PAI
qui leur servait peut-être à infliger de légères corrections aux serviteurs indolents; # est l'hiéroglyphe représentatif du mot kherp (être à la
tête, commander).
PARER ou PAHERI XX * —, haut fonctionnaire de la xvn° dynastie. Ce sont les nombreuses décorations de son tombeau à El-kab, localité dont 1l était gouverneur, qui ont fourni à la science les premiers renseignements sur l'agriculture de l'ancienne Égypte. (Voyez Description de l'Égypte, AÀ, vol. 1; Lepsius, Denkm. IH,
PAIN. « La nourriture ordinaire de la population entière était le pain fait avec la farine du grain qu Hérodote nomme sorgho, et qui est le doura, espèce de mais d'un usage encore général dans l'Égypte moderne. Hérodote ajoute que les pains faits de sorgho étaient appelés cyllètes; il nous est parvenu quelques-uns de ces pains, recueïllis, comme tant d’autres objets, dans les tombeaux; 1ls sont d'espèces et de formes diffé-
rentes; on en voit des figures non moins variées sur les monuments.» (Champollion-Figeac, L'Égypte ancienne.) Voici quelques-unes de ces
figures : @,0,},=, æ,©, 4. (Voyez Louvre, salle civile, armoire E.) | Le mot xvAAaos, transmis par Hesychius et Athénée comme étant le nom du pain chez les ” Égyptiens, se retrouve dans les groupes hiéroglyphiques T1, kel, Then
kelshiou. Le pain était d'ailleurs désigné par nombre d'autres expressions.
PALAIS. On n'a trouvé en Égypte la trace d'aucun palais, et l'on sait de façon certaine que les rois ne logeaient pas dans les temples. Le pavillon de Medinet-Abou, que l'on a pris pour l'unique échantillon d'architecture civile, n'est, d'après M. Mariette, quun monument d'architecture militaire, commémoratif du roi guerrier par excellence.
PALANQUIN. De nombreux bas-reliefs représentent des rois portés sur les épaules de leurs serviteurs, dans des palanquins plus ou moins richement ornés de sphinx, d'éperviers, de lions et de déesses ouvrant leurs ailes protectrices; des ombrelles sont étendues au-dessus des pharaons, et à côté d'eux des princes du sang agitent les chasse-mouches.
PALÉOGRAPHIE. Jnscripiions sur pierre. Sur les monuments de l'ancien empire, les hiéroglyphes sont généralement en relief, d'une belle forme, mais trop souvent entassés confusément les uns au-dessous des autres, au lieu d'être rangés par lignes ou par colonnes, comme ce fut la règle plus tard. Les plus anciens hiéroglyphes qu'on puisse voir en Europe sont ceux de nos statues À, 36, 37, 38 de Sepa et Nesa, antérieures à la 1v° dynastie (palier de l'escalier sud-est du Louvre). Les inscriptions du moyen empire, celles au moins de la xu° dynastie, sont très-soignées. (Voir au Louvre, salle du rez-dechaussée, près des fenêtres, deux stèles placées horizontalement sous verre, et aussi la stèle C, 15, qui est un admirable modèle de gravure en relief dans le creux.)
Au moment où les Pasteurs sont chassés de l'Égypte (xvn° dynastie ), le style des monuments est affreux; on voit que les inscriptions sont tracées par des mains novices, malhabiles à transcrire en hiéroglyphes les textes hiératiques qu'elles sont chargées de reproduire; mais cette courte période franchie, on arrive au beau temps de la gravure égyptienne, la xvi° dynastie. Les caractères largement et correctement
dessinés sont toujours harmonieusement groupés et bien espacés. (Voir les fragments de l’Inscriphon numérique de Karnak, paroi gauche de l'escalier du Musée égyptien.) I en est ainsi jusqu'à. Ramsès Il. Dès cette époque les hiéroglyphes deviennent maigres, anguleux, négligés ; ils seront bientôt dune incroyable grossièreté. Le style lapidaire ne se relève que sous la xxvr° dynastie : les graveurs saïîtes cherchent à pasticher leurs ancêtres des premières dynasties, mais ils pèchent par trop d'élégance, trop de fini; üs n'ont pas l'ampleur des anciennes époques; le sarcophage de Taho, D, 9, est un magnifique spécimen de leur manière. Les inscriptions ptolémaïques sont en général molles, indistinctes et négligées. Les monuments de l'empire éthiopien que l'on a recueillis jusqu'ici sont, comme gravure, au-dessous du médiocre. (Voir la stèle donnée au Musée par M. Jacques de Rougé.) Papyrus. Les plus anciens papyrus connus (papyrus Prisse et papyrus de Berlin) sont d'une écriture large, ferme, massive et un peu lourde; les caractères sont épais et ronds. Les exemplaires hiéroglyphiques du Livre des Morts, attribués à la xvin dynastie, sont à écriture rétrograde et d'un très-beau style. [ls débutent toujours
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par le chapitre xvn. Les papyrus hiératiques de la xix* et de la xx° dynastie se font remarquer par la carrure des groupes; les lettres sont hautes et d’un trait hardi; l'affixe = de la seconde personne se prolonge démesurément au-dessous des lignes. Dans les manuscrits de la‘xxn° dynastie les lettres sont moins hautes, les groupes se désagrégent; les exemplaires du Livre des Morts débutent par une scène d'adoration au dieu Ra. Sous la xxvi® dynastie les papyrus, ornés de vignettes d’une remarquable finesse, présentent une écriture ramassée et quelquefois très-menue. À la fin de l'époque saïte, le Livre des Morts commence souvent par le tableau du jugement de l'âme; les papyrus hiéroglyphiques de cette période sont d'un style assez médiocre. À l'époque romaine l'écriture hiératique est haute, anguleuse, d'une extrême maigreur, et un peu couchée.
Le tracé des papyrus démotiques de la domination persane et de la domination grecque est épais et empâté; il samincit plus tard et offre le type adopté par M. Brugsch pour la publication
de sa grammaire.
PALETTES. Elles sont habituellement en bois;