‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 189 sur 289 · NOR · texte numérisé non relu

NOR

mots, forme l'élément le plus habituel des noms propres : Ptah-meri (aimé de Ptah), Nes-Ptak (attaché à Ptah), Khons-hotep (uni à Khons), Amen-em-heb (Ammon en fête), Ta-bak-en-Khons (la servante de Khons), Pa-du-Amen (le don d'AÂmmon). Quelques noms forment une phrase entière, parfois précieuse comme indication mythologique : je citerai, par exemple, celui, que j'ai recueilli sur une figurine funéraire iné-

dite: WA À Ÿ |: Horus-qui-a-enfanté-l'ounsade-Shou |

Les noms de femmes expriment souvent une idée gracieuse : Renp-nowre-t (bonne année}, Tai- Khabes (l'astre), Noub-em-tekh (valant son pesant d'or}, ‘Fai-nedjem-t'(lagréable).

Le nom suivant dénote l'aneienneté: d'ane superstition orientale qui'a pénétré jasqu'en Europe : À = pp LEe , telle qui détourne le wauvars ŒIL...

NORD. L'Égypte ‘était divisée en deux contrées : l'Egypte du nord, appelée basse Égypte ou Delta par des Grecs, et l'Egypte du sud ou haute Egypte, qui s'étendait du nome Memphites à la ville de Syène (Assouan). M. Bragsch a fait

remarquer que cette très-ancienne division était

fondée sur la différence du sol et du climat, en mème temps que sur le caractère et la langue des habitants, qui variaient sensiblement dans les deux régions ; la mythologie y était peut-être aussi pour quelque chose, car, d'après l'observation de M. Grébaut, les Égyptiens disaient que le dieu Ra, le soleil, dans sa course d'orient en occident, divise (coupe, = “) non-seulement l'Égypte, mais l'univers, en parties boréale et australe, également vivifiées par ses rayons.

Le Nord était personnifié par la déesse Ouad ‘et le Midi par la déesse Nekheb. (Voyez ces deux -noms à leur ordre alphabétique.)

NOU *.. , instrument à lame de fer et à manche de bois ou d'ivoire, consacré à Anubis, avec lequel le grand prètre, appelé Sotem, accomplissait la cérémonie de l'ouverture de la bouche de la momie. (Voyez Th. Devéria, Le fer et l'aimant; Chabas, Bulletin de l'Académie des insoraplions et belles-lettres, 187h, 1° trimestre.)

NOUB mn, est l'hiéroglyphe qui désigne l'or et en même temps la salle qui renferme le sarcophage; c’est sur le signe noub que reposent souvent Isis et Nephthys, représentées aux pieds et

à la tête du sarcophage. Th. Devéria a démontré, dans un mémoire. spécial, que la déesse d'Or, ou déesse Noub, en, J, était identiquement la même qu Hathor considérée dans ses attributions funèbres; qu'elle était représentée, comme cette déesse, sous deux formes, l'une de femme, l'autre de vache; que son'culte, que nous observons. à Thèbes dès la xix° dynastie, se retrouve à Memphis sous la xxvr', était en vigueur à Dendérah sous les Lagides, et subsistait encore en Égypte à l'époque de la domination romaine.

NougT. Noubt ou Noubti, seigneur de la rérion du Sud, est une des désignations du dieu Set; ‘sous ce nom, il est représenté enseignant à Thouthmès IT à tirer de l'arc. Il y a au Louvre un petit hérisson en schiste émaillé, sur la base duquel figure Set-Noubti : ïl est coiffé du pschent, debout sur un serpent qu'il étreint de la main droite; de la main gauche il tient une hache. (Salle des dieux, armoire K.)

NouUM ou KHNOUM, % Y À (Cueph, Ghnoumis, Chnouphis), forme d'Ammon adorée. en Nubie et particulièrement aux cataractes. Noum est ordinairement associé aux déesses Sati et

Anouké. (Voyez le groupe À, 90, au milieu de la dernière salle de la galerie égyptienne, au Louvre.) Comme symbole d’ardeur s'appliquant à son rôle solaire, ou parce qu'il est appelé l'dme des dieux, 11 est représenté avec une tête de bélier (le bélier % est l'hiéroglyphe du mot dme) que surmonte le diadème atew. Son titre le plus fréquent est celui de fabricateur des dieux et des hommes. Dans ce rôle, il est représenté faconnant, sur un tour à potier, une figure d'homme ou l'œuf mystérieux d'où la légende faisait sortir le genre humain et la nature entière. (Voir au Louvre, dans l'armoire À de la salle des dieux, les statuettes de Noum.) -

NOUMHOTEP. Noumhotep, fils de Nehera, gouverneur de là ville Menat-Khouwou, sous Aménemha II (c’est par erreur que plus haut, p. 95. jai mentionné ce personnage comme : vivant sous Ousertesen [®), se fit creuser, à Beni-Hassan, un magnifique tombeau aux peintarés duquel nous devons une grande partie de ce que nous savons sur la vie civile et militaire. sur les arts et métiers des anciens Égyptiens. {Voyez Champollion, Sixième lettre écrite d'Égypte, et Monuments; Lepsius, Denkmäler, IL, 123-133.)

NOUN. On a transcrit par le mot copte no%N, abyssus, le groupe %% x, qui paraît devoir plutôt se lire nou : 1l désigne l'abime, limmensité des eaux célestes sur lesquelles vogue la barque solaire. C’est aussi la déification de l’eau primordiale. «Ce qu'ont produit tes mains, tu l'as tiré du Noun, » est-il dit à Dieu dans un papyrus hiératique (P. Pierret, Études égyptol.}, h). « La plupart des cosmogonies orientales admettent que l’eau existait antérieurement à l'organisation matérielle des autres parties du globe, dont les germes étaient confondus et entremêlés dans ce fluide. Plusieurs philosophes grecs ont soutenu systématiquement que l'eau était le principe de toutes choses; cette doctrine sortait, selon toute apparence ,.des sanctuaires de l'Egypte, où elle fut professée dès les temps les plus reculés. » (Champollion, Panthéon égyptien.) La science contemporaine admet que la vie est sortie du sein des eaux, origine commune des animaux et des plantes. (Voyez Todtenbugh, ch. vn, 7: xv, 17-19:

xvu, 1 et 2.)

NOUT @= }. Comme Hathor et Neith, cette déesse personnifie l'espace céleste, mais spécialement la voûte du ciel, sous la forme d'une

femme courbée au-dessus de la terre F1: Elle est appelée la mère des dieux. Peinte sur le couvercle des cercueils, elle s'étend au-dessus de la momie qu'elle protége. Dans un papyrus du Louvre, il est dit au défunt : « Ta mère Noutta reçu en paix. Elle place ses deux bras derrière ta tête, chaque jour; elle te protége dans le cercueil; elle te sauvegarde dans la montagne funéraire; elle fait ses protections sur tes chairs, excellemment; elle te fait toute protection pour la vie et toute intégrité de santé.» (P. Pierret, Études égyptologiques, T, 71. )

On la représente aussi dans un sycomore, versant aux âmés l’eau céleste qui les renouvelle. Comme pour mieux établir son identification avec Hathor, elle est parfois figurée dans ce rôle avec une tête de vache. |

NOUTER-BIOU (1æk}) nom royal pris par Boudjaou à son avénement (n° dynastie).

. NOUTER-KHER 12 D", divine région inférieure, dénomination hiér oglyphique du séjour des âmes.

— Voyez Awenri, Enrer, Hémispnère inrénigur. Ce mot désigne aussi la nécropole.

NOUTER-KHE-T (?), légende royale très-mys-

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