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d'Ibsamboul. Elle est appelée royale épouse et royale mère, ce qui veut dire qu'elle a été la mère d'une fille épousée par l'incestueux Ramsès D
NOWRÉ-HOTEP G=) , nom porté par plu-
sieurs rois de la xur° dynastie, dont l'histoire et le classement sont encore à faire. | Osiris, représenté debout, en marche, cent de la shent et portant le pschent sur une perruque à petites boucles, était appelé Nowré-hotep.
(Voyez Louvre, salle des dieux, armoire C.)
NOWRÉ-TOUM, à 4, dieu dont le rôle est difficile à préciser. Ï1 est souvent représenté debout sur un lion, coiffé d'une fleur de lotus d'où sortent deux longues. plumes, et tenant appuyé sur son épaule le bâton magique K,, appelé our-hekaou, De nombreux petits monuments en porcelaine le représentent à côté de sa mère Sekhet, adossés tous deux à un pilier portant quelque courte inscription. Son titre le plus fréquent est ne: =, protecteur ou chrecteur des deux mondes. Comme Imhotep, Nowré-Toum est fils de Ptah et de Sekhet, mais mhotep est
appelé fils 'ainé.
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NuBIE. La Nubie proprement dite ne faisait pas partie de l'Égypte. Un nome appelé Nuba (le premier de la haute Égypte) avait pour désignation hiéroglyphique US EE, Zo-kens (ou Ta-khent, selon M. Lepsius); Éléphantine en était la capitale. Ge nome fut remplacé par le nome Ombites.
NUMÉRATION. Les Égyptiens avaient un système de numération décimal : l'unité 5, la dizaine n, la centaine €, etc., étaient répétées jusqu'à neuf. Notre zéro est parfois exprimé par la négation L, an. € — 1,000; | — 10,000; N — 100,000; # — un million; Q — dix millions.
Les nombres ordinaux étaient annoncés par le signe «x : T°, le deuxième, F — % ©, le trorsième jour.
Les fractions étaient notées par —, PE, pars : on (Voyez E. de Rougé, Ghrestoma-
mu? 59 N° +.
thie, p. 106-110.)
OBÉLISQUES. L'érection des obélisques était en relation avec le culte du soleil; c’étaient des
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monolithes en granit de Syène, taillés à quatre faces et posés sur un socle de même matière; 1ls étaient placés par couple à l'entrée des temples, en avant du premier pylône; on les couvrait d'hiéroglyphes sur leurs quatre faces; quelquesuns cependant, restés inachevés, n'ont pas reçu de gravures; ces inscriptions ont, d'ailleurs, peu d'intérèt et ne fournissent que des légendes royales. Sur le-pyramidion étaient sculptées des scènes d'offrandes. de vin et-de lait à la divinité par le pharaon conséerateur du monument.
Le plus ancien obélisque est celui de Matarieh (Héliopolis), élevé par Ousertesen [°° (xn° dynastie), mais on ne peut mettre en doute qu'il en existât sous l'ancien empire. Un fonctionnaire de la v° dynastie était prophète. de la. pyramide AsmeT, et, ainsi que M. E. de Rougé en a fait la remarque, les inscriptions de cette époque parlent souvent de monuments sacrés, dont la figure À prouve que la pyramide et l'obélisque avaient primitivement des rapports avec le culte du s0leil.
Le plus grand obélisque est celui d'Hatasou, à Karnak : il a 33 mètres de haut (celui de Paris n'en a que 22). Celui de Saint-Jean de Latran, à Rome, a 32 mètres; 1l porte les cartouches de
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Thouthmès [IT et de Thouthmès IV. L'obélisque Flaminien, dont les hiéroglyphes ont été traduits par Hermapion, est au nom de Séti [*. Le plus moderne est l’obélisque Barberini, du Monte Pincio, à Rome, sur lequel on lit les noms d'Adrien, de l'impératrice Sabina et d’Antinoüs.
L'obélisque d'Hatasou, resté debout à Karnak, est non-seulement le plus grand, mais le plus beau que l’on connaisse pour la perfection de la gravure. D’après l'inscription de la base, il était, ainsi que celui qui lui faisait pendant et qui est aujourd'hui brisé, revêtu du haut en bas du métal 4m, qui paraît être le cuivre. Ïl est facile d'imaginer l'effet éblouissant que devaient produire, dans Îa grandiose construction de Karnak, les rayons du soleil d'Égypte réfléchis par ces deux énormes monolithes. La même inscription nous dit que le travail total qu'ils ont nécessité n'a demandé que sept mois depuis le commencement dans la montagne, c'est-à-dire depuis l'extraction du granit.
L'étude des textes a fourni à M. Chabas la constatation sutvante : « Pour l'érection des obélisques, la marche de l'opération consistait à élever d'abord le pied de l'obélisque sur le dé
qui devait lui servir de base, puis à le faire len-
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tement basculer sur l'un des angles de sa tranche inférieure, jusqu à ce qu'il tombât de lui-même et sans secousse sur sa base. » |
Les deux obélisques de Lougsor, dont l'un a été transporté à Paris, furent érigés par Ramsès Il en l'honneur du dieu Ammon, ainsi que le disent les légendes de la face nord du monolithe resté à Thèbes. À propos de ces deux ohélisques, on a fait une remarque imtéressante : c'est que, si les arêtes en sont vives et bien dressées, les faces ne sont pas parfaitement, planes; elles offrent une convexité de trois centimètres ménagée avec tant de soin, qu'on est forcé d'y voir l'intention de corriger l'effet que ces faces auraient produit si elles eussent-été parfaitement planes, car elles auraient alors. paru conçaves par l'opposition de l'ombre et.de.la lumière aux angles. | otre
L'obélisque de Paris reposait sur un socle quadrangulaire sculpté : les faces. nord .et sud étaient ornées chacune de quatre cynocépkales adorant Îe soleil levant (l'un de ces bas-reliefs est au musée égyptien du Louvre, D, 31.); les faces ouest.et est représentaient le dieu Nil farsant des offrandes à Ammon.
En raison de l'intérêt que les Parisiens portent
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au monolithe de la place de la Concorde, et pour donner une idée du style des inscriptions dont ces monuments sont ornés, voici la traduction de la colonne médiale de la face ouest (côté des Champs-Elysées) : « L'Horus-Soleil, taureau fort, aimant la vérité, souverain du Nord et du Sud, protecteur de l'Egypte et oppresseur des barbares, l'Horus d'or, riche d'années, grand parmi les forts, le roi Ra-user-ma (prénom de Ramsès 11), chef des chefs, a été engendré par Toum, de sa propre chair, seul avec lui, pour être constitué roi de la terre, éternellement, et pour alimenter d'offrandes le temple d'’Ammon. C'est le fils du Soleil, Ramsès-meri-Amon, éternellement vivant, qui a fait cet abélisque. »
Le nom hiéroglyphique de l'obélisque était tkhen, ‘© |; mais, à partir de la xx dynastie, on trouve l'obélisque employé pour écrire la syllabe men, qui exprime la stabilité, idée dont il est le symbole naturel : c'est à ce titre qu'il formait: le’ nom d'Ammon, «et peut-être aussi par suite d’un enchaînement d'idées religieuses. « Il faut observer que l'obéhisque a été véméré comme symbole divin. Amsi, à Karnak, des fondations furent instituées en l'honneur de quatre obéhsques, et on leur offrit des pains, des Hba-