‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 186 sur 289 · NIL · texte numérisé non relu

NIL

des régions qu'ils sont censés féconder de leurs eaux.

Le nom profane du Nil est atour, ou aour, À £ 1, c'est-à-dire fleuve, d'où la désignation biblique *&1; il est qualifié de revivant, |, à cause de saréapparition annuelle. (VoyezBrugsch, Geogr. I, 77.)

Les sources du Nil étaient ignorées des anciens Égyptiens; c'était un mystère connu des dieux seuls. (Voyez Zodtenbuch, ch. cxiwi, légende du xu° pylône, et ce passage du papyrus Sallier, Il, p. 12, 1. 7 : «On ne connaît pas le lieu où 1l est; les livres ne font pas trouver sa retraite.)

On a recueilli des indications hiéroglyphiques de l'élévation du Nil sous Aménemha IIT (xn° dynastie) : il montait alors, à Semneh, dans le temps de linondation, à sept mètres plus haut qu'aujourd'hui, et baignait sans doute des régions qui sont devenues stériles.

Le Nil était considéré comme un écoulement sorti des membres de Dieu pour faire vivre les hommes et germer les plantes. (Livre d'honorer Osiris, IT, 4.) Le personnage de forme humaine qui représente le Nil semble participer des deux sexes. À Silsilis étaient célébrées des cérémonies

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