‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 260 sur 289 · SIL · texte numérisé non relu

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SIÉGES. On voit à Medinet-Abou des chaises dont le fond et les accotoirs sont munis d’un coussin moelleux, aux couleurs éclatantes, qui retombe derrière le dossier; elles sont supportées par un À auquel sont liés des prisonniers asiatiques, ou par des pattes de lion. Quelques fauteuils, à fond tressé, étaient en bois de cèdre incrusté d'ivoire; des têtes d’oies du Nil, de gazelles ou de bouquetins en décoraient les bras. Les montants des siéges étaient parfois entourés de cylindres de faïence et de bois doré, et les parties pleines ornées d'un revêtement d'émaux à couleurs alternantes. Les Égyptiens se servaient aussi de tabourets et de pliants.

SILSILEH (Gebel). «Les Égyptiens avaient l'habitude de consacrer par un proscynème, par une stèle, par un monument plus ou moins étendu, le souvenir de leur passage en certains lieux réputés saints. C’est ainsi qu'à Gebel Sil- sileh, où le Nil, resserré entre deux montagnes, recevait un culte particulier, on trouve, gravés sur des rochers, des hymnes au fleuve qui ne manquent pas d'une certaine grandeur.

« Le type de ces monuments commémoratils est le grand spéos, que ses quatre piliers dé-

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