‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 26 sur 289 · ARB · texte numérisé non relu

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lancé ses flèches vers le nord. le sud, l'ouest et l'est, contre ses ennemis, que le dieu lui a tivrés. » Cette légende fait allusion aux vengeances qu'Isis exerça partout contre les persécuteurs de son frère, en même temps qu'elle était destinée à rappeler les succès remportés par le pharaon sur les divers peuples qu'il venait de combattre. Tahraka lui-même est figuré à droite dans l'attitude du combat, tenant une masse d'armes d'une main et lançant des projectiles de l’autre. symbolise Horus, qui seconda Isis dans les guerres typhoniennes. (Voyez Bulletin de la Société des Antiquarres, 1858, et E. de Rougé, Me langes d'archéologie égyptienne, 1, 15.)

ARBRES. Les principaux arbres de l'ancienne Égypte étaient le dattier, le perséa, le tamaris, l'acacia, le figuier, le sycomore. On confection nait avec le sycomore des portes, des tables, des coffres, des caisses de momie, des statues. Le tamaris était préféré pour les manches d’outils, les hoyaux et tout ce qui nécessitait un bois compacte. Âvec l'acacia, on planchéiait les bateaux, on fabriquait les mâts, on emmanchait les armes défensives; on en a constaté la cul-

4ure près de Memphis et d’Abydos. M. Brugsch

a découvert, dans un tombeau de Thèbes, et publié (Monuments, pl. xxxvi) une nomenclature d'arbres ornant le jardin d’un Égyptien du temps de Thouthmès I. Quelques-uns de ces arbres, comme le perséa et le sycomore, étaient sacrés et ombrageaient les temples. C'est dans un sy- . comore que la déesse du ciel rend la vie au défunt en lui tendant des aliments et lui versant un breuvage céleste. À Hermopolis Magna, le dieu Thoth était représenté par un cocotier haut de 60 coudées. Il est souvent parlé du cèdre dans les hiéroglyphes, mais il n'a pas dû être acclimaté en Egypte.

ARCHITECTES. Le titre d'architecte est des plus fréquents dans les inscriptions. Chacun des principaux temples avait un architecte, et chaque grande ville avait un premier architecte. L’architecte en chef du pays se nommait Chef de loutes les construchons de la haute et de la basse Egypte. Cette fonction avait une haute importance, car des princes du sang en étaient investis. Dès l'ancien empire, on trouve des chefs de toutes les constructions du roi C’est à ces hommes que l'on doit les pyramides. (Voyez Brugsch, Histoire d'Égypte, p. 259.)

ARCHITECTURE. C’est par les pyramides que s'ouvre la série des monuments égyptiens; la pyramide. à degrés de Sakkarah est attribuée: à la n° dynastie. Ces gigantesques ouvrages, qui, depuis plus de six mille ans, font ladmiration des hommes, témoignent d'un art trèsavancé par la taille des pierres dures et l'appa- : reillage des blocs. Le style des premières dynasties est simple et sévère; ce n'est malheureusement que par les tombeaux que nous pouvons l'apprécier. Les plafonds rectilignes sont soutenus par des piliers carrés sans base n1 abaque. A la sixième dynastie, le péristyle apparaît; les murailles s'inclinent en talus pour solidifier leur masse; la forme pyramidale est adoptée pour les tombes royales. La feuille de lotus-entre dans lornementation; les stèles funéraires sont taillées en forme de porte; les statues et les bas-reliefs sont peints.

Sous la xn° dynastie, le pilier carré fait place à la colonne’prismatique, dite prolo-dorique, que surmonte un abaque carré. La colonne fasciculée, à. bouton de lotus, est le premier type de la colonne complète avec base, fût, chapiteau et dé (voyez Cozonne). L’entablement qui relie les colonnes est quadrangulaire. Le plafond est tan-

tôt plat, tantôt légèrement concave; deux colonnes encadrent l'entrée des hypogées. De quadrangulaires,. les stèles deviennent cintrées et sont coloriées; les inscriptions se développent, les colonnes et les plafonds se couvrent de peintures.

Sous la, xvm* dynastie, l'architecture atteint son complet développement. Les façades plates sont encadrées sur trois côtés par une large moulure. Dans la gorge de la corniche, le disque solaire déploie ses ailes et dresse ses uræus. Les colonnes s'épanouissent en fleur de lotus, mais les piliers carrés.ont survécu à l'ancien empire et. soutiennent des statues mumiformes, d'Osiris armé du pedum et du flagellum. D'immenses tableaux historiques ou religieux décorent les murailles.

Sous les Saïtes.et les Ptolémées, l’art monumental perd beaucoup de sa grandeur -et de sa simplicité. Les édifices.sont.de moindre dimension, la sculpture samollit et s'effémine. L’ornementation se complique, le chapiteau se surcharge de feuillages : dans les temples consacrés à Hathor, 1l a quatre faces ornées chacune d'une tête de cette déesse à oreilles. de vache que surmonte un dé en forme de naos. La gravure hié-

roglyphique, qui devient de moins en moins soignée, envahit les monuments de la base jusqu'au faîte, mais, au milieu de la décadence générale, l'architecture égyptienne maintient jusqu'au dernier moment l'intégrité de son caractère national. (Voir sur ce sujet l'intéressant ouvrage de M. le comte Du Barry de Merval, intitulé Etudes sur l'architecture éyyplienne, auquel j'ai emprunté la substance de cet article.)

ARCS. Les ares égyptiens affectaient diverses formes; tantôt ils présentaient une double courbure —, tantôt, presque droits, ils ne s'infléchissaient qu'aux deux extrémités. Îls étaient garnis d'une corde de boyau ou de cuir dont les archers se servaient parfois pour enlacer leurs adversaires avant de les frapper. Pour tirer l'arc, les Égyptiens protégeaient leur bras gauche à l'aide d'une sorte de garde entourant le poignet et se prolongeant jusqu'au-dessus du coude.

ARCS (LES NEUF). Un arc suivi d'ordinaire du nombre neuf, mais quelquefois aussi du nombre trois ou du nombre quinze, sert à désigner les peuples barbares. Ammon est souvent représenté foulant aux pieds les neuf arcs.

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