‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 171 sur 216 · HH · texte numérisé non relu

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»*ét0iiidre dans rétag« kimmérkl^îen^ nous donsenU de plus, des caractères négatifs de la dernière période de d^dencede la grande faune des terrains jurassiques: car le nombre de ees genres est bien supérieur à ceux qui y naissent.

Les limiles su{)érieures données par les caractères nézatifs sont d*au(ant plus nombreuses qu'elles sont , en même temps, les earaetères dislinctifs des derniers dépôts jurassiques et des premiers dépôts crétacés ; aussi Tojons-nous 1k genres qui, encore inconnus à rétage portlandien, ne paraissent u*aTec l'étage uéocomien, et peuTent serTir :e caractères négatifs pour celui qui nous occupe.

Les limites inférieures données par les genres se réduisent jusqu'ici à trois formes animales qui, inconnues dans rétase précédent, naissent avec Tétase portlandien. Ces trois genres bont : parmi Tes reptiles, le genre celiotaurus; parmi les poissons, le genre mfriiiodon: parmi les mollusques lamellibranches, le genre cycla$.

Les seuls genres meriêtodon et atieonina qui, parmi Tes poissons et les mollusques, meurent dans Tétage |iortlandien, peuvent senrirde caractères positifs entre cet étage et répoque suÎTante.

Après discussion critique, il nous reste, parmi les animaux mollusques et rayonnes seulement, 63 espèces en dehors des animaux vertébrés et annelés. En Atant de ce nombre M. les 3 espèces que nous avons vues seren* montrer également dans l'otage kimmérid- Çen, il nous en restera 60 comme caractéristiques de l'étage portlandien; car aucune ne paisse dans Tétage néocomien qui le recouvre sur tous les points où il ny a pas de lacunes.

Chronologie hiitorique. — A la fin de Tétnge kimm^dgien, ont été anéanties, avec 1 1 genres propres à cette période, indépendamment des espèces d'animaux vertébrés et annelés, 183 espèces d'animaux mollusques et rayonnes. Sont nés avec Tétage portkindien, 3 genres inconnus jusqu'alors, et €0 espèces aanimaux mollusques et rayonnes composant les débris qui nous sont connus de cette dernière période des terrains jurassiques.

Les mers, avec lieaiicoup de genres d'animaux de moins aue dans les étages précédents, n'offrent, de plus, que le meristodon^^ i>armi les poissons, et le çenre cyelas parmi es mollusques (espèce positivement marine], qui différassent desgenrespréexistanisdeftuis plus ou moins longtemps : ainsi, la faune luarine devait peu différer.

Les continents ne nourrissaient plus, sur Jcurs bords, de ces singuliers sauriens, tels que les pUêiosaurus^ les ieleosaurui^ les /./lOMittnif.etun seul genre les remplaç^iit, le cdiosaurui^ forme nouvelle de celle époque.

(364) €*est sarUNit âi Akhstadt et à Sol^hofen ^ns le calcaire lithographique 'le la fenaatictn jo r^issinoc que l'on a reuiimtré jusqu'à ce jour les p4"|-«rJa<MîlPî> ; relie roche abonde en débris m?.-

La fiu de cette opocue est laidement ira* cée sur notre sol et sur des points Soignés ; elle aurait pour moteur un mouvement certain du sol qui a déterminé des discordances réelles, de nombreuses discordances d'iso* lement, dénotant des affaissements et des relèvements sur beaucoup de points, et en étant les signes certains. Les résultats visibles de ce mouvement sont : lesdénudalions» la corrodation et l'usure des couches port-» landiennes supérieures, ce qui indique un mouvement des eaux très-prolongé entre la fin de cette époque et la suivante, ainsi que les dépôts ferrugineux de la base de Télage néocomien à Beltancourt-la-Ferrée (Haute- Marne). Nous avons enûn ranéantissement complet de la faune. Tout coïnciderait donc encore, les causes et les effets, pour prouver aue rétage portlandien ou les deux derniers étages ont été séparés de l'époque néooomienne par une perturbation géolc^quo d'une grande valeur, d'une grande extension et d'une longue durée. M. Eliede Beaumont regarde son Sv$iime du moni Pila^ do la Côte-aOr et de ÏErxgebirge^ dont la dislocation suit la direction de rO. 40" S. à !'£. 40" N., ou N.-E. et S.-O., comme séparant la fin des terrains jurassiques des terrains crétacés. Ce serait, comme on le voit, une discordance de plus à invoquer pour les limi^ les stratigraphiques.

PORTLAND-STONE. Voy. KinnéanMiBsr,

POTASSIUM , ion rôle dans la consiiiution du globe ierrestre. Voy. M ATiiass ÊLtMBirrAH HBs du globe terrestre.

PRESSION lu FORD DBS EArx. Voy. Anf*

MAUX MARITfS

PROCESSUS DB FOSSILISATION. Voy. FossH

USATmX.

PROGRÈS DB LA 6ÉOLOQ1E DAXS LBS TBIfFS MODERNES. Foy. GbOLOGIB*

PTÉRODACTYLE, (rzipit aile, ««tv>oc, doigt ), genre de sauriens fossiles qui étaient pourvus d'ailes pour voler, et qui offrent de plus singulières combinaisons de formes que tout ce que nous rencontrons ailleurs parmi les ruines de Tancien monde (86%).

La structure de ces animaux est si extra* ordinairement anormale , que les premiers ptérodactyles qui furent découverts, partage* rent les naturalistes entre trois opinions . les uns y virent un oiseau ; d*autres une espèce de chauve-souris ; d'autres enfin un reptile volant. Cette divergence remarquable à propos d'un ètredonton possétiait le squelette presque entier, était due à l'existence de caractères paraissant anpartenir à chacun» des trois classes auxquelles on le rapportait. La forme de la tète et la longueur du cou lo raf»prochent des oiseaux; ses ailes, parleurs proportions et leurs formes, rappellent les chauves-souris; le tronc et la queue offrent des rapports élroils avec ceux des mammi^ fères ordinaires. Ces divers caractères coin-

fins, cl Dréscnie aussi des libellules et d'autres în« sectes. Ou en a découvert également dans le lias 4a» Lyiuc Rcfpji, H liant le schiste calcaire oeKtique d» SienesfleUl.

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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ciuent avec la même petitesse du crâne que l'on observe ordinairement chez les reptiles, et avec l'existence d'un bec armé d'au moins soixante dents pointues, et leur réunion constitue un ensemble apparent d'anomalies que le génie seul de Guvier devait réconcilier. Entre ses mains, cette production de l'ancien monde, si monstrueuse en apparence, est devenue Tun des plus magnifiques exemples que nous fournisse Tanatomie comparée, de l'harmonie qui dirige, dans tout l'ensemble de la nature, l'adaptation des mêmes parties de l'organisation animale à des conditions d'existence infiniment variées.

Dans l'ordre des sauriens et dans la classe des reptiles, classe dont les représentants actuels ne se meuvent pas ailleurs que sur la terre ou dans les eaux, les ptérodactyles nous offrent l'exemple d'un genre maintenant éteint et qui avait été organisé dans le but spécial d'une locomotion aérienne. C'est une chose pleine d'intérêt que de voir comment les extrémités .anlérioure6,'qui, chez les crocodiles et les lézards modernes, sont des organes de locomotion terrestre , se convertissent en des ailes membraneuses , et jusqu'à quel degré les autres parties du corps se modifient, pour que l'ensemble tout entier de la machine s'harmonise avec cette nouvelle fonction du vol. Et l'on voit jusque dans les moindres détails de cette étude, se reproduire avec tant de constance l'accord numérique qui existe entre chacun dos membres des ptcrodactvies et les mci^bres correspondants des lézards actuels sous !e rapport des pièces osseuses gui la constituent ; elle met tellement en relief les dispositions à l'aide desquelles un même organe peut être adapté à dos fins différentes, que ie.ne croiiç pouvoir mieux faire que de présenter ici quelques parties détachées de l'analyse si magnifique et si complète que Cuvier nous a donnée de l'organisation de cet animal.

ai Les ptérodactyles, » dit l'auteur des Ossements fossiles, a sont incontestablement, de tous les êtres dont ce livre nous révèle l'ancienne existence, les plus extraordinaires, et ceux qui, si on les voyait vivants, paraîtraient les plus étrangers à la nature actuelle. » (T. V, VI* partie, p. 379.)

Nous en connaissons déia huit espèces, et leur taille varie depuis celle d'une bécassine à celle d'un cormoran.

Parleurs formes extérieures, ces animaux ressemblent assez à nos chauves-souris et à nos vampires actuels : plusieurs ont le museau alongé comme celui ducrocodile, et les maxillaires armés de dents coniques ; leurs yeux étaient d'un volume énorme, et leur permettaient probablement de voir pendant

;865) Journal zoologîque^ n® 46, p. 558.

(866) Transactiont géologiques de Londres ^ nouvelle série; t. lll, première partie.

(867) fl existe une petite espèce de lézard, le dragon-volant différenle des autres sauriens par des sortes d'ailes iinpftrfatles qui ne sont autre chose qtt*une expansion membraneuse de la peau étendue au-<le6su8 des fausses côtes, lesquelles se projettent norizonlaicmeiit des deux côtes du dos. Ces deux

la nuit. Leurs membres antérieurs , convertis eu ailes, porlentdes doigts alongés, armés de longues griffes, ressemblant à l'ongle crochu du pouce des chauves-souris. Ces doigts formaient une patte puissante qui servait à l'animal pour ramper, pour grimper ou pour se suspendre aux arbres.

Il est probable aussi que les ptérodactyle possédaient la faculté (le nager, faculté si commune chez les reptiles, et que nous retrouvons également dans le ptéropus pselaphon, ou chauve-souris vampire de rlle de Bonin(865). : .

« Cette créature, comme le démon de Milton, propre à remplir toutes les fonctions, à vivre dans tous les éléments, était un allié convenable à cette foule de reptiles qui fourmillaient au sein des mers , ou rampaient sur les plages d'une planète turbulente

Le prince des enfers Tente mille moyens, mille chemins divers ; De ses mains, de ses pieds, de sa superbe tête. 11 combat, il franchit Vouragan, la tempête, Les défilés étroits, les gorges, les vaUons, L'air pesant ou léger, et la plaine et les monts, Les rocs, le noir limon qu'un flot dormant détrempe, Va guéant ou nageant, court, gravit, vole ou rami»:.

{Paradis perdu, ii< livre, vers 947, traduction de delille.)

«I C'était une étrange population que cel'o de notre globe, à cette période d'enfance où Tair était sillonné par des nuées de créitures aussi extraordinaires que celles dont nous venons d'esquisser l'histoire, où l'Océan était parcouru par des bancs d'ichthyosaures et de plésiosaures non moins monstrueux, où des crocodiles et des tortues gigantesques rampaient sur les bords des lacs et des rivières primitives (866). >• .

Comme le trait caractérisque le plus frap-

f^ant de ces reptiles fossiles consiste dans 'existence d'organes pour le voU il est naturel de rechercher ce qui appartient à l'oiseau et à la chauve^souris dans la structure de leurs squelettes. Toute pensée de If^s placer au nombre des oiseaux s'arrête à l'instant devant ce fait que leur bec est arme de dents semblables à celles des reptiles, et il a suffi de la forme d'un seul os, 1 os carré, pour que Guvier ait pu prononcer ioimédiatement que cette créature était un lézard, bien qu'uiï lézard ailé ne fasse partie de la création actuelle, et que les dragons du blason et de la fable soient les seuls êtres de cette espèce dont il ait jamais été lait mention (807). Quant à ce qui serait de les rap* porter à la fomille des mammifères volants, il suffit, pour repousser une pareille idée, d'un instant de comparaison entre leur iéu et celle des chauves-souris

re[>lis membraneux .orment une sorte de paraclitiie

3ui soutient Tanimal dans les sauts qu'il exêcoie *arbrc en arbre; mais ils n*ont pas la faculté /'c battre Pair pour devenir ilnstrumenl d'un vol véritable , comme les bras des chauves-souns ou k*» ailes des oiseaux. Ijes bra^ Ou membres àalcrieurs du drapon-voiani ne diffèrent pas de ceui desléi»nb ordinaiiY».

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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Les Yertëbrcs du con sont très-alongées et sont sealeraent au nombre de six ou de sept, tandis que chez les oiseaux il y en a de nevi à vingt-trois. Les vertèbres dorsales, chez ces derniers, varient aussi de sept à onze seulement, tandis que chez les ptérodactyles il y en a près de vingt. Les côtes des ptérodactyles sont minces et filiformes comme celles des lézards ; les côtes chez les oiseaux sont plates et élargies, et portent des apophyses récurrentes encore plus élargies et qui ue se rencontrent ({ue dans cette classe. Dans les pieds des oiseaux, les os métatarsiens sont soudés en une seule pièce, tandis que ces mêmes os chez le ptérodar^tyle demeurent au contraire parfaitement distincts. Enfin le bassin diffère considérablement de celui d'un oiseau, et se rapproche au contraire du bassin d'un lézara; et tous ces divers faits ne laissent aucun doute sur la place que doit occuper le ptérodactyle parmi les lézards, nonobstant les rapports étroits qGO !a présence d'organes du vol semblerait établir entre cet animal, et les oiseaux ou les chauves-souris (868).

Le nombre et les proportions des os des doigts aux membres antérieurs et postérieurs chez le ptérodactyle exigent de nous un examen détaillé; car leur concordance avec ce que Ton observe dans les organes corre«iiondants chez les lézards nous conduira ^ d'im|>ortanles conclusions.

Comnits fait isolé, c'est une chose qui sem- Idera de bien peu d'importance que de savoir si un lézard vivant ou un ptérodactyle fossile ont leur auatrième doigt composé de quatre ou bien de cinq pièces; mais quiconque aura la patience u étudier les détails de cette structure y trouvera une nouvelle application de ce principe général que des faits en apparence minimes et dénues d'intérêt peuvent acquérir une haute importance

(808) Dans une espèce provcnam du lias deLymc- Refais, le pCerodaclvius niacronvx {Céoloa Tratûact. nouvelle série ec V, iij, pi. xxvn, p. 220), on reoconlre une disposition peu commune, dans le bat de supporter une tétc lourde à restrcraité d*un long cou, et de lui penneUrc des mouvements faciles. Cette disposition consiste dans des tendons osseux parallèles aux vertèbres cervicales, et pareils à ceux qui longent le dos du cbevrotain pygmée {moêchus fffftnttwi) et d*un grand nombre d oiseaux. Aucune disposition pareille ne se rencontre chez les lézards iDOdernes; tous ont le cou fort court, et aucune disposition analogue n*cst nécessaire pour le soutien de leur lète : celle coxiipensation apportée par Texistenee de tendons à la faiblesse qui résulte de ralongement du cou est un exemple de l>mploi dans un ordre éteint des reptiles les plus anciens, d*un mécanisme que nous retrouvons encore aujourd*bui appliqué à produire les mêmes résultats sur d'autres points de la colonne vertébrale , dans certaines espèces de mammifères et d*uiseaux.

(869) Ainsi Cuvier a fait voir que dans le pt. lou" ftrottnt et dans le pt, breriro$tris le quatrième doigt se composait de quatre piialanges alongées, et que Tabsence de la cinouième, ou plialange onguéale, s*explique par ce fait que son existence était sans utilité Dans le pt, crassirostrh, d*après Goldfuss, cette phalange onguëale existe au quatrième doigt qui se trouve ainsi en avoir cinq, cl c*est le cinquième doigt qui s'alongi? pour soutenir Tailc ;

si on les met en rapport avec d'autres qui« eux-mêmes, considérés isolément, sembleraient également insignifiants. Il peut arriver qne des détails de cette nature, étudiés dans leurs rapports avec les organes ou les proportions d'autres animaux , jettent une vive' lumière sur des points du plus gracd intérêt en physiologie, et se rattachent par suite aux considérations les plus élevées de la théologie naturelle. L'étude du membre antérieur, chez les lézards actuels, nous fait voir gue le nombre des phalanges s'accroît régulièrement d*une , depuis le premier doigt ou ponce qui a deux phalanges , jusqu'au troisième qui en a quatre. Or tel est (irécisément l'arrangement numérique que 'on observe dans les trois premiers doigts de la main du ptérodactyle.

Ces trois premiers doists du reptile fossile s'accordent donc par leur structure avec ceux du membre antérieur des lézards ac* tuels; mais, comme le bras du ptérodactyle devait être converti en un organe de vol» les phalanges du quatrième ou du cinquième doigt ont pris un alongement considérable, dans le but de supporter une mem-> brane alaire (869).

Autant les os de Tailc du ptérodactyle offrent d'analogies dénombre et de proportion avec ceux des membres antérieurs du lézard, autant ils s'éloi;^nent complètement

Iiar leur arrangement des os qui constituent es doigts extenseurs de l'aile de la chauvesouris (870).

Le nombre des doigts dans les membres postérieurs des ptérodactyles est ordinairement de quatre, le doi^t extérieur ou petit doigt manquant; et st nous comparons, pour le nombre et les proportions, ces quatre doigts à ceux des lézards, noue trouvons , quant au nombre , un accord ^r^ssi parfait que celui qui existe entre les mem-

mals au milieu de ces diverses modifications des membres autérieurs on voit persister les nombre.* normaux tels qu'ils existent dans le type des'.ézards.

Si, comme parait Tindiquer réchantilloo dessiné par Goldfuss du pt. era$$iro$tri$^ c*était le cinauiéme doigt qui prenait un agrandissement insolite dans le but de supporter la membrane alaire, comme dans les lézards le nombre normal des phalanges pour le dnquiéme doigt est de trots seulement, cous en pouvons conclure que ce doigt alifère n'avait non plus que trois phalanges. Dans rcrhautillon fossile, les deux premières seules ont été conservées, de telle sorte qne Taddition qu*a faite cet auteur d'une quatrième phalange au cinquième doigt dans la figure restaurée nous semble peu d'acr:oril avec Ten semble des analogies que présente cette es-pèce, aussi bien que toutes celles qu*a décrites Cuvier.

(870) !>ans la chauve-souris le premier doigt ou pouce est seul libre, et peut seul servir à Pauiroai p::ur se suspendre ou pour ramper. Les bagnctt/'s sur lesquelles l'aile est tendue sont formées par U*s quatre autres doigts dont les os métacarpiens ont pris un grand alongement et se terminent par du petites phalanges. C'est là ime application de la main des mammifères à la fonction du vol, toiit à fait pareille à la modification de la main des \^ /.ard>, qui s'observe chez le ptérodactyle de rancieM monde.

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DICTIONN.MRK Oh COSMOGOMK

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Lres antérieurs. Dans Tun comme dans Tiiulre genre, il y a deux phalanges au premier doigt ou pouce, trois au second, quatre «a troisième, et cinq au quatrième. Et, quant aux proportions, la pénultième phalange est toujours la plus longue, et Tantépénultième la plus courte; or c'est précisément là ce que Ton observe dans les membres postérieurs des lézards (871). Le but apparent de cette place qu'occupent les pha- )an)^es les iilus courtes dans le milieu de la ]on>^ueur aes doigts chez les lézards, est de permetti-e à ces doigts une flexion plus considérable, pour qu ils puissent entourer et étreindre des rameaux et des branches d'arbres de dimensions diverses, ou s'appliquer sur leo inégalités du sol et des rochers dans, l'acte do courir ou de grimper (872).

De pareilles concordances dans le nombre et dans les proportions des parties ne peu- Tent devoir leur origine qu'a un plan préparé à l'avance , pour c[ue chacune fût eu liarmonie avacles fonctions spéciales qu'elle HJevait remplir; elles nous permettent d'assi^er à un animai éteint la place précise qu'il doit occuper dans une famille de reptiles actuellement existante; et lorsque, dans presque chacun des os qui composent te squelette du ptérodactyle, nous rencontrons tant de particularités caractéristiques de cette même famille, mais modiQées précisément autant que l'exigeait l'introduction d'une fonction nouvelle, la fonction du Tol, nous sommes frappés de l'unité de plan 4:{ui domine chaque partie, et façonne pour le but d'une locomotion aérienne des orgaties qui, dans tous les autres genres, sont modifiés dans le sens d'une locomotion ter-» restre ou aquatique.

La comparaison des extrémités postérieures chez le ptérodactyle et chez la chauve-souris nous fait voir que cette dernière, de même que presque tous les autres mammifères, a trois phalanges h chaque doigt, le pouce excepte, où il y en a deux seulement. Mais les deux phalanges de ce pouce sont égales en longueur aux trois de chacun des autres doigts, de telle sorte que les cinq ongles sont rangés sur une ligne droite, et forment par cette disposition un crochet multiple à Taide duquel l'animal se suspend dans des antres, la tête en bas, pendant toute la durée de ses longues pé- «*iodes d'hibernation : le résultat de cet arrangement, c'est que le poids de son corps se partage également entre chacun de ses -dix doigts. l7inégalité des doigts du ptérodactyle a dû lui rendre impossible de ranimer ainsi ses griffes sur une seule ligne; et comme d'ailleurs il ne lui eût pas sufli d'ua

(871) Si nous admeuons avec Goldfuss que le :pL crnisirifstrii ail un doist postérieur de plus que Ji'eii indique Cuvier pour les autres espèces de plé- 9*od9':lyIes, loin qu*il y ait là une violation des ana- Sogies dont Tétude nous occupe maintenant, nous «le pouvons y voir qu'un rapport de plus avec les Jezards vivants; nous avons vu que cet animal dif- ^le en outre des autres ptérodactyles in ce que C'C^t le cinquième doigt au lieu du' quatiième qui

ongle seulement p^our supporter pcnJaut un long temps le poids du corps tout entier, nous en pouvons conclure que les ptérodactyles ne se suspendaient pas h la manière des chauves-souris. Le volume et la foruio des pieds, de la jambe et de la cuisse prouvent que ces animaux pouvaient se tenir debout avec fermeté, les ailes, pliécs, et

} posséder ainsi une progression tout anaogue à celle des oiseaux ; comme eux aussi, ils ont pu se percher sur des arbres, ca même temps qu'ils avaient la faculté da grimper le long des rochers et des falaises en s'aidant des pieds et des mains, comme lu font aujourd'hui les chauves-souris et les lézards.

Quant à leur régime, Cavier pense qu'il se composait d'insectes, et la grandeur des yeux le porte à conclure que c'étaient des animaux nocturnes. La présence de grandes libellules fossiles dans les mêmes carrières de Solenhofen, où l'on rencontre le ptérodactyle, et les.élylres de coléoptères oui accompagnent les os do ces animaux dans U calcaire oolitique de Stonestield ^rès d'Oxford, prouvent qu'à la même époque existaient de grands insectes qui pouvaient leur servir de pAture. Parmi les lézards actueliv^ment existants, un grand nombre des espèces les plus petites se nourrisent d*insecles; mais il en est aussi qui se nourrissent de chair, tandis que d'autres sont omnivores : et comme la grandeur et la forrb de la tête et des dents chez les deux espèces connues de ptérodactyles excèdent de beaucoup ce qu'exigerait un régime insectivore, on peut penser que les plus grandes espèces se nourrissaient de uoissons, s.ir lesquels ils se précipitaient a la manièrû des hirondelles de mer. A en juger mène par le volume énorme et la puissance de la tête chez le pL cramroalris^ ce reptile pouvait non-seulement saisir des poissons, mais encore attaquer et dévorer les quelques petites espèces de marsupiaux qui existaient alors à la surface du globe.

L'étude que nous venons de faire du ptérodactyle nous a montré un des exemples les plus frappants que puisse fournir lanatomie des animaux anciens de la constance des lois de connexion qui existent entre les espèces éteintes appartenant à la création fossile et les êtres organisés qui peuplent maintenant la surface du globe. Nous avons vu les détails d'organes que leur petitesse semblait dépouiller de toute valeur tirer une importance majeure du eenre d'investi-

§ation que nous leur avons lai t subir. Ces étails nous ont montré, non moins clairement que les membres colossaux des qua*

s*agrai du pour supporter Taile.

fl esl cependant probable que le cinqnièroe doigt postérieur n*avait que trois pbalanses, par les mêmes raisons qui nous ont détermines à assigner ce nombre au cinguième doigt antérieur.

(872) Les doigts des oiseaux oiïreul un pareil ar- I angement numérique des os, et dans un Lut tcwi somblable.

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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dropèdes les p!us gigantesques, une iucntité numériquCt une concordance de proportions qu'il nous est impossible de regarder comme oes circonstances dues au hasard « et qui prrmvent l'existence d'un but unique, un plan calculé h TaTance, une cause première intellisente de laquelle toutes ces existences tirent leur origine. Nous avons tu que, d'un côté, toutes les règles qui dominent l'organisation dans la famille actuelle des lézards S8 montrent rigoureusement maintenues dans les ptérodactyles, tandis que d'un autre côté, à titre de lézards créés pour la locomotion aérienne, comme les oiseaux et les chauves-souns, chacun de leurs organes en particulier a été habilement modifié en rue de cette condition nouvelle. Nons nous sommes arrêtés d'autant plus longtemps aux détails de leurs mécanismes que notre pensr'-e s'est trouvée reportée à des âges pins excessivement reculés, et que nous y avons reconnu la main d'un créateur commun, qui ne se manifeste pas seulement dans les mécanismes de notre propre corps ou de celui des myriades de créatures inférieures qui s'agitent autour de nous, mais dont les soins s'étendent même à la structure d'êtres qu'au premier coup d'œil on pourrait prendre pour un tissu de monstruosités.

PT£ROPODES, Voy. Gastéropodes

PUITS ARTÉSIENS. — (Homo) in peins ri- ^osexcidit. (Joo x.xviii, 10.) — On a donné ce nom à des fontaines artificielles coulant sans interruption et que l'on obtient en forant un conduit étroit à travers des couches dépourvues d'eau jusqu'aux couches plus basses qui contiennent des nappes souterraines.

L'eau de ces dernières, soulevée par une pression hydrostatit]ue, s'élève dans le conduit et fMrvient ainsi jusqu'à la surface* Le nom de ces puits est tiré de celui de la province d'Artois (Ariesium) ou depuis longtemps de semblables moyens d'obtenir l'eau étaient d'uD usa^e général.

Les puits artésiens sont de la plus haute ioiportance et du plus grand usage dans certains districts bas et plats où l'eau ne peut

(875) Un des premiers puits artésiens aue Foo ait crL'usés aux jiortcs de Londres, est celui de Norland- IlouM>, an nord-oncst de Holland-House, creusé en 1794, et décrit d:ins les Transaciiom philoiophiques (I»ndres, 1797). L*eau de ce puits provient des couches de sable de la formation d*argile plastique; mais les tuyaux sont tellement exposés à &re obstrués par lesable qu*entratnent les eaux de celte formation que n:<iiiitenanl Ton préfère généralement traTcrser ces couches sableuses, jusqu^â la craie sous-jacente. L*ean s*éléve jusqu*a la surface du sol des districts bas situés à Kouest de Londres, dans le poits artésien qui se voit devant le palais é|H8C0Bal à Fulliam, et dans celui du jardin de la société d*borlicolture. On en a construit à Braiitford plnsieurs semblables, dans lesquels Teau jaillit a quelques pieds au-dessus de la su i face.

On a ebservé que cette hauteur à laquelle les eaux «Vievent au-dessus du sol diminue à mesure que «'accroît le nombre des puUH perpétuels, et qu>n les ■laltipliant au delà d*un certain degré, on arrire à déterminer rëcoulemcnt des eaux avec une Tîtesas

être obtenue ni de sources superdeielles, ni de puits ordinaires d'une profondeur mo* dérée. 11 existe des sources de cette espèce^ que l'on désigne sous le nom.de blow toe/is, sur la côte est du comté de Lincoln, dans le district bas recouYerl d*argile compris en^ tre les plaines de craie des euTirons de Louth et le bord de la mer. Ce district manauait absolument de sources jusqu'à ce que 1 on ait découvert qu'en perçant la couche d'argile jusqu'à la craie sous-jacente, on obtenait une fontaine, jaillissant même sans interruption jusqu'à la hauteur de plusieurs pieds au-dessus du sol

Dans le puits du roi creusé à Sheerness, en 1781, à travers l'argile de Londres, et pénétrant jusQu'aux couches sahleusc^s do la formation d argile plastique, à la profondeur de 330 pieds, ï eau s'élança violemment du fond, et jaillit îusqu'à huit pieds au-dessus de la surface. [Voyez les Transactions philo" sophiques pour l'année 1784). Dans les années 182S e* 1829, deux puits artésiens d'une construction plus parfaite ont été creusés à une profondeur presque é^ale dans les arsenaux de Portsmouth et de Gosport

Ces sortes de puits sont maintenant devenus communs aux environs de Londres, où l'on a obtenu dans plusieurs localités des fontaines perpétuelles, en pénétrant profondément, a travers l'argile de Londres, jusaue dans des lits perméables de la formation 'argile plastique, ou jusqu'à la craie (873). MM. Héricart de Thury et Arago en France, et Von Bruckmanu en Allemagne, ont publié d'importants traités sur la question des puits artésiens (87V). Il paraît qu'il existe dans diverses parties de l'Europe des districts étendus où, sous certaines condiditions de structure géologique et à de certains niveaux, des fontaines artificielles peuvent jaillir à la surface des couches ou il n'existe pas de fontaines naturelles , fournir de l'eau en abondance pour les usages de l'agriculture et de l'économie domestiqua, et même pour mettre des machines en mouve-

tcllement supérieure â celle qu^elle possède dans les interstices de la craie, que ces sortes de fontaines ressent alors de couler, bien qne les eaux montent dans leur intérieur, et se maintiennent presque de niveau avec la surface du sol

Toutes les couches perméables sitoées plus bas que cette ligne doivent être occupées par d<» nappes souterraines permanentes, si Ton en excepte les points où des failles on d^autres causes créent des écoulements locaux. Là où il n*existe pas de cesécoulemenU, les eaux s*élévent, par Teflet de b pressîoii lij«lrostaliqne, jusqu'au niveau de b ligne norizontale dans toutes les perforations faites à travers Tarsilede Londres, et pénétrent soit jusqu'aux lits sabfeox de la formation d*argilc pkasliiiue, ou iusru a

la craie.

(874),IléKiCARTOE Tbuet, Considirations sur U cûuu dm jaiUitaemeni des eau* des psi/s /or/f, 1829. — Araco, ïioUi seienlifianes^ Annuaire pour l'^m t8.>5. — Vo3i BrucksaXx, Cber Arthesiscke BrunnsM^ Ileiibronn aro Ncrkar, 1855.

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