‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 140 sur 289 · KHA · texte numérisé non relu

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raires, gardiens des entrailles. [l est représenté

avec une tête d'épervier.

KHA-EM-OUAS æYÿ F3, fils d'Aménophis II.

KHA-EM-OUAS, fils de Ramsès IT et de la reine Isi-nowré. Son nom avait été lu primitivement Sha-em-djom. Ge prince était grand prêtre de Ptah et avait voué un culte particulier à Apis. La momie dont M. Mariette a recueilli les débris au Sérapéum paraît avoir été la sienne; 1l résulterait de ce fait quil serait mort pendant la 55° année de son père. Le Louvre possède de nombreux objets portant le nom de Kha-emouas.

KHAWRA (=. ou Chephren, le Sou-

phis II de Manéthon, roi de la 1v° dynastie, auteur présumé de la pyramide de Gizeh, placée entre celle de Chéops et celle de Mycérinus.

M. Mariette a retrouvé, au fond d'un puits du temple du grand sphinx, la statue de ce roi, dont le moulage est exposé au Louvre, à l'entrée de la galerie égyptienne, au premier étage. Get admirable morceau de sculpture, âgé d'environ cinq mille ans, et qui étonne par la largeur du

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style et la vérité du rendu, est un des plus beaux spécimens connus de l'art pharaonique.

KHAWRA-ANKH, personnage de la famille du roi Chephren. (Voir les inscriptions de son tombeau dans les Monuments de Lepsius, I, 8 et suiv.)

KHEM ou AMMON GÉNÉRATEUR, dieu ithyphallique, représenté debout, le bras droit levé dans l'attitude du semeur, et la main ouverte; près de cette main figure le flagellum. Le corps est enveloppé comme celui d’une momie; le bras gauche ne s'en dégage pas. Le dieu est coiffé des deux longues plumes; sa poitrine est couverte d'un large collier. (Voyez Louvre, salle des dieux, armoire À.)

Khem représente la divinité dans son double rôle de père et de fils : comme père, il est appelé le mari de sa mère: comme fils, il est assimilé à Horus. I paraît symboliser la force génératrice, principe des renaissances, survivant à la mort, mais subissant un état d'engourdissement dont elle ne triomphe que lorsque le dieu a recouvré son bras gauche. Dans le Livre des Morts, chapitre cxLvi, le défunt s'écrie, lorsque son âme

KHE 291 sest réunie à son corps, qu'il prévaut contre ses bandelettes et qu'il lu est accordé d'étendre le bras, cest-à-dire le bras gauche. Khem symbolise la végélation en même temps que la génération, car des plantes élancées sont toujours figurées derrière lui. Une fête représentée au Ramesséum et à Médinet-Abou, et par laquelle on semble avoir célébré les bienfaits de la germination, était en l'honneur du dieu Khem.

KHEPRA &$ — À 4, dieu symbolisant le devenir, la transformation, l'apparition à la vie. Il est représenté avec un scarabée au lieu de tête. Son nom était lu Thoré par Champollion.

KHER © ca. «M. Birch, dans son étude sur le papyrus Abbott, nous a expliqué que le Kher était le quartier funéraire, l’ensemble des bâtiments et hypogées dépendant d'une même sépulture ou d’un groupe de sépultures. Le Kher royal formait un emplacement spécial que le papyrus Abbott nomme le Kher très-auguste des millions d'années du roi, à l'occident de Thèbes. Ge même document cite aussi le Kher de la reine Isis ; cependant les rois, les reines, les mères royales, les fils royaux sont dits reposer dans le

292 KHE Kher très-auguste. I] y avait, dans tous les cas, des kher de plusieurs espèces; l'inspection que

relate le papyrus Abbott s'étendit à plusieurs d'entre eux.» (Chabas, Lettre à M. Lieblain.)

KHER-HEB, nom donné au prêtre chargé de prendre la parole dans les fêtes religieuses. Les papyrus funéraires le représentent lisant des extraits du Livre des Morts pendant la cérémonie des funérailles. C'était le maître des cérémonies du culte égyptien.

KHÉTA ©» ]. C'est le nom d'une confédération d'Asiatiques dont le territoire comprenait la Mésopotamie, la Syrie et une partie de l'Asie Mineure. Les Rotennou (Assyriens) ne constitualent, au commencement de la xix° dynastie, qu'une partie de cette vaste confédération qui, de Séti [« à Ramsès IIT, atteignit l'apogée de sa puissance. La guerre la plus importante que l'Égypte ait soutenue contre ces peuples es celle qui eut lieu l'an v de Ramsès Il; ce roi, qui faillit y être fait prisonnier, ne dut son salut qu'à un trait de courage célébré par un écrivain nommé Pentaour, dans un poëme dont une des premières pages est exposée dans la salle histo-

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rique du Musée du Louvre. Cette campagne se termina par un honorable traité de paix à la suite duquel Ramsès IT épousa la fille du prince des Khétas. (Voir, sur les Khétas, Brugsch, Géographe; P. Buchère, Les Khéta-u des textes hiéroglyphiques ; : Chabas, Voyage d'un Égyptien, p. 326

et suiv.)

KHEWT-NEB-S est une déesse personnifiant .

l'Occident. Son nom «2 ? T signifie qu'elle fait face à son seigneur, le soleil, qui s'avance de l'Est vers l'Ouest.

KHNOUM. — Voyez Nov.

KHONS. C'est l'Harpocrate thébain. Il est fils d'Âmmon et de Maut. Comme Horus, il est coiffé de la tresse; comme lui, on le trouve foulant aux pieds le crocodile, emblème des ténèbres ; quelquefois même il a la tête de l'éperver. Îl joue un rôle lunaire dans lequel :l est coiffé du disque et des cornes en demi-cercle; il se nomme alors Khons-Thoth. Il était invoqué sous deux noms particuliers : Khons en Thébaide, bon protecteur, et Khons conseiller de la Thébaide, qu chasse les rebelles, c'est-à-dire les mauvais

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esprits; dans ce dernier rôle, une stèle de la fin de la xx° dynastie nous le montre allant exorciser une princesse de Mésopotamie. (Voyez E. de Rougé, Stèle de la Bibliothèque.)

KHOPESH (, poignard à lame courbe à l'usage des rois. Son nom lui vient de ce qu'il a la forme d'une cuisse de bœuf, appelée khopesh en égyplien. On a comparé celte arme à la harpé des mythes grecs; elle est l'emblème de la vaïllance.

KHOU 2 44, mot par lequel le défunt est souvent désigné dans le Livre des Morts. Cette expression semble se rapporter à l'homme devenu pur esprit, illuminé "&R£ & , et indiquer la réalisation du souhait inscrit sur les figurines funéraires : NH o do, que soit illuminé l'Osiris N!

KHOU-EN-ATEN, second cartouche d’Aménophis IV. (Voyez supra, p. 31.)

KHOUWOU (c}—Ÿ) le Chéops d'Héro-

dote ët le Souphis de Manéthon; roi de la 1v°dynastie, auteur de la grande pyramide de Gizeh.

KLAFT, mot copte signifiant capuchon. On

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l'emploie pour désigner cette coiffure royale formée d'une bande d'étoffe rayée, terminée par deux pattes retombant sur la poitrine.

KOUBAN, village nubien dans lequel fut trouvée une stèle relative à l'exploitation de mines d'or que renfermait cette localité. Ge moaument, traduit par MM. Birch et Chabas, raconte, en termes pompeux, que, l'exploitation ayant été interrompue par suite du manque d'eau, Ramsès IT remédia au mal en faisant creuser une citerne. (Voyez Birch, Archæologua, vol. XXXIV; Chabas, Les inscriphons des mines d'or. La stèle de Kouban appartient à M. le comte de Saint-Ferriol; un moulage en existe au Louvre.)

KOUSH, nom égyptien et hébreu de l'Éthiopie.

KUMNEH. À Kumneh, en Nubie, au delà de la deuxième cataracte, une forteresse fut élevée, sous la xu° dynastie, contre les attaques des Ethiopiens. Un temple y fut fondé par Thouthmès Î[]; Aménophis IT se vante de l'avoir restauré en bonne pierre blanche du pays de Sha. (Voyez Denkmäl. II, 66, 67.)

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