‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 110 sur 289 · FIG · texte numérisé non relu

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bronze sont extrêmement rares et souvent fausses), elles étaient déposées par les parents du mort dans des coffrets de bois peint, en forme de tombeau, de naos ou de pylône. Leur aspect est celui de la momie }; de leurs mains croisées sur la poitrine elles tiennent des instruments d'agriculture, hoyaux et sarcloïrs, et un sac destiné à contenir des graines pend sur leur épaule. Le sens de cet outillage nous est expliqué par le tableau du chapitre ex du Livre des Morts, qui représente le défunt labourant, semant et moissonnant dans les champs célestes. Sur ces petites statuettes est habituellement tracé le texte du chapitre vr du même livre, dans lequel elles sont appelées à == | 11, oushebtiou, du verbe ousheb (répondre). Elles étaient donc considérées comme des répondantes de l'aptitude du personnage représenté à accomplir les travaux de l’autre vie.

Beaucoup de figurines portent la simple mention PR Alco1N, Illuminaton de l'Osiris un tel, qui s'explique ainsi : Îles Égyptiens distinguaient l'âme de l'intelligence et prêtaient à cette dernière une forme lumineuse; cette assocation des idées de lumière et d'intelligence permet de supposer que la formule Jllumination

226 FIL de l'Osvris N! équivalait à celle-ci : que l'Osiris N devienne pur esprul

Ces petits monuments ont rendu de réels services à la science par le grand nombre de noms historiques, de titres et de fonctions qu'ils nous ont permis d'enregistrer. (Consulter sur ce sujet Chabas, Observations sur le chapitre vi du Ruwel égypt.; Birch, On sepulchral figures.)

Fil. Voir au Louvre (Salle civile, vitrine Î) des échantillons de fil de chanvre, de lin et de laine.

FILETS. Les Égyptiens se servaient pour la pêche d’un grand filet muni de flotteurs et de gousses de plomb ou de terre cuite (voyez Louvre, Salle civile, armoire K); ce filet était jeté d'une barque; celui qui le relevait se tenait sur la rive et déposait les poissons sur une planche inclinée.

Un autre filet à main, à bourdons croisés, était une sorte d’épuisette que l’on plongeait dans les eaux peu profondes, et dont on se servait pour amener les poissons que l'hameçon avait blessés.

Pour la chasse aux oiseaux, on employait un

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filet qui souvrait en deux et se refermait sur le gibier au moyen d'une double corde.

Le chapitre cu du Livre des Morts est une nomenclature des noms mystiques de toutes les parties du filet : il a pour but de sauvegarder les mânes qui, après submersion, pouvaient y être emprisonnés. (Voyez Lefébure, Les yeux d'Horus, p. 71.)

FILS DES ROIS. Leur insigne caractéristique est le chasse-mouches ?. — Voyez ÉvenTaILs.

FLABELLUM. — Voyez Évenraiss.

FLAGELLUM \ , fouet à une ou deux lanières, insigne de souveraineté et de protection placé dans la main d’Osiris et des rois. Son nom est nekhekh, forme redoublée du verbe T1 | , nekhi (protéger).

FLÈCHES. Elles étaient en bois ou en roseau, à tête de bronze généralement triangulaire, et garnies de trois pennons collés à distance égale. Pour la chasse, on se servait de flèches à pointe de bois emmanchée dans la tige, ou de petits dards munis d'une triple pointe en silex fixée

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