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HATHOR, déesse #. Elle est, comme Neith, Maut et Nout, la personnification de l'espace dans lequel se meut le soleil, dont Horus symbolise le lever; aussi son nom signifie-t-il littéralement l'habitation d'Horus. De 1à son rôle de mère du soleil, symbolisé par la vache M, sous les traits de laquelle elle est représentée allaitant Horus. Les rois, toujours assimilés à Horus, sont parfois figurés tetant la vache d'Hathor. Dans ce rôle de déesse mère, elle se confond avec Îsis. Dans son rôle d'espace céleste, comme elle est la mère du soleil levant, elle personnifie particulièrement le ciel nocturne, dans lequel l'astre semble se renouveler, et à ce ütre, sous le nom de déesse Noub ren, À (déesse d'or), elle anime, sous la forme d’une vache, la montagne de l'occident, dans laquelle se couche le soleil. L'homme parvenu au soir dela vie et se couchant dans la mort était assimilé au soleil disparu à l'horizon, et la salle de l’hypogée dans laquelle était déposé le sarcophage s'appelait également noub. Le culte d'Hathor remonte aux premières dynasties. Le temple qui lui fut consacré à Dendérah. sous Ptolémée XIII, atteste une modification de son rôle divin, car elle y personnifie particulièrement le beau et le bien :
250 HÉL cest ce nouvel aspect de la déesse qui lui a valu son assimilation avec l’Aphrodite des Grecs.
HÉBREUX. Le récit de la Bible concorde bien avec ce que nous savons par les monuments sur le séjour des Hébreux en Égypte. Un papyrus nous les montre traînant des pierres pour la construction d'édifices ordonnée par‘ Ramsès Il, dans le Delta. Les travaux qu'on leur imposail étaient pénibles, mais ils étaient bien nourris, et, plus tard, ils regrettèrent l'Égypte. Ce n'est que sous le règne de Ménephtah, successeur de Ramsès IT, qu'ils furent maltraités et que, sous la conduite de Moïse, ils abandonnèrent la terre des pharaons. Aucune inscription ne nous a encore renseignés sur leur fuite, qui, d'ailleurs, était un petit événement pour le fils de Sésostris; cependant M. Ghabas a relevé un texte qui mentionne une réunion d'étrangers ayant quitté l'Égypte par sa frontière du nord-est et qui étaient, comme Îles Hébreux, sous la surveillance des gens de police appelés madjaiou. (Recherches sur la.xix* dynastie, p. 153.) — Voyez Exore.
HÉLIOPOLITES, nome de la basse Égypte T5, chef-lieu jé, An, le xx de la Bible, en
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copte en. An était le nom sacré d'Héliopolis, dont le nom vulgaire était 7%, Pa-Ra, c'est-àdire demeure du soleil, conformément à la dénomination grecque. Le soleil était adoré dans cette ville sous ses deux formes de Toum et de Ra. La fie de Ra nh 2, Jou-s-aa-s, appelée régente d'An, et le taureau Mnévis y avaient aussi un culte. ( Voyez J. de Rougé, Monnates des nomes, p. 38.)
Le temple d Héliopolis était précédé de deux obélisques dont un seul, qui est au nom d'Ousertesen Le {c’est le plus ancien obélisque connu), existe encore aujourd'hui, et d'une allée de sphinx dont Wilkinson a reconnu les vestiges.
HÉMISPHÈRE INFÉRIEUR. Le soleil, qui se couchait à l'ouest sous ie nom de Toum, se levait à l’est sous le nom d'Horus; l'espace compris entre ces deux points représente l'hémisphère inférieur, la région souterraine que traverse le soleil pendant les douze heures de la nuit. C’est à la description de cette région que sont consacrées les scènes et les légendes d'un livre intitulé a tes. k livre de co qui est dans l’hémisphère inférieur, et dont des rédactions plus ou moins divergentes étaient gravées dans les tombes
259 HÉM
royales, sur les sarcophages, et font l’objet d’une classe spéciale de papyrus. Dans cette phase nocturne, l'astre est représenté par un dieu à tête de bélier nommé Aw. (Voyez ce mot.)
« Les figures se terminent ordinairement, à droite du spectateur, par une représentation du passage du soleil et du mort d'un hémisphère dans l'autre, c'est-à-dire une image du lever de l'astre et de la nouvelle naissance ou résurrection de l'être. Ce dernier, avant sa rénovation, est figuré sous la forme d’une momie humaine }; c'est le | -1f à 1%, sahou.
« L'ensemble du livre est divisé en douze sections horaires. Durant chaque heure de nuit, le soleil, que le texte appelle le dieu grand, parcourt dans sa barque divine un espace déterminé des eaux célestes de l’ouer-nes "= (oùpavds?). À cet espace céleste répond un champ de l'Élysée égyptien cultivé par les mânes. Il mesure 309 atrou de longueur sur 120 de largeur. Chacune de ces douze circonscriptions horaires a un nom spécial et des habitants particuliers. Des portes symboliques, par lesquelles passe le soleil dans sa course nocturne, en déterminent les limites, Dans ces régions aussi se trouvent le royaume d'Osiris et l'enfer ou purgatoire.
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«Les Egyptiens voyaient dans le jour l'image de la vie; dans la nuit, celle de la mort; en d'autres termes, chaque existence était composée de vie et de mort, comme la durée du jour l'est de la journée et de la nuit. Dans le coucher du soleil, ils trouvaient le prototype du terme de l'existence terrestre; dans le lever de l'astre, enfin, l'emblème et le témoignage d'une nouvelle naissance.
«Ayant donc divisé la nuit, comme le jour, en douze heures, ils semblent avoir partagé la durée de la mort en autant de périodes correspondantes, mais d'une longueur indéterminée; c'est-à-dire que, dans les douze champs ou circonscriptions horaires de l'hémisphère inférieur, s'effectuaient graduellement les modifications successives par lesquelles tout être était ramené de la mort à la vie. |
«Ces modifications étaient opérées par des divinités qui, attachées à chacune de ces localités
mythiques, personnifiaient les forces de la na-
ture. Mais ces dieux avaient pour fonction principale de faire avancer le soleil dans sa course nocturne, jusqu’à son lever, image de toute naissance. [ls avaient aussi la mission de changer perpétuellement la condition des êtres, en faisant
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renaître toujours les mêmes âmes dans des corps d'espèces différentes.» (Th. Devéria, Catal. des manuscrils du Louvre, p. 16 et suiv.)
Les scènes des sarcophages montrent :
1° Les justes divinisés, vivant dans l'adoration du soleil, ou constitués gardiens des bassins dans lesquels les corps sépurent pour le renouvellement, ou participant au halage de la barque solaire, c'est-à-dire personnifiant ce qu'Hermès Trismégiste appelle les énergies qui produisent le changement, le devenir;
2° La barque du dieu Âw naviguant dans l'hémisphère inférieur en fécondant sur son passage la larve des hommes promis à la résurrection;
3° Les criminels, les morts enchaînés, renversés, torturés par Toum, Horus et les génies qui les assistent, puis traînés à la demeure de l'anéantissement.
Dans les papyrus comme sur les sarcophages, les scènes concernant les justes divinisés figurent ordinairement dans la partie supérieure; celles concernant la marche de la barque solaire sont tracées dans la partie médiale, et celles concernant le châtiment des coupables dans la partie inférieure. (Voyez P. Pierret, Le sarcophage de Sétif, et Études égyptol. 11, 103 .)
HENT-SEN, { © {—, fille du roi Khouwou, de la 1v° dynastie.
HENT-KHERPOU, À "#1, fille de Ramsès II.
HÉRAGLÉOPOLITES. + Nome de la haute Egypte, 0 ff, cheflieu 1 D 77 ©, Khenensou, le Hininst des inscriptions assyriennes, le on de la Bible, le SxKc copte, aujourdhut Ahnas.
D'après les textes géographiques, Har-shewi, * cest-à-dire Horus guerrier, dans sa forme à tête de bélier, occupait la place suprême dans le culte de ce nome. Les Grecs, embarrassés de cette nouvelle forme d'Horus, en ont fait iei un Hercule à cause de son caractère guerrier; de là le nom d'Héracléopolis qui a été donné au chef-lieu.» (TJ. de Rougé, Monnaies des nomes.) La 1x° et la x° dynastie étaient héracléopolitaines.
HER-HOR. , le premier prophète ou grand prêtre d Amon, En Amen-
s-Her-uor. [1 est le premier en date des quatre grands prêtres d'Ammon qui, à la fin de la xx° dynastie, profitèrent de la faiblesse des derniers Ramsès pour s'emparer du pouvoir royal. Le
temple de Khons, à Karnak, terminé par Herhor, et dans lequel ont été recueillis les renseignements qui le concernent, nous apprend qu'i a embelli la ville de Thèbes, et que les Rotennou (Assyriens) furent ses tributaires.
HERMAPION, auteur d'une traduction en grec des inscriptions de l'obélisque Flaminien qui est à Rome. Cette traduction, donnée par Ammien Marcellin (lib. VIT; cap. 4), a été reproduite par Zoëga dans son ouvrage De origine et usu obeliscorum, p. 26; elle peut être consultée avec fruit.
J. L. Ideler a intitulé Hermapion. un recueil de renseignements sur les hiéroglyphes, qu'il a publié en 1841, avec le sous-titre Rudimenta hie-
roglyphcæ veterum Aeyptorum litterature ( Leipzig, in-h°),
HERMES TRISMÉGISTE. M. L. Ménard a rendu à la science le service de réunir les fragments épars attribués à Hermès Trismégiste, et d'en publier la traduction. Dans quelques-uns de ces morceaux se rencontrent de précieuses épaves de la philosophie égyptienne; Devéria pensait qu'on y pourrait trouver l'exposé presque com-
plet de la doctrine ésotérique. Afin d'éveiller l'attention sur ce point, j'ai publié, dans les Mélanges d'archéologie éyyphenne etassyrienne (I, 112), un article dans lequel j'ai rapproché une série de passages d'Hermès d'un certain nombre de phrases hiéroglyphiques dont ils paraissent être la traduction.
HERMONTHIS. jé © « An-Mont, Hermonthis, aujourd'hui Érment, était située dans le nome égyptien de Thèbes # Æ. Les listes grecques donnent cette ville comme chef-lieu d'un nome spécial, formé d'une division du nome ancien de Thèbes. D'après les inscriptions, Mont, le dieu guerrier par excellence, était la divinité principale du nome de Thèbes; mais il avait le siége principal de son culte à Hermonthis; aussi devint-il le dieu protecteur du nome nouveau (Hermontites). Le nom de la ville a conservé lé souvenir du culte de ce dieu.» (J. de Rougé, Monnaies des nomes, p. 9.) Le temple d'Hermonthis fut consacré au souvenir de la naissance du ils de Cléopâtre VI et de Jules César. — Voyez
ÂCCOUCHEMENT.
HERMOPOLITES, « nome de la haute Égypte,
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S +; chefdieu = = 6, Sesoun, en copte «yeso"%n, Hermopolis. Sesoun, en égyptien, exprime le nombre huit : le copte yes0"%e4, qui a la même valeur, n'est ici que la traduction du nom égyptien. Ce nombre se rapporte aux huit dieux qui assistent Thoth dans son rôle d’ordonnateur de la création. (Voyez Dreux ÉLÉMENTAIRES.) Une tradition mythologique semblait désigner Hermopolis comme le lieu où la lune avait fait sa première apparition, lors de la création primordiale. La première manifestation du soleil était attribuée à Héracléopolis. » (J. de Rougé, Monnaes des nomes.)
Les ruines du temple d'Hermopolis ont été converties en chaux, ainsi que tant d’autres monuments. Une partie de l'édifice était “encore debout à l'époque de la Commission d'Egypte, qui, malheureusement, n’a recueilli aucun détail de nature à nous renseigner sur l'époque de sa
* construction.
HÉROOPOLIS. L'Héroopolis des Grecs, auprès des lacs Amers, a été identifiée par M. Brugsch (Géogr. 1, 260) avec Xe L'@. Dalou, comme chef-lieu du xiv° nome de la basse Egypte; mais la ville de Djalou a été souvent déplacée depus.
HEU , 259 HÉROUSHAOU, * b ZX !, Seigneurs des sables, nom donné par les Égyptiens à des tribus syro-arabes avec lesquelles 1ls furent souvent en lutte, hotamment sous la vi° et la xn° dynastie. (Voyez E. de Rougé, Monum. des six prem. dynastes, p. 127; Chabas, Antiquité hstorique, p. 122.)
HÉSEPTI, roi dont le nom a été fourni par la deuxième Table d'Abydos; le papyrus des
identifié Hésepti avec l'Otca@aïdos de Manéthon, cinquième roi de la première dynastie.
rois, à Turin, donne la variante () On a
HEURES. Le jour était, ainsi que la nuit, partagé en douze heures, dont chacune avait son chiffre ordinal, son nom mystique, et était symbolisée par une divinité spéciale : les heures du jour étaient représentées par une déesse coiffée d’un disque; les heures de la nuit par une déesse coiffée d’une étoile. (Voyez Champollion, Monuments, G xxiu-xxvr; Brugsch, Monuments, xvu; Lepsius, Denkmäl. Ill, 259; Dümichen, Hist. Inschrift. I, 35 , a, b, c; Zetüschr. 1865, p. 15.)
960 HILÉ
HIÉRARCHIE MILITAIRE. L'examen des titres militaires a permis de constater la gradation suivante, utile à noter pour l'intelligence des textes:
Ads, sherau (novice, recrue).
Ÿ Te — xh, ouaou (sous-officier).
ML x menh-t (chef de corvée).
MONT, maga (vétéran).
pan Li YF; senem (officier de cavalerie ou d'in fanterie ).
L {1 (Xk; kadjen (officier supérieur). (Voyez - Chabas, 3° série des Mélanges épyptol.)
HIÉRATIQUE. «Les hiéroglyphes linéaires (voyez HiéroczyPæes) ne se prétant pas suffisamment à une écriture très-rapide, on en fit promptement une abréviation, où le tracé devient presque conventionnel,. car la nature des objets figurés ne se reconnaît plus au premier coup d'œil, dans la plupart des cas : cette écriture est celle que Champollion a nommée huerahque, suivant l'interprétation qu'il donnait à un . passage de Clément d'Alexandrie. Pendant la durée presque entière des dynasties pharaoniques, l'écriture hiératique fut habituellement . employée dans les papyrus et pour les actes de