‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 274 sur 289 · SYN · texte numérisé non relu

SYN

Ces signes sont nombreux et il y en a de polyphones : ainsi Ÿ — ma et shou, 5 — as et sheps, etc.

SYMBOLIQUES (Signes). — Voyez ci-dessus, p. 262.

SYNTAXE. Voici les principales règles de la syntaxe égyptienne : elles sont presque entièrement empruntées à l'Hieroglyphic Grammar de

M. Birch.

Les phrases sont courtes; elles ne comportent guère plus de dix mots. La construction est simple, l’ordre uniforme.

L'article indéfini est généralement omis, l’article défini rarement exprimé dans les inscriptions lapidaires. En hiératique, l'article défini est ordinairement employé.

L'article défini s'accorde en genre et en nombre avec le nom, qu’il précède pour le masculin, et qu'il suit parfois, en affixe, pour le féminin.

Deux substantifs peuvent être régis l'un par l’autre sans l'entremise d'une préposition.

L'adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le nom, qu'il suit toujours.

Le pronom s'accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.

Le verbe s'accorde en nombre avec le sujet, mais la racine verbale reste généralement au singulier.

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Le participe est placé après le nom et s'accorde avec lui en nombre et en genre.

Le sujet précède ordinairement le verbe, mais 1l le suit quelquefois.

Le régime suit le verbe; quelquefois il s’interpose entre le sujet et le verbe.

Une proposition se compose souvent de deux membres

dont l'un confirme l'autre ou lui fait antithèse. La substitution d'une personne à une autre dans le discours était une élégance de style; on passait sans transition de la troisième à la seconde personne, et ainsi de suite.

L'allitération était une autre recherche de style trèsusitée aux basses époques, ainsi que les jeux de mots et les jeux graphiques.

La prosodie consistait non à scander les mots, mais à balancer les phrases. (Voyez Poésie.)

SYRINGES. Les Grecs, en nommant syringes, oÙpryyes, c'est-à-dire füdtes, les immenses galeries souterraines de la vallée des Rois, semblent, s'ils n'ont pas voulu faire une antiphrase, s'être inspirés du mot égyptien as (tombeau), À Fc, qui est écrit précisément avec le syllabique }, as, représentant une fidte.

SYSTÈME HIÉROGLYPHIQUE. — Voyez Hiéno- GLYPHES, ALPHABET, DÉTERMINATIFS, SYMBOLIQUES el SYLLABIQUES (Signes).

TAB 531 SYSTÈME NUMÉRIQUE. — Voyez Numérarion.

TA ou BOUCLE DE CEINTURE, $, amulette en pierre dure, en pâte de verre ou en bois de sycomore doré, mais le plus souveut en cornaline, en jaspe ou en quartz rouge opaque, que l'on suspendait au cou de la momie. (Voyez Louvre, salle des dieux, vitrine L.) Son nom s'écrit |". Le texte spécial du chapitre czvi du Livre des Morts, gravé sur ce phylactère, plaçait le défunt sous la protection d'Isis. Le ta est souvent représenté avec le f, tat, dans la main des figurines funéraires de grande dimension.

TABLES. Les Égyptiens avaient des tables ovales et carrées à trois ou quatre pieds, plus ou moins ornées de dessins et d'hiéroglyphes, et des tables rondes formées d’un disque posé sur un pied unique, taillé en captif debout. La plupart de ces meubles étaient en bois, mais 1l y en avait en métal et en pierre. (Voyez Wilkinson , Manners and customs, 11, 202.)

TABLETTES ou ÉTIQUETTES DE MOMIES. Ces

Cd

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