AVIS IMPORTANT
T^--,Mi:-s iii'C ilcs'Ois provi.lenlicllpsqui rôgisseiil le monde, raremcnl les œuvres au-dessus do l'ordinaire se font •.UVon'iulKlion- plu-: ou moins fortes el ii-nibreuses. Les Ateliers CtUliohques ne pouvaient guère échapper h ce
«hPllemènt re-uélées parcc quY-lani plus capiiales, leur elïet cnlraiuail plus de conséquences. De petils et ignares roiuMirrcnls se^OMl donc acharnés, par leur lorrespundance ou leurs \o.vageurs, à répéter partout que nos Kdilions .'nient nid corri"ops et mal imprimées. Ne pouvant attaquer le fond des Ouvrages, qui, pour la plupart, ne sont n ip Ip- ihes-dieiivre du Catholicisme reconnus pour tels dans tous les icmps el dans tous les pays, il fallait bien serei-ler sur la forme dans ce qu'elle a de plus sérieux , la correction et l'impression ; en effet, les chefs-d œuvre mMne'"n'-.urai.-iit riu'i::io (ienii-va'.eur, si le texte en était iuoNacl ou illisible.
Il est très-vrai que dans le prin. ipe, un succi s inoui dans les fastes de la Typographie ayant force l'Editeur de reco'iriraux m'érauicnK s. al;n de marihcr plus rapidement el de donner les ouvrages à moindre prix, quatre volumes du double Cours (l'rciiture sahUc et de Théoloqie lurent tirés avec la correciioii insulhsanle donnée dans les imprimeries à nres.iue tout ce qui s'édite; U est vrai aussi qu'un corlain nombre d'autres volumes, appartenant à diverses l'ubliciîions lurent imprimés ou trop noir ou tr(i() blanc. Mais , depuis ces temps éloignés, les mécaniques ont té'é le travail aux presses à bras, et rinii>re-sion qui en sort, sans cire du luxe, attendu que le luxe jurerait dans ries ouvrages d'une telle nature, est parfailemenl convenable sous tous les rapports. Quant à la correction, il est de fiit aifelle n'a jamais été portée si loin dans aucune édition ancienne ou contemporaine. El comment en serait-il autrement après loutes les peines el toutes les dépenses que nous subissons pour arriver à purger nos épreuves de unîtes fiuiès"' L'habitude, en tvpographie, même dans les meilleures maisons, esl de ne corriger que deux épreuves el d'enconfrer une tro sième' avec la seconde, sans avoir préparé en rien le manuscrit de l'auteur.
Dans les itelieis Ctttliolitjitcs la dilférence est presque incommensurable. Au moyen de correcteurs blanchis sous le harnais et d<ni le coup d'uil typographique esi sans pitié pour les fautes, on commence par préparer la copie d'un bouî à l'autre sans en excepter iin seul mol. On lit ensuite en première épreuve avec la copie ainsi préparée. On lit en seconde de la même manière, mais en colialionnanl avec la premièie. On fait la même chose en tierce, en collalionnant avec la seconde. Ou anit de même en quarte, en colialionnanl avec la tierce. On renouvelle la même opération en quinte, en coUaiioniianl avec la quarte. Ces coUalionnemenls ont pour but de voir si aucune des fautes signalées au bureau par MM. les correcleurs, sur la marge des épreuves, n'a échappé à MM. les corrigeurs sur le marbre elle métal, .\prcs cts cinq lectures eniièrss contrôlées l'une par l'autre, el en dehors de la préparatic n ri^.less s meniionnée. vient une révision, et souvent il en vient deux ou trois; puis l'on cliché. Le clichage opéré, par eonsé(n!enl la piireié du texte se trouvant immobilisée, on fait, avec la copie, une nouvelle lecture d'un bout de l'épreuve, il l'autre, O'i se livre à une nouvelle révision, el le tirage n'arrive qu'après ces innombrables précaulions.
\iissi V a t il à Montrouge des correcleurs de toutes les nations el eu plus grand nombre que dans vingl-cinq imiriuieries de Paris réunies ! Aussi encore, la correction y cotile-l-elle autant que la composition, tandis qu'ailleurs elle ne coule que le dixifiue ! Aus'^i enîin, bien que l'assertion puisse paraître téméraire, l'exactitude obtenue par laiii de frais el de soins, fait-elle que la plupart des Editions des Ateliers Catti'oliqties .aissent bien loin derrière elles celles même des célèbres Béntdiclins Mabillon el Moutt'aucon el des célèbres Jésuites Petau et Sirmond. Que l'on •'ompare, en elfet, n'importe quelles feuilles de leurs éditions avec celles des nôtres qui leur correspondent, en grec comme en latin, on se convaincra que l'invraisemblable esl une réalité.
1) ail.eur?, ces savants éminenls, plus préoccupés du sens des textes que de la partie typographique et n'étant point correcleurs de profession, lisaient, non ce que portaient les épreuves, mais ce qui devait s'y trouver, leur liaule inlelligence suppléant aux fautes de l'édition. De plus les lîénédiclins, comme les Jés'iiies, opéraient presque touj-mrs sur 'des manuscrits, cause perpétuelle de la multiplicité des fautes, pendant que les Ateliers Catholiques, dont le pri pre esl surtout de ressusiiter la Tradition, n'opèrent le plus souvent que sur des imprimés.
Le H. P. De Bucli, Jésuite Bolhmdiste de Bruxelles, nous écrivait, il y a quelque temps, n'avoir pu trouver en dix-imit mois d'étude, une seule faute dans notre Patrologie tatiue. M. Denzinger, professeur de Théologie à l'Lniversité de Wury.bourg, el M. Keissmann, Vicaire Général de la même ville, nous mandaient, h la date du 19 juillet, n'avoir pu éiralemenT'iurprendre une seule faute, soit dans le latin soil dans le grec de notre double Patrologie. Enfin, le savant II* ."Pitra, Bénédictin de Solesme, et M. Bonetiy, directeur àtis Annales de phiiosophic chrétienne, mis au défi de nous convaincre d'une seule erreur lypographique, ont été lorcés d'avouer que nous n^avions pas trop présumé de notre parfaite correciion. Dans le Cierge se iroi.venl de bons latinistes el de bons hellénistes, el, ce qui esl plus rare, des hommes très-positifs el tiès-pratiques, eh bien ! nous leur promettons une prime de 23 centimes nar chique "fjule qu'ils découvriront dans n'importe lequel de r os volumes, surtout d^ms les grecs.
esl corrio-é mol pour mot d'un bout à l'autre. Quarante hommes y sont ou y seront occupés pendant 10 ans, el une somme qui ne saurait être moindre d un demi million de francs est consacrée ii cet important conlrôle. l)e cette nvinière. les Publications des Ateliers Catholiques, qui déjà se distiiiguaienl entre toutes par la supériorité de leur correciion, n'auront de rivales, sous ce rapport, dans aucun temps ni dans aucun pays; car quel est l'éditeur qui pourrait et voudrait se livrer Al'RES COLP à des travaux si gigantesques cl d'un prix si exorbitant? 11 faut eertes êire bien pénétré d'une vocaiion divine à cet effet, pour ne reculer ni devant la peine ni devant la dépense, surtout 1 irsque TEuropc savante \iroclame que jamais volumes n'ont élé édiles avec tant d'exactitude que ceux de 1.1 BiblwVi'eque universelle du Clcraé. Le présent volume est du nombre de ceux révisés, et tous ceux qui le seront ;i l'avenir porteront cette note. Eii conséquence, pour juger les productions des Ateliers Catholiques sous le rapport de la correction, il ne (audra prendre que ceux qui porteront en icie l'axis ici tracé. Nous ne reconnaissons que cette édition et celles'qui suivroni sur nos planches de métal ainsi corrigées. On croyait autrefois que la stéréotypie immohilisail les fautes, attendu qu'un cliché de métal n'est point élaslioue; pas du tout, il introduit la perfection, car on a trouvé le moyen de le corriger jasqu'à extinction de fautes. L'Hébreu a élé revu par M. Drach, le Grec par des Grecs, le Latin el le Français par les premiers correcteurs de la capitale en ces langues.
Nous avons la con-,o!alicn de pouvoir iinir cet «ris par les réflexions suivantes : Enfin, notre exemple a fini par ébranler les crandes publicatims en Italie, en Allemagne, en Belgique et en France, par les Canons grecs de Rome, le Gerdil de ISaples, le Sdint Thomas de Parme, V Encyclopédie religieuse de Munich, le recueil des déclarations des rites de Bruxi-lles, les Bullundislcs, le Swtrcz et le Spiciléqe do PaVis. Jusqu'il i, on n'avait su réimprimer que des 0 ivrages de courte haleine. Les in-i°, où s'engloutissent les in-folio, faisaient peur, el on n'osait y toucher, par •rainie de se nover dans ces abîmes s.;ns fond ei sans rives; mais on a fini par se risquer à nous imiter. Bien plus, *ous notre impulsion, d'autres Editeurs se préparent au Buttairc universel, aux Décisions de loutes les Congrégations, .1 une Biographie et à une Histoire générale, etc., etc. Malheureusement, la plupart des éditions déjà faites ou qui se loiii. sont sans autorité, parce qu'elles sont sans exactitude ; la correction semble en avoir élé faite par des aveugles, .■; 'il qu'on n'en ait pas senti la gra\iié. soil qu'on ail retulé devant les Irais; mais patience! unei r-eproducliou 'orrerte svirgira bientôt, ne fùl-ce qu'à la lumière des écoles qui se sont faites oo qui se feront encore.