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autres et défendue par une tour qui flanquait le fossé.
« Enfin la porte de l'Ouest, c'est-à-dire du côté du Nil, semble avoir été précédée d'une construction dont on voit encore quelques colonnes. Un fossé de huit mètres de large, séparé du mur par un Lerre-plein ou chemin de ronde, entourait les trois principaux côtés.
« Les fossés semblent avoir communiqué jadis avec le fleuve, et s'ils n'étaient pas constamment remplis d'eau, ils étaient susceptibles d'être inondés au besoin. On voit encore, à l'extrémité de la muraille méridionale, un conduit ou aqueduc souterrain bâti en grès, qui servait à conduire l'eau dans la place. Tout l'espace que renfermait cette enceinte est couvert des ruines de maisons bâties en briques, au milieu desquelles on remarque plusieurs tronçons de colonnes en grès et quelques portions de conduites d'eau. À l'angle oriental se voient Îles restes d'une rampe menant au sommet des murailles, qui, élevées d'environ dix mètres, présentent une longue plate-forme de trois mètres de large; elles étaient probablement garnies de créneaux.
e Cette forteresse, bâtie pour arrêter les 1n-
cursions des nomades sous les rois de l’ancienne monarchie, est: extrêmement remarquable sous tous les rapports; elle présente, comme les meiïlleurs camps romains, un système de défense qui permettait de résister à une longue attaque.
« Bien conservée après tant de siècles de durée, elle offre le plus beau spécimen des fortifications permanentes des anciens Égyptiens. »
Ï y avait aussi en Nubie, à Semneh, une forteresse commandant un défilé, qui fut construite par Ousertesen III.
FouETSs. Les fouets des conducteurs de chars se composaient d'un manche de bois rond et lisse et d’une lanière simple ou double, tressée ou nattée, en corde ou en cuir. Le manche se terminait par une courroie permettant au cocher de passer son fouet à son poignet lorsqu'il avait une flèche à décocher. Les monuments représentent aussi des fouets incrustés d'or et dont le manche d'ébène était muni d’une pomme d'ivoire. (Voyez Wilkinson, Manners and customs,
FOUILLES. Grâce à la sollicitude de S. À. le vICe-rol pour les études archéologiques, le ser-
vice de conservation dirigé par notre illustre compatriote, M. Mariette, fonctionne aujourd'hui de manière à préserver les antiquités de l'Égypte de presque toute cause de destructiôn. « Ïl y a quelques années, dit ce savant, les monuments que le sol égyptien montre à sa surface étaient la proie des indigènes. La construction de la plus humble maison était-elle décidée, on courait aux ruines les plus proches comme à une carrière. D'un autre côté, encouragés par les vendeurs d'antiquités, les fellahs poursuivaient nuit et jour, dans les nécropoles, ces fouilles aveugles, plus désastreuses pour la science qu une irruption de barbares. Le service de conservation a coupé le mal dans sa racine. C'est lui qui, par des mesures patientes, a
déshabitué l'Égypte de regarder ses temples comme des dépôts de pierres à la disposition de tous; c'est lui qui, non sans luttes quelquetois sérieuses, a interdit aux fouilleurs indigènes l'accès des ruines; c'est lui enfin qui, en tous les lieux principaux, a placé des gardiens chargés de veiller aux déprédations. Le service de conservation a été plus loin encore. Protéger les monuments contre tant de mains intéressées à les détruire n'était atteindre le but qu’à moitié.
La plupart des temples, abandonnés depuis des siècles, s'ensevelissaient sous leurs propres décombres; 1l fallait les déblayer ; il fallait surtout aller chercher, sous le sol, les mille objets qui sy dérobent aux investigations de la science. De là, à côté de la conservation passive des monuments disséminés sur les rives du Nil, la recherche active de ceux qui y sont encore enfouis; de 1à les fouilles, de 1à la nécessité de créer au Caire, au profit de tous les objets que ces fouilles allaient rendre au jour, l'abri local d’un musée. Le musée de Boulaq est donc relié à un système plus général d'inspection des antiquités de l'Égypte. Il est la conséquence des mesures de préservation qu'indiquait tout naturellement à l'Egypte la mission qu'elle s'est donnée de représenter en Orient la vraie civilisation. »
Cette heureuse décision, prise par le gouvernement égyptien, de monopoliser les fouilles entre les mains d’un savant de premier ordre, dont le flair archéologique est sans égal, a eu pour résultat de faire surgir des ruines de Tanis, de Saqqarah, d'Abydos, de Thèbes, d'Edfou, du Gebel-Barkal, d'innombrables monuments qui ont ouvert à la science des perspectives nouvelles