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fleurs, ainsi qu'en témoigne ce passage du papyrus Anastasi IV (p. 3, 1. 7) : « Tu arrives à la belle retraite que tu t'es ménagée; tu te rassasies de vin, de bière, de mets, de gâteaux; des bœufs ont été tués, des vins débouchés; des chants agréables sont pour toi; ton chef parfumeur te parfume d'essences ; ton chef d'irrigation apporte des guirlandes de fleurs, etc. »
Les parfums étaient conservés dans des vases d'albâtre ou de porcelaine, dont quelques-uns n'ont pas perdu tout leur arome.
PASTEURS, peuples de race inconnue venus de l'orient de l'Égypte; c'étaient des tribus nomades du Sinaï, de l'Arabie, de la Syrie. Ils sont nommés mofpeves par tous les historiens, et en hiéroglyphes "MISE N'ES, Mentou (cf. 220ONE, pascere) Satt, Pasreurs D’Âsie, ou IN 259: daiou, Fiéau. Ils envahirent et opprimèrent une partie de l'Égypte pendant une période placée approximativement entre le xxn° et le xvin‘ siècle. Manéthon dit qu'ils sont arrivés au temps de la xv° dynastie; les rois de cette dynastie n'étaient en effet que de petits princes thébains, ce qui expliquerait la contemporanéité des Pasteurs dominant le bas pays. Des pharaons
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nommés Raskenen, qui conservaient au fond de la Thébaïde les traditions nationales, levèrent enfin l'étendard de la révolte et préparèrent les victoires définitives d'ÂAmosis, qui chassa ces étrangers.
Les rois pasteurs n'étaient pas, comme on l'a cru longtemps, de sauvages dévastateurs; on a constaté qu'ils ont conservé nombre de statues des rois égyptiens sur lesquelles ils se contentaient d'inscrire leurs noms, et M. Mariette a découvert à Tanis de beaux monuments dus à leur initiative. D'après le vicomte E. de Rougé, ce sont les Pasteurs qui, étant d'origine chananéenne, ont emprunté à l'écriture cursive des Égyptiens les éléments de l'alphabet qu'ils ont transmis aux Phéniciens.
PASTOPHORES. Le mot æaolo@épos a été expliqué par quelques-uns : eum qui PALLIUM gestat, de maoîés, vole de diverses couleurs; mais Jablonski (Panthéon, II, 2) traduit avec plus de vraisemblance œaolés par édicule, naos. Les Grecs auront adopté cette dénomination soit à cause des peintures variées dont les naos en bois précieux étaient ornés, soit à cause du voile recouvrant la divinité qu'ils contenaient; æaoîcs