SUITE
Pdale, et à cause de la flagellation; une croix, une échelle, un habit sans couture, une lance, des tenailles, un bassin et une éponge, et un écriteau ou lambel avec cette inscription INRI pour le crucifiement. L'Agneau fut souvent employé comme emblème de Notre-Seigneur. Voy. Agneau, Croix. Il en est de même du Poisson (Voy. ce mol). Dans les œuvres d'art primitives du christianisme, Notre-Seigneur était très-souvent représenté sous la figure du bon Pasteur portant une brebis sur ses épaules et entouré de plusieurs autres brebis. Jonas, sortant du sein de la baleine, a encore été figuré souvent comme un emblème de la résurrectioi de Notre-Seigneur. Voy. Catacombes.
Mil.
Les emblèmes de la sainte Vierge, d'après le même M. Pugin, sont les suivants : 1° le Soleil, d'après ces paroles du Cantique des cantiques : Electa ut sol ; 2° la Lune, d'après Je même Cantique : Pulchra ut luna; 3° une Etoile : Stella maris ou Stella matutina; 4° une Porte, ordinairement représentée crénelée el flanquée de deux tours : c'est laporW" mystique (Porta cceli, Porta orientalis) vut par le prophète Ezécbiel, chap. xt.iv, { : Et convertit me ad riam portât sanctuarii extcriaris, quœ respiciebat ad orientent t et erat cluusa. Et dixit Dominus ad me : Porta hœc clausa erit ; non aperietur rt vir non transiet per eam, quoniam Dominus Dcus Israël ingressus est per eam, etc. Ce passage a encore été regardé comme symbolisant la virginité de la sainte Vierge Marie, qui a été vierge avant, pendant et après la naissance du Sauveur. On trouve aussi fréquemment, dans l'office divin, une invocation à la sainte Vierge sous cette dénomination. Citons quelques exemples : Ave Renina cœlorum,ave Domina angclorum, Salve Radix, salve Porta, ex qua mundo lux est orla; — Tu Régis Alti januu et Porta lucis fulyida; 5° le Cèdre du Liban (Cedrus exaltala); G" la Branche d'olivier (OU va speciosa); 7° la Rose (Rosa mystica). D'après le livre de F Ecclésiastique, c. xxxiv : Quasi cedrus exaltala sum in Libano ; Quasi plantatiorosœ in Jeridio ; quasi oliva speciosa
ÉMB
j/j campis; 8° le Lis : Lilium intcr spinas, d'après ce passage du Cantique des cantiques : atcul lilium intcr spinas, sic arnica mca intcr plias: Comme le lis au milieu des épines, ainsi fleurit notre glorieuse Dame au milieu des filles des hommes. On représente habituellement le lis, dans les tableaux de l'Annonciation, entre la sainte Vierge et l'archange Gabriel; il est ordinairement placé dans un vase ; 9° le Puits : Puteus aejuarum riventium ; 10' la Fontaine : Fans hortorum; 11° le Jardin : Hortus conclusns. Ces emblèmes sont empruntés au Cantique des cantiques, chap. iv, xii, xiv. Ilorlus conclusns soror tnca sponsa, hortus conclusns, fons signalas.— Fons hortorum; puteus aquarum riventium , quœ fluunt impetu de Libano ; 12' un Miroir : Sprculum justitiœ. Cette expression est empruntée au livre de la Sagesse, ch.ip. vu : Candor est enim lucis œternœ, rt spéculum sine macula Dei majestatis, cl imago bonitalis illius ; 13° une Tour. La tour i't la cité de David : Tunis Davidica. La cité do David était une partie de Jérusalem, située sur la montagne de Sion; on l'appelait encore la Sainte Cité, parce que l'arche du Seigneur y avait été déposée pendant plusieurs années. Il est fait mention de cette tour dans un passage du Cantique des cantiques : Sicut Turris David collum tuwn. Cet emblème est donné à la sainte Vierge pour marquer sa puissance et sa force : Refugium peccatorum, auxilium christ ianorum, salus infirmorum. Tous ces emblèmes sont indiqués et expliqués dans le bel ouvrage de MM. Jourdain et Duval, chanoines de la cathédrale d'Amiens, où ibp donnent la description des magniliques stalles sculptées de cette cathédrale. Durant tout le moyen âge, la sainte Viorg" fut ordinairement représentée comme une reine, la tète ceinte d'une couronne, vêtue d'un manteau couvert d'étoiles, avec une étoile sur l'épaule gauche. N'est-ce pas la traduction de ce passage du psalmiste : Posuisti in capite ejus coronam de lapide pretioso, et de cet autre : Astilit Iterjina a dextris tuis i)i vcslilu deaurato, circumdala vandale.
Pourles attributs ou emblèmes particuliers des saints, nous emprunterons Je catalogue
3UNTS AVEC LEURS EMBLEMES.
suivant à un ouvrage d'un prêtre catholique anglais, M. Husenbeth, intitulé : Emblems of saints. Nous le compléterons, autant que nous le pourrons, en indiquant quelques exemples pris dans nos monuments français du moyen Age. Le savant écrivain anglais a consulté, pour composer son livre, les ouvrages suivants, où il a trouvé les meilleurs renseignements, et où nos lecteurs pourront aller également puiser d'excellentes indications sur l'iconographie chrétienne.
Arbor pastoralis ; c'est la vie des principaux saints de chaque siècle, jusqu'au xvr siècle.
liavaria pia, par Matt. Rader, S. J.; Munich, 1628.
Bilder légende, von M. Sintzel; Munich.
Britannia sancta, par l'évêque Challonerr in-4° ; Londres, 174.5.
Catalogus sanctorum, a Petro dcNatalibus editus; Venetiis, 1506; Lugduni, 1542.
Christlichc kunstsymbolili und Ikonographie; Francfort, 1839.
Collection d'ornements d'architecture du moyen âge, par C. 'Hcidelbolf ; Nuremberg, 1844, 2 vol. in-4°.
De Levais der Hcylige van Nedcrlant ; Garni , 1705, 2 vol.
Der Heyligen Leben, Das summerteyl Johannes Bander zu Augspurg, 1477, in-folio.
Die, Atlribute der Heiligen ; Hanover, 1843.
Die Hciligcnbilder, von DrH. Alf. ; Berlin,
English Martyrologe, Wilson, 1608.
Fosbrohe's Monachism.
Icônes sanctorum, per Cleopham Distelmayr; Vienne et Augsbourg.
Ikonographic der Heiligen. — J. v. Radowitz; Berlin, 1834.
Liber Chronicarum ; Nuremberg, 1493.
Vies des saints les plus renommés de l'Angleterre, de l'Ecosse et de l'Irlande, par le Rév. J. Jérôme, de l'ordre de Saint-Benoît ; Douay, 1632.
Heures manuscrites ; un grand nombre d'exemplaires différents.
Art sacré et légendaire, par Mrs. Jameson, 2 vol. in-8% 1848.
Soliludo sive Vitœ Feminarum anachoritarum. Jollain excudit 1666.
Ann. de J.-C
SOURCES ET MONUMENTS
S. Abraham, évêque et martyr.
One épée auprès de lui.
S. Agace, ou Acacius, on Achatius, év., conf. Épines dans sa main.
Hameau sec dans la main.
S. Adalbert, évèque, martyr. 997
Lance avec une massue à sa partie inférieure.
Percé avec une lance.
S. Adjutor , confesseur. 1131
Se débarrassant d'une partie de ses chaitn au bas d'un précipice.
S. Adrien , martyr. 290
Marteau et enclume clans une main; épée d^ns l'autre main; un lion à ses pieds.
Ikonographie der Heiligen.
Liber Chronicarum.
Die Atlribute der Heiligen.
Esslingcn, Wurtemberg, église Sainte-Catherine, au portail.
Arbor pastoralis.
Die Atlribute.
Oxford, Biblioth. Bodléienne.
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