‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 108 sur 289 · FEM · texte numérisé non relu

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FEMME. « Au nombre des faits qui constatent de toute antiquité la haute civilisation et l’aménité des mœurs chez les Égyptiens, il faut placer la déférence et le respect dont la femme fut constamment entourée; loin de disparaître, comme chez toutes les autres nations de l'Orient, dans l’obscure reclusion du harem, l'épouse égyptienne était la véritable maîtresse de la maison, la C2, neb-t-pa, selon l'expression des textes. Ge titre, qui accompagne presque toujours celui de mère dans les stèles funéraires, remplace quelquefois celui d'épouse. Les femmes pouvaient occuper le trône; elles étaient associées aux honneurs rendus à leurs époux, et leur influence dans la famille est rendue sensible par l'usage qu’avaient les Égyptiens d'indiquer le nom de leur mère plutôt que celui de leur père.

« Hérodote et Diodore de Sicile ont parlé de la liberté et du pouvoir des femmes en Égypte; néanmoins, il faut reléguer au nombre des fables ce que ces deux historiens ont rapporté, soit de l'esclavage des hommes, soit de l'incompatibilité des femmes pour le sacerdoce. Les documents originaux sont concluants pour démontrer l'erreur dans laquelle ils sont tombés à cet égard. »

(CGhabas, Pap. mag. Harris.)

299 FER « La ferme, dit M. Mariette (Cutal. de Boulag),

prenait une large place dans la famille. Les droits qu'elle tenait de sa naissance n'étaient pas absorbés dans ceux du mari, et elle les transmettait intacts à ses enfants. À certaines époques, les tableaux de famille nomment souvent la mère à l'exclusion du père. Dans les inscriptions de l'ancien empire, l'amour entre époux est parfois exprimé d'une manière délicate et touchante. »

FER. Nom hiéroglyphique | W ?, baa. Le fera été connu en Egypte dès la plus haute antiquité, mais il y a toujours été fort rare.

1700 ans avant notre ère ,‘un officier de Thouthmès II rapportait de la Syrie, comme objets précieux, des bassins de fer, et ce roi recueillait, en Phénicie et en Assyrie, des vases de fer à manche d'argent. En raison peut-être de sa rareté, Îles Égyptiens avaient pour le fer une sorte d'horreur religieuse: ls l'avaient consacré à Set et, à cause même du caractère redoutable qu'ils lui attribuaient, 1ls lemployaient dans certaines cérémonies liturgiques. Îls l'employaient aussi dans la vie pratique, car les immenses monuments qu'ils ont laissés seraient inexpli-

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cables sans l'usage du fer; mais ïl est très-vraisemblable que l'oxydation a détruit les instruments dont ils se sont servis. (Voyez sur ce sujet Th. Devéria, Le fer et l'aimant, dans les Mélanges d'archéologie évypt. et assyr. À, 2; Ghabas, Études

sur l'antiquité historique.)

FERME. Ün tableau égyptien représente une ferme entourée de’ murs et se composant de deux cours longues et étroites : on y donne à manger à des bœufs, dont le mufle est entouré d'une corde tenant à un anneau fixé dans le sol. Au fond de la deuxième cour on aperçoit treize stalles à bestiaux. (Voyez Wilkinson, Manners sn cualoms Il, 134.)

Fères. Les fêtes de l’année égyptienne n'ont encore été l'objet d'aucun travail d'ensemble; elles étaient extrêmement nombreuses et variaient selon les localités. Chaque temple avait un calendrier de jours consacrés par des offrandes. Les rois, au retour de leurs expéditions victorieuses, instituaient des fêtes qui étaient autant de sources de revenus pour la classe sacerdotale. On ferait un livre avec la seule étude des fêtes célébrées à Thèbes en l'honneur d'Ammon.

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