‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 61 sur 289 · CAL · texte numérisé non relu

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CADENAS. Les Égyptiens avaient des cadenas en forme. d'animaux semblables à ceux qui, encore aujourd'hui, sont en usage en Perse. (Voyez Brugsch, Zeitschr. 1865, p. Li. ) Pour les cadenas en forme de quadrupèdes (lion ou cheval), la queue de l'animal servait de pièce de fermeture; une clef la détachait en pinçant un ressort intérieur. Le Musée du Louvre possède un cadenas en forme de poisson, dans la tête duquel entrait la pièce de fermeture, et qui s'ouvrait à l'aide d’une clef fourchue.

CAISSES DE MOMIES. — Voyez CErcueics.

CALCAIRE. Beaucoup de monuments de a basse Éoypte, presque toutes les stèles et un grand nombre de statues de l’ancien empire sont en pierre calcaire; ces dernières, qui sont souvent d’un fort beau style, étaient peintes (voyez au Louvre Îe palier de l'escalier du Musée égypüen). Cette pierre, facile à travailler et d’un emploi moins dispendieux que le granit et le basalte, a été aussi utilisée pour seulpter des basreliefs, tailler des tables d’offrandes et creuser des sarcophages.

CALENDRIER. — Voyez Année, Mois, Jour et

Décrer ne Canore. — Le Louvre possède un fragment de granit d'assez basse époque, qui est une sorte de calendrier où sont représentées, sous forme d'éperviers à tête humaine voguant dansune barque, les trente-six décades de l'année égyptienne ; malheureusement ce morceau est incomplet. Des monuments auxquels on a donné le nom de calendriers sont des listes des fêtes célébrées dans l'année, comme les calendriers de Médinet-Abou (Greene, Foutlles, pl. 1v, v), d'Éléphantine (Lepsius, Denkm. IF, cf), d'Edfou; comme ceux de Denderah, qui donnent les jours de fêtes d'Hathor et d'Horus, et les jours consacrés au deuil d'Osiris; ou des listes de jours fastes et néfastes, comme le papyrus Sallier IV, traduit par M. Chabas. (Voyez aussi Birch, On an egypt. calendar of Philipp Aridœus.) M. Brugsch a publié, en 1864, un ouvrage important intitulé : Matériaux pour servir à la reconstruchon du

calendrier des anciens Égyptiens.

CAMBYSE , Kambat; prénom :

off b]], premier roi de la dynastie persane.

On sait, par l'inscription d'une statuette du Vatican, dont la traduction est due à M. E. de

Rougé, que CGambyse, après avoir conquis l'Égypte, se fit initier aux mystères de Neit, déesse de Saïs, témoignant ainsi de son respect pour les institutions religieuses du peuple qu'il venait de soumettre. Le texte parle d'eune grande calamité qui affligea le pays entier.» On a cru voir, dans celte phrase assez vague, une allusion aux dévastations qui suivirent les fêtes célébrées à Memphis pour la naissance d'Apis, lorsque Cambyse s’imagina que les Égyptiens se réjouissaient des pertes énormes qu'il avait éprouvées en Éthiopie. Cela est probable, mais non certain. Une stèle du Sérapéum est l’épitaphe d'un Apis mort l'an iv de Darius [*; il n'est pas impossible que ce taureau soit celui que Cambyse blessa dans sa fureur.

CAMÉES. Je ne connais pas de camées d’époque pharaonique. Îl y au Louvre (Salle civie, P) un fragment de camée de pierre dure à deux couches, l'une jaunâtre et l’autre blanche. H représentait une déesse ou une reine vêtue d'une tunique et assise sur un trône; le haut du corps manque. Cette figure est accompagnée de représentations mythologiques dans le style des bas temps. C’est un beau travail gréco-égyptien.

CAMP. « Une palissade en formait l'enceinte; un peloton de fantassins en gardait l'entrée; la tente du roi ou du chef était au point opposé à l'entrée; de petites tentes, destinées aux officiers principaux, étaient dressées près de la première; le lion apprivoisé du roi était tout auprès, accroupi, les deux pattes de devant liées ensemble, et surveillé par un gardien armé d’ün long bâton. Les chevaux et les ânes sans harnais étaientsymétriquementrangés du côté de l'entrée: les fourrages leur étaient distribués, soit à terre, soit dans des mangeoires; les chars, en files régulières, étaient dans la partie opposée. Dans les intervalles libres on plaçait les bagages et les harnais, ceux des chevaux pour les atteler aux chars ; ceux des ânes, comme pour des bêtes de charge, consistaient en un bât auquel sont attachés deux paniers ou autres ustensiles propres au transport des vivres et des liquides.

e Sur la droite du camp étaient les hommes valides se livrant aux exercices ou aux amusements que conseillait la règle ou le loisir; les recrues sont instruites dans les manœuvres; les anciens jouent, joütent ou se querellent; plus loin, l'ordonnance militaire est mise à exécution, et un insubordonné subit la peine à laquelle il

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