyre. Nous avons exposé longuement la question des ampoules (voir ce mot) et celles qui furent rencontrées à Chiusi offraient les mêmes caractères indécis que toutes les autres connues. La matière qu'elles avaient contenu était-elle du sang caillé, de la terre imprégnée de sang'? Les conditions sommaires dans lesquelles l'exploration et l'interprétation furent faites ne permettent de rien affirmer, .\ucun examen chimique n'a été essayé, à notre connaissance, sur ces ampoules et, l'eùt-on tenté, il eût probablement donné le résultat ordinaire, c'est-à-dire l'état de décomposition ne permet plus de reconstituer tous les éléments et de déterminer la nature du reliquat.
Les clous et le crocliet dépourvus de toute attestation, rongés par la rouille, peuvent-ils être considérés comme des signes indubitables de martyre? Ici encore, et bien à regret, il faut douter. Ce n'est pas qu'à Chiusi, c'est à Rome également que des clous ont été trouvés dans des sépultures chrétiennes, et à Milan où saint .\mbroise. racontant la découverte des restes des martyrs Vital et Agricola, mentionne les clous ; nos legimus clat'ns et multos quidem ut plura fuerint vulnera quant membra^. Une telle attestation et cette interprétation laissent, il faut le reconnaître, peu de pLace au doute. Agricola. d'après ses .\ctes, avait été mis en croix; n'en serait-il pas de même pour Quaîlius Julianus'? Le nombre de quatre clous vient ajouter à la vraisemblance de ce supplice.
Pour Ulpi 1 Victoria, la vraisemblance du martyre est presque certitude. La tombe était intacte, et la tête coupée placée près des pieds. Pour Xerania Julianeni, l'incertitude est grandeau contraire. La présence d'un vase de terre rempli de terre imbibée de sang ('?) et d'un autre vase contenant de la terre mélangée à des ossements ne sont guère des preuves. S'il était utile de conjecturer, on pourrait se demander si la mère du jeune martyr Qurelius Julianus n'a pas tout simiilement demandé à être enterrée avec quelques parcelles d'ossements de son fils qu'elle avait pu recueillir avec de la terre. Un vase contenait une dent et il est probable que c'était également une relicpie d'un martyr;
mais à vouloir faire de chaque pièce une sorte de pièce d'identité individuelle, on risque de s'égarer -.
Divers petits objets ont été trouvés à Chiusi, ils sont peu importants et ne peuvent rien nous apprendre sur la communauté chrétienne de cette ville. Nous avons déjà publié un peigne (voir Dictionn.. t. i, fig. 214) sur lequel nous reviendrons en temps utile (voir Peigne) ': mentionnons encore un cachet ' :