‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 30 sur 289 · ARS · texte numérisé non relu

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en bois compacte, avec lequel les Égyptiens atteignaient les oiseaux au vol; il est analogue au bou-mérang usité chez quelques insulaires de l'Océanie; les filets Zi M æ et le harpon — pour l'attaque de l'hippopotame. (Voyez Chabas, Études sur l'antiquité historique, p. 87 et suiv.)

AROERIS ou HAR-OERI. Sous le nom d'Harpocrate, Horus est fils d'Isis et d'Osiris et successeur de ce dernier; mais, sous le nom d’Aroëris, qui signifie Horus l'aîné, il est frère aîné d'Osiris et symbolise la préexistence divine (voyez Hors). Il est représenté debout avec la tête de l'épervier coiflée du pschent # et tient le sceptre 1. II était adoré à Ombos.

ARSAPHÈS. ÂpoaQ#s. — Voyez Har-sHewi.

ARSINOÎTES, province de la basse Égypte nommée Dros par les Coptes et Ta-she (pays du lac) par les anciens Égyptiens, parce qu'elle renfermait le fameux lac Meæris. Elle dépendait probablement du xxi° nome à © . Ville prin:

cipale 1h = ©, Crocodilopolis. Sébék était le dieu qu’on y adorait. { Voyez J. de Rougé, Monnaes des nomes, p. 50.)

ART. Les plus anciens monuments que nous connaissions nous présentent la civilisation égyptienne en plem épanouissement ; les commencements de l'art sont noyés dans la brume d’un passé prodigieusement lointain, puisque, dès la 1° dynastie (3,300 ans avant notre ère), les architectes pharaoniques étaient capables de construire les pyramides. Le style monumental de l'ancien empire est simple, sévère et ami de h ligne droite; la statuaire reproduit le corps humain avec largeur et vérité; les bas-reliefs nous font assister à diverses scènes de la vie domestique, rendues avec une remarquable variété de mouvements; les animaux y sont pris sur nature; la gravure hiéroglyphique, en relief ou dans le creux, est généralement très-soignée. L'invasion des Pasteurs et les déchirements qui en furent la suite, non-seulement causèrent la ruine des monuments du premier empire, mais eniraïnèrent une réelle décadence de l'art. La tradition fut mterrompue et le nouvel empire vit naître un art nouveau, qui, sous la xvni dynastie, se manifesta par de grandes qualités de style architectural, par la perfection de la gravure’ hiéroglyphique; par une reproduction très-fine et très-vivante de la figure humaine, mais l'attitude

du corps est roide et tourne au mannequin. L'art décroît rapidement à la fin de la xx° dynastie, et ce n'est qu'à l’époque saïte que l'on constate une nouvelle et dernière floraison : le basalte est taillé avec une patience et une finesse admirables. Sous la domination des Grecs et des Romains, de nombreux édifices, d'un style bien mférieur à celui de l'Égypte indépendante, dénotent cependant une puissante vitalité.

L'art égyptien est dédaigneux du détail et un peu sec; son caractère propre est l'entente des grandes lignes. Ïl sait faire oublier, par un ensemble imposant et grandiose, la naïveté de ses procédés. On a beaucoup exagéré l'influence de prétendues lois hiératiques, que. l'on -accuse d'avoir entravé l'essor du ciseau en figeant le mouvement des statues, en les immobilisant dans des poses roides et contraintes que commandait la tradition. Dans un travail lu récemment à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, un jeune artiste de beaucoup d'avenir, M. Ém. Soldi, a combattu cette théorie. Selon lui, c’est pour assurer la durée à leurs œuvres que les sculpteurs égyptiens employèrent les. matériaux les plus difficiles à travailler. [ls les façonnaient avec la martehne et les achevaient par le polissage,

opérations dont un œil exercé reconnaît partout lestraces. Dès lors il fallait que l'artiste conservât, dans toutes les parties de sa statue, une solidité de masse capable de résister au choc de l'outil. H chercha sans doute à abréger un travail si pénible et si long : de là ces piliers carrés dans lesquels on engageait le dos des figures, ces engorgements, ces simplifications ou suppressions de détails, cette timidité d'exécution; c'est ainsi que les bras des statues restent collés au corps sans refouillements profonds aux points de rencontre des surfaces; que, dans les figures assises, les jambes sont soudées aux parois des siéges, etc:

Sur certains monuments de l’ancien empire, nous voyons les animaux rendus avec une vérité et une ingéniosité de détaïls qui nous surprennent; les hommes qui les accompagnent se meuvent avec une liberté d'allure que n’entrave évidemment aucune règle sacerdotale, mais ils sont dessinés d’une manière gauche et enfantine. Sont-ce les lois hiératiques qu'il faut accuser? Non, mais l’inexpérience des artistes, parce que l'ensemble du corps humain a toujours été plus difficile à traduire que des figures d'animaux. N'insistons pas, cependant, et disons avec M. Lepsus (Einige ægypt. Kunsiformen) qu'au lieu de

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reprocher à l'art égyptien ce qui lui manque il faut savoir lui tenir compte de ce qu'il a acquis, et qu'après tout l'art grec ne serait pas parvenu à un si prompt développement si TÉgypte ne lui eût épargné le soin de poser: les premiers jalons.

ARTAXERXES. Son nom égyptien est Ariakheshessche (Was eu ur ] Le ‘second r

n’est pas rendu. Ce roi de Perse prend le quatrième rang dans la xxvn° dynastie.

ARTICLE. X pa ou mp (le), =% ta (la), W a (les). Article démonstratif se plaçant ==.)

après le substantif, * pen (ce), pu‘ ou ten

forren,

(cetté), Hnen (ces). Article indéfini, °F oua (un).

ASESKARA (© À | Lt) Roi inconnu de la v° dy-

nastie. Ce cartouche n’est peut-être qu une variante du nom d’Aseska-w. (E. de Rougé, Les

six premières dynasties, p. 106.)

ASESKA-W . Roi de la 1v° dynastie,

successeur immédiat de Menkara. C'est l'Asychis de Manéthon. (E. de Rougé, Les six premières dynashes, p. 66.)

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ASESKA-W-ANKH, personnage important de l'ancien empire et dont le tombeau est à Gireh. Né sous Aseska-w, 11 a vécu jusque sous Newerkara. (E. de Rougé, Les six premières dynasties,

p. 73; cf. Lepsius, Denkm. IT, 50.)

ASIATIQUES. Les Asiatiques sont désignés d'une manière générale dans les textes par le nom ALT R TT, Sa, qui signifie au propre lancer des fches, chasser.

ASPOURTA . Prénom . Roi

éthiopien que l'on En vers l'époque de la xx dynastie. Les deux seuls monuments gravés à son nom que nous possédions nous apprennent que, la première année de son règne, son élection fut solennellement consacrée par le suffrage d'Ammon, et que l'an IT sa femme Matsenen fut présentée à ce mème dieu et agréée par lui pour êtré prêtresse de son temple. (Voyez Maspero,

Stèle de l Intronisation, et P. Pierret, Études éryp-

tologiques, 1, 96.)

ASSA . Huitième roi de la v° dynastie, est plus habituellement désigné par son prénom

Tatkara, qui a fourni la transeription

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