SOU
dans Mémoires des savants étrangers de l’Acad: des anscript. tome VII, 1° partie.)
SOUBAN, transcription primitive du nom divin ]5 |, lu depuis Nekheb (voyez ce mot), et que M. Brugsch (Zeaitschr. 1875, 6) propose aujourd’hui de lire Heben. |
SOUFFLES (Livre des), ou Livre des Respira- - tions. — Voyez Sin-sin. |
SOUFFLET. Une tombe du temps de Thouthmès IIT nous offre le plus ancien spécimen de soufflet connu : ce sont deux sacs de cuir auxquels est adapté un long chalumeau pour conduire l'air sur la flamme. Ces deux sacs étaient placés sous Îes pieds de la personne chargée de souffler; . l'air en était chassé par la pression alternative des deux pieds, et on l'y faisait rentrer à l'aide d'une corde par laquelle on relevait l'appareil.
(Voyez Wilkinson, Manners and customs, II, 338 .)
SOUPTI ou SEPT-HOR Ai: forme d'Horus adorée dans le nome Arahta, sous l'emblème de . l'épervier momifié et avec le titre de Seigneur de
l'Ortent.
529 SPÉ SOUPTI-SEKHET, forme de Sekhet adorée dans le nome Arabu.
SOUTEKH. S'il faut en croire certains monuments, Soutekh serait un dieu asiatique. Dans le traité de Ramsès IT avec le chef de la confédération des Khétas, on voit le prince de Khet embrassé par Soutekh; on a trouvé sur deux monuments la mention de Soutekh, dieu de Ha-ouar (Avaris), la ville des Pasteurs. D’après M. Chabas (Mélanges, I, 188), Soutekh L% à n'est qu'une orthographe emphatique de [2 à, et c'est de l'Égypte que les races de l'Asie auront reçu ce dieu. Du reste, Soutekh est appelé fils de Nout, exactement comme Set.
SOUTEN-REKH +", titre très-fréquent sur ‘ les monuments de l’ancien empire; il a été traduit par petit-fils de roi; je crois qu'il a un sens moins spécial et désigne simplement un familier du roi, le mot “ÿ" À signifiant proprement connaître.
SPÉOS, mot grec par lequel Champollion a désigné les temples souterrains.
SPÉOS-ARTÉMIDOS, nom donné par les an-
SPH 523
ciens à la localité, proche d’Antinoë, appelée aujourd'hui Beni-Hassan.
SPHINX ma. La figure emblématique du sphinx était particulièrement consacrée à la représentation d'un roi. Le corps du lion uni à une tète d'homme paraît avoir symbolisé Îa force unie à l'intelligence; quelquefois la tête humaine est remplacée par une tête d'épervier, emblème d'Horus, dont le pharaon était l'image sur terre, ou par une tête de bélier, emblème du dieu Chnouphis (Noum).
On a trouvé des sphinx de toutes grandeurs et de toutes matières, depuis le sphinx colossal de Gizeh, antérieur à Chéops, jusqu'aux petits spécimens en cornalime dont on ornait les colliers. Les temples étaient précédés d'une allée . de sphinx; une avenue de sphinx criocéphales reliait Karnak à Lougsor. Certains petits sphinx en bronze avaient un caractère d'oblation religieuse; üls sont munis de bras supportant des offrandes faites à quelque divinité. Le nom égyptien du sphinx était Îzxlme, sesheps.
SPHINX (Grand). « Au sud-est de la grande pyramide est le sphinx. Le sphinx est un rocher