‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 2 sur 289 · AAR · texte numérisé non relu

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découvrirent à Drah-Abou1-Negah (Thèbes) un cercuell au nom de cette reine. Par malheur, M. Mariette étant absent au moment de la trou-

vaïlle, le cercueil fut ouvert, malgré les protes-

tations du surveillant des fouilles, par le gouverneur de la province; les bandelettes furent dispersées et déchirées dans le harem de ce pacha, la momie fut brisée et jetée dehors, et il nest pas impossible que quelques-uns des objets précieux qui laccompagnaient aient été soustraits. Cela serait d'autant plus regrettable que cette boîte de momie qui, par sa décoration et son style archaïque, pourrait être attribuée à la xr° dynastie, ne contenait précisément aucun objet au nom de la reine Aah-hotep :

tous les bijoux qu'on y a trouvés sont au nom d'un roi obscur de la xvn° dynastie nommé Kamèës, dont on suppose qu'elle était la veuve, ou au nom du roi Ahmès (Amosis), qui pourrait être son fils. [1 eût suffi d'un bracelet ou d’une bague pour résoudre le problème.

AAR, AAROU. Ainsi que l'explique l'exégèse du chapitre xvu du Livre des morts, Aarou est le champ qui produit les moissons divines dans les régions d'outre-tombe. Îl était cultivé par les

hi ; ABB

nûnes qui y séjournaient et sy promenaient (voyez Todienbuch, 1, 2h; xv, 22; Lx, 3; Lxxu, . 9); mystérieux étaient les chemins qui y conduisaient (ibid. Lxxxvi, 7); il était entouré d'une muraille de fer (:bid. «x, h) percée de nombreuses portes (+bid.. cxix1) et traversé par un fleuve (sb. x). On a rapproché le champ Aarou des Champs-Élysées d'Homère; la manière dont * ce mot est orthographié en égyptien paraît dénoter une origine sémitique.

AARSOU ou ARÉOS 1@ + Y \xf Durant une période d’anarchie qui précéda l'avénement du roi Set-Nekht (fin de la xix° dynastie), l'Égypte fut gouvernée par des chefs de ville qui se donnèrent pour maître un Syrien nommé Aarsou.

À cette époque funeste, le pays fut mis au pillage et le culte des dieux abandonné. Ces renseignements résultent de la traduction faite par M. Chabas (Recherches sur la x12° dynashe, p. 6 et suiv.) d’un passage du grand papyrus Harris (voyez Paryrus), récemment acquis par le Musée Britannique.

ABBOTT (Papyrus). — Voyez Parynus. \

ABEILLES, Les Égyptiens faisaient usage du

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miel et l'employaient comme médicament, mais nous n'avons aucune notion sur leur manière de lexploiter. Les abeilles d'Égypte, dit Wilkinson, sont plus petites que les nôtres, et leur élevage est assez difficile en ce pays à cause de la ‘rareté des plantes. Dans l'écriture hiéroglyphique, l'abeille: est un signe polyphone qui peut se lire dw, ket, kheb, men, sekhet, seu; comme signe idéographique, elle désigne la royauté de la basse Egypte ou plutôt, d'après l'opinion de M. Grébaut (Hymne à Ammon, p.175),

la royauté du nord en général.

ABLATIF. L’ablatif se rend en égyptien par la préposition W m, quelquefois par la préposition * her, rarement par la préposition — r. On a signalé quelques exemples d’ablatif absolu.

ABYDOS to! Abdou. Ville du vint nome de la haute Egypte, dans laquelle la tradition plaçait le tombeau d'Osiris. Dans l'ancien Empire, avant que la suprématie de Thèbes fût définitivement établie, Abydos semble avoir joué un rôle politique important et avoir été la

capitale réelle de là haute Égypte; de nombreux

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personnages s'y firent ensevelir sous là xn° dy- ” nastie (J. de Rougé, Revue archéolog. mai 1867). Les ruines d’Abydos comprennent : 1° le temple de Séti E*, identifié par M. Mariette avec le Memnonium mentionné par Strabon; 2° le temple très-ruiné de Ramsès Î], où a été trouvée la première Table d'Abydos; 3° le temple d'Osiris; 4° les buttes qui s'élèvent sur l'emplacement de la ville antique, laquelle paraît avoir eu peu d'étendue. M. Mariette a publié, en 1869, les inscriptions du temple de Séti [#, déblayé par ses soins.

ABYDOS (Tables d'). Ce sont deux séries de noms royaux trouvées à Abydos, la première en 1818, par M. Bankes, la seconde par M. Mariette, en 1864. La première comprenait des noms de rois des xu° et xvm® dynasties, ainsi que quelques noms de Tancien Empire. Cham- pollion en tira parti dans son Précis du système hiéroglyphique pour poser les premières bases d'un classement des dynasties, et elle fut depuis l'objet de divers travaux de la part de Champol- . lion-Figeac, Letronne, Bunsen, et MM. Brunet de Presles et Lepsius. -Publiée pour la première fois par Caïllaud, elle a été reproduite par Cham-

ACC 7 pollion-Figeac dans son Égypte ancienne, pl. 47, et par M. Brunet de Presles dans l'Examen des dynasties égyphennes, p. 160.

La deuxième table d’Abydos, bien plus importante que la première, commence à Ménès et donne le tableau complet des deux premières dynasties, ainsi qu'une liste très-étendue de noms de rois des im°, 1v°, v°, vi‘, 1x°, x° et xi° dynasties. Elle a été publiée pour la première fois et commentée par M. Dümichen, dans la Zeitschr.

für ägypt. sprache, octobre 1864, puis étudiée, au mois de décembre de la même année, par Th. Devéria, dans la Revue archéologique, ainsi que par le vicomte E. de Rougé, dans son mémoire sur les six premières dynashes, où elle est reproduite.

ABYSSUS. — Voyez Noux.

ACACIA. D'après M. Brugsch (Monuments, I, 49), son nom hiéroglyphique serait ® shen. Les Égyptiens l'employaient pour le tannage, s'en servaient comme bois de charpente et en extrayaient de la gomme.

AGCOUCHEMENT. Lorsque la dernière Cléo-

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